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Ioupout II

mercredi 10 janvier 2018

Ioupout II

Pharaon de la XXIIIème dynastie-Roi de Léontopolis dans le delta de 754 à 720 ou 715 av. jc

En 747 av.jc, 3 nouveaux royaumes, en plus de celui de Tanis [1] et Léontopolis [2], se forment : Hérakléopolis [3] créé par Peftjaouaouibastet , gendre de Roudamon , qui adopte la titulature royale,

Hermopolis [4], dans le delta, créé par Nimlot III, Lycopolis [5], par Padimenti .

Ioupout II exerce quant à lui un pouvoir limité à Thèbes [6] et probablement à Léontopolis.

L’Égypte ne compte alors pas moins de 5 rois qui sont à peine reconnus par les Grands Chefs de la province du Nord.

Ioupout II va s’allier à Osorkon IV puis à Tefnakht pour tenter de contrecarrer la montée en puissance du roi de Napata [7], Piânkhy, qui conduit l’invasion éthiopienne. Il fait partie des princes d’Égypte qui se soumettent au roi de Koush [8] représentés sur la stèle de la victoire que le souverain nubien [9] a fait ériger dans sa capitale.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Ioupout II/ Portail de l’Égypte antique/ Pharaon

Notes

[1] Tanis est le nom grec de l’antique Djanet (Djâni en copte), un important site archéologique au nord-est de l’Égypte sur la branche tanitique du Nil. La ville fut longtemps considérée comme la capitale de Ramsès II, il n’en est rien, même si certaines traces le laissent paraître notamment au vu des innombrables blocs inscrits aux noms du célèbre pharaon. Elle est surtout connue pour les trésors funéraires issus de la nécropole royale des rois tanites de la 21ème dynastie, comme les tombes de Psousennès 1er, d’Aménémopé, du général Oundjebaoundjed, ainsi que le sarcophage intact de Sheshonq II pharaon de la 22ème dynastie.

[2] Léontopolis est une ville de Basse Égypte du sud du delta du Nil, capitale du XIe nome « le nome du Taureau recensé ». Elle est aujourd’hui identifiée au site de Tell el-Moqdam. De son nom égyptien Taremou « la terre des poissons », elle devint pour les Grecs Léontopolis « la ville des lions », parce que des fauves sacrés y étaient élevés et vivaient à proximité de leur temple. Ils incarnaient le dieu Mahès, fils de Bastet et Sekhmet. En 818 av.jc, sous le règne du roi libyen Sheshonq III (ou Chechanq III) qui gouvernait l’Égypte, un prince bubaste de la famille royale, Pétoubastis 1er (ou Padibastet 1er), fonde une dynastie rivale, la XXIIIe dynastie établie à Léontopolis où il se fait couronner roi et prend le contrôle du delta du Nil. Léontopolis devient un royaume indépendant des rois de Tanis, mais l’hypothèse que toute la dynastie fut léontopolite reste très discutable.

[3] Héracléopolis Magna est la capitale du vingtième nome de Haute Égypte, le nome supérieur du Laurier rose (nˁrt ḫntt). Dans l’antiquité, la ville égyptienne d’Henensou était le cœur du culte du dieu Hérychef, un dieu à tête de bélier, qui était étroitement lié aux dieux Rê et Osiris. C’était une divinité solaire attachée à la justice que les Grecs identifièrent à leur dieu Héraclès, d’où le nom qu’ils donnèrent à la cité : Héracléopolis Magna Cité d’Héraclès. Elle fut ensuite, après l’invasion arabe du 7ème siècle ap. jc, nommée Ahnas en arabe médiéval. Aujourd’hui elle est identifiée avec les sites d’Ehnassiya Umm al-Kimam (ou Ihnassiya) et d’Ehnasiyyah el-Médineh (ou Ihnassiyyah al-Madinah). La cité est située dans le sud du gouvernorat du Fayoum, à proximité du Bahr Youssef, le bras du fleuve issu du Nil à la hauteur d’Assiout. Elle fut la capitale et la résidence des rois durant les 9ème et 10ème dynasties (Ire période intermédiaire). Après la réunification de l’Égypte, la ville perdit de son importance. Elle fut de nouveau sur le devant de la scène sous la XXIIème dynastie où elle fut un temps un royaume indépendant.

[4] Hermopolis Magna était la capitale du 15e nome de Haute Égypte, le nome du Lièvre ou de la Hase. Mais elle se situe en Moyenne Égypte à 300 km au sud du Caire, aux confins de la Thébaïde, loin du Nil, près du canal nommé aujourd’hui Bahr-el-Yousouf. Elle est identifiée avec la ville moderne d’El-Ashmounein, qui est un dérivé de son nom copte, dans le gouvernorat d’Al-Minya.

[5] Assiout, Siout ou Syout . Localité d’Égypte, à 320 kilomètres au Sud du Caire, sur la rive gauche du Nil ; elle a pour port le village d’El Hamra. Son nom actuel est dérivé du nom éyptien Osyout ; durant la période ptolémaïque et romaine, la ville s’appela Lycopolis, Osiris y étant vénéré sous le symbole du loup ; le nome Lycopolite faisait partie de la Thébaïde. La nécropole de la ville antique est visible dans les collines occidentales, creusées de grottes funéraires. Divisée, à partir de l’époque musulmane, en quartiers clos, elle renfermera jusqu’à 15 mosquées, de riches bazars, des bains publics, un vaste palais khédivial.

[6] Thèbes aujourd’hui Louxor est le nom grec de la ville d’Égypte antique Ouaset, appartenant au quatrième nome de Haute Égypte. Obscure capitale de province, elle prend une importance nationale à partir de la 11ème dynastie

[7] Napata est à la fois le nom d’un royaume antique d’Afrique et le nom de sa capitale. Son nom est attaché à la « deuxième période » du royaume de Koush (après le royaume de Kerma et avant celui de Méroé). Situé en aval de la quatrième cataracte du Nil, le site est sur la liste du patrimoine mondial en Afrique au Soudan. Les ruines de la ville antique sont situées au pied du Gebel Barkal, un promontoire rocheux qui domine la vallée et le fleuve et qui très tôt a été identifié comme une montagne sacrée dans laquelle résidait le dieu Amon lui-même.

[8] Le royaume de Koush est l’appellation que les Égyptiens antiques donnèrent au royaume qui s’établit au sud de leur pays dès l’Ancien Empire égyptien. Ce royaume eut une longévité peu commune et trouve ses origines dans les cultures néolithiques qui se développèrent dans le couloir nilotique du Soudan actuel et de la Nubie égyptienne.

[9] La Nubie est aujourd’hui une région du nord du Soudan et du sud de l’Égypte, longeant le Nil. Dans l’Antiquité, la Nubie était un royaume indépendant dont les habitants parlaient des dialectes apparentés aux langues couchitiques. Le birgid, un dialecte particulier, était parlé jusqu’au début des années 1970 au nord du Nyala au Soudan, dans le Darfour. L’ancien nubien était utilisé dans la plupart des textes religieux entre les 8ème et 9ème siècles.