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Françoise Babou de la Bourdaisière

dimanche 21 mars 2021, par ljallamion

Françoise Babou de la Bourdaisière (vers 1542-1592) Aristocrate française

Mère de Gabrielle d’Estrées. Fille de Jean Babou , comte de Sagonne [1], et de Françoise Robertet fille d’un ministre d’Henri II, elle épouse à Chartres le 14 février 1559, Antoine IV d’Estrées, marquis de Cœuvres. De ce mariage naîtront 11 enfants dont 7 filles.

Elle eut comme amant Louis de Béranger du Guast , mestre de camp [2] du régiment des Gardes françaises [3].

Elle meurt assassinée à Issoire [4] le 9 juin 1592, avec son amant Yves IV d’Alègre [5] gouverneur de cette ville où ils avaient fui en 1589, Françoise abandonnant sa famille et confiant ses enfants à sa sœur Isabeau Babou, elle-même femme de François d’Escoubleau de Sourdis [6] et amie intime du chancelier Philippe Hurault de Cheverny , dans une émeute pendant la guerre de la Ligue [7].

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Françoise Babou de la Bourdaisière/ Portail de la Renaissance/ Catégories : Personnalité féminine française

Notes

[1] Connue depuis le 10ème siècle, la seigneurie de Sagonne (issue des Charenton ?) se retrouve liée aux domaines des comtes de Sancerre (branche cadette des comtes de Champagne et de Blois ; puis maison de Bueil). Le château fut élevé au cours du 14ème siècle pour contrôler l’itinéraire de Bourges à Sancoins. Anne de Bueil, héritière des Sancerre, se marie en 1428 avec Pierre d’Amboise, compagnon de Jeanne d’Arc et la dynastie des Amboise demeurera à Sagonne jusqu’à ce que madame Antoinette d’Amboise soit obligée de revendre son domaine à M. Jean Babou en 1542. Sagonne sera érigé en comté au 15ème siècle, et c’est Charles de L’Aubespine qui le rachète en 1632.

[2] Mestre de camp est un grade militaire de l’Ancien Régime qui désigne le chef d’un régiment.

[3] Le régiment des Gardes françaises est un régiment d’infanterie de la Maison du roi de France créé en 1560 par Catherine de Médicis pour assurer la garde du Roi. Durant la Révolution française, le régiment fut licencié par le roi après avoir pris fait et cause avec les révolutionnaires. Les soldats et officiers s’engagèrent alors dans la garde nationale soldée de Paris qui forma les 102eme, 103eme et 104eme régiments d’infanterie ainsi que les 13eme et 14eme bataillons de chasseurs et les 29eme et 30ème divisions de gendarmerie nationale à pied

[4] Issoire est une commune française située dans le département du Puy-de-Dôme

[5] Allègre est une commune française, située dans le département de la Haute-Loire. Allègre fut un bourg rural prospère par ses foires et ses marchés. Il y avait presque un commerce par maison ! Les Allegras s’employèrent dans les dentelles puis dans les industries du bois, l’élevage et la culture raisonnés, l’enseignement et l’éducation.

[6] La famille d’Escoubleau de Sourdis tire son nom du château d’Escoubleau, situé près de Châtillon-sur-Sèvres (commune fusionnée aujourd’hui à Mauléon). Cette famille, dont on n’a jamais mis en doute la filiation depuis Geoffroy d’Escoubleau qui vivait vers 1224, est d’origine chevaleresque. Les Escoubleau de Sourdis sont aujourd’hui éteints

[7] La Ligue catholique, la Sainte Ligue ou la Sainte Union est le nom donné pendant les guerres de Religion à un parti de catholiques qui s’est donné pour but la défense de la religion catholique contre le protestantisme. Son succès fut tel qu’elle devint un danger pour la monarchie. En 1588, elle parvient à chasser le roi Henri III de la capitale. La Ligue décline petit à petit devant les victoires du roi Henri IV.