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Jean de Lescun d’Armagnac dit le bâtard d’Armagnac

dimanche 9 mai 2021, par ljallamion

Jean de Lescun d’Armagnac dit le bâtard d’Armagnac (mort en 1473)

Comte de Comminges-Maréchal de France

Fils illégitime d’Arnaud Guillaume (ou Guilhem) de Béarn de Lescun, évêque d’Aire-sur-l’Adour [1], et d’Anne d’Armagnac, dite de Termes [2]. Il est légitimé en mai 1463. Les Béarn de Lescun [3] sont issus d’Arnaud, bâtard de Gaston VII de Béarn.

Il doit toute sa carrière à la faveur du roi Louis XI, dont il gagne les bonnes grâces alors que ce prince est encore dauphin [4]. Il est nommé sénéchal [5] du Valentinois [6] et maréchal du Dauphiné [7] en 1450, puis gouverneur du Dauphiné de 1457 à 1463 puis à nouveau de 1472 à 1473, et il reçoit le titre de comte de Briançonnais [8] en 1464.

Conseiller et chambellan [9] royal, il est élevé le 3 août 1461 à la dignité de maréchal de France [10], puis officier de la Cour des Aides le 11 septembre, une semaine plus tôt que d’autres, et reçoit la jouissance du comté de Comminges [11], juste avant le sacre de Louis XI. Il est aussi seigneur de Sauveterre en Comminges [12] et Lombez [13], vicomte de Serrières [14] et sire de Saint-Béat [15]. Ensuite, il est nommé gouverneur de Guyenne [16] et lieutenant général [17] en considération de ce que dans la grande nécessité du Roi, il avait laissé tous ses parents, amis, biens et héritages qu’il avait en Gascogne pour le suivre et l’accompagner en 1462.

Profitant de la faveur royale, de la reconquête finale sur les Anglais en Aquitaine [18], de sa charge de gouverneur de Guyenne/Aquitaine et de la déconfiture de la Maison d’Armagnac [19], il est aussi gratifié de nombreux autres fiefs.

Il reçut en 1469 le collier de l’Ordre de Saint-Michel [20], en tant que première promotion et mourut le 28 août 1473.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Jean de Lescun/ Portail du Gers/ Catégories : Maréchal de France/ Comte de Comminges

Notes

[1] Aire-sur-l’Adour est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département des Landes. La présence d’un représentant de l’évêque d’Aire, Marcellus, au concile d’Agde de 506, fait remonter très loin l’assurance d’un siège épiscopal en ces lieux. Aire perdit son évêché à la Révolution française.

[2] les d’Armagnac de Termes sont issus de Roger d’Armagnac vicomte de Fezensaguet et seigneur de Termes, fils de Roger vicomte de Fezensaguet et frère du comte Géraud d’Armagnac et Fezensac, aussi vicomte de Fezensaguet

[3] Lescun est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques. La baronnie de Lescun était l’une des grandes baronnies de Béarn, et dépendait, tout comme l’abbaye laïque de Lescun, de la vicomté de Béarn.

[4] Le titre de dauphin était attribué à sa naissance au fils aîné du roi de France régnant. En cas de mort du Dauphin, son frère cadet recevait à sa place le titre de dauphin. Dauphin fut à l’origine le surnom, puis le titre, des seigneurs du Dauphiné de Viennois, comtes d’Albon-Viennois et, à partir du « transport » du Dauphiné au royaume de France, en 1349, le titre porté par le fils aîné du roi de France.

[5] Un sénéchal est un officier au service d’un roi, prince ou seigneur temporel. Les baillis (nord de la France) ou sénéchaux (sud de la France) étaient des officiers locaux de l’administration royale. Ils étaient nommés, gagés et pouvaient être révoqués par le roi qui leur conférait des attributions administratives, judiciaires et financières. Ces deux fonctions furent créées sous le règne de saint Louis. Elles s’ajoutèrent parfois à des offices existants (comme les prévôts, ou certains vicomtes).

[6] En 950-960, le comté de Die fut un temps rattaché à celui de Valentinois. Le Valentinois dépendait du marquisat de Provence, puis de la province du Dauphiné. Au décès de Louis, qui en fut le dernier comte, le Valentinois est vendu en 1419 par ses héritiers, sa fille Louise de Poitiers (veuve de Humbert de Villars) ou ses proches parents, à Charles, dauphin, puis roi de France (Charles VII). Il est rattaché à la couronne de France en 1424. Le Valentinois fut érigé en duché-pairie en 1498 pour César Borgia par le roi Louis XII de France. Le duché de Valentinois fut donné en 1548 à Diane de Poitiers par le roi Henri II de France. Le Valentinois fut donnée en 1642 au prince de Monaco Honoré II par le roi Louis XIII de France. Les princes de Monaco en portèrent régulièrement le titre jusqu’en 1949, date du décès du prince Louis II de Monaco. S’agissant d’un titre de droit français il ne peut se transmettre par les femmes et il n’y a plus aujourd’hui d’autorité en France ayant le pouvoir d’en effectuer le report en cas d’extinction des mâles.

[7] Le Dauphiné est une entité historique et culturelle. Elle occupe l’ancienne province Viennoise située dans le quart sud-est de la France actuelle. Le Dauphiné de Viennois fut un État, sous l’autorité des comtes d’Albon, qui prirent le titre de dauphins, ce dernier terme ayant donné au Dauphiné son nom. Cette entité apparaît dans l’ancienne Provence, et était une subdivision du Saint Empire romain germanique, de ses origines admises au 11ème siècle, jusqu’à son rattachement en 1349 au royaume de France. Le Dauphiné de Viennois devient alors la province du Dauphiné, et conserve une certaine autonomie jusqu’en 1457.

[8] Le Briançonnais est une région naturelle de France située dans le nord du département des Hautes-Alpes, autour de la ville de Briançon. Il fait partie des Alpes françaises et se situe au nord de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Il est également situé à la frontière avec l’Italie. Il est composé notamment de la haute vallée de la Durance en amont de L’Argentière-la-Bessée, de la haute vallée de la Guisane, de la Vallouise et de la Clarée. Dans son acception historique, il inclut également la haute vallée du Guil (Queyras).

[9] Un chambellan ou chambrier est un gentilhomme chargé du service de la chambre d’un monarque ou d’un prince, à la cour duquel il vit.

[10] Depuis la création du titre, en 1185, il y a eu 342 maréchaux de France. L’office de maréchal n’est devenu militaire que depuis le début du 13ème siècle. À son origine, le maréchal de France n’a qu’un rôle d’intendance sur les chevaux du roi. Son office devient militaire au début du 13ème siècle, tout en étant subordonné au connétable. Le premier à porter le titre de maréchal du roi de France avec une fonction militaire était Albéric Clément, seigneur de Mez, désigné par Philippe Auguste, en 1185. Après l’abolition de l’office de connétable par Richelieu en 1624, les maréchaux deviennent les chefs suprêmes de l’armée. Parfois le roi crée une charge de maréchal général des camps et armées du roi, qu’il confie au plus prestigieux de ses maréchaux. Outre leurs fonctions militaires, les maréchaux ont aussi la responsabilité du maintien de l’ordre dans les campagnes, par l’intermédiaire des prévôts des maréchaux, d’où l’appellation de « maréchaussée » donnée à l’ancêtre de la gendarmerie. Jusqu’en 1793, date de l’abolition de cette charge, il y eut 263 maréchaux de France.

[11] Le Comté de Comminges est une ancienne principauté féodale située sur le versant nord des Pyrénées, de part et d’autre du haut cours de la Garonne. Il a existé du début du 10ème siècle jusqu’en 1454.

[12] Sauveterre est une commune française située dans le département du Gers

[13] Lombez est une commune française du canton Val de Save située dans le département du Gers

[14] probablement l’ancien canton de L’Isle-en-Dodon, avec Martiserre, Agassac, Mauvezin, Coueilles..., dans le prolongement du Savès

[15] Saint-Béat est une ancienne commune française située dans le département de la Haute-Garonne

[16] La Guyenne est une ancienne province, située dans le sud-ouest de la France. Ses limites ont fluctué au cours de l’histoire sur une partie des territoires des régions françaises Nouvelle-Aquitaine et Occitanie. Portant le titre de duché, la Guyenne avait pour capitale Bordeaux. Son nom est apparu au 13ème siècle en remplacement du terme d’« Aquitaine ». Sous l’Ancien régime, la Guyenne était l’une des plus grandes provinces de France et regroupait divers pays et provinces plus petites comme le Périgord, l’Agenais, le Quercy et le Rouergue. Le terme de « Guyenne propre » correspondait à la région de Bordeaux, également appelée le Bordelais. La Guyenne était couramment associée avec la Gascogne dont la capitale était Auch et qui regroupait notamment l’Armagnac, le Bigorre, le Labourd, la Soule et le Comminges. Guyenne et Gascogne partageaient ainsi le même gouvernement général militaire.

[17] Le lieutenant général de province était un personnage, issu souvent de la haute aristocratie, qui représentait le roi dans les provinces du royaume. Son rôle était théoriquement d’assurer la suppléance du gouverneur. En fait, les rois espéraient ainsi que leurs influences se neutraliseraient mutuellement, empêchant ainsi toute tentative de révolte. La charge de lieutenant général devint au 17ème siècle et surtout au 18ème siècle purement honorifique : le titulaire résidait à la Cour et se contentait de toucher les revenus sans effectuer de réel travail. De plus, les rois avaient tendance à nommer les fils successeurs de leur père, ce qui fit que les offices de lieutenant général firent quasiment partie du patrimoine de ces familles aristocratiques. Il ne faut pas confondre l’office de lieutenant général avec celui de « lieutenant de roi ». Le lieutenant de roi était subordonné au lieutenant général et son rôle (par essence le même : représenter le roi dans les provinces) n’était tenu que dans des ressorts beaucoup plus réduits.

[18] L’Aquitaine est le nom donné depuis au moins le 1er siècle av. jc à une région ancrée sur la façade Atlantique et le versant nord des Pyrénées. En 507, Clovis, appelé par les évêques de Novempopulanie, l’intègre au royaume des Francs, en battant Alaric II, roi des Wisigoths, à la bataille de Vouillé. 671 voit l’indépendance de l’Aquitaine, dirigée par le duc Loup 1er de Vasconie. Entre 719 et 732, les ducs Eudes et son fils Hunald 1er détiennent l’Albigeois où ils ont des biens. Eudes combat les Sarrasins en Albigeois. En 721, le duc Eudes bat le Califat omeyyade à la Bataille de Toulouse. 732 voit la défaite du duc d’Aquitaine et l’invasion de la Vasconie par l’émir Abd el Rahman, arrêté à la bataille de Poitiers par Charles Martel, qui commence la réunion de l’Aquitaine sous contrôle des Vascons au royaume franc. 742 et 743 voient les campagnes des fils de Charles Martel, Carloman et Pépin le Bref, contre l’Aquitaine et la Vasconie (et la Bavière). Entre 760 et 768, Pépin le Bref entreprend chaque printemps des expéditions sanglantes contre le duc Waïfre, fils d’Hunald 1er. Le 2 juin 768, ce dernier est finalement tué par un des siens, Waratton, sur ordre de Pépin. En 778, l’armée de Roland, piégée par le wali de Saragosse, a été défaite par les Vascons dans les montagnes basques de Roncevaux en revenant de Pampelune. Puis Charlemagne crée en 781 pour son fils Louis le Débonnaire alors âgé de 3 ans, le royaume d’Aquitaine englobant les territoires du Rhône à l’Atlantique.

[19] Originaire de Gascogne, la maison d’Armagnac fut l’une des plus puissantes familles du royaume de France aux 14ème et 15ème siècles. Elle s’illustra avec Bernard VII d’Armagnac et de Rodez, connétable de France et chef du parti des Armagnacs durant la guerre de Cent Ans. Elle s’éteignit à la fin du 16ème siècle.

[20] L’ordre de Saint-Michel est un ordre de chevalerie, fondé à Amboise le 1er août 1469 par Louis XI, sous le nom d’« Ordre et aimable compagnie de monsieur saint Michel ». Les membres de l’ordre de Saint-Michel se disaient chevaliers de l’ordre du Roi, alors que les chevaliers de l’ordre du Saint-Esprit s’intitulaient « chevaliers des ordres du Roi ». Son siège était établi à l’abbaye du Mont-Saint-Michel.