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Marguerite de Wittelsbach

jeudi 27 avril 2017

Marguerite de Wittelsbach (1376-1434)

Fille aînée de Robert de Wittelsbach, comte palatin du Rhin [1], puis empereur germanique, et d’ Élisabeth de Nuremberg .

Petite-nièce de Brigitte de Suède, parente d’ Élisabeth de Hongrie et Élisabeth de Portugal, ces trois souveraines ayant été canonisées, elle a mené une vie très pieuse et charitable mais, malgré plusieurs demandes, elle n’a jamais été béatifiée par l’Église catholique.

Son guide spirituel était le chartreux Adolphe von Essen qu’elle avait rencontré à Sierck [2] en 1403 et qui, avec son soutien, propagea la pratique du Rosaire et fut la protectrice de la chapelle Notre Dame du Rosaire à Marienfloss [3].

Elle supporte avec dignité l’adultère de son mari avec la très belle Alison du May. Elle meurt le 26 août 1434 à Einville-au-Jard [4] et est inhumée à la collégiale Saint-Georges. Son corps sera transféré dans le caveau ducal en 1746 à la demande de l’empereur François 1er du Saint Empire .

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Jacqueline Carolus-Curien, Pauvres duchesses, l’envers du décor à la cour de Lorraine. Éditions Serpenoise, Metz, 2007. (ISBN 978-2-87692-715-5).

Notes

[1] La dignité de comte palatin du Rhin tire son origine de la dignité plus ancienne des comtes palatins de Lotharingie. Le titre apparut à la mort de Hermann II, comte palatin de Lotharingie de la dynastie des Ezzonides ; sa veuve Adélaïde de Weimar-Orlamünde apporta alors la dignité de comte palatin en dot à son nouvel époux Henri II de Laach. L’Empereur à cette occasion s’assure d’en réduire le pouvoir, afin d’éviter l’émergence d’une dynastie rivale comme ce fut le cas avec les Ezzonides. Le titre fut assorti d’un territoire dont l’extension se modifia au cours des siècles, le Palatinat du Rhin. Les comtes palatins du Rhin étaient également les premiers électeurs du Saint Empire avec la charge d’archi-sénéchal d’Empire, d’où leur nom d’Électeur palatin. En 1214, la dignité échut à la maison de Wittelsbach en la personne de Louis 1er de Bavière à partir duquel elle devint de fait héréditaire. Cette maison transmit à plusieurs branches collatérales le titre assorti de possessions familiales.

[2] Sierck-les-Bains est une commune française située en Lorraine, dans le département de la Moselle. C’est en 1295, lorsque Ferry III de Lorraine lui octroie une charte d’affranchissement, que la ville s’entoure d’une enceinte fortifiée, l’arrière des maisons donnant sur la Moselle formant barrière défensive. Jusqu’à la fin du 18ème siècle le bourg ne sortira guère des limites ainsi fixées. Les rues s’organisent suivant deux axes imposés par les cours d’eau. De la Porte de Trèves au nord-est à la Porte de Thionville au sud-ouest, la Grand’ Rue suit la courbe du méandre de la Moselle, tandis que les rues du Moulin et des Tanneries bordent le ruisseau de Montenach de la Porte des Broches à la place du Vieux-Marché. Arnould VI de Sierck fut à l’origine de plusieurs édifices majeurs de la région : le château de Meinsberg (commune de Manderen), longtemps résidence principale de la famille de Sierck, l’ancienne église de Contz-les-Bains, et à Sierck, la reconstruction presque complète du château, l’édification de l’église justifiant entre autres son érection en paroisse au milieu du 15ème siècle.

[3] Marienfloss est un lieu-dit de la commune française de Sierck-les-Bains dans le département de la Moselle.

[4] Einville-au-Jard est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle.