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Nathanaël

vendredi 13 novembre 2020, par ljallamion

Nathanaël

D’après l’Évangile selon Jean [1], Nathanaël est un galiléen [2] appelé par Jésus pour devenir son disciple.

Comme le nom de Barthélemy suivait celui de Philippe dans la liste des Douze Apôtres, Nathanaël lui fut assimilé.   Il est par ailleurs le seul disciple dont Jésus ait fait l’éloge dans l’Évangile de Jean. Nathanaël reconnu en Jésus le Fils de Dieu et le roi d’Israël. Avant tous les autres, avant Pierre, il confessait ainsi la messianité de Jésus. Jésus évoqua alors devant lui le songe que le patriarche avait fait à Béthel [3]. La promesse faite à Jacob était renouvelée devant Nathanaël qui devenait en quelque sorte un nouveau Jacob.   Ce jugement exemplaire de Jésus sur Nathanaël incite évidemment à penser qu’Il l’aurait ensuite pris comme apôtre.   Cependant pas plus Augustin d’Hippone qu’Épiphane de Salamine ne les confondait. En effet il écrivait dans son Panarion [4] que Nathanaël était ce compagnon marchant sur la route avec Cléopas le soir de la Résurrection. Or celui-là ne pouvait être l’un des Apôtres, puisqu’en rentrant à Jérusalem les 2 compagnons trouvèrent assemblés les Onze.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Nathanaël/ Portail du christianisme/ Apôtre

Notes

[1] L’Évangile selon Jean est le dernier des 4 Évangiles canoniques du Nouveau Testament. La tradition chrétienne l’a attribué à l’un des disciples de Jésus, l’apôtre Jean, fils de Zébédée. Cette hypothèse est aujourd’hui rejetée par la plupart des historiens, qui voient dans ce texte l’œuvre d’une communauté johannique, à la fin du 1er siècle, dont la proximité avec les événements décrits fait débat.

[2] La Galilée est souvent citée dans l’Ancien Testament, et sa partie septentrionale évoquée comme "la Galilée des Gentils" dans le Nouveau Testament. Elle est décrite par Flavius Josèphe qui évoque son histoire, son peuplement sa géographie, et lui donne deux parties : la Galilée supérieure, en grande partie peuplée de Gentils, et la Galilée inférieure, en grande partie peuplée de Juifs. Son nom de Galilée pourrait venir d’un peuplement celte, comme plus au nord la Galatie. Elle recouvrait avant la Captivité les territoires des tribus d’Issacar, de Zabulon, de Nephthali et d’Asher. Comme les Galiléens étaient de bons cultivateurs, plantant des figuiers, des oliviers, des noyers, des palmiers, des habiles artisans et de bons pêcheurs, la Galilée était prospère avec 400 villes, certaines très peuplées.

[3] Béthel est une localité des hautes terres du pays de Canaan (fouilles archéologiques). Ce lieu se trouverait à 10 km au nord de Jérusalem, dans la région historique de l’ancienne Samarie (nord de la Cisjordanie actuelle). Il est identifié par certains au village palestinien de Beitin et à la colonie israélienne de Beit El par d’autres. Béthel est lié dans la Bible au passage des patriarches Abraham et Jacob sur ce lieu : Abraham y construit un autel, tandis que Jacob s’y endort et rêve de l’échelle de Jacob, une échelle parcourue par des anges qui s’élève jusqu’au ciel. L’Arche d’alliance y réside plus tard à l’époque des Juges d’Israël et Samuel y tient sa cour de justice.

[4] Œuvre de l’hérésiologie chrétienne primitive, le Panarion, aussi connu sous le nom latin de Adversus Hæreses (Contre les hérésies), est le plus important ouvrage d’Épiphane de Salamine, mort en 403. Épiphane commence à l’écrire en 374 ou 375 et l’achève 3 ans plus tard. C’est un traité sur les hérésies, un ensemble de remèdes contre le poison de l’hérésie, d’après le titre. Il traite de 80 hérésies, parfois organisées en sectes ou en groupes philosophiques, de l’époque d’Adam à la fin du 4ème siècle, en détaillant leur histoire et en réfutant leurs croyances. C’est pour une large part une suite à l’Ancoratus.