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Marcus Claudius Tacite

mercredi 22 mai 2013 (Date de rédaction antérieure : 12 août 2011).

Marcus Claudius Tacite (vers 200-276)

Empereur romain de 275 à 276

Marcus Claudius Tacite Empereur romain de 275 à 276

Issu d’une famille sénatoriale originaire de Terni, en Ombrie [1]. De sa carrière nous savons seulement qu’il est consul en 273, et qu’il est un sénateur fort riche.

L’assassinat subit d’Aurélien laissa l’armée dans l’expectative. Les généraux les plus en vue comme Probus sont en mission, la charge d’empereur est une lourde et dangereuse responsabilité, comme le montre le sort tragique des précédents empereurs. Pendant 6 mois, les soldats ne trouvent aucun candidat. Ils finissent par demander au sénat romain la désignation d’un empereur, comme les sénateurs l’ont déjà fait en 98 avec Nerva. Le Sénat offre donc le titre impérial à son président, le princeps senatus Tacite en septembre 275.

Il fait voter par le Sénat la divinisation de son prédécesseur Aurélien, et selon la coutume accorde un donativum à l’armée. Pour renflouer les caisses de l’État, il y transfère toute sa fortune personnelle. Il rétablit aussi certaines attributions dont Gallien avaient privé les sénateurs.

En fin 275 ou début 276, il promeut Probus commandant de l’armée d’Orient, pour assurer la protection de la Syrie et de l’Égypte. Malgré son grand age, il se met en route pour l’Asie Mineure, attaquée par les Goths de la mer Noire, qui ont atteint la Cilicie [2]. Il nomme Florien préfet du prétoire avec le commandement de contingents occidentaux. Les Goths sont vaincus, mais au retour il décède à Tyane [3] en Cappadoce, en juin 276.

Florien tente de lui succéder, mais le pouvoir revient logiquement à Probus.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de empereurs romains/ Tacite (M. claudius tacitus)

Notes

[1] Le nom de la région est issu de la tribu des Umbri (Ombriens), un peuple qui a fini par être absorbé par l’expansion romaine. Leur langue était l’Ombrien, une des langues italiques. Les Umbri, comme les tribus voisines sont probablement issus de la culture Terramare et de Villanova d’Italie du nord et centrale, et ont pénétré dans le nord-est de l’Italie au début de l’âge du Bronze. Les Étrusques étaient en conflit avec les Umbri, et l’invasion étrusque est passée de la côte ouest vers le Nord et l’est (700 à 500 av. jc), en poussant les Ombriens vers les hautes terres des Apennins. Néanmoins, la population Ombrienne ne semble pas avoir été éradiquée dans les districts conquis. Après la chute des Étrusques, les Umbri ont tenté d’aider les Samnites dans leur lutte contre Rome (308 av. jc) ; toutefois les communications avec le Samnium ont été entravées par la forteresse romaine de Narni et la grande bataille de Sentinum,(295 av. jc). La victoire romaine de Sentinum, commence une période d’intégration sous les souverains romains, qui a mis en place des colonies (Spolète) et construit la via Flaminia (220 av. jc), qui est devenu le principal vecteur de développement romain en Ombrie. Au cours de l’invasion d’ Hannibal de la deuxième guerre punique, la bataille du lac Trasimène a vu les Umbri conserver une certaine neutralité. Pendant la guerre civile romaine entre Marc-Antoine et Octave (40 av. jc), la ville de Pérouse, prise par Antoine fut presque entièrement détruite par ce dernier. Au temps de Pline l’Ancien, 49 communautés indépendantes existent toujours en Ombrie et l’abondance des inscriptions et la forte proportion de recrues dans l’armée impériale atteste de sa population. La région moderne de l’Ombrie, cependant, est très différente de l’Ombrie de l’époque romaine dont l’étendue débutait dans ce qui est maintenant les Marches du Nord, depuis Ravenne, excluait la rive occidentale du Tibre. Pérouse se situait donc en Étrurie, et les environs de Norcia dans le territoire des Sabins. Après l’effondrement de l’Empire romain, les Ostrogoths et les Byzantins ont lutté pour la suprématie dans la région. Les Lombards fondent le duché de Spolète, couvrant la majeure partie de l’Ombrie d’aujourd’hui.

[2] La Cilicie est une ancienne province romaine située dans la moitié orientale du sud de l’Asie Mineure en Turquie. Elle était bordée au nord par la Cappadoce et la Lycaonie, à l’est par la Pisidie et la Pamphylie, au sud par la Méditerranée et au sud-est par la Syrie. Elle correspond approximativement aujourd’hui à la province d’Adana : région comprise entre les monts Taurus, les monts Amanos et la Méditerranée. Vers 27, sous l’empereur Tibère, la Cilicie est rattachée à la province de Syrie. Certaines parties de la région restent néanmoins dirigée par des souverains locaux jusqu’à l’annexion complète par Vespasien en 74. La province est suffisamment importante pour qu’un proconsul y soit nommé.

[3] Tyane ou Tyana est une cité antique d’Anatolie, dans la Turquie actuelle. Durant l’Antiquité, la ville occupait une position stratégique sur la route de Syrie qui passait par les Portes de Cilicie. La ville fut renommée Antoniana colonia Tyana par Caracalla. Alliée à la reine Zénobie de Palmyre, elle fut prise par Aurélien en 272, qui ne permit pas que ses soldats la pillent : la légende dit qu’Apollonius lui serait apparu et l’aurait supplié de l’épargner. En 371, l’empereur Valens créa une seconde province en Cappadoce, la Cappadocia Secunda, et érigea Tyane en métropole de la nouvelle province. Cette érection provoqua une violente dispute entre l’évêque de Tyane, Anthime, et saint Basile de Césarée, chacun voulant avoir le plus grand nombre possible d’évêchés suffragants.