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Iulius Placidianus

samedi 19 octobre 2019 (Date de rédaction antérieure : 12 août 2011).

Iulius Placidianus

Officier militaire romain du 3ème siècle

Membre de l’ordre équestre [1] et préfet des vigiles [2], il fut envoyé en 268 ou 269 par Claude II en Narbonnaise [3], ralliée à lui après s’être séparée del’Empire des Gaules, à la tête d’une petite armée suffisante pour dissuader les usurpateurs de marcher sur l’Italie, mais insuffisante pour venir au secours d’Autun [4] assiégée par Victorinus et son armée en 269-270. Sa tâche était en fait de veiller sur la Gaule du sud et de préparer le terrain à la future reconquête des provinces.

De fait, posté près de Grenoble, les routes des environs et de l’axe du Rhône furent entretenues peut-être par cette petite armée.

Pour ces services et sa fidélité, en un temps où beaucoup d’autres se rebellaient, il fut nommé préfet du prétoire [5] par Claude II ou Aurélien et fut consul en 273 désormais de rang sénatorial.

C’est en 274 que vint Aurélien avec une armée qui n’était sans doute pas beaucoup plus grande, en prévision de la fusion opérée avec celle de Placidianus. Celui-ci participa certainement à la marche contre Tetricus.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia/ Portail de la Rome antique/ Général de l’Empire romain

Notes

[1] Les chevaliers sont un groupe de citoyens de la Rome antique appartenant à l’ordre équestre (equester ordo), sous la Royauté, la République et l’Empire. Choisis par les censeurs, ce sont les plus fortunés (au moins 400 000 sesterces du 2ème siècle av. jc jusqu’au début de l’Empire) et les plus honorables des citoyens (en dehors des sénateurs). Cette appartenance pouvait être théoriquement remise en cause à chaque censure. En pratique elle était héréditaire. Le chevalier se reconnaît à la bande de pourpre étroite cousue sur sa tunique (tunique dite angusticlave), et au port de l’anneau d’or. Les chevaliers se virent attribuer un poids politique supplémentaire au motif qu’ils étaient capables financièrement de s’équiper pour servir dans l’armée à cheval. De plus l’appartenance à l’ordre équestre était nécessaire pour accéder aux postes d’officier dans l’armée.

[2] Le préfet des vigiles est, dans la Rome antique, le chef du corps des vigiles urbains qui est chargé de la lutte contre les incendies et de la police nocturne. À partir du 2ème siècle, le préfet des vigiles est assisté par un sous-préfet.

[3] La Gaule narbonnaise désigne pour les historiens une province de l’Empire romain fondée à partir de la première colonie créée par les Romains sur le territoire méridional de l’actuelle France, entre Alpes et Pyrénées dès 118 av. jc. Cette région coloniale obtient un statut de Provincia romana vers 70 av. jc. Elle était aussi appelée Braccata, ce nom faisant allusion aux braies portées par les habitants, en opposition à la Gaule Cisalpine, où le port de la tunique romaine s’était déjà imposé à la population, du moins dans les cités. Rome occupe la région en quelques campagnes entre 125 et 121av. jc, notamment celles de Gnaeus Domitius Ahenobarbus et Fabius Maximus Allobrogicus. La zone occupée s’étend jusqu’à Tolosa (Toulouse) et jusqu’au Léman, créant une liaison terrestre entre ses territoires en Espagne et la Gaule cisalpine. La colonie grecque de Massalia (Marseille) et son arrière-pays forment une enclave libre au sein de la Narbonnaise. La province ne reçut cependant peut-être son statut officiel (lex provinciae) qu’après le passage de Pompée dans les années 70 avant notre ère. En 109, cette région est ravagée par les Cimbres, les Teutons, les Ambrons durant l’épisode de la guerre des Cimbres. Jules César, proconsul de la Narbonnaise de 58 à 49, en fit sa base arrière pour la conquête des Gaules, et termina en 49 la conquête de la Narbonnaise en annexant Massalia et son territoire, qui avait pris le parti de Pompée. Avec l’Empire, à partir de 27 av. jc, avec le principat d’Octave devenu Auguste, Narbonne va prendre de l’importance.

[4] Autun est une commune française du département de Saône-et-Loire, située aux portes du Morvan. Sous-préfecture de Saône-et-Loire depuis 1790. Fondée par les Romains comme Augustodunum, sœur et émule de Rome au début du règne de l’empereur Auguste, capitale gallo-romaine des Éduens en remplacement de Bibracte, évêché dès l’Antiquité, Autun a été jusqu’à la fin du 15ème siècle une cité prospère et un centre culturel influent, en dépit des pillages et des invasions.

[5] Le préfet du prétoire (præfectus prætorio) est l’officier commandant la garde prétorienne à Rome, sous le Haut-Empire, et un haut fonctionnaire à la tête d’un groupe de provinces, la préfecture du prétoire, dans l’Antiquité tardive.