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Vologèse VI

dimanche 7 août 2016 (Date de rédaction antérieure : 15 août 2011).

Vologèse VI

Roi des Parthes de 207 à 222/223

Après la mort de Vologèse V, ses fils entrent en conflit pour s’assurer le trône.

C’est Vologèse, le fils aîné, qui semble s’imposer. Caracalla met à profit ce conflit qui affaiblit l’Empire parthe [1] pour entrer en guerre sous le prétexte que Vologèse refuse de lui livrer Tiridate et un certain Antiochus de Cilicie, philosophe cynique [2]. La guerre avec Rome se poursuit ensuite sous Artaban V.

En effet, Vologèse VI perd son titre de “Grand-Roi” après une guerre civile de 4 ans de 208 à 212 lorsqu’il est renversé par son frère Artaban V, qui a rallié à lui les grands féodaux. Il continue toutefois à émettre des monnaies jusqu’en 228.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de André Verstandig, Histoire de l’Empire parthe (-250 à 227), Bruxelles, Le Cri Histoire édition, 2001 (ISBN 2-87106-279-X)

Notes

[1] L’Empire parthe (247 av. jc- 224 après jc), également appelé Empire arsacide, est une importante puissance politique et culturelle iranienne dans la Perse antique. Son deuxième nom vient d’Arsace 1er qui en tant que chef des Parni, une tribu scythe d’Asie centrale, le fonde au milieu du 3ème siècle av. jc lorsqu’il conquiert la Parthie dans le nord-est de l’Iran, alors une satrapie (province) en rébellion contre l’Empire séleucide. Mithridate 1er agrandit l’empire en prenant la Médie et la Mésopotamie aux Séleucides. À son apogée, l’empire parthe s’étend des sources de l’Euphrate, dans ce qui est aujourd’hui le sud-est de la Turquie, jusqu’à l’est de l’Iran. L’empire, situé sur la Route de la Soie reliant l’Empire romain dans le bassin méditerranéen à l’Empire Han en Chine, devient un carrefour culturel et commercial.

[2] Le cynisme est une attitude face à la vie provenant d’une école philosophique de la Grèce antique, fondée par Antisthène, et connue principalement pour les propos et les actions spectaculaires de son disciple le plus célèbre, Diogène de Sinope. Cette école a tenté un renversement des valeurs dominantes du moment, enseignant la désinvolture et l’humilité aux grands et aux puissants de la Grèce antique. Radicalement matérialistes et anticonformistes, les cyniques, et à leur tête Diogène, proposaient une autre pratique de la philosophie et de la vie en général, subversive et jubilatoire. L’école cynique prône la vertu et la sagesse, qualités qu’on ne peut atteindre que par la liberté. Cette liberté, étape nécessaire à un état vertueux et non finalité en soi, se veut radicale face aux conventions communément admises, dans un souci constant de se rapprocher de la nature.