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Marcus Claudius Marcellus (consul en 331 av. jc)

mardi 20 avril 2021, par ljallamion

Marcus Claudius Marcellus (consul en 331 av. jc)

Homme politique romain

Emblème de la République romaine.Il appartenait à la famille des Claudii Marcelli [1], branche d’origine plébéienne de la gens Claudia [2]. Il était le père de Marcus Claudius Marcellus consul en 287 av. jc.

En 331 av. jc, il est consul et a pour collègue Caius Valerius Potitus Flacus .

En 327 av. jc, il est dictateur [3]. L’exercice de cette dictature par Marcus Claudius s’inscrit dans le cadre d’une guerre menée par Rome en Campanie [4], contre Capoue [5] et Naples [6]. Le consul en exercice Quintus Publilius Philo mène le siège de Naples, mais ses pouvoirs consulaires touchent à leur fin légale. Afin de prolonger la mission de Publius Philo, le Sénat lui accorde des pouvoirs proconsulaires et remet sine die l’élection des 2 consuls de l’année suivante, nommant pour cette période intermédiaire Marcus Claudius au poste de dictateur.

Les augures [7] tenteront cependant de s’opposer à cette nomination par des arguments spécieux, le véritable motif de cette opposition étant l’origine plébéienne de Marcus Claudius, ainsi que le relève Tite-Live.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Marcus Claudius Marcellus (consul en 331 av. jc)/ Portail de la Rome antique : Catégories : Dictateur (Rome antique)/ Consul de la République romaine

Notes

[1] Les Claudii Marcelli sont les membres d’une branche plébéienne de la gens des Claudii. Cette famille est issue d’un chef de bande d’origine sabine, Attius Clausus, qui émigre à Rome avec sa troupe de clients en armes aux débuts de la République. Attius Clausus est admis dans l’Urbs, puis au Sénat, devenant ainsi patricien, son nom étant latinisé en Appius Claudius, tandis que ses clients sont installés sur l’ager publicus. Les Claudii sont la dernière famille étrangère à être admise au sein du patriciat. Ils donnent leur nom à l’une des dix tribus rustiques à nom gentilice, la tribu Claudia

[2] la gens Claudia, l’une des plus anciennes et plus importantes familles romaines.

[3] Le dictateur est, durant la République romaine, un magistrat extraordinaire qui détient les pleins pouvoirs (imperium) pour un mandat qui ne peut, à l’origine, excéder six mois. Selon la tradition, le titre a été institué en 501 av. jc pour répondre à une situation d’urgence militaire, mais un magister populi (littéralement « maître du peuple ») existe déjà sous la Royauté romaine.

[4] La région de Campanie, plus couramment appelée la Campanie, est une région d’Italie méridionale. Elle fut associée au Latium, une des 11 régions de l’Italie romaine créées par l’empereur Auguste au 1er siècle av.jc Érigée en province à part entière au début du 4ème siècle au temps de l’empereur Dioclétien, la Campanie fut ensuite sous domination lombarde puis byzantine. Elle fut ensuite morcelée par l’indépendance que quelques-unes de ses villes adoptèrent.

[5] Capoue est une commune située dans la province de Caserte en Campanie, dans l’Italie méridionale.

[6] Naples est une ville d’Italie, chef-lieu de la région de Campanie. L’histoire de Naples s’étend sur plus de 28 siècles. Sous le nom de Parthénope, elle fut fondée durant l’Antiquité par la cité voisine de Cumes. Elle s’étend ensuite rapidement jusqu’à devenir un des principaux centres commerciaux, culturels, philosophiques et politiques de la Grande-Grèce puis de l’Empire romain. Après avoir été brièvement dépendante de l’Empire byzantin, elle devient autonome au sein du duché de Naples. Dès le 13ème siècle et pour ensuite plus de 600 ans, elle devient successivement la capitale du royaume de Naples puis du royaume des Deux-Siciles. Elle reste alors un des principaux centres de développement économiques et technologiques d’Europe jusqu’à son annexion au royaume d’Italie en 1860, date à laquelle elle entame un relatif déclin socio-économique.

[7] L‘augure est, dans la religion romaine, un prêtre chargé d’interpréter les phénomènes naturels considérés comme des présages. Les augures étaient les interprètes des volontés de Jupiter, maître des signes ; il était hors de question de partir à la guerre, de choisir l’emplacement d’un temple, de désigner un homme pour une fonction politique, sans consulter les augures. Par exemple, en 63 av. jc, Marcus Calpurnius Bibulus tenta de s’opposer à l’une des actions de Jules César en affirmant que les augures étaient défavorables.