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Baudouin de Champagne

jeudi 12 septembre 2019, par ljallamion

Baudouin de Champagne

Diplomate, chambellan et conseiller Louis XII et François 1er

La bataille de Verneuil représentée dans une enluminure du manuscrit de Martial d'Auvergne, Les Vigiles de Charles VII, vers 1484, BnF, département des manuscrits.Il combattit à la bataille de Verneuil [1] en 1424 pendant laquelle moururent tous ses frères.

Il fut seigneur de Paray, de Tucé [2] et de La Guierche [3] et gouverneur de la vicomté de Beaumont [4].

Marié à Jeanne de Tucé, il prit le nom de Baudouin de Tucé. Il était chevalier, chambellan [5] de Sicile du roi Louis III d’Anjou . Il représenta notamment ce roi lors d’un voyage à Venise.

Il fut capitaine du Mans et, à ce titre, il défendait la ville du Mans lorsqu’elle fut prise par les Anglais de Thomas Montaigu, comte de Salisbury [6], en 1425 et qui la reprit avec l’aide de Étienne de Vignolles, compagnon d’armes de Jeanne d’Arc, en 1427.

Il fut aussi capitaine de Tours et bailli [7] de Touraine [8] de 1431 à 1440.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Baudouin de Champagne/ Portail du Moyen Âge tardif/ Seigneur du Moyen Âge

Notes

[1] La bataille de Verneuil fut une bataille de la guerre de Cent Ans, qui se déroula le 17 août 1424, à 3 km au nord de Verneuil, à proximité du Château de Charnelles, en Normandie. Elle se solda par une victoire de l’armée anglaise.

[2] La maison de Tucé a possédé la seigneurie de Tucé (actuelle commune de Lavardin (Sarthe)) et la baronnie de Milesse (La Milesse) jusqu’en 1529 mais aussi des seigneuries plus petites comme Courmenant pour les fiefs de Monpion et de Leurson (à Domfront-en-Champagne et Conlie), Villiers (à Saint-Remy et Crissé), Lantonnière (à Degré), Aillères, la châtellenie de Bouëres (à Coulans-sur-Gée) et celle de La Guierche. Une branche de cette famille fut à la tête de la seigneurie de Bouër. La maison de Tucé s’est éteinte définitivement avec la mort du général Adrien de Tucé en 1888.

[3] La Guierche est une commune française, située dans le département de la Sarthe

[4] Beaumont-sur-Sarthe est une commune française, ancienne cité médiévale, située dans le département de la Sarthe. La vicomté de Beaumont entra dans la Maison de Brienne avant le mois de février 1253, par le mariage d’Agnès, vicomtesse de Beaumont, dame de La Flèche, de Fresnay, de Sainte-Suzanne et du Lude, fille héritière de Richard II de Beaumont, dernier descendant des premiers vicomtes, avec Louis d’Acre, troisième fils de Jean de Brienne, roi de Jérusalem, empereur de Constantinople, et de Bérangère de Castille-León, sa seconde femme.

[5] Un chambellan ou chambrier est un gentilhomme chargé du service de la chambre d’un monarque ou d’un prince, à la cour duquel il vit.

[6] Le titre de comte de Salisbury, associé à la ville de Salisbury, est un titre de la pairie d’Angleterre à l’histoire complexe. Le titre fut créé pour Patrick de Salisbury par Mathilde l’Emperesse lors de la guerre civile dite « l’Anarchie ». Le titre fut cependant reconnu par son adversaire, le roi Étienne d’Angleterre, puis par son successeur Henri II à son accession en 1154. Guillaume de Longue-Épée, un fils illégitime d’Henri II, fut marié par son demi-frère Richard Cœur de Lion à Ela, la fille et héritière du 2e comte, comtesse de jure. Alice de Lacy, épouse de Thomas de Lancastre, comte de Leicester et Lancastre, hérita du titre. Quand son mari perdit ses titres et fut exécuté pour trahison en 1322, la comtesse rendit ses titres au roi, et ceux-ci s’éteignirent. Le titre fut créé un deuxième fois en 1337 pour William Montagu. Il fut porté par Richard Neville, le Faiseur de rois, et à sa mort, le titre devint dormant car il y avait de nombreux successeurs légitimes potentiels. Il fut donné à George, duc de Clarence en 1472. Quand le duc fut exécuté pour trahison en 1478, le titre fut confisqué. Il fut à nouveau créé pour Édouard de Middleham, le fils de Richard III, qui devint plus tard prince de Galles. À sa mort, le titre s’éteint.

[7] Le bailli était, dans l’Ancien Régime français, un officier de judicature représentant de l’autorité du roi ou du prince dans le bailliage, chargé de faire appliquer la justice et de contrôler l’administration en son nom. Il s’agissait de l’équivalent de nos actuels préfets. La juridiction dont est responsable un bailli s’appelle un bailliage. En France méridionale, le terme généralement utilisé était sénéchal et la circonscription la sénéchaussée. En Provence, les couples de mots « bayle », « baillie » et « viguier », « viguerie » étaient répandus. Les bailliages ont été établis au 12ème siècle sur le domaine royal, notamment par Philippe Auguste. Il était à l’origine porté par des commissaires royaux qui rendaient la justice, percevaient les impôts et recevaient, au nom de la couronne, les plaintes du peuple contre les seigneurs. Leur juridiction, régularisée avec les Capétiens fut d’abord très étendue ; mais l’abus qu’ils firent de leur puissance obligea les rois à la réduire. Vers le 16ème siècle, le rôle du « bailli » était devenu simplement honorifique, le lieutenant général du bailliage et d’autres officiers se répartissant son pouvoir. Néanmoins, leur office était noble et d’épée ; Charles IX, en 1560, les déclara officiers de robe courte.

[8] La Touraine est une des anciennes provinces de France héritière de la civitas turonensis ou cité des Turones, dont elle tire son nom. Les comtes d’Anjou et de Blois, maîtres politiques de la Touraine, sont longtemps plus puissants que les rois capétiens, mais la généralisation de la seigneurie franco-flamande et son besoin de garantie de paix réhabilitent le pouvoir central longtemps oublié. Au terme d’une reprise capétienne séculaire, Philippe Auguste s’impose face à la prestigieuse dynastie Plantagenêt après 1216. Toute la Touraine (et pas seulement la portion de la ville de Saint Martin de Tours) et quelques places fortes est sous l’égide de la maison royale de France.