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Françoise Charlotte de Montalais

jeudi 8 mars 2018

Françoise Charlotte de Montalais (1633-1718)

Comtesse de Marans-Dame de Vernée

Fille de Pierre de Montalais, seigneur de Chambellay [1], et de Renée Le Clerc de Sautré, petite fille de Mathurin de Montalais et d’Anne Le Voyer.

Elle était la petite-nièce de Marie de Hautefort , leurs grand-mères Catherine et Anne Le Voyer étant sœurs.

Après le décès, en 1665, de son époux Jean VIII du Beuil , comte de Marans [2], elle devint la maîtresse d’Henri-Jules de Bourbon-Condé, prince de Condé, dont elle eut Julie de Bourbon, femme d’Armand de Madaillan, Marquis de Lassay [3], puis devint la maîtresse du fils du duc de Longueville [4], le comte de Saint-Pol [5]. Cette intrigante fut mêlée à l’Affaire des poisons [6]. Elle vivait encore en 1686, mais ses biens étaient saisis.

C’est elle que Madame de Sévigné, dont elle fut un temps l’amie, appelle la méchante fée Mélusine, ou « la Marans ».

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article « Françoise Charlotte de Montalais », dans Alphonse-Victor Angot, Ferdinand Gaugain, Dictionnaire historique, topographique et biographique de la Mayenne, Goupil, 1900-1910

Notes

[1] Chambellay est une commune française située dans le département de Maine-et-Loire. Chambellay se situe à 10 km du Lion-d’Angers, à 15 km de Segré, à 16 km de Château-Gontier et à 30 km d’Angers. Au Moyen Âge, la châtellenie de Chambellay relevait, pour une partie, de la baronnie de Candé et pour partie du château d’Angers. La seigneurie de Chambellay appartenait à la famille de Montalais du 14ème à la fin du 17ème siècle, avant d’être cédée en 1696 à la famille de Racapé, puis de passer, jusqu’à la Révolution, par succession en 1734 aux d’Héliand d’Ampoigné et enfin par alliance en 1770 aux Juigné du Parvis.

[2] En 1589, Henri IV prend la place après un siège de quatre jours. Marans devient une des places de sûreté protestantes. De 1627 à 1628, lors du siège de La Rochelle, Louis XIII séjourne à Marans. Richelieu fait raser le château par crainte d’une occupation par les troupes réformées après le départ des troupes royales. Les dernières tours sont démolies au 18ème siècle. En 1659, le sire de Bueil, comte de Marans fait don d’une partie de son château aux capucins pour l’édification d’un couvent. Le port demeure longtemps spécialisé dans le commerce des céréales, la Sèvre niortaise étant alors navigable jusqu’à Niort.

[3] Le château de Lassay est un château datant du 15ème siècle, situé sur la commune de Lassay-les-Châteaux en Mayenne. Le castrum ou castellum, construit au plus tard dans les premières années du 12ème siècle, ne consistait probablement qu’en un donjon sur une motte, avec enceintes de baies et de palissades, et une chapelle au-dessous. C’est peut-être encore à cet état de choses, quelque peu modifié surtout pour les clôtures, que l’on fait allusion dans un texte de 1387, où l’on dit que le château n’était qu’une petite tour. La châtellenie, qui avait appartenu au baron de Mayenne sans doute depuis la première inféodation, échut à Pierre de Vendôme, comte de Vendôme, par suite de son mariage avec Jeanne de Mayenne, troisième fille de Juhel III de Mayenne

[4] Le comté puis duché de Longueville tient son nom de la ville de Longueville-sur-Scie, actuellement dans le département de Seine-Maritime. Il fut donné à Jean bâtard d’Orléans comte de Dunois et vicomte de Châteaudun, fondateur de la Maison d’Orléans-Longueville, mari de Marie d’Harcourt

[5] Le comté de Saint-Pol était situé dans le Ternois, région comprise dans le département du Pas-de-Calais entre le comté d’Artois et celui de Boulogne. Il tirait son nom de la ville de Saint-Pol-sur-Ternoise, qui était à son origine une forteresse composée de deux châteaux très élevés, séparés par un fossé large et profond.

[6] L’affaire des poisons est une série de scandales impliquant des empoisonnements survenus entre 1679 et 1682, sous le règne de Louis XIV, qui secouèrent Paris et la Cour. Plusieurs personnalités éminentes de l’aristocratie furent impliquées, et ces affaires installèrent un climat hystérique de « chasse aux sorcières » et aux empoisonneuses.