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L’histoire pour le plaisir

Geoffroi de Porhoët

jeudi 8 août 2019, par ljallamion

Geoffroi de Porhoët (vers 1116-1131)

Vicomte de Porhoët

Domaines des Porhoët au 15ème siècle.Second fils de Eudes ou Eudon 1er vicomte de Rennes [1] et seigneur de Porhoët [2] et de son épouse Emma ou Anne de Léon.

Il succède à la tête de la vicomté de Porhoët [3] à son frère Joscelin II mort vers 1114.

En 1127 il accepte de céder à son cadet, Alain 1er de Rohan la partie sud du comté sur la rive droite de l’Oust [4], sauf Ploërmel [5] et les environs de Josselin [6], ce qui devient alors la vicomté de Rohan [7].

Il reçoit du roi Henri 1er d’Angleterre des domaines dans le Devonshire [8]. Avant de mourir il prend l’habit monastique et donne aux moines de Saint-Martin de Josselin [9] sa part de dîmes [10] de la paroisse de Guillac [11].

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Frédéric Morvan Les Chevaliers bretons. Entre Plantagenets et Capétiens du milieu du XIIe au milieu du XIIIe siècle COOP Breizh 2014

Notes

[1] Rennes est une commune de l’Ouest de la France, chef-lieu du département d’Ille-et-Vilaine et de la région Bretagne. La ville se situe en Haute Bretagne partie orientale de la Bretagne à la confluence de l’Ille et de la Vilaine. Située sur l’arc atlantique européen, à 55 kilomètres des côtes de la Manche. L’histoire de Rennes couvre une période de plusieurs siècles. À l’époque gallo-romaine, la cité fondée par les Riedones porte le nom gaulois de Condate. La ville voit son pouvoir politique s’accroître au Moyen Âge en devenant successivement forteresse des Marches de Bretagne puis capitale du duché de Bretagne. Sous l’Ancien Régime, l’union de la Bretagne à la France range progressivement Rennes au rang de grande ville provinciale. L’implantation du Parlement de Bretagne à Rennes au 16ème siècle puis du palais du Parlement de Bretagne au 17ème siècle a cependant permis à la Bretagne de conserver jusqu’à la Révolution française une certaine autonomie à l’égard du pouvoir royal de l’époque.

[2] Le Porhoët est un pays historique au centre de la Bretagne, correspondant initialement au pagus trans sylvam (« d’Outre-Forêt » ou Porhoët), autour de Mûr-de-Bretagne, qui était un pagus, c’est-à-dire une subdivision administrative de la Domnonée, situé de part et d’autre de l’Oust, affluent de rive droite de la Vilaine.

[3] La vicomté puis comté de Porhoët a pour origine un fief constitué dans l’ouest du comté de Rennes par le vicomte Eudes ou Eudon cité en 987 qui vivait sous le règne de Conan 1er de Bretagne.

[4] L’Oust est une rivière de l’ouest de la France, principal affluent de la Vilaine qu’elle rejoint à Redon en rive droite. Son cours, long de 145 km, est entièrement situé en Bretagne dans les départements des Côtes-d’Armor, du Morbihan et d’Ille-et-Vilaine. La rivière, dont une grande partie du cours est artificielle, fait partie intégrante, sur plus de 80 kilomètres, du canal de Nantes à Brest ; sa vallée revêt de pittoresques aspects lorsque, près de sa confluence avec la Vilaine, la rivière traverse l’Armorique appalachienne et offre un tracé en baïonnette formant une cluse.

[5] Ploërmel est une commune française située dans le département du Morbihan. À la fin du 12ème siècle, Ploërmel avec sa modeste châtellenie qui s’étend sur une dizaine de paroisses, est l’une des composantes de l’important domaine du duché de Bretagne, la seule alors du centre Bretagne. La ville va ensuite être honorée jusqu’au 16ème siècle de la présence des Ducs de Bretagne pour sa position stratégique. Au 16ème siècle, elle entre dans le domaine royal.

[6] Josselin est une commune française, située dans le département du Morbihan. La ville de Josselin est située sur les rives de l’Oust, une rivière dont le cours canalisé constitue une section du canal de Nantes à Brest. Josselin se situe à 44 km de Vannes, 73 km de Lorient et 81 km de Rennes. Josselin est une ville probablement créée aux alentours de l’an mille par Guéthénoc, fils du duc de Bretagne Conan 1er le Tort. Ce vicomte de Porhoët aurait fait construire en ce lieu un premier château en bois vers l’an 1008 et qui sera détruit par le roi Henri II Plantagenêt en 1168. Son fils Goscelinus donne son nom à la nouvelle forteresse, Castellum Goscelini, d’où Château Josselin puis Josselin, le bourg castral qui offre une relative sécurité.

[7] La maison de Rohan est une famille subsistante de la noblesse française, originaire de Bretagne, où elle tient son nom de la terre de Rohan, dans le Morbihan. Elle est issue en ligne agnatique des vicomtes de Porhoët, dont la filiation suivie remonte à 1028. Elle fut au Moyen-Âge l’une des familles les plus puissantes du duché de Bretagne. Elle a formé plusieurs branches dont seule subsiste la branche de Rohan-Rochefort, ducs de Montbazon, ducs de Bouillon et princes autrichiens de Rohan, établie au début du 19ème siècle en Autriche

[8] Le comté du Devon a succédé à l’ancien royaume britton de Domnonée. Après sa conquête par les Anglo-Saxons, la Domnonée fut intégrée partiellement au royaume de Wessex aux 8ème et 9ème siècles. La frontière occidentale avec les Cornouailles a été établie au fleuve Tamar en 936 par le roi anglais Æthelstan.

[9] L’église Saint-Martin est une église catholique située à Josselin, dans le département du Morbihan. Construite au premier quart du 12ème siècle puis au 16ème siècle, 17ème siècle et 19ème siècle, elle fut avant tout l’église prieurale du monastère, le prieuré Saint-Martin de Josselin, avant de devenir église paroissiale vers 1400. Elle sert de lieu de sépulture aux comtes de Porhoët du 12ème siècle au 13ème siècle

[10] La dîme ou dime ou décime est une contribution, habituellement en soutien d’une œuvre chrétienne. Autrefois, elle était un impôt spirituel que les juifs devaient payer pour aider les démunis (orphelins, veuves, étrangers) et les serviteurs de Dieu, selon la loi. Les dîmes ont été imposées par l’Église catholique avant le 7ème siècle. Elles sont mentionnées dans le concile de Tours en 567 et celui de Mâcon en 585, et elles ont été officiellement reconnues et généralisées en 779. Les paysans devaient « offrir » un dixième de leur récolte, alors que les artisans devaient « offrir » un dixième de leur production. Ces dîmes pesaient sur des produits très variés tels que les grains, le vin, les fruits des arbres, les petits des animaux, le foin, le lin, la laine, le chanvre, les fromages.

[11] Guillac est une commune française située dans le département du Morbihan