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Alexis Branas

vendredi 14 juillet 2017

Alexis Branas (mort en 1187)

Fils de Michel Branas et de Marie Comnène, la petite nièce de l’empereur Alexis 1er Comnène, stratège [1] byzantin originaire d’Andrinople [2], époux d’Anna Comnène Vatatzina, nièce de l’empereur Manuel 1er Comnène.

En 1183, il combat victorieusement les troupes hongroises de Béla III .

En 1184, il lutte contre la rébellion menée par Andronic, Isaac II et Alexis III Ange .

En 1185, pour l’empereur Isaac II Ange, il combat les troupes normandes du roi de Sicile, Guillaume II le Bon, qui occupent Thessalonique [3] en août, il est victorieux lors de la bataille du Strymon le 7 septembre sur le chemin de Constantinople. Après sa victoire, Alexis Branas cherche à se faire proclamer empereur. Les Normands quittent la Macédoine.

En 1187, le stratège force les révoltés valaques [4] et bulgares, soutenus par les Coumans [5] et les Serbes, à repasser l’Haemos [6] dans la vallée du Danube, sans mettre fin à la révolte.

À Andrinople [7], il est proclamé empereur par ses troupes et se retourne contre l’empereur légitime. Il assiège Constantinople et est battu devant les murs de la ville par des chevaliers francs conduits par Conrad de Montferrat, beau-frère d’Isaac II Ange, au cours d’un duel à la lance Conrad tue Alexis Branas.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Alexis Branas/ Portail du monde byzantin/ Général byzantin

Notes

[1] Dans l’Empire byzantin, à partir du 7ème siècle, un stratège est le commandant d’un thème et de son armée. Il est le détenteur des pouvoirs civils et militaires au sein de cette province. Le terme de monostratège désigne un stratège qui a autorité sur plusieurs thèmes.

[2] Thrace

[3] Thessalonique ou Salonique est une ville de Grèce, chef-lieu du district régional du même nom, située au fond du golfe Thermaïque. Aujourd’hui, elle est la capitale de la périphérie (région) de Macédoine centrale en Macédoine grecque mais aussi celle du diocèse décentralisé de Macédoine-Thrace.

[4] Historiquement, avant le milieu du 19ème siècle, « Valaques » était l’exonyme qui désignait les populations locutrices des langues romanes orientales issues de la romanisation des langues thraces et illyriennes (Daces, Gètes, Thraces, Illyres, Dalmates...) à partir du 1er au 6ème siècle dans les Balkans et le bassin du bas-Danube. Il est encore employé dans ce sens par les historiens non spécialistes et notamment dans de nombreux atlas historiques. Les historiens roumains préfèrent employer le terme de « Proto-roumains » (jusqu’au 11ème siècle) et de « Roumains » (depuis le 12ème siècle), d’une part parce qu’à l’instar des autres populations romanophones issues de la désagrégation de l’Empire romain, les « Valaques » se désignaient eux-mêmes par des endonymes comme romani, români, rumâni, rumâri, armâni ou arumâni, d’autre part parce que « Valaques » pouvait aussi être localement employé (notamment dans l’espace ex-yougoslave) pour désigner des montagnards, des bergers ou des fidèles de l’Église orthodoxe non romanophones, ou qui ont cessé de l’être depuis des générations.

[5] Les Coumans désignent les Turcs kiptchaks (Kaptchaks ou Qiptchaqs) de la région du fleuve Kouban. Ils étaient appelés en russe Polovtses (« de couleur fauve »). Peuple turcophone semi-nomade, les Kiptchaks occupèrent un vaste territoire qui s’étendait du nord de la mer d’Aral jusqu’à la région au nord de la mer Noire. En 888, les Coumans, alors établis entre la Volga et le fleuve Oural, avaient chassé les Petchenègues de ces territoires. Au 11ème siècle, ils se répandirent sur la steppe pontique entre le Dniepr, le Don, la Volga et le fleuve Oural (Iaïk), puis ils ont occupé une partie de l’Ukraine actuelle au 12ème siècle en affrontant la Rus’ de Kiev. Au 11ème siècle, ils se sont répandus dans les territoires peuplés de Valaques, qui formeront plus tard la Moldavie, la Valachie et la Transylvanie. De là, ils continuèrent leurs campagnes dans l’Empire byzantin, dans le royaume de Hongrie, en Serbie et dans l’Empire bulgare, soit comme pillards, soit s’engageant comme mercenaires. La plus grande partie d’entre eux passa en Hongrie, où ils s’établirent dans la région appelée depuis Coumanie.

[6] Le Grand Balkan, est une chaîne de montagnes des Balkans située en Bulgarie et Serbie, orientée est-ouest et traversant tout le centre du pays, de la mer Noire jusqu’à la frontière occidentale. Elle a été connue sous les noms de Aimos en grec et Haemus en latin. Son point culminant est le pic Botev (2 376 m).

[7] Edirne (autrefois Andrinople ou Adrianople) est la préfecture de la province turque du même nom, limitrophe de la Bulgarie et de la Grèce. Elle est traversée par la Maritsa (Meriç en turc).