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Eudaf Hen ou Octavius dit Eudaf le Vieux

dimanche 10 février 2019, par ljallamion

Eudaf Hen ou Octavius dit Eudaf le Vieux (mort vers 380/390)

Roi semi-légendaire de Bretagne insulaire

Carte ancienne de Grande-BretagneSelon Geoffroy de Monmouth Constantin 1er, est devenu le roi des Bretons [1] après la mort de son père Constance Chlore.

Lorsqu’il est proclamé empereur romain à York [2] il doit quitter la Bretagne insulaire qu’il confie à des proconsuls [3]. Octavius, duc des Gewissae [4], se rebelle contre la domination romaine, massacre les proconsuls et se proclame roi.

Constantin répond en envoyant trois légions en Bretagne sous le commandement de son grand-oncle Trahern, le frère du défunt roi Coel Hen et oncle de sa mère Hélene. Trahern débarque à Kaerperis qu’il enlève en 2 jours.

Octave rassemble ses forces pour combattre les légions romaines. Octave attaque Trahern non loin de Winchester [5] et est victorieux. Trahern s’enfuit en Alba [6]) qu’il dévaste, Octavius le poursuit.

Ils se rencontrent dans le Westmorland [7], et Octavius vaincu est obligé de revenir en Bretagne. Trahern se proclame roi, tandis qu’Octavius recherche l’aide de Gunbert roi de Norvège.

En Bretagne insulaire, les partisans d’Octavius tendent une embuscade à Trahern et le tue près de Londres, permettant à Octavius de revenir.

Une fois sur place il disperse les forces romaines et reprend le trône de Bretagne, et acquiert une telle quantité d’or et d’argent qu’il ne craignait personne. Il règne jusqu’à l’époque de Gratien et de Valentinien II.

Accabler par l’âge et voulant assurer l’avenir de son peuple Octavius demande à ses conseillers qui devrait-il placer sur le trône. Certains préconisent de marié sa fille avec un noble romain d’autre de choisir son neveu Conan Mériadec.

Finalement, Caradoc, duc de Cornouailles [8], suggère à Octavius de faire épouser sa fille unique Helen au nouvel empereur romain, Maximianus c’est-à-dire Magnus Maximus, qui était le fils de Joelinus oncle de Constantin 1er, unissant ainsi la couronne de Bretagne à l’empire romain.

Octavius donne son accord, et Mauric fils de Caradoc est envoyé à Rome avec la proposition de mariage. C’est alors que Conan Mériadec un neveu d’Octavius, s’oppose à l’union et attaque Maximien lorsqu’il arrive en Bretagne.

Caradoc restaure la paix et Octavius abdique en faveur de Maximianus et Conan Mériadec reçoit ensuite la Petite Bretagne [9].

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Eudaf Hen »/traduit par mes soins

Notes

[1] La Bretagne ou Britannie (Britannia en latin) est la province romaine qui, du premier au quatrième siècle, couvrait une partie de l’île de Grande-Bretagne correspondant à des territoires qui devinrent par la suite ceux de l’Angleterre, du pays de Galles et du sud de l’Écosse.

[2] York est une ville du nord de l’Angleterre. Située à la confluence de deux rivières, l’Ouse et la Foss, elle donne son nom au comté du Yorkshire. Fondée par les Romains sous le nom d’Eboracum, elle est l’une des villes majeures du royaume anglo-saxon de Northumbrie, puis la capitale du royaume viking de Jórvík. Elle est également le siège d’un archevêché de l’Église d’Angleterre. Après l’arrivée des Anglo-Saxons, York devint l’une des principales villes du royaume de Northumbrie sous le nom vieil anglais Eoforwic. Le roi Edwin y fut baptisé en 627. Elle devint le siège d’un évêché, puis d’un archevêché en 735. Tombée aux mains de la Grande Armée en 866, elle fut la capitale d’un royaume viking de 876 à 954 sous le nom de Jórvík, date de sa conquête définitive par le royaume d’Angleterre. Le 20 septembre 1066, Harald Hardrada s’empara de la ville, mais fut tué cinq jours plus tard par le roi Harold Godwinson à la bataille de Stamford Bridge, vainqueur qui devait périr à son tour à la bataille de Hastings peu de temps après. En 1190, Richard de Malbis et d’autres nobles d’York qui envisageaient de se joindre à Richard dans la troisième croisade profitèrent d’un incendie qui avait éclaté en ville pour faire courir une rumeur contre les Juifs. Les maisons de Benoît et Joce furent attaquées et ce dernier obtint la permission du gardien du château d’York d’y évacuer sa famille et l’ensemble des Juifs, probablement dans la tour de Clifford. Assaillis par la foule, les Juifs prirent peur et ne laissèrent pas rentrer le gardien qui avait quitté la tour. Il en appela au shérif, qui fit venir la milice du Comté. La tour de Clifford fut assiégée plusieurs jours. Un moine fit la cérémonie de sacrement chaque matin autour des murs comme pour sacraliser la lutte. Il fut écrasé d’une pierre jetée par les Juifs assiégés ; la colère de la foule devint alors une folie forcenée. Quand les Juifs de la tour de Clifford virent qu’ils n’avaient aucune alternative autre que de se soumettre au baptême ou périr aux mains de la foule, Yom-Tob ben Isaac de Joigny, tossafiste français et nouveau chef de la communauté, les exhorta à se tuer eux-mêmes plutôt que de succomber à la cruauté de leurs ennemis. Ceux qui étaient en désaccord furent autorisés à se retirer. Les autres se donnèrent la mort, après avoir mis le feu à leurs vêtements et marchandises pour éviter que ceux-ci ne tombent dans les mains de la foule.

[3] La fonction de proconsul dans la Rome antique correspond à la notion actuelle de gouverneur. Étymologiquement, ce terme vient du préfixe latin pro, à la place de, et consul. Le premier cas de proconsulat historiquement cité par Denys d’Halicarnasse date de 464 av. jc, lorsque Titus Quinctius Capitolinus Barbatus reçut le pouvoir de diriger une armée (imperium) pour aller au secours d’un consul assiégé. Il s’agit alors d’une solution improvisée sous la pression des événements. La fonction réapparaît avec l’agrandissement de la République romaine au 4ème siècle av. jc, lorsqu’un consul doit finir une campagne militaire ou doit gouverner un territoire au-delà de la durée normale de son mandat de consul (un an). Son pouvoir (imperium consulaire) est alors prolongé, en général pour une durée d’un an et toujours sur un territoire précis, le plus souvent une province. Le terme « proconsul » tient au fait que son titulaire exerçait un pouvoir consulaire ; cependant, tous les proconsuls n’étaient pas forcément d’anciens consuls.

[4] Dans l’histoire anglaise, le terme Gewissae désigne un regroupement de tribus du haut bassin de la Tamise qui formèrent une des composantes du royaume du Wessex. Ce nom signifie approximativement "ceux qui sont dignes de confiance". En réalité, on ne sait ce que désigne originellement le terme Gewissae. Plusieurs hypothèses ont été proposées :
- Des mercenaires germaniques établis autour de Dorchester-on-Thames. Leur nom signifierait alors " les fidèles".
- Une force militaire bretonne, dont le nom signifierait "les compatriotes".
- Les habitants de la région de Gloucester. Leur nom serait une corruption de "Gleuissae".
- Les habitants du Gwent.

[5] Winchester est la ville capitale du comté de Hampshire, au sud de l’Angleterre. Elle devient la grande capitale du royaume du Wessex du 6ème siècle au 9ème siècle, puis d’Angleterre jusque sous les premiers rois normands au 11ème siècle. Elle reste une des résidences principales des rois jusqu’à George 1er, tout en s’affirmant un des évêchés les plus riches d’Angleterre. Son évêque, qui siège à la chambre des Lords, a aujourd’hui le cinquième rang dans la hiérarchie anglicane.

[6] c’est-à-dire en Écosse

[7] Le Westmorland est un comté traditionnel d’Angleterre.

[8] Le titre de comte de Cornouailles a été créé plusieurs fois dans la pairie d’Angleterre avant 1337. Il a ensuite été remplacé par le titre de duc de Cornouailles, qui fut alors porté par les héritiers présomptifs du trône d’Angleterre. Guillaume le Conquérant donna pratiquement toutes les terres de Cornouailles à son demi-frère Robert de Mortain, en récompense de sa participation à la bataille de Hastings. Néanmoins, il n’y a pas de preuve qu’il ait reçu officiellement le titre de comte de Cornouailles.

[9] La Bretagne. À la fin de l’Empire romain, elle connaît un afflux de population dû à l’immigration massive de Bretons insulaires dans une partie de l’ancienne Armorique gauloise. Ceux-ci créent un royaume au 9ème siècle, qui devient ensuite un duché