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L’histoire pour le plaisir

Samuel de Champlain

dimanche 8 octobre 2017, par ljallamion

Samuel de Champlain (1567/1580-1635)

Navigateur-Cartographe-Explorateur et géographe

Champlain qui échange avec les Indiens, par C. W. Jefferys. (Bibliothèque et Archives Canada)Né vraisemblablement à Brouage [1], dans l’ancienne province de Saintonge [2].

Son enfance est peu connue, mais il en tire une bonne formation de navigateur et de cartographe, ainsi que de dessinateur et de rédacteur de textes. Il écrit plus tard de nombreux ouvrages : des chroniques de la Nouvelle-France Voyages : œuvres publiées en 1603, 1613, 1619, 1632 et un Traité de la marine et du devoir d’un bon marinier en 1632.

Après une formation de navigateur en Saintonge vers 1586/1594, il se fait soldat en Bretagne. Il s’engage dans l’armée du roi, sous la direction des maréchaux Jean VI d’Aumont , Timoléon d’Epinay de Saint-Luc , puis Charles II de Cossé duc de Brissac , à Blavet [3], en Bretagne. Cette armée levée par Henri IV vise à soumettre Philippe-Emmanuel de Lorraine duc de Mercœur , gouverneur de Bretagne, qui offre refuge à un corps expéditionnaire espagnol et aux dernières troupes rebelles de la ligue catholique [4], durant la 8ème guerre de religion de 1585 à 1598. Samuel Champlain sert dans ce corps d’armée pendant trois ans, jusqu’à la Paix de Vervins [5] en 1598. Il s’y taille une bonne réputation auprès de ses supérieurs hiérarchiques. D’abord fourrier [6], aide de Jean Hardy maréchal des logis [7], puis enseigne du sieur de Millaubourg, il finit par obtenir le grade de maréchal des logis. Il reçoit du roi dès 1603 une rente viagère, qui en 1618 est augmentée à 600 livres par an.

Champlain s’embarque en 1599 pour l’Espagne. Il est chargé de la sécurité du Saint-Julien, un navire de son oncle maternel par alliance, Guillaume Allène dit le capitaine provençal . Il se joint à cette expédition de 2 ans pour les Indes occidentales : aux Antilles et dans le Golfe du Mexique. Informé ou conseillé par des Espagnols, Champlain se serait rendu en exploration jusqu’à Mexico, et jusqu’à ce qui est aujourd’hui le Panama, dont il aurait su l’étroitesse de l’isthme et la pertinence d’y construire un jour un canal offrant un passage à l’autre océan.

Son premier voyage vers l’Amérique du Nord commence en 1603, où il sert en tant que navigateur, explorateur et cartographe, assistant de François Gravé dit Sieur du Pont , marchand et navigateur, chef d’une expédition de traite des fourrures au Canada, sous mandat d’ Aymar de Chaste , gouverneur de Dieppe [8] et alors titulaire du monopole commercial de la Nouvelle-France. François Gravé est un explorateur expérimenté de ces régions, et chaque été depuis peut-être 20 ans, il remonte le fleuve Saint-Laurent en barque jusqu’aux Trois-Rivières. Recommandé par De Chaste auprès de François Gravé, et désireux de se faire valoir auprès d’Henri IV, Champlain promet au roi de lui faire un rapport détaillé de cette expédition.

Le 15 mars 1603, Champlain quitte Honfleur [9], à bord de La Bonne Renommée. Deux autres navires font partie de l’expédition, dont La Françoise. Le 24 mai 1603, la flotte s’ancre à Tadoussac [10]. Le 27 mai, Champlain et François Gravé traversent en barque l’embouchure du Saguenay [11], et descendent à la Pointe aux Alouettes [12]. Ils rendent ainsi visite au chef montagnais [13] Anadabijou , qui campe aux environs. Ce dernier les accueille alors qu’il est en plein festin, au milieu d’une centaine de guerriers. Un conseil se réunit, et l’un des leurs, qui revient de France, parle amplement du pays qu’il a visité, et raconte l’entrevue qu’il a eue avec Henri IV. Il explique ainsi que le roi des Français leur veut du bien et désire peupler leur terre.

Champlain et François Gravé participent au rituel du calumet de paix, et aspirent de grandes bouffées de fumée de tabac. Cette première entente marque toute la politique indienne française du siècle suivant, et notamment la participation des Français aux guerres contre les Iroquois [14], alors ennemis des Montagnais et des autres nations fréquentant le fleuve. Cette rencontre terminée, les Français quittent les lieux le 18 juin 1603, vers l’amont.

L’expédition à laquelle participe Champlain suit les traces de Jacques Cartier. Ils souhaitent rejoindre le lieu que Champlain désigne comme le Grand Sault saint Louis, que Jacques Cartier appelait Ochelaga et qu’il n’avait pas réussi à franchir. Champlain décrit des courants puissants qui rendent difficile la navigation de leurs canot, et les oblige à terminer leur parcours par voie de terre. Trop pressé d’atteindre ce grand sault, qu’il espère franchir, Champlain remarque à peine les deux endroits stratégiques où plus tard il établira des postes de traite et de colonisation : Québec et Trois-Rivières. À son retour en France le 20 septembre, il fait son rapport au roi et publie un compte-rendu de l’expédition, intitulé Des sauvages.

À nouveau chargé par Henri IV de lui faire rapport de ses découvertes, Champlain participe à une autre expédition en Nouvelle-France au printemps 1604, menée celle-là par Pierre Dugua de Mons et toujours pilotée par François Gravé sieur Dupont. Appareillant du Havre-de-Grâce [15], l’expédition compte deux navires, la Bonne Renommée et le Don de Dieu.

Champlain contribue à l’instauration de l’habitation de l’Île Sainte-Croix [16], le premier établissement français du Nouveau Monde. Ensuite, le groupe déménage le tout à Port-Royal [17]. Puis Champlain s’active ensuite au jardinage. L’année suivante aussi, mais avec un connaisseur nouveau venu, l’épicier et apothicaire parisien Louis Hébert .

Au mois de mai 1607, la nouvelle arrive que les privilèges de commerce de Pierre Dugua de Mons sont révoqués. Port-Royal est alors livré à la surveillance de leur ami le chef Membertou et toute l’expédition retourne en France.

Le 18 avril 1608, il repart pour la Nouvelle-France à bord du Don de Dieu, comme lieutenant de Pierre Dugua de Mons, qui reste en France. Ses hommes reçoivent pour mission de préparer l’établissement d’une colonie permanente en un lieu favorable le long de la Grande Rivière de Canada [18].

Champlain accoste le 3 juin à Tadoussac et, avec ses ouvriers, gagne en barque la pointe de Québec le 3 juillet, au pied du cap Diamant [19], où ils érigent trois bâtiments principaux d’une hauteur de deux étages, entourés d’un fossé de 4,6 mètres de large et d’une palissade de pieux.

Le premier hiver est difficile pour les 25 hommes restés sur place. La plupart décèdent du scorbut ou de dysenterie, et seuls huit hommes survivent, outre Champlain. Dès le printemps, celui-ci prend soin d’établir de bonnes relations avec les Amérindiens [20] des environs. Comme à Tadoussac, 6 ans auparavant, il renoue des alliances avec les Montagnais et les Algonquins [21], qui vivent au nord du Saint-Laurent, acquiesçant à leur demande persistante de les aider dans leur guerre contre leurs ennemis les Iroquois, semi-nomades eux aussi, vivant au sud-ouest du fleuve.

Champlain part le 18 juin 1609 en voyage de découverte au pays des Iroquois. Il fait la rencontre d’environ deux à trois cents Hurons [22] et Algonquins sur une île près de Batiscan [23] qui se préparent à partir en guerre contre les Iroquois.

Le 28 juin, Champlain repart avec neuf soldats français et les Hurons toujours dans l’idée d’explorer la rivière des Iroquois [24]. En cours de route, il nommera certaines rivières comme la rivière Saint-Suzanne [25], la rivière Du Pont [26] et la rivière de Gennes [27].

Le 12 juillet, il découvre le lac qu’il baptise de son propre nom [28]. N’ayant fait, jusque là, aucune rencontre avec les Iroquois et ne pouvant continuer avec son embarcation en raisons des rapides, la plus grande partie de la troupe rebrousse chemin, le laissant avec seulement deux Français à bord d’un canot amérindien et une soixantaine d’Amérindiens.

Le 29 juillet, vers les 22 h, à l’emplacement du futur fort Carillon [29], un peu au sud de Crown Point [30], Champlain et son équipe rencontrent un groupe d’Iroquois. Le lendemain, 200 Iroquois avancent sur leur position. Un guide indigène désigne les trois chefs iroquois. Aussitôt Champlain tue 2 d’entre eux d’un seul coup d’arquebuse, qui provoque aussi la fuite rapide de l’ensemble des Iroquois. Cet événement entame une longue période de relations hostiles de la confédération des cinq nations iroquoises à l’encontre des colons français.

Champlain regagne la France, pour faire son rapport au sieur de Mons, et tenter avec lui de faire renouveler leur monopole sur le commerce des fourrures. Trop de marchands s’y opposent. Les négociations échouent, mais Champlain et de Mons parviennent à convaincre quelques marchands de Rouen de former avec eux une société. L’objectif est de convertir une partie de l’habitation de Québec en un entrepôt à leur usage exclusif, en vertu de quoi ces marchands promettent de soutenir la colonie.

Le 8 avril 1610, Champlain retourne à Québec, où ses alliés amérindiens lui demandent assistance dans un autre épisode de la guerre contre les Iroquois. Durant la bataille qui s’ensuit, à l’embouchure de la rivière aux Iroquois [31], Champlain reçoit une flèche qui lui perce le lobe de l’oreille et le blesse au cou. À nouveau victorieux, il regagne Québec pour constater que la traite des fourrures fut désastreuse pour les marchands qui le soutiennent, et pour apprendre la nouvelle de l’assassinat d’Henri IV.

Il rentre en France, laissant 16 hommes à Québec. Au cours de son séjour à Paris, il épouse une jeune fille de 12 ans, nommée Hélène Boullé, en décembre 1610, mariage qui lui rapportera une dot de 45 000 livres.

En 1620, Hélène Boullé accompagne Champlain à Québec. Elle s’y ennuie, malgré la présence de son frère Eustache Boullé, qui vit à Québec depuis 1618, au service de Champlain. En 1624, elle retourne en France pour y demeurer définitivement.

Le 1er mars 1633, Champlain réclame à Richelieu son poste de gouverneur de la Nouvelle-France. Il obtient le titre de commandant à Québec, en l’absence du ministre. Champlain part de Dieppe ou de Rouen, le 23 mars 1633 pour Québec, qu’il atteint le 22 mai après une absence de quatre ans. Plus de 200 personnes l’accompagnaient, à bord de trois navires : le Saint Pierre, le Saint Jean et le Don de Dieu.

Le 18 août 1634, il envoie un rapport à Richelieu disant qu’il avait rebâti sur les ruines de Québec, élargi les fortifications, construit une autre habitation à quinze lieux en amont, aussi bien qu’une autre à Trois-Rivières. Il a aussi commencé une offensive contre les Iroquois annonçant qu’il voulait les éliminer ou les ramener à la raison.

Au mois d’octobre 1635, Champlain est frappé de paralysie. Il meurt le 25 décembre 1635, sans enfant.

Administrateur local de la ville de Québec jusqu’à sa mort, il ne reçoit jamais le titre officiel de gouverneur de la Nouvelle-France, même s’il en exerce les fonctions.

Les difficultés rencontrées dans cette entreprise sont nombreuses, et ce n’est qu’à partir des étés 1634 et 1635, dans les 18 derniers mois de sa vie, que Champlain voit son rêve de colonisation se concrétiser, avec l’arrivée et l’établissement de quelques dizaines de familles de colons.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Eric Thierry, La France de Henri IV en Amérique du Nord. De la création de l’Acadie à la fondation de Québec, Paris, Edit. Honoré Champion, 2008/ Le petit mourre dictionnaire d’histoire universelle édition Bordas 2004 p 228

Notes

[1] Brouage, anciennement Jacopolis, est fondée en 1555 et fortifiée en 1578 par le roi catholique de France (donc, ville catholique au milieu d’une région protestante), à la suite de l’annexion de la ville au domaine Royal en 1577, après sept années de contrôle par les protestants. Fondée par un protestant, la ville sera prise et reprise : de 1555 à 1569 elle est protestante, 1569 à 1570 elle est catholique, de 1570 à 1577 elle est protestante, puis définitivement catholique à partir de 1578. Champlain a pu naître à Brouage durant un de ces contrôles calvinistes, ce qui expliquerait son prénom biblique (Samuel), à connotation protestante.

[2] aujourd’hui Charente-Maritime

[3] Port-Louis est une commune française, située dans le département du Morbihan en région Bretagne. La ville qui se nommait anciennement Blavet et sa citadelle sont rebaptisés Port Louis le 17 juillet 1618 sur décision royale attestée par lettres patentes. La ville est occupée par les Espagnols à partir de 1590, le duc de Mercœur, dans un premier temps de son alliance avec Philippe II, la leur ayant livrée. René d’Arradon et son frère Christophe d’Arradon participent, sous les ordres du duc de Mercœur à la prise de Blavet, alors tenue par des Huguenots venus de La Rochelle, le 11 juin 1590 et font un horrible massacre des habitants et des défenseurs, après avoir incendié la ville. Par la suite, Don Juan del Aguila la défend et y fait édifier des fortifications par l’ingénieur Don Cristóbal de Rojas. Le nom de la nouvelle place forte lui est donné : Fuerte del Aguila (Fort de l’Aigle). Suivant le traité de Vervins en 1598, la citadelle est à moitié démantelée au début du 17ème siècle, les Espagnols ayant évacué le territoire. Le nom actuel de Port-Louis, datant de 1618, est donné en l’honneur du roi Louis XIII qui voulut en faire une ville fortifiée. Complétée et enfin achevée en 1642, la citadelle de Port-Louis est l’élément-clé de la défense de la rade.

[4] La Ligue catholique, la Sainte Ligue ou la Sainte Union est le nom donné pendant les guerres de religion à un parti de catholiques qui s’est donné pour but la défense de la religion catholique contre le protestantisme. Son succès est tel qu’elle devient un danger pour la monarchie. En 1588, elle parvient à chasser le roi Henri III de la capitale. La Ligue décline petit à petit devant les victoires du roi Henri IV. Elle constitua un des plus grands dangers que connut la monarchie française avant l’avènement de l’absolutisme, avec la Fronde, au siècle suivant, dont les acteurs gardèrent présente à l’esprit la Ligue, comme modèle ou comme repoussoir.

[5] La paix de Vervins fut signée, le 2 mai 1598 à Vervins dans l’Aisne entre les rois Henri IV de France et Philippe II d’Espagne

[6] Le fourrier, ou sergent fourrier, est le sous-officier chargé de l’intendance.

[7] sergent

[8] Dieppe est une commune française située dans le département de la Seine-Maritime en Normandie. La conquête de l’Angleterre par les Normands à partir de 1066 donne toute son importance au petit port de pêche, alors à l’ombre de la cité d’Arques, pour le développement des relations transmanches. Dieppe fait partie des ports de chaque côté de la Manche que les Normands entreprennent d’équiper et de développer. Le 6 décembre 1067, c’est notamment de Dieppe que Guillaume le Conquérant rembarque pour la Grande-Bretagne. Durant la guerre de Cent Ans, Dieppe se retrouve au cœur du conflit entre la France et l’Angleterre. En 1339, des marins et corsaires dieppois participent à un raid victorieux sur Southampton. En 1345, le roi Philippe de Valois, par lettres patentes, supprime le droit de gabelle et accorde aux Dieppois quelques libéralités dans le commerce. En 1420, à la suite de la bataille d’Azincourt, Dieppe est occupée par les Anglais qui la traitent en cité rebelle. Ils la conservent durant 15 ans. En 1463, par lettres patentes, le roi Louis XI soutient les réparations et les fortifications de la ville, en y attribuant des droits, notamment ceux du sel. Puis, à la suite de leur prédécesseur, les rois Charles VIII et Louis XII accordent à Dieppe une protection particulière permettant à la ville de connaître une grande période de prospérité fondée sur le commerce et la navigation. Au 16ème siècle, la puissance maritime de la ville atteint son apogée particulièrement sous le règne de François 1er. De nombreux navigateurs partent de Dieppe pour explorer le monde. Le 23 juillet 1632, plus de 300 personnes quittent Dieppe et émigrent pour la Nouvelle-France.

[9] Honfleur est une commune portuaire normande située sur la rive sud de l’estuaire de la Seine, en face du Havre. Son port servit de base de départ à de multiples expéditions françaises se livrant à des razzias le long des côtes anglaises, avec notamment la destruction partielle de la ville de Sandwich dans le comté de Kent autour de 1450, après que les Anglais eurent quitté la Normandie à la suite de la défaite de Formigny. Après la fin de la guerre de Cent Ans et jusqu’à la fin du 18ème siècle, Honfleur continue de se développer notamment grâce à la construction navale, au commerce maritime et aux expéditions lointaines. Cependant, de graves troubles vont éclater lors des guerres de religion dans la seconde partie du 16ème siècle. La ville est prise par Henri IV au début de 1590. Dans le même temps, la cité participera aussi au mouvement des grandes découvertes. Le commerce de Honfleur prospère avec la multiplication des relations avec le Canada, la Louisiane, les Antilles, les côtes africaines et les Açores, faisant de la ville l’un des cinq principaux ports négriers de France.

[10] Tadoussac est un village canadien qui fait partie de la municipalité régionale de comté de La Haute-Côte-Nord dans la région administrative de la Côte-Nord au Québec. Il est situé au bord du fleuve Saint-Laurent. Tadoussac devint le premier établissement français en Amérique du Nord au nord de la Floride lorsqu’on y installe un poste de traite de la fourrure. En effet, en 1599, le roi Henri IV accorda le monopole du commerce de la fourrure à Tadoussac à François Dupont-Gravé et Pierre de Chauvin qui fondèrent l’établissement en 1600. À cette époque, la région de Tadoussac était habitée durant les mois d’été par une tribu innue dont le chef était Begourat.

[11] La rivière Saguenay ou le Saguenay est une rivière située au Québec. Elle prend sa source dans le lac Saint-Jean et se jette dans le fleuve Saint-Laurent le long d’un parcours ouest-nord-ouest à est-sud-est de 155 km.

[12] Baie-Sainte-Catherine est une municipalité du Québec située dans la MRC (Municipalité régionale de comté) de Charlevoix-Est dans la région de la Capitale-Nationale. Elle est au confluent du Saguenay et du fleuve Saint-Laurent. Le 27 mai 1603, au nom du Roi Henri IV, François Gravé du Pont et Samuel de Champlain concluent un traité avec le chef montagnais Anadabijou, allié des Etchemins et les Algonquins, leur permettant de peupler leurs territoires en échange d’une protection militaire. Cette alliance est le premier traité Franco-Amérindien du Nouveau Monde, et a permis la colonisation de la Nouvelle-France et de l’Amérique du Nord. Il a eu lieu sur le territoire de la Pointe aux Alouettes à Baie Sainte-Catherine.

[13] Les Innus ou Montagnais-Naskapis sont un peuple autochtone originaire de l’Est de la péninsule du Québec-Labrador, plus précisément des régions de la Côte-Nord et du Saguenay-Lac-Saint-Jean au Québec ainsi que de la région du Labrador à Terre-Neuve-et-Labrador.

[14] Les Iroquois (ou Haudenosaunee) connus aussi par l’expression Cinq-Nations comprennent effectivement cinq et puis plus tard six nations amérindiennes de langues iroquoises vivant historiquement dans le Nord de l’État de New York aux États-Unis, au sud du lac Ontario et du fleuve Saint-Laurent.

[15] le Havre

[16] L’île Sainte-Croix est un site historique international des États-Unis. Elle est située près de l’embouchure du fleuve Sainte-Croix, qui forme une partie de la frontière internationale séparant l’État américain du Maine de la province canadienne du Nouveau-Brunswick. Pierre Dugua sieur de Mons a établi une colonie sur l’île Sainte-Croix en juin 1604 sous l’autorité du roi de France. Ce poste était la première tentative française de colonisation permanente dans le territoire qu’ils ont appelé l’Acadie. Samuel de Champlain faisait partie de l’expédition de Mons sur la petite île. Le printemps suivant, après un hiver dur et la mort de plus de la moitié de l’équipage due au scorbut, l’établissement fut transféré sur un nouvel emplacement sur terre ferme appelé Port-Royal. En 1608, Samuel de Champlain ainsi que de nombreux colons ont transféré leur établissement plus loin sur le Saint-Laurent qui deviendra plus tard la ville de Québec.

[17] Port-Royal fondée en 1605, fut la capitale de l’Acadie jusqu’en 1710 quand, après sa capture par les Anglais, elle fut renommée Annapolis Royal. Port Royal devient l’endroit le plus peuplé de l’Acadie durant les premiers cent ans de son existence. Port-Royal fut victime de la lutte pour la conquête de l’Amérique du Nord. Elle changea souvent de souverains jusqu’en 1710 où elle devient britannique. La population fut déportée par les Britanniques à l’automne 1755.

[18] aujourd’hui, le fleuve Saint-Laurent

[19] Le cap Diamant est le nom de l’extrémité orientale de la colline de Québec sur laquelle est située la citadelle de Québec. Ce nom a été donné par dérision, car les premiers explorateurs du Québec croyaient y avoir trouvé des diamants.

[20] Les Amérindiens, Indiens d’Amérique, Indiens, aborigènes ou encore Américains natifs, comme revendiqué par certaines peuplades, sont les premiers et seuls habitants de l’Amérique avant la colonisation européenne. On les trouve en Amérique du Nord, en Amérique centrale et en Amérique du Sud. Leur origine ne remonte évidemment pas à leur découverte par les premiers explorateurs espagnols arrivés en 1492, mais est beaucoup plus ancienne, d’après les découvertes récentes effectuées en divers endroits du continent.

[21] Les Algonquins, ou Anishinabeg, sont un peuple autochtone algonquien et de langue algonquine. Neuf communautés sont situées au Québec et une en Ontario. Jusqu’en 1650, les Algonquins occupaient un vaste territoire situé au nord du fleuve Saint-Laurent allant du lac des Deux-Montagnes aux Grands Lacs. Peu de temps après, ils furent repoussés par les Iroquois vers la région de l’Outaouais. Puis, la colonisation les força à remonter vers le nord, vers l’Abitibi-Témiscamingue.

[22] Les Hurons-Wendat, locuteurs de la langue wendat, sont une nation première de famille linguistique iroquoienne, présents dans le sud de l’Ontario, au Canada, à l’arrivée des européens. Lors du premier contact franco-wendat au 17ème siècle (1609), les Hurons étaient, d’après les premiers Européens entrant en contact avec eux, organisés en une confédération de cinq tribus ou peuplades distinctes : les Attignawantan, les Attignaenongnehac, les Arendaronon, les Tahontaenrat et les Ataronchronons. Les Hurons se battaient contre les Iroquois avant l’arrivée des Français dans la région. L’alliance franco-wendate et les alliances formées par les Iroquois avec les Néerlandais, puis avec les Britanniques, imbriquèrent cette guerre à celle des puissances colonisatrices.

[23] Batiscan est une municipalité du Québec, Canada située dans la municipalité régionale de comté (MRC) des Chenaux et la région administrative de la Mauricie. La localité de Batiscan est située sur la rive-nord du fleuve Saint-Laurent. Une partie de son territoire se draine directement dans le fleuve Saint-Laurent, soit au sud-ouest et à l’est (à la limite de Sainte-Anne-de-la-Pérade). La zone centrale se déverse dans la Batiscanie.

[24] aujourd’hui le Richelieu

[25] aujourd’hui rivière du Loup

[26] aujourd’hui rivière Nicolet

[27] aujourd’hui rivière Yamaska

[28] le lac Champlain, se prolongeant dans l’actuel État du Vermont

[29] Fort Ticonderoga, appelé Fort Carillon de 1755 à 1759, est un important fort construit par les Français au 18ème siècle à l’extrémité sud du lac Champlain en Nouvelle-France, dans l’État actuel de New York, aux États-Unis. Il a été bâti par Michel Chartier de Lotbinière, lieutenant et ingénieur ordinaire du roi, de 1755 à 1757, pendant la guerre de Sept Ans.

[30] État de New York

[31] aujourd’hui le Richelieu