Bienvenu sur mon site historique. Bon surf

L’histoire pour le plaisir

Accueil du site > Histoire du 16ème siècle > François Lambert (réformateur) dit Lambert d’Avignon

François Lambert (réformateur) dit Lambert d’Avignon

lundi 5 juillet 2021, par ljallamion

François Lambert (réformateur) dit Lambert d’Avignon (1486/1487-1530)

Moine franciscain converti à la Réforme-Théologien protestant-Professeur à l’université de Marbourg

Il participa à la mise en place de la Réforme [1] dans le landgraviat de Hesse [2]. Malgré ses nombreux écrits, ses hésitations face aux différentes tendances de la Réforme et sa mort prématurée ont limité son influence.

La famille Lambert, originaire d’Orgelet [3] en Franche-Comté [4], s’était installée à Avignon [5]. Son père est secrétaire privé auprès de la légation pontificale [6].

À l’âge de 15 ans, en 1502, peu après la mort de son père, il entre au couvent franciscain [7] d’Avignon, à partir de 1517, il exerce comme prédicateur itinérant, avec un succès qui lui vaut le titre de Praedicator apostolicus. Il publie en 1520 à Lyon un traité de spiritualité, La couronne de notre sauveur Jésus Christ, qui témoigne d’une piété franciscaine traditionnelle, mais avec le souci du renouveau de l’Église.

Son étude des Écritures a ébranlé sa foi dans la théologie catholique et il découvre les textes de Martin Luther. En 1522, chargé par son ordre d’une mission en Allemagne, il s’y rend par la Suisse. Il prêche et prononce des sermons à Genève [8], à Lausanne [9] en juin où il est favorablement accueilli par l’évêque Sébastien de Montfalcon ? , à Fribourg [10].

En juillet il est à Berne puis se rend à Zurich [11] où il est autorisé à défendre dans des sermons en latin le culte des saints. Il y rencontre Ulrich Zwingli avec qui il a une discussion publique le 16 juillet. Il passe par Bâle [12], puis se rend sous le pseudonyme de Johann Serranus et après avoir abandonné son habit monastique à Eisenach [13] où il arrive en novembre.

Il cherche à contacter Martin Luther à qui il envoie un manuscrit avec 139 thèses dont il propose de débattre ; Luther, sans montrer particulièrement d’intérêt, le laisse venir à Wittemberg [14] en janvier 1523. François Lambert consacre sa rupture avec son ordre dans une lettre où il explique l’itinéraire spirituel qui l’a fait adhérer à la Réforme.

Lambert est chargé d’un cours sur les prophètes mineurs à la faculté de théologie de l’Université de Wittenberg [15]. Il se marie le 30 juillet 1523, avec Christine, la fille d’un boulanger d’Herzberg [16].

Il quitte Wittemberg le 14 février 1524 pour Strasbourg [17], afin de prêcher la Réforme à la communauté francophone ; initialement accepté par le conseil municipal ou il est nommé citoyen de la ville le 1er novembre, il est cependant interdit de prédication en 1526.

Il fait publier à Strasbourg plusieurs traités ; son “Commentariorum de sacro conjugio”, avec épître dédicatoire à François 1er, célèbre le mariage, dénonce le célibat destructeur et avilissant et qualifie de pharisien l’homme qu’il était pendant ses années de vie monastique.   Il s’était lié d’amitié avec Jacques Sturm ou Jacob Sturm von Sturmeck , qui le recommande au landgrave Philippe de Hesse, favorable à la Réforme. Ce dernier lui demande de participer à une disputatio [18] à Homberg [19], dit synode de Homberg, du 21 au 23 octobre 1526 avec Nikolaus Ferber, moine franciscain de Marbourg [20] et porte-parole des catholiques.

François Lambert y présente un plan de réorganisation ecclésiale : sa base était essentiellement démocratique, bien qu’elle ait prévu le gouvernement de toute l’Église par le biais d’un synode. Les pasteurs devaient être élus par la congrégation (autonomie des communautés), et l’ensemble du système de droit canonique abandonné. Luther intervient et persuade le landgrave d’abandonner ce projet, beaucoup trop radical aux yeux des luthériens qui, à cette époque, avaient lié la cause luthérienne au soutien des princes plutôt qu’à celui du peuple.

Philippe de Hesse continue cependant à soutenir Lambert, qui, à partir de 1527, enseigne la théologie avec le titre de Professor primarius, ainsi que le grec et l’hébreu, à l’Université de Marbourg [21] ouverte le 30 mai par le landgrave. Il y a notamment pour étudiant Patrick Hamilton , qui à l’instigation de Lambert, compose ses “Loci communes ou Patrick’s Pleas” [22] comme on les appelait communément en Écosse.

Lambert participe à la grande conférence de Marbourg en 1529 [23], sur la présence réelle. S’il avait longtemps oscillé entre la thèse luthérienne et la thèse zwinglienne de l’Eucharistie, il adopte définitivement lors de cette conférence la thèse zwinglienne.

Il publie en 1528 un important commentaire sur l’Apocalypse qu’il dédie à Philippe de Hesse, et en 1529 une Somme chrétienne dédiée à l’empereur Charles Quint.

Lambert cependant semblait ne pas se sentir bien à Marbourg : dans une lettre au réformateur Martin Bucer, il lui demande de lui trouver une paroisse en Suisse romande [24]. Rien ne se fera, le 8 avril 1530, François Lambert meurt de la peste avec sa famille à Frankenberg [25] où l’université avait été déplacée à cause de l’épidémie. Il est inhumé à Marbourg.

François Lambert a écrit une vingtaine d’ouvrages : exégèse biblique, traité de spiritualité, controverse théologique et pastorale, certains ont fait l’objet de plusieurs éditions

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Francis Lambert »

Notes

[1] La réforme protestante, également appelée “la Réforme”, amorcée au 16ème siècle, est une volonté d’un retour aux sources du christianisme et aussi, par extension, un besoin de considérer différemment la religion et la vie sociale.

[2] Le landgraviat de Hesse est un ancien État du Saint-Empire romain. Il a été gouverné par les souverains de la maison de Hesse ayant pour résidence les châteaux de Marbourg et de Gudensberg puis, à partir de 1277, la ville de Cassel.

[3] Orgelet est une commune française située dans le département du Jura

[4] La Franche-Comté est une région culturelle et historique de l’Est de la France métropolitaine qui correspond approximativement à l’ancien comté de Bourgogne (aussi appelée Franche Comté de Bourgogne). Elle est appelée Fraintche-Comtè en franc-comtois et Franche-Comtât en arpitan, les deux langues comtoises traditionnelles.

[5] Avignon est une ville du Sud de la France, située au confluent du Rhône et de la Durance. Surnommée la « cité des papes » en raison de la présence des papes de 1309 à 1423, elle est actuellement la plus grande ville et la préfecture du département de Vaucluse. C’est l’une des rares villes françaises à avoir conservé ses remparts et son centre historique, composé du palais des papes, de l’ensemble épiscopal, du rocher des Doms et du pont d’Avignon.

[6] Le légat apostolique ou plus communément légat du pape, ou légat pontifical, est un représentant extraordinaire du pape chargé d’une mission spécifique, généralement diplomatique. Il se distingue en cela du nonce apostolique qui est un ambassadeur permanent du Saint Siège auprès des gouvernements étrangers.

[7] Moines de l’ordre mineur de frères laïcs mendiants fondé par saint François d’Assise en 1209, sur les principes rigoureux de l’humilité totale et de la pauvreté extrême. Les franciscains ont une mission de prédication itinérante. Au 13ème siècle, l’ordre se divise, malgré les tentatives de conciliation de saint Bonaventure, entre les adeptes de la règle de pauvreté originelle et les spirituels, qui jugent la mission d’enseignement incompatible avec la misère matérielle. Malgré ces dissensions, et les diverses branches qui en découlent, les franciscains poursuivent une lutte active contre les hérésies et se répandent rapidement au travers de la chrétienté. Les franciscains portent une robe brune avec une corde pour ceinture (ce qui leur a valu le nom de cordeliers), habit des pauvres de leur temps. A la fin du 13ème siècle, il existe déjà 1500 maisons de franciscains. L’ordre franciscain s’est diversifié en trois courants : les frères mineurs, les frères mineurs conventuels et les frères mineurs capucins. Il existe aussi un tiers ordre de laïcs. Les franciscains sont partis en mission dans le monde entier.

[8] Genève, ville suisse située à l’extrémité sud-ouest du Léman. Elle est la deuxième ville la plus peuplée de Suisse après Zurich. Elle est le chef-lieu et la commune la plus peuplée du canton de Genève. Dès 1526, des marchands allemands propagent à Genève les idées de la Réforme luthérienne parmi les commerçants genevois ; la même année, Genève signe un traité de combourgeoisie avec Berne et Fribourg. Sous l’influence de Berne, Genève accepte de laisser prêcher des prédicateurs dans la ville, dont Guillaume Farel en 1532. Le 10 août 1535, la célébration de la messe catholique est interdite et, le 26 novembre, le Conseil des Deux-Cents s’attribue le droit de battre monnaie à sa place alors que la ville est à nouveau menacée par la Savoie. La Réforme est définitivement adoptée le 21 mai 1536 en même temps que l’obligation pour chacun d’envoyer ses enfants à l’école. Genève devient dès lors le centre du calvinisme et se trouve parfois surnommée la « Rome protestante »

[9] Lausanne est une ville suisse située sur la rive nord du lac Léman. Elle est la capitale et ville principale du canton de Vaud et le chef-lieu du district de Lausanne. En 1476, le duc de Bourgogne Charles le Téméraire, mis en déroute à Grandson par les troupes de la Confédération des VIII cantons, vint à Lausanne pour y surveiller les préparatifs de l’expédition de revanche qu’il allait lancer contre eux. Mais les conséquences de la défaite des Bourguignons à Morat, le 22 juin 1476, furent des plus désastreuses pour Lausanne. Dès le 26 juin, croyant avoir affaire aux troupes confédérées, elle ouvrit sans résistance ses portes aux gens du comte de Gruyère, alliés des Suisses, qui pillèrent la ville durant toute une journée. Après cela, les vainqueurs du duc de Bourgogne, des Bernois, des Fribourgeois et des Bâlois furieux d’avoir été devancés, mirent la ville à sac pendant trois jours et trois nuits, n’épargnant ni les églises, ni les couvents, ni même la cathédrale. Ces épreuves affectèrent sans distinction les Lausannois, si bien que, dès 1478, un principe d’union politique entre tous les quartiers de Lausanne fut discuté. La fusion et la création d’un conseil communal seraient les seules chances de faire de Lausanne une égale de Berne, de Fribourg ou de Soleure. L’acte d’union fut finalement signé le 6 juillet 1481 dans le cloître attenant à la cathédrale, en présence des délégués des deux communautés et de l’église. Le 2 septembre suivant, monsieur Bagnyon devint le premier syndic de Lausanne pour la ville basse et Pierre Ravier pour la Cité.

[10] Fribourg-en-Brisgau est une ville d’Allemagne située dans le land de Bade-Wurtemberg. C’est à la fois une ville arrondissement et le chef-lieu de l’arrondissement de Brisgau-Haute-Forêt-Noire, dont elle ne fait pas partie. Elle est aussi le chef-lieu du district de Fribourg-en-Brisgau et de l’association régionale Südlicher Oberrhein. De 1945 à 1952, elle fut la capitale du land de Bade, qui a alors fusionné avec deux autres länder pour former le Bade-Wurtemberg. Fribourg est l’une des villes allemandes les plus méridionales. Elle est traversée par le Dreisam et se trouve au pied des montagnes de la Forêt-Noire. Le centre-ville est à une vingtaine de kilomètres du Rhin et de la France, et à environ 70 km de la Suisse.

[11] Zurich est une cité alémanique de Suisse, capitale du canton de Zurich. Même si l’allemand est la langue officielle, les Zurichois parlent le Züritüütsch, un dialecte de l’alémanique qui emprunte d’ailleurs certains termes à d’autres langues en plus de l’allemand dont le français, l’italien, ou encore l’anglais. En 853, Louis le Germanique fit installer un couvent de femmes à Zurich, lui octroyant de nombreux droits, et y plaçant sa fille Hildegarde. Sur le site de l’actuelle Fraumünster, le couvent, le château de Lindenhof, servirent à montrer aux Alamans que Louis II comptait garder ce territoire contre les invasions. À partir des 9ème et 10ème siècles, la ville commença à s’étendre plus rapidement et fut reconnue comme une civitas. L’importance du palatinat étant en constante augmentation, son influence augmenta de même, ainsi en 940, des reliques et des livres hongrois furent entreposés à Zurich depuis le couvent de Disentis. Aux 11ème et 12ème siècles, Zurich prit encore de l’importance par l’augmentation rapide de la population et par son influence, sous la direction des Ottoniens et des Francs Saliens.

[12] Bâle est une ville de Suisse. C’est la 3ème ville la plus peuplée après Zürich et Genève, et le chef-lieu du canton de Bâle-Ville. Le 13 juillet 1501 représente une date historique puisque Bâle décide d’entrer dans l’alliance des Confédérés, en raison de sa situation limitrophe très exposée. Les délégués suisses sont accueillis par la formule : Soyer les bienvenus à Bâle, sur territoire suisse. Contre l’engagement de neutralité en cas de conflit contre les Confédérés, Bâle reçoit une place à part parmi les autres cantons. La ville peut ainsi jouir pendant des siècles d’une tangible évolution. En 1504 commence la construction de l’hôtel de ville (Rathaus), sis sur la place du Marché (Marktplatz), au centre-ville, et siège actuel du gouvernement de Bâle-Ville. La situation politique évolue. Le 12 mars 1521, les statuts du Conseil sont révisés. L’évêque est écarté de la nomination des autorités urbaines. C’est ainsi la fin de son pouvoir temporel dans la cité. Le dernier évêque fut Christoph von Utenheim. En 1585, paiement de 200 000 florins à l’évêque en échange de sa renonciation à l’ensemble de ses droits sur la ville.

[13] Eisenach est une ville allemande, située à l’ouest du land de Thuringe et au centre du pays, dans la vallée de l’Hörsel. La ville est dominée par le château de Wartbourg qui fut le théâtre de célèbres joutes de troubadours au 13ème siècle et qui inspirèrent à Richard Wagner le thème de son opéra Tannhäuser. Elle est connue pour être la ville natale de Jean-Sébastien Bach en 1685, où il vécut jusqu’au décès de sa mère, en 1695.

[14] Wittemberg, en allemand Lutherstadt Wittenberg, est une ville de Saxe-Anhalt en Allemagne, située au bord de l’Elbe. Wittemberg est célèbre pour ses liens étroits avec Martin Luther et les origines de la Réforme protestante : plusieurs de ses bâtiments sont associés aux événements de ce temps.

[15] L’université de Wittemberg, ouverte entre 1502 et 1817, est une université allemande qui s’est notamment distinguée au moment de la réforme protestante.

[16] Herzberg est une ville allemande, chef-lieu de l’Arrondissement d’Elbe-Elster et située dans le Brandebourg.

[17] Strasbourg est une commune française située dans le département du Bas-Rhin. Préfecture du département. Le développement de l’imprimerie favorise le courant humaniste qui fait jour à Strasbourg et qui va préparer l’avènement de la réforme protestante. En effet, l’humanisme et la Réforme sont les faits marquants de l’époque et Strasbourg est une des premières villes qui appelle au changement. Dès 1519, les thèses de Martin Luther sont affichées aux portes de la cathédrale et les dirigeants de la ville, notamment Jacques Sturm, sont favorables à ce changement. La ville adopte la Réforme en 1525 et devient protestante en 1532 avec l’adhésion à la confession d’Augsbourg. Strasbourg est alors l’un des principaux bastions de la Réforme protestante, ce qui va largement contribuer à son rayonnement. La ville devient une terre d’accueil pour les huguenots, ces protestants chassés de France pour leur croyance. Parmi eux, notamment Jean Calvin qui s’installera plus tard à Genève. Cependant, devenue ville protestante, Strasbourg ne sera pas autorisée à créer sa propre université. La ville propose déjà de nombreux enseignements, notamment en médecine et en théologie depuis 1538 grâce au gymnase de Jean Sturm, mais ceux-ci ne donnent pas lieu à un grade universitaire reconnu

[18] un débat public

[19] Efze

[20] Marbourg est une ville de Hesse en Allemagne, chef-lieu de l’arrondissement de Marbourg-Biedenkopf. Elle est traversée par la rivière Lahn. C’est une ville libre depuis le 12ème siècle, au cours duquel elle a acquis l’autonomie municipale. De cet héritage découle le statut spécial dont dispose encore aujourd’hui la ville, comme six autres villes de Hesse. La Philipps-Universität de Marbourg, fondée en 1527, est la plus ancienne des universités protestantes d’Allemagne. Elle joue un rôle particulièrement important pour l’image de marque de la ville et est étroitement mêlée à l’identité municipale. Marbourg est une cité estudiantine, dressée à flanc de colline. Elle se distingue par son château perché sur un éperon et par son imposante église gothique, dédiée à sainte Élisabeth. Cette dernière, princesse de Hongrie venue se retirer ici pour soigner les malades incurables, fit longtemps de la ville un centre de pèlerinage. Avec la Réforme protestante, Marbourg devint un important foyer de théologie protestante.

[21] La Philipps-Universität de Marbourg, fondée en 1527, est la plus ancienne des universités protestantes d’Allemagne. Elle joue un rôle particulièrement important pour l’image de marque de la ville et est étroitement mêlée à l’identité municipale.

[22] Plaidoyers de Patrick

[23] Le Colloque de Marbourg a eu lieu entre le 1er et le 4 octobre 1529 au château de Marbourg situé en Hesse (Allemagne). Ce colloque a eu lieu à l’initiative de Philippe de Hesse. Il a réuni les principales figures du Protestantisme. Luther, Brenz, Osiander et Melanchton se sont opposés à Zwingli et à Œcolampade, tandis que Bucer, Hedion et Capiton se sont efforcés de concilier les deux partis.

[24] La Suisse romande se situe dans l’ouest de la Suisse et couvre une superficie de 9 508,2 km² soit 23 % du pays. Bien que l’appellation « Romandie » soit fréquemment employée dans la vie courante, cette région n’existe pas sur le plan politique en Suisse. « Romandie » est un terme qui désigne le territoire suisse dont les populations sont francophones. Elle recouvre les cantons de Genève, du Jura (à l’exception de la commune germanophone d’Ederswiler), de Neuchâtel et de Vaud et une partie des cantons de Berne (Jura bernois et Bienne), de Fribourg et du Valais.

[25] Frankenberg est une ville allemande située dans l’arrondissement de Waldeck-Frankenberg et dans le land de la Hesse. Elle se trouve à 27 km au nord de Marbourg.