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Ibn Hamdoun ibn al-Harith al-Taghlibi dit Husayn ibn Hamdan

samedi 21 novembre 2020, par ljallamion

Ibn Hamdoun ibn al-Harith al-Taghlibi dit Husayn ibn Hamdan

Général

Il était l’un des premiers membres de la famille Hamdanide [1]. Il s’est distingué en tant que général du califat abbasside [2] et a joué un rôle majeur dans l’ascension au pouvoir des Hamdanides au sein des tribus arabes à la Jazira [3].   Fils de Hamdan ibn Hamdun , sa famille appartenait à la tribu des Banu Taghlib [4], établie à Jazira avant les conquêtes musulmanes. Les dirigeants de Taghlibi ont profité de l’effondrement de l’autorité du califal central pendant l’Anarchie qui a duré une décennie, pour affirmer un contrôle croissant sur leur région, centrée sur Mossoul [5].   Hamdan s’est établi parmi les principaux chefs tribaux pendant cette période et a dirigé la résistance contre les tentatives du califal de rétablir le contrôle direct, même en s’alliant avec les rebelles kharijites [6] dans les années 880. Finalement, en 895, le calife [7] al-Mu’tadid lança une attaque déterminée pour récupérer le Jazira. Hamdan a fui devant l’avance du calife et fut capturé après une longue poursuite et jeté en prison.   Husayn est entré en service califale en 895, et par sa coopération avec le gouvernement califal et menant ses troupes à des campagnes victorieuses contre les Qarmates [8].   Il a exercé son pouvoir et son influence jusqu’en 908, date à laquelle il a été l’un des principaux conspirateurs du coup avorté contre le calife al-Muqtadir. Bien que le coup d’État ait échoué et que Husayn fut contraint de fuir la capitale, il a rapidement obtenu une grâce et a exercé les fonctions de gouverneur à Jibal [9], où il s’est à nouveau distingué lors d’opérations militaires dans le centre-sud de l’Iran.   Grâce à son influence, sa famille acquiert de hautes fonctions, commençant une longue période au cours de laquelle Mossoul et l’ensemble de la Jazira sont gouvernés par les Hamdanides. Ses neveux ont ensuite créé des émirats autonomes à Mossoul et Alep [10].   Vers 911, il fut nommé gouverneur à Mossoul, où il est resté jusqu’à sa révolte en 914/915, pour des raisons obscures. Vaincu et capturé en 916, il est emprisonné à Bagdad [11], où il est exécuté en 918.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé Husayn ibn Hamdan/ Traduit par mes soins

Notes

[1] La dynastie hamdanide est une dynastie arabe d’émirs chiites (890-1004) originaires de la partie Est de la Djazira, qui règne sur un espace allant du nord de l’Irak à la Syrie. Les capitales de cet émirat sont Mossoul et Alep. La famille des hamdanides descend de ‘Adi b. Ousama b. Taghlib, membre de la tribu des Banu Taghlib. Cette dynastie apparaît dans un contexte d’affaiblissement du pouvoir central abbasside, qui voit dans cette période du 10ème siècle l’émancipation et l’affirmation de petites dynasties qui s’emparent des pouvoirs temporels et spirituels du califat à une échelle locale ou régionale. Les Hamdanides constituent une de ces dynasties autonomes gouvernées par des émirs.

[2] Les Abbassides sont une dynastie arabe musulmane qui règne sur le califat abbasside de 750 à 1258. Le fondateur de la dynastie, Abû al-Abbâs As-Saffah, est un descendant d’un oncle de Mahomet, Al-Abbas ibn Abd al-Muttalib. Proclamé calife en 749, il met un terme au règne des Omeyyades en remportant une victoire décisive sur Marwan II à la bataille du Grand Zab, le 25 janvier 750. Après avoir atteint son apogée sous Hâroun ar-Rachîd, la puissance politique des Abbassides diminue, et ils finissent par n’exercer qu’un rôle purement religieux sous la tutelle des Bouyides au 10ème siècle, puis des Seldjoukides au 11ème siècle. Après la prise de Bagdad par les Mongols en 1258, une branche de la famille s’installe au Caire, où elle conserve le titre de calife sous la tutelle des sultans mamelouks jusqu’à la conquête de l’Égypte par l’Empire ottoman, en 1517.

[3] La Djézireh, Jazîra ou (la) Jezire, partie du Nord de la Mésopotamie correspondant à la région géographique de la Haute Mésopotamie, est une ancienne province de Syrie située au nord-est de ce pays, le long des frontières avec la Turquie et l’Irak. Elle correspond quasiment à l’actuel gouvernorat d’Al-Hasaka.

[4] Les Banu Taghlib sont une ancienne tribu arabe de confession chrétienne. La guerre d’El Basous, ou Basûs, opposant les Tamim et les Banu Taghlib dure de 494 à 534 environ. Cette tribu aux origines anciennes a immigré en Haute Mésopotamie, jusqu’au Tigre, avec les Banu Bakr. Elle a participé aux conquêtes musulmanes. Elle a joué un rôle important à l’époque du califat omeyyade, en particulier quand elle a soutenu Muawiya contre Ali lors de la bataille de Siffin. Les Chiites Hamdanides son issus des Banu Taghlib.

[5] Mossoul est une ville du nord de l’Irak, chef-lieu de la province de Ninive, en Haute mésopotamie. Appartenant de jure à l’Irak, Mossoul est située sur les ruines de Ninive. C’est la ville qui lui a succédé comme métropole régionale à l’époque chrétienne. Elle est alors d’obédience nestorienne et abrite les tombes de plusieurs évangélisateurs. Prise en 641 par les Arabes, elle devient le principal pôle commercial de la région en raison de son emplacement, au carrefour des routes de caravanes entre la Syrie et la Perse. C’est à cette époque qu’elle devient réputée pour ses tissus fins de coton, les mousselines, ainsi que pour son marbre. Au 10ème siècle, l’émirat de Mossoul acquiert une quasi-indépendance avant de devenir au 11ème siècle la capitale d’un État seldjoukide. Au 13ème siècle, elle est conquise et pillée par les Mongols. En 1262, elle passe sous domination perse, puis ottomane.

[6] Le kharidjisme ou kharijisme est une secte de l’islam apparue lors de la première fitna et le conflit entre Ali et Mu’awiya. Selon al-Shahrastani, un khariji est toute personne qui se révolte contre le dirigeant autour duquel sont réunis les musulmans. Les khawarij sont ainsi considérés comme des dissidents. Le kharijisme est l’une des toutes premières factions apparues en Islam. Les kharijites se divisèrent, par la suite, en une multitudes de groupes (près d’une vingtaine). Sept d’entre eux ont été principalement recensés : les mouhakkimites, les azraqites, les najadites, les thaalabites, les ajradites, les ibadites et les sufrites. Tous partagent des fondements communs comme l’excommunication (takfir) des musulmans commettant des grands péchés, l’obligation de se révolter contre le dirigeant injuste ou débauché, ou encore l’excommunication de certains compagnons de Mahomet.

[7] Le terme calife, est une romanisation de l’arabe khalîfa, littéralement « successeur » (sous-entendu du prophète), titre porté par les successeurs de Mahomet après sa mort en 632 et, pour les sunnites, jusqu’à l’abolition de cette fonction par Mustafa Kemal Atatürk en 1924. Les ibadites ne reconnaissent plus aucun calife depuis 657. L’autorité d’un calife s’étend sur un califat. Il porte aussi le titre de commandeur des croyants, titre aboli chez les chiites après la mort d’Ali. Les critères de choix sont différents entre les chiites et les sunnites mais le porteur du titre a pour rôle de garder l’unité de l’islam et tout musulman lui doit obéissance : c’est le dirigeant de l’oumma, la communauté des musulmans.

[8] Les Qarmates sont un courant dissident du chiisme ismaélien refusant de reconnaître le fatimide Ubayd Allah al-Mahdî comme imam, actifs surtout au 10ème siècle en Irak, Syrie, Palestine et dans la région de Bahreïn où ils fondèrent un état aux prétentions égalitaires mais néanmoins esclavagiste, qui contrôla pendant un siècle la côte d’Oman. Il y eut des Qarmates dans toutes les régions atteintes par les missions ismaélites : Yémen, Sind, Khorasan, Transoxiane. Ils entreprirent contre les Abbassides, puis contre les Fatimides, des excursions militaires (dont le sac de la Mecque et Médine en 930) qui leur valurent une réputation de guerriers cruels et sanguinaires.

[9] Jibâl ou Al-Jibâl est le nom d’une ancienne province située dans le centre-ouest de l’Iran, durant le califat abbasside de Bagdad et pendant la tutelle Bouyide sur le califat où elle a formé un petit État indépendant (932-977). Elle constituait une zone frontière entre l’Irak et la Perse sur le versant Ouest du Zagros correspondant à peu près aux provinces iraniennes de l’Azerbaïdjan de l’ouest, du Kermânchâh, du Kurdistan et du Lorestan. Le contrôle de cette région permet de verrouiller le passage de Bagdad vers Ray (Téhéran). Elle coïnciderait avec l’ancien pays des Mèdes. Dans la deuxième moitié du 11ème siècle, avec l’arrivée des Seldjoukides au pouvoir, la région est morcelée en plusieurs unités administratives, elle change de nom et devient l’Irak `Ajamî (L’Irak des Perses).

[10] Alep est une ville de Syrie, chef-lieu du gouvernorat d’Alep, le gouvernorat de Syrie le plus peuplé, situé dans le Nord-Ouest du pays. Pendant des siècles, Alep a été la ville la plus grande de la région syrienne et la troisième plus grande ville de l’Empire ottoman

[11] Bagdad ou Baghdad est la capitale de l’Irak et de la province de Bagdad. Elle est située au centre-Est du pays et est traversée par le Tigre. Madīnat as-Salām fut fondée ex nihilo au 8ème siècle, en 762, par le calife abbasside Abou-Djaafar Al-Mansur et construite en quatre ans par 100 000 ouvriers. Selon les historiens arabes, il existait à son emplacement plusieurs villages pré-islamiques, dont l’un s’appelait Bagdad.