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L’histoire pour le plaisir

Bessas (général)

samedi 8 juin 2019, par ljallamion

Bessas (général) (av. 480-ap. 554)

Général de l’Empire romain d’Orient

Carte de la frontière byzantino-perse.Issu d’une famille gothique [1] noble établie en Thrace [2]. Il est surtout connu du fait de ses participations aux guerres de Justinien, s’illustrant contre les Sassanides [3] dans la guerre d’Ibérie [4] et, sous la direction de Bélisaire, lors de la guerre gothique [5]. Il faisait partie des Goths qui refusèrent de suivre Théodoric le Grand quand il décida de conquérir l’Italie en 488 alors détenue par Odoacre. Il rejoignit l’armée impériale dans sa jeunesse.

En 531, lors de la guerre d’Ibérie. Il est alors nommé dux Mesopotamiae [6] et siège à Martyropolis [7]. Dans le cadre de cette mission, Bessas conduisit 500 cavaliers contre la force perse située à la frontière, comprenant 700 soldats d’infanterie et cavaliers dirigés par les généraux Gadar et Yazdgerd. Les Byzantins engagèrent les Perses dans une bataille sur les rives du Tigre [8] et les mirent en déroute, tuant Gadar et faisant prisonnier Yazdgerd.

Bessas poursuivit en lançant un raid contre la province d’Arzanène [9] et revint ensuite à Martyropolis. En représailles de ce succès byzantin, le chah Kavadh 1er envoya contre Martyropolis une grande armée commandée par trois généraux d’expérience, Bawi, Mihr-Mihroe et Kanarang. Les Perses assiègent la cité durant l’automne, creusant des tranchées et des mines mais la garnison, dirigée par Bessas et Bouzès, tint bon. Finalement, l’approche de l’hiver et l’arrivée d’importants renforts byzantins à Amida [10], ainsi que la nouvelle de la mort de Kavadh poussèrent les Perses à lever le siège.

Peu après ce repli, une force de Sabires [11], des mercenaires au service des Perses, envahirent le territoire byzantin, lançant des raids jusqu’à Antioche [12]. Toutefois, Bessas intercepta l’une de ces expéditions et la détruisit, capturant 500 chevaux et la plupart du butin.

En 535, Bessas fut nommé comme l’un des lieutenants de Bélisaire avec Constantin et Péranius, dans le cadre de son expédition contre le royaume ostrogoth d’Italie [13]. Il accompagna Bélisaire lors des premières phases de la campagne, de la reconquête de la Sicile au siège de Naples. Il était présent lors de la chute de cette cité en novembre 536.

De là, l’armée byzantine avança vers Rome qui fut prise sans combats. Bélisaire envoya alors Constantin et Bessas s’emparer des villes environnantes mais quand il apprit que le nouveau roi des Goths, Vitigès, marchait vers Rome, il les rappela.

Bessas s’attarda quelque temps près de la ville de Narni [14] qui contrôlait la Via Flaminia [15], menant de Ravenne [16] à Rome. C’est là qu’il vainquit l’avant-garde des Goths dans une embuscade.

Durant le siège de Rome par les Goths en 537-538, Bessas commanda les troupes à la porte Praenestina et se distingua lors de plusieurs embuscades. Rien n’est connu de ses actions dans les événements qui interviennent jusqu’en 540, si ce n’est qu’il fut probablement élevé au rang de patrice [17].

Au début de 538, Bessas protégea Bélisaire lorsque le général Constantin tenta de le tuer lors d’une dispute. Toutefois, en 540, lorsque Bélisaire se préparait à entrer dans Ravenne sous le prétexte d’accepter l’offre des Goths de devenir empereur d’Occident, il sentit qu’il ne pouvait pas faire confiance à Bessas.

De ce fait, il l’envoya, avec d’autres généraux tels que Jean (neveu de Vitalien) et Narsès, occuper des positions éloignées en Italie.

Après le départ de Bélisaire de l’Italie au milieu de l’année 540, Justinien ne nomma pas de général en chef pour remplacer Bélisaire et de ce fait, les différents généraux byzantins restés en Italie ne parvinrent pas à coordonner leurs actions. Alors qu’ils soumettaient les derniers Ostrogoths situés au nord de l’Italie, ils se retirèrent dans des cités fortifiées tandis que les Goths nommaient un nouveau chef Hildebad. Ce dernier se mit à marcher vers Trévise [18] et mis en déroute une force dirigée par Vitalius, à la suite de quoi Bessas avança avec ses troupes jusqu’à Placentia [19].

À la fin de l’année 541, après que Totila devint roi des Goths, Bessas et d’autres commandants byzantins se rassemblèrent à Ravenne pour unir leurs efforts. Toutefois, les troupes impériales sont repoussées de Vérone [20] et vaincues lors de la bataille de Faventia [21] par Totila. Les Ostrogoths purent ensuite envahir la Toscane [22] et menacer Florence [23], tenue par le général Justin. Bessas, aux côtés de Jean et Cyprien, marchèrent au secours de Justin.

Les Goths décidèrent de battre en retraite à l’approche des Byzantins mais alors que ces derniers les poursuivaient, ils se retournèrent contre eux et les contraignirent à la fuite. Après cette nouvelle défaite, les généraux byzantins se dispersèrent encore dans différentes cités. Ainsi, Bessas se réfugia à Spolète [24].

Commandant de la garnison de Rome, Avec le général Conon, il était responsable de la défense de la ville lors du siège de Rome en 546. Au cours de cet événement, il se contenta d’une défense passive, refusant de mener des sorties hors de la ville, même quand Bélisaire, revenu d’Orient, débarqua avec des renforts à Portus [25]. De ce fait, les tentatives de Bélisaire pour secourir les assiégés échouèrent et fut largement responsable du sac de Rome en 546.

Du fait de sa conduite lamentable, il fut rappelé à Constantinople frappé de disgrâce.

En 550, après l’échec d’une grande armée byzantine dirigée par Dagisthaeus ou Dagisthée , le magister militum per Armeniam [26], à prendre la forteresse stratégique de Pétra [27], dans le cadre de la guerre en cours contre les Sassanides en Lazique [28]. De manière surprenante et fortement critiquée, Justinien nomma Bessas comme successeur de Dagisthaeus, en dépit de son âge et de son échec à Rome.

Il avait pour mission de conduire la guerre en Lazique. Là, il s’illustra par la reconquête de Pétra mais sa passivité par la suite conduisit Justinien à le démettre de ses fonctions et ses propriétés furent confisquées et il fut envoyé en exil en Abasgie [29].

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu du texte de Patrick Amory, People and Identity in Ostrogothic Italy, 489–554, 1997 (ISBN 0-521-57151-0)

Notes

[1] Les Goths faisaient partie des peuples germaniques. Selon leurs propres traditions, ils seraient originaires de la Scandinavie. Ils provenaient peut-être de l’île de Gotland. Mais ils pourraient également être issus du Götaland en Suède méridionale ou bien du Nord de la Pologne actuelle. Au début de notre ère, ils s’installèrent dans la région de l’estuaire de la Vistule. Dans la seconde partie du 2ème siècle, une partie des Goths migrèrent vers le sud-est en direction de la mer Noire. Dès le 3ème siècle les Goths étaient fixés dans la région de l’Ukraine moderne et de la Biélorussie où ils furent probablement rejoints par d’autres groupes qui ont été plus ou moins intégrés dans la tribu. Les Goths formaient un seul peuple jusqu’à la fin du 3ème siècle. Après un premier affrontement avec l’Empire romain dans le sud-est de l’Europe au début du siècle, ils se séparèrent en deux groupes : les Greuthunges à l’Est et les Tervinges à l’Ouest qui deviendront par la suite les Ostrogoths ou « Goths brillants », à l’Est, et les Wisigoths ou « Goths sages » à l’Ouest.

[2] La Thrace désigne une région de la péninsule balkanique partagée entre la Grèce, la Bulgarie et la Turquie ; elle doit son nom aux Thraces, la peuplade qui occupait la région dans l’Antiquité. Au 21ème siècle, la Thrace fait partie, à l’ouest, de la Grèce, Thrace occidentale, au nord, de la Bulgarie et, à l’est, de la Turquie, Thrace orientale.

[3] Les Sassanides règnent sur le Grand Iran de 224 jusqu’à l’invasion musulmane des Arabes en 651. Cette période constitue un âge d’or pour la région, tant sur le plan artistique que politique et religieux. Avec l’Empire romano byzantin, cet empire a été l’une des grandes puissances en Asie occidentale pendant plus de quatre cents ans. Fondée par Ardashir (Ardéchir), qui met en déroute Artaban V, le dernier roi parthe (arsacide), elle prend fin lors de la défaite du dernier roi des rois (empereur) Yazdgard III. Ce dernier, après quatorze ans de lutte, ne parvient pas à enrayer la progression du califat arabe, le premier des empires islamiques. Le territoire de l’Empire sassanide englobe alors la totalité de l’Iran actuel, l’Irak, l’Arménie d’aujourd’hui ainsi que le Caucase sud (Transcaucasie), y compris le Daghestan du sud, l’Asie centrale du sud-ouest, l’Afghanistan occidental, des fragments de la Turquie (Anatolie) et de la Syrie d’aujourd’hui, une partie de la côte de la péninsule arabe, la région du golfe persique et des fragments du Pakistan occidental. Les Sassanides appelaient leur empire Eranshahr, « l’Empire iranien », ou Empire des Aryens.

[4] L’Ibérie, aussi connue sous le nom d’Ivérie, est le nom donné par les Grecs et les Romains à l’ancien royaume de Karthlie et correspondant approximativement aux parties méridionale et orientale de l’actuelle République de Géorgie. Les Ibères du Caucase forment une base pour le futur État géorgien et, en même temps que les Colches de Colchide, le noyau de la population géorgienne actuelle. La région n’était, jadis, habitée que par quelques tribus qui faisaient partie du peuple appelé « Ibères ».

[5] La guerre des Goths (535-553) est un conflit qui oppose les Byzantins et les Ostrogoths en Italie entre 535 et 553. Cette guerre intervient à la suite de la décision de Justinien 1er en 535 de reconquérir les provinces romaines occidentales perdues à la fin du siècle précédent lors de leur conquête par les Hérules d’Odoacre puis les Ostrogoths de Théodoric le Grand.

[6] duc de Mésopotamie

[7] Silvan appelée Np’rker est le chef-lieu de l’arrondissement de même nom dans la province de Diyarbakır en Turquie. À l’époque byzantine elle était connue sous le nom de Martyropolis. Silvan a été identifié par plusieurs spécialistes comme l’un des deux emplacements possibles (l’autre étant Arzan) de Tigranakert (Tigranocerta), l’ancienne capitale du royaume d’Arménie, qui a été construit par le roi Tigrane le Grand et nommé en son honneur. Les sources chrétiennes (syriaques, arméniennes et grecques) sur la fondation de Martyropolis sont nombreuses. Elle aurait été fondée sur l’emplacement d’un « grand village » appelé Maïferqat (en arménien Np’rkert) par l’évêque Marutha qui avait obtenu l’autorisation du roi de Perse Yazdgard 1er à la fin du 4ème siècle. L’évêque rapporte les dépouilles des chrétiens victimes des persécutions en Perse. C’est ce qui lui vaut son nom de Martyropolis. La ville prend de l’importance comme ville frontière sous Théodose II. Elle est prise par le Sassanide Kavadh Ier en 502. Les fortifications de la ville sont renforcées par l’empereur byzantin Justin 1er ce qui n’empêche pas que la ville retombe aux mains des Sassanides en 589. Les byzantins récupèrent la ville deux ans après et la gardent jusqu’en 639

[8] Le Tigre est un fleuve de Mésopotamie long de 1 900 km. Ce fleuve prend sa source en Turquie comme l’autre grand fleuve de la région l’Euphrate.

[9] L’Aghdzenikou Arzanène est la 3ème province de l’Arménie historique selon Anania de Shirak, et l’un des quatre bdeshkhs (« marche ») du royaume arménien. Son territoire est aujourd’hui situé en Turquie orientale.

[10] Diyarbakır est une ville du sud-est de la Turquie. Elle était également appelée Amida sous l’Empire romain. Les Kurdes constituant la majeure partie de la population de la ville la considèrent comme la capitale du Kurdistan turc, dans le sud-est anatolien. Appelée Amida dans l’Antiquité, ce qui lui vaut son nom de Kara Amid, la « Noire Amida », elle fut la capitale du royaume araméen de Bet-Zamani à partir du 13ème siècle av. jc, puis d’un royaume arménien appelé Cordyène ou Cardyène. La région devint par la suite une province de l’Empire romain ; Amida était au 4ème siècle la principale place forte de Mésopotamie, dans la haute vallée du Tigre. Amida fut un centre religieux lié au patriarcat syriaque-orthodoxe d’Antioche. De cette époque, jusqu’au génocide arménien de 1915, la région est fortement peuplée d’Arméniens. La région comportait également une minorité chaldéenne. La ville d’Amida fut le siège du patriarcat chaldéen de 1681 à 1828.

[11] Les Sabires sont un ancien peuple ayant habité au nord de la mer Caspienne, avant l’arrivée des Avars. Il semble qu’ils fassent partie des peuples turcs, avec éventuellement une origine hunnique. Ils occupaient principalement la steppe pontique. Vers 515, ils lancèrent un vaste raid au sud du Caucase au cours duquel ils attaquèrent indifféremment les Byzantins et les Perses. Après s’être alliés aux Sassanides, il retournèrent leur alliance en 552 en faveur de Byzance et envahirent le Caucase. Peu après, ils furent défaits par les Avars, puis par les Köktürks. Ils disparaissent des sources historiques au 8ème siècle, probablement assimilés par les Khazars et les Bulgares.

[12] Antioche est une ville de Turquie proche de la frontière syrienne, chef-lieu de la province de Hatay.

[13] Le royaume ostrogoth (officiellement royaume d’Italie, Regnum Italiae) a existé de 493 à 553, au cours des grandes invasions alors en pleine phase de mouvement et non de sédentarisation, et succède à l’Empire romain sur son sol natal. Il est fondé sous le règne de Théodoric le Grand (né en Europe centrale) et sa capitale est située à Ravenne, dernière capitale des empereurs d’Occident. En 553, après dix-huit ans de guerres épisodiques, le royaume est reconquis par les armées de Bélisaire et Narsès, généraux de l’Empire romain d’Orient.

[14] Narni est une commune de la province de Terni en Ombrie (Italie). L’ancien nom latin de la ville de Narni est Narnia, fondée en 299 av.jc et devenue municipium en 90 av.jc.

[15] La Via Flaminia ou voie Flaminienne est l’un des deux itinéraires principaux menant de Rome vers l’Adriatique (le second étant la Via Salaria).

[16] la capitale des Ostrogoths

[17] Patrice est un titre de l’empire romain, créé par Constantin 1er. Dans les années 310-320, Constantin abolit le patriciat romain, vieille distinction sociale qui avait ses racines au début de la république romaine. Le titre de patrice est désormais accordé par l’empereur à des personnes de son choix, et non plus à des familles entières. Dès son apparition, le titre de patrice permet à son titulaire d’intégrer la nobilitas, comme le faisait déjà le patriciat républicain. Le titre était décerné à des personnages puissants mais non membres de la famille impériale ; il vient dans la hiérarchie immédiatement après les titres d’Auguste et de César. Ce titre fut ensuite conféré à des généraux barbares au service de l’empire. Le titre fut encore porté par des notables gallo-romains au 6ème siècle. Sous les Mérovingiens, le titre de patrice était donné au commandant des armées burgondes. Les papes l’ont notamment décerné à plusieurs reprises pour honorer des personnages qui les avait bien servis. Le titre fut également conservé dans l’Empire byzantin, et son importance fut même accrue au 6ème siècle par Justinien 1er, qui en fit la dignité la plus haute de la hiérarchie aulique. C’était une dignité accordée par brevet. Dans les siècles suivants, elle fut progressivement dévaluée par la création de nouveaux titres. La dignité de patrice disparut à Byzance au 12ème siècle.

[18] La ville, d’origine romaine (Tarvisium), fut indépendante de 1183 à 1339 puis appartint à Venise. Occupée par les Français en 1797 et chef-lieu, sous Napoléon, du département du Tagliamento, elle revint à l’Autriche en 1814, puis devint italienne (1866).

[19] aujourd’hui et en français : Plaisance

[20] Vérone est une très ancienne ville italienne, dans la région de Vénétie (plaine du Pô), sur les rives de l’Adige, à proximité du lac de Garde. Fondée au 1er siècle av. jc, la ville historique de Vérone a connu des périodes d’expansion aux 13ème et 14ème siècles et sous la République de Venise.

[21] La bataille de Faventia se déroule lors de l’été 542 lorsqu’une armée ostrogothe menée par Totila s’attaque aux forces byzantines pourtant numériquement supérieures de Constantin Alexandre, pendant la résurgence de la résistance goth à la reconquête de l’Italie par les Byzantins.

[22] La Toscane dirigée d’abord par des margraves et des marquis au 9ème et 10ème siècles, devint un ensemble de Cité États à statut républicain oligarchique. Au 15ème siècle, avec Cosme de Médicis, elle est progressivement réunifiée dans une seule entité politique et passe entre les mains de la famille des Médicis, l’une des plus puissantes durant la Renaissance. Cette famille a gouverné la Toscane du 15ème au 18ème siècle. Le Grand-duché de Toscane est fondé officiellement au début du 16ème siècle, lorsque Cosme de Médicis (1519-1574) reçoit le titre de Duc puis de Grand-Duc. Le Grand-duché disparaît en 1801, lorsque Napoléon Bonaparte, le transforme en royaume d’Étrurie. Cependant, le titre de grand-duc de Toscane perdure et est toujours porté par une branche cadette de la famille de Habsbourg Lorraine.

[23] Florence est la huitième ville d’Italie par sa population, capitale de la région de Toscane et siège de la ville métropolitaine de Florence. Berceau de la Renaissance en Italie, capitale du royaume d’Italie entre 1865 et 1870

[24] Le Duché de Spolète avait pour siège Spolète, une ville d’Ombrie en Italie centrale. Ayant conquis la Toscane et l’Ombrie, Alboin érigea ce pays en duché, dont la capitale fut Spolète, qui lui donna son nom. Faroald 1er, capitaine lombard, en reçut l’investiture des mains d’Alboin, en l’an 570, devenant un « dux » (duc). Spolète devint alors le siège d’un assez vaste duché, plus ou moins autonome par rapport aux rois lombards Authari et Agilulf. Siège d’un duché lombard, puis franc et d’une principauté assez importante, Spolète fut finalement incorporée aux États de l’Église en 1213.

[25] Portus ou Portus Augusti est un grand port artificiel de Rome, en Italie, à l’époque antique. Situé sur la rive nord de l’embouchure du Tibre, sur la côte tyrrhénienne, il a été établi par l’empereur Claude dans les années 40 apr. jc puis agrandi par Trajan dans les années 100, en complément du port d’Ostie voisin. Grand port de commerce et de voyageurs, il assurait le ravitaillement de Rome, notamment en blé en provenance du nord du continent africain, et permettait d’abriter les plus imposants bateaux de toute la Méditerranée.

[26] maître des milices d’Arménie

[27] Pétra est une cité nabatéenne préislamique de l’actuelle Jordanie située dans le Wadi Rum. Créée dans l’Antiquité vers la fin du 8ème siècle av. jc par les Édomites, elle est ensuite occupée vers le 6ème siècle av. jc par les Nabatéens qui la font prospérer grâce à sa position sur la route des caravanes transportant l’encens, les épices et d’autres produits précieux entre l’Égypte, la Syrie, l’Arabie du Sud et la Méditerranée.

[28] Le royaume de Lazique, souvent simplifié en Lazique, ou encore Egrisi, est un ancien royaume situé dans l’ouest de la Géorgie entre le 1er siècle av. jc et le 7ème siècle. Il est situé sur une large partie de l’ancien royaume de Colchide, dont il est souvent désigné comme successeur après son intégration dans l’Empire romain. Durant une large partie de son existence, la Lazique était un protectorat de l’Empire byzantin.

[29] L’Égrisie est conquise par l’Empire romain au 1er siècle, et en fit partie jusqu’au 7ème siècle, alors que cet empire, christianisé sous le règne de l’empereur byzantin Justinien 1er au milieu du 6ème siècle, devient byzantin. Au 7ème siècle les régions caucasiennes de l’Empire deviennent des principautés autonomes : l’Abasgie est l’une d’elles. Au 9ème siècle, l’Abasgie s’unit au royaume géorgien d’Iméréthie et prend le nom d’Abkhazie