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Alcime

jeudi 15 mars 2018

Alcime (mort en 159 av.jc)

Grand prêtre d’Israël de 162 à 159av.jc

Grand prêtre [1] lors de la révolte des Maccabées [2]. Il était descendant d’ Aaron , sans être de la lignée des grands prêtres qui occupèrent la fonction à l’époque perse et au début de l’époque hellénistique.

Après l’exécution du Grand Prêtre Ménélas à Beroé [3] en 162 av.jc, Alcime reçoit la fonction de Grand Prêtre d’Antiochos V. Alcime appartenait au parti hellénisé [4], opposé à celui des Maccabées, mais les universitaires reconnaissent en lui un juif authentique, non assimilé par le monde grec. D’abord reçu favorablement par les Juifs en raison de son ascendance aaronide, il finit par s’en faire détester par ses cruautés.

Lorsque Démétrios 1er Sôter s’évade de Rome et prend le pouvoir à la place d’Antiochos V, Alcime prend le parti de Démétrios. Il reçoit alors le soutien de Bacchidès, gouverneur de Syrie. En 161, Alcime, déjà destitué, s’adresse à Démétrios. Celui-ci envoie une armée à Jérusalem dirigée par Bacchidès pour le restaurer dans sa fonction de Grand Prêtre.

Pendant l’hiver 161/160, Bacchidès nomme Alcime maître de la province de Judée [5] et rentre à Antioche [6]. Le régime de terreur instauré par Alcime conduit à une reprise de la guerre civile. Simon Maccabée profite du départ de Bacchidès pour attaquer. Il défait Alcime, et le force à s’enfuir en Syrie [7].

Là, il convainc Démétrios de lever une nouvelle armée conduite par Nicanor , qui est vaincue par les forces de Simon dans la bataille de Hadassah*, près de Beït-Horon*. Lors de cette bataille, Nicanor est tué. Une troisième armée, de nouveau sous le commandement de Bacchidès, est envoyée et Alcime fut rétabli, sécurisé cette fois-ci par une importante garnison qui lui est laissée. Cependant, il ne profite pas longtemps de son triomphe, et meurt d’une paralysie en 159 av. jc.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Alcime/ Portail Israël antique et Juifs dans l’Antiquité/Catégories : Grand prêtre d’Israël

Notes

[1] Le grand prêtre est le titre que portait le premier des prêtres dans la religion israélite ancienne et dans le judaïsme classique, depuis l’émergence de la nation israélite jusqu’à la destruction du Second Temple de Jérusalem. Les grands prêtres, comme d’ailleurs tous les prêtres, appartenaient à la lignée d’Aaron. Pendant la période du Second Temple, le grand prêtre exerça souvent la charge de président du Sanhédrin. Son rôle déclina avec l’occupation romaine (à partir de 63 av. jc) puis la fonction de grand Prêtre disparut avec la destruction du Second Temple.

[2] La Révolte des Maccabées est à la fois une révolte juive contre la dynastie hellénistique des Séleucides, et un conflit interne au peuple juif opposant des traditionalistes hostiles à l’évolution de la tradition juive au contact de la culture grecque et des Juifs hellénisants plus favorables au métissage culturel. Cet épisode, qui se situe au 2ème siècle av. jc, entre 175 et 140, est raconté dans les deux premiers livres des Maccabées et a conduit à la fondation de la dynastie des Hasmonéens.

[3] Véria ou Bérée, Béroia est une ville de Grèce, en Macédoine-Centrale existant depuis l’Antiquité. Berceau de la dynastie antigonide, siège du koinon des Macédoniens, c’est une ville florissante aux époques romaine et médiévale. Entre l’an 50 et 52 de l’ère chrétienne, durant son second voyage apostolique, Paul de Tarse passe par Véria, après avoir dû quitter Thessalonique dans la précipitation, car certains juifs, agacés par son prosélytisme, l’y accusaient de présenter le prophète Jésus de Nazareth en « roi », autre que l’empereur romain, ce qui était considéré par les Romains comme séditieux. Passant de Thessalonique à Véria en compagnie de Silas et Timothée, il prêche dans la synagogue où son enseignement est bien reçu

[4] en faveur des séleucides

[5] La Judée ou Iudaea est une province romaine créée en l’an 6 sur une partie du territoire des royaumes hasmonéen et hérodien. Elle tire son nom du royaume israélite de Juda. Elle couvre les régions de Judée, de Samarie et d’Idumée.

[6] Antioche est une ville de Turquie proche de la frontière syrienne, chef-lieu de la province de Hatay.

[7] Dans la ville excavée d’Ebla, dans le nord-ouest de la Syrie, les archéologues ont découvert les vestiges d’un grand empire sémite, qui va du nord de la mer Rouge à la Turquie et jusqu’en Mésopotamie dans sa partie orientale. Cet empire remontant de 2500 à 2400 ans av. jc fait de la langue d’Ebla la langue sémitique la plus ancienne. La Syrie compte d’autres grands sites archéologiques comme celui de Mari où fut retrouvé un code comparable au Code de Hammurabi à Babylone, Ougarit et Doura Europos. La Syrie fut occupée successivement par les Cananéens, les Phéniciens, les Hébreux, les Araméens, les Assyriens, les Babyloniens, les Perses, les Grecs, les Arméniens, les Romains, les Nabatéens, les Byzantins, les Arabes, et partiellement par les Croisés, par les Turcs Ottomans et enfin par les Français à qui la SDN confia un protectorat provisoire pour mettre en place, ainsi qu’au Liban, les conditions d’une future indépendance politique.