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Louis de Lorraine dit Louis II de Lorraine ou le cardinal de Guise puis de Lorraine

dimanche 7 juillet 2019, par ljallamion

Louis de Lorraine dit Louis II de Lorraine ou le cardinal de Guise puis de Lorraine (1555-1588)

Archevêque-duc de Reims de 1574 à 1588

Louis de Lorraine dit Louis II de Lorraine ou le cardinal de Guise puis de Lorraine Il appartenait à la maison de Guise [1], branche cadette de la maison de Lorraine, qui joua un rôle de premier plan dans la vie politique française au 16ème siècle.

Troisième fils de François 1er duc de Guise, et d’ Anne d’Este , fille de Renée de France.

Louis de Guise, alors âgé de seulement 19 ans, est nommé archevêque-duc de Reims [2] le 26 décembre 1574, succédant à son oncle le cardinal de Lorraine. Il est nommé abbé de Saint-Denis la même année, puis créé cardinal par le pape Grégoire XIII le 21 février 1578. Il prend alors le nom de cardinal de Guise.

Il fut sacré le 13 mars 1580 par Charles 1er de Bourbon, cardinal de Vendôme , assisté de Mgrs Geoffroy de La Marthonie évêque d’Amiens [3] et Claude d’Angennes de Rambouillet évêque de Noyon [4].

Le cardinal de Guise a pris une part active aux guerres menées par la Sainte-Ligue [5] aux côtés de son frère le duc de Guise, Henri 1er de Guise dit Henri le Balafré .

Il est assassiné sur ordre du roi Henri III, au château de Blois , le 24 décembre 1588, le lendemain de l’assassinat de son frère, le duc de Guise et fut comme lui brûlé, les cendres jetées à la rivière.

Le pape Sixte Quint, sous prétexte qu’il ne pouvait accepter un crime perpétré sur un cardinal, lança un monitoire d’excommunication contre le roi de France le 5 mai 1589 en guise d’avertissement. Il s’agissait surtout de mettre la pression sur le roi pour l’empêcher de se réconcilier avec le protestant Henri de Navarre. Henri III tenta de justifier ses actes en prétextant des dangers que les Guise auraient représentés pour la couronne.

Il eut un fils illégitime Louis de Guise .

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu du texte de Arnaud Bunel, « Héraldique européenne » [archive], Maison de Lorraine, sur www.heraldique-europeenne.org, 1997-2011

Notes

[1] La maison de Guise était une famille illustre de la noblesse française. Branche cadette de la maison de Lorraine, elle marqua l’histoire de France pendant les guerres de religion. La Maison de Guise est fondée par Claude de Lorraine, second fils du duc René II de Lorraine qui lui légua toutes les possessions "françaises" de la Maison de Lorraine, dont Guise. Claude de Guise fut naturalisé français et créé duc et pair par François 1er, il fut le premier duc de Guise. Sa fille Marie de Guise épousa le roi Jacques V d’Écosse, et fut régente d’Écosse durant la minorité de leur fille Marie Stuart.

[2] Le premier texte précis concernant le diocèse de Reims date du concile d’Arles en 314 : parmi les 16 évêques figurant à ce concile se trouvaient ceux de Reims (Bétause) et de Trèves, provinces de la Gaule belgique. D’après la tradition, l’évêché de Reims fut fondé vers 250 par les saints Sixte et Sinice. Aucun de leurs successeurs ne fut plus célèbre que saint Remi, mort en 533, après 74 ans d’épiscopat. Une des prérogatives des archevêques de Reims fut de sacrer les rois de France, avec l’huile de la Sainte Ampoule. Dans la cathédrale de Reims actuelle, de Louis VIII à Charles X, vingt-cinq rois de France furent sacrés. L’archevêque reçut le titre de primat de Gaule belgique en 1089. En 1023, l’archevêque Ebles acquit définitivement le comté de Reims, qui fut érigé en duché-pairie entre 1060 et 1170.

[3] Le diocèse d’Amiens est un diocèse de l’Église catholique en France. Érigé au 3ème siècle, c’est un des diocèses historiques de Picardie. En 1789, il couvrait l’Amiénois, le Ponthieu et le Vimeu, trois pays traditionnels de Haute-Picardie. De 1801 à 1822, il couvre les départements de l’Oise et de la Somme. Depuis 1822, il ne couvre plus que celui de la Somme. Suffragant de l’archidiocèse métropolitain de Reims, il relève de la province ecclésiastique de Reims qui couvre les régions Champagne-Ardenne et Picardie.

[4] Pendant la période où l’évêché se trouve à Vermand, cette cité occupe dans la Notice des provinces de la Gaule, le troisième rang, après la métropole, parmi les cités de la province de Belgique seconde. La date de fondation de cet évêché n’est pas établie avec certitude, car les premiers noms de la liste paraissent douteux. Les sources permettent de mettre en évidence de l’existence certaine d’un évêque dans la seconde moitié du 5ème siècle, car la vie de Médard évoque une école épiscopale où le futur évêque fut éduqué. Le transfert du siège épiscopal de Vermand à Noyon reste un épisode obscur. La tradition l’explique par la ruine de Vermand par les Barbares, vers le milieu du 5ème siècle. Cependant, saint Médard ne s’installe à Noyon qu’après 531 : il semble s’agir d’un choix personnel, car Médard était originaire d’un village voisin de Noyon, ou d’un choix politique, pour se rapprocher de la capitale mérovingienne de Soissons. À cette époque, il ne s’agit pas d’un transfert du siège épiscopal, car Vermand continue d’être considéré comme tel. La mention d’un « évêque de Noyon » n’est pas antérieure au 7ème siècle. En 532, Médard fut élu évêque de Tournai et les deux sièges restèrent unis jusqu’en 1146, année où le pape Eugène III sépara de nouveau les deux églises et rendit à Tournai son évêque particulier. Peu de temps après, vers 1160 environ, l’évêché de Noyon, en compensation sans doute de la perte du diocèse de Tournai, fut érigé en comté-pairie, faisant ainsi partie des six évêchés-comtés ou duchés attachés à la charge de pair du royaume. Cette triple distinction perdurera jusqu’à la Révolution

[5] La Ligue catholique, la Sainte Ligue ou la Sainte Union est le nom donné pendant les guerres de Religion à un parti de catholiques qui s’est donné pour but la défense de la religion catholique contre le protestantisme. Son succès est tel qu’elle devient un danger pour la monarchie. En 1588, elle parvient à chasser le roi Henri III de la capitale. La Ligue décline petit à petit devant les victoires du roi Henri IV. Elle constitua un des plus grands dangers que connut la monarchie française avant l’avènement de l’absolutisme, avec la Fronde, au siècle suivant, dont les acteurs gardèrent présente à l’esprit la Ligue, comme modèle ou comme repoussoir.