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Lorenzo Onofrio 1er Colonna

lundi 22 mars 2021, par ljallamion

Lorenzo Onofrio 1er Colonna (1637-1689)

Duc de Paliano-Duc de Tagliacozzo-Vice-roi d’Aragon en 1678-Vice-roi de Naples en 1687

De grande culture, il s’est également distingué dans certaines missions d’ambassades auprès de la cour espagnole, de l’État papal et du royaume de France.

Fils de Marcantonio V Colonna , duc et prince de Paliano [1], et de Donna Isabella Gioeni et Cardona, héritière de la Principauté de Castiglione et d’autres fiefs du royaume de Sicile [2].

En 1659, il succéda à son père au poste de grand connétable [3] du royaume de Naples [4].

Il a épousé à Paris, le 15 avril 1661, Marie Mancini , fille de Lorenzo Mancini.

il obtint le collier de l’ordre de la toison d’or [5] du roi Charles II d’Espagne en 1671 et, s’étant installé à la cour de Madrid, il fut nommé l’année suivante vice-roi d’Aragon [6].

En 1680, le roi Charles II d’Espagne lui donna le droit transmissible de présenter chaque année la Chine aux pontifes au nom du royaume de Naples.

À la mort de Gaspar Méndez de Haro , marquis d’El Carpio [7] en 1687, il occupa les rênes du royaume jusqu’à l’arrivée du comte de Santo Stefano Francisco IV de Benavides et Dávila .

Dans les derniers moments de sa vie, il s’est consacré à la piété afin de corriger les défauts d’une vie dissipée. Il mourut à Rome le 15 avril 1689.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en italien intitulé Lorenzo Onofrio I Colonna Traduit par mes soins

Notes

[1] Paliano est une commune italienne de la province de Frosinone dans la région Latium en Italie.

[2] Le royaume de Sicile, également appelé royaume normand de Sicile, est créé en 1130 par Roger II sur l’île de Sicile, la Calabre, les Pouilles, et Naples. Ce royaume traverse plusieurs phases marquées par les dominations successives des Normands, des Souabes (autre nom pour la dynastie des Hohenstaufen, descendants de Frédéric de Souabe), des Angevins et des Aragonais. Le royaume de Sicile a dans le passé recouvert plusieurs zones géographiques différentes au fil du temps. Le royaume de Sicile ne s’est pas limité à la seule île de Sicile. Il a été l’objet de convoitises de la part des plus grandes familles européennes, qui se sont battues pour s’en assurer la possession. L’histoire du royaume a été particulièrement mouvementée, marquée par des assassinats, des guerres de succession, des séparations. Les rois de Sicile n’ont donc pas tous régné sur un territoire identique. On a même pu parler, lors des périodes au cours desquelles les royaume de Sicile et de Naples ont été réunis, de Royaume des Deux-Siciles

[3] Tirant son nom de son origine de “comte de l’étable”, le connétable a, au Moyen Âge, la charge de l’écurie et de l’organisation des voyages du roi. Au 14ème siècle, sa fonction évolue vers le commandement de l’armée en temps de guerre et le conseil militaire du roi en temps de paix. Du Guesclin, Clisson, Bourbon… font partie des grands connétables de France. Supprimée en 1627, la charge de connétable est rétablie par Napoléon 1er en 1804 pour son frère Louis.

[4] Le royaume naquit de la scission de fait du royaume de Sicile, provoquée par les Vêpres siciliennes de 1282. Le roi Charles d’Anjou, chassé de l’île de Sicile par les troupes de Pierre III d’Aragon, ne se maintint que sur la partie continentale du royaume. Naples devint la capitale de ce nouveau royaume, ce qui provoqua une forte croissance de la ville qui était auparavant supplantée par Palerme. Sous le règne de Robert 1er, le royaume connaît une période de paix et de prospérité. Le roi fit de Naples l’un des centres culturels de l’Italie, invitant à sa cour Giotto, Pétrarque et Boccace. La seconde partie du 14ème siècle vit cependant s’amorcer une période de déclin due à la lutte fratricide entre deux branches adverses de la dynastie angevine pour régler la succession de Robert 1er puis celle de sa fille, la reine Jeanne 1ère. La maison d’Anjou-Duras finit par triompher, avec Charles III, duc de Duras, qui fit assassiner la reine Jeanne en 1382. Son fils, Ladislas 1er, étendit provisoirement le royaume sur une bonne partie de l’Italie centrale, caressant le rêve d’unifier la péninsule. À sa mort sans héritier en 1414 c’est sa sœur, Jeanne II, qui monta sur le trône.

[5] L’ordre de la Toison d’or, dit aussi la Toison d’or ou la Toison, est l’ordre de chevalerie le plus élevé et prestigieux de l’Espagne, fondé à Bruges (ville de l’État bourguignon) le 10 janvier 1430 par Philippe le Bon, duc de Bourgogne, à l’occasion de son mariage avec Isabelle de Portugal. Son premier chapitre se tient à Lille l’année suivante, en 1431, le port du collier devenant obligatoire le 3 décembre 1431. Le nom de l’ordre est inspiré du mythe grec de la Toison d’or, complété par l’histoire biblique de Gédéon (en référence à sa force spirituelle, comme indiqué sur la somptueuse tapisserie qui ornait les lieux de réunion des chapitres à partir de 1456). Dès lors l’ordre de la Toison d’or sera placé sous le patronage des deux personnages.

[6] Le vice-roi d’Aragon était le représentant de la monarchie ibérique en Aragon. Le poste fut créé par Ferdinand II d’Aragon en 1517.

[7] Le marquisat d’El Carpio est un titre noble espagnol appartenant à la Couronne de Castille qui se trouve sur le territoire de la commune andalouse d’ El Carpio dans la province de Cordoue.