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Éléonore d’Albuquerque

mardi 25 août 2020, par ljallamion

Éléonore d’Albuquerque (1374-1435)

Reine consort d’Aragon, de Valence, de Sardaigne et de Corse, de Majorque et de Sicile-Comtesse d’Albuquerque

Née dans la Province de Salamanque [1] en Espagne. Elle est connue sous le nom d’Éléonore de Castille.

Elle est également duchesse titulaire d’Athènes et de Néopatrie [2], comtesse consort de Barcelone [3], du Roussillon [4] et de Cerdagne [5].

Son père est Sanche de Castille fils illégitime du roi Alphonse XI de Castille et de sa maîtresse Leonor de Guzmán. Sa mère est l’infante Béatrice de Portugal , fille de Pierre 1er de Portugal et d’Inés de Castro.

Son frère est Don Fernando Sánchez, second comte d’Albuquerque*.

Éléonore est promise en mariage à Fadrique fils illégitime d’Henri II de Castille mais l’engagement est rompu.

Elle épouse en 1393 Ferdinand Ier d’Aragon second fils du roi de Castille Jean 1er et de l’infante Éléonore d’Aragon.

En 1412 à la suite du compromis de Caspe [6], Ferdinand devient roi d’Aragon jusqu’à sa mort en 1416. Veuve, Éléonore se retire à Medina del Campo [7].

Alors qu’elle se trouve impliqué dans une lutte de pouvoir entre le parti anti-royaliste, dirigé par Álvaro de Luna et ses fils, Éléonore se voit confisquer ses biens.

Sa tombe, toute simple, se trouve dans le couvent de Santa María la Real [8].

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Eleanor of Alburquerque »

Notes

[1] La province de Salamanque est une des trois provinces du Royaume de León, jusqu’à l’actuelle communauté autonome de Castille-et-León, dans l’ouest de l’Espagne. Sa capitale est la ville de Salamanque.

[2] Le duché de Néopatrie ou de Néopatras est un État catalan installé sur le territoire de l’actuelle Grèce au début du 14ème siècle, autour de la ville de Néopatrie. La compagnie catalane des Almogavres, un groupe mercenaires catalans et siciliens présents dans l’Empire byzantin et les États latins d’Orient depuis 1303, fut employée par le duc d’Athènes Gautier V de Brienne en 1310. Le duc refusa de la payer, ce qui amena à la conquête du duché d’Athènes par les Catalans en 1311. L’organisation du duché fut confiée à un vicaire général nommé par le roi de Sicile. Alphonse Frédéric d’Aragon, comte de Salona, vicaire entre 1315 et 1330, mena une vigoureuse politique d’expansion vers le nord du duché d’Athènes, en Thessalie et en Phthiotide, profitant de la mort sans héritier du souverain de Thessalie Jean II Doukas. Partant de ses bases de Salona (actuelle Amphissa), El Cito (actuelle Lamia) et Gardiki, il s’empara des villes de Néopatrie, de Siderokastron, de Loidoriki, de Domoko et de Pharsale. Il échoua toutefois à s’emparer du marquisat de Bodonitza. Ces territoires nouvellement conquis furent organisés en un duché de Néopatrie, du nom de sa capitale.

[3] Le comté de Barcelone est à l’origine une subdivision du royaume wisigoth en Hispanie. Conquis par les Maures à la fin du 8ème siècle, reconquis par Charlemagne en 801, il est intégré à la marche d’Espagne, province frontière face aux musulmans d’Al-Andalus. Des comtes nommés par les souverains carolingiens se succèdent à la tête de ce comté, considéré comme le plus important de la marche. À l’extinction de la dynastie carolingienne, les comtes se succèdent de façon héréditaire dans la descendance du comte Guifred, dit le Velu. Cette dynastie domine également les comtés de Girone et de Ausone, et rassemble peu à peu sous son autorité directe ou indirecte tous les comtés formant l’actuelle Catalogne : Besalú, Cerdagne, Empuries, Pallars, Roussillon et Urgell.

[4] Le comté de Roussillon est une ancienne principauté féodale située dans les Pyrénées orientales. Le comté de Roussillon serait né à l’époque wisigothique comme une subdivision administrative du royaume wisigoth. Ses limites correspondaient à la civitas Ruscinonensis antique (d’où il tient son nom), c’est-à-dire l’actuel département des Pyrénées-Orientales sans la Cerdagne ni le Capcir. Probablement détruit par l’invasion arabe de 721, le comté renaquit au moment de la reconquête carolingienne, et fut intégré à la Marche d’Espagne, puis au marquisat de Gothie. Le Roussillon est alors aux mains de comtes nommés ou reconnus par le pouvoir impérial, mais cette tutelle se fait moins forte au cours du 9ème siècle, et après la fin de la dynastie carolingienne, il est considéré comme un bien patrimonial qui passe au tout début du 10ème siècle aux mains de la dynastie d’Empuries. À ce moment, son territoire se réduit à la partie orientale de l’actuel département des Pyrénées-Orientales. La capitale de ce comté est d’abord Château-Roussillon, puis la ville de Perpignan. Le comté reste dans les mains de cette dynastie jusqu’en 1172, à la mort du comte Girard II de Roussillon, qui lègue son comté à son parent et suzerain le roi Alphonse II d’Aragon.

[5] Le comté de Cerdagne est un ancien fief féodal situé dans la partie orientale des Pyrénées. Le comté de Cerdagne fut constitué au début du 9ème siècle. À l’origine charge temporaire, la fonction de comte devint héréditaire à la fin du même siècle. Guifred le Velu fut le premier comte héréditaire de Cerdagne ; de lui sont issus les comtes de Barcelone, futurs rois d’Aragon.

[6] Le Compromis de Caspe en 1412 désigne l’importante réunion à Caspe, dans le royaume d’Aragon, de neuf notables, trois représentant les États d’Aragon, trois de Valence et trois de Catalogne, dans le but de choisir lequel des prétendants à la Couronne d’Aragon succéderait au roi Martin 1er l’Humain, mort sans descendance en 1410. Les trois États de la Couronne d’Aragon s’étaient engagés à respecter la décision des neuf notables. C’est le noble castillan Ferdinand de Trastamare, aussi appelé Ferdinand d’Antequera, qui fut choisi, au détriment principalement du comte d’Urgell Jacques II. Le compromis de Caspe mit fin à un interrègne agité, avec la lutte entre les différents prétendants, l’invasion des États de la Couronne aragonaise par les armées de Castille et les interventions extérieures comme celles du pape Benoît XIII.

[7] Medina del Campo est une commune de la province de Valladolid dans la communauté autonome de Castille-et-León en Espagne. C’est une ville d’origine préromaine. "Medina", qui signifie "ville" en arabe, a été fondée sur la colline appelée La Mota au 11ème siècle, dans le lieu même où se trouve le château, un mur y subsiste encore. Aujourd’hui, la colline est un quartier de banlieue, mais au Moyen Âge, elle était le centre ville. En outre, cette colline possède des vestiges archéologiques comme une forteresse, un village médiéval et une colonie celte datée du 4ème siècle av. jc.

[8] Le Monastère Santa Maria la Real de Nájera est situé sur la commune de Nájera, dans la communauté autonome de la Rioja en Espagne.