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Hildebert (abbé de Saint-Ouen)

vendredi 19 août 2016

Hildebert (abbé de Saint-Ouen)

Il accède à la charge abbatiale de Saint-Ouen avant 989, peut-être dès 960. C’est le premier abbé élu par les moines. Son prédécesseur est inconnu, mais il s’agit sans doute de Hugues de Cavalcamp, qui aurait cumulé comme à l’époque franque les charges archiépiscopale et abbatiale.

On ignore les origines familiales et religieuses d’Hildebert. Il est possible qu’il venait lui aussi, tout comme Hugues de Cavalcamp, de Saint-Denis ou d’une abbaye affiliée.

Considéré comme le restaurateur de l’abbaye, l’abbaye suit la règle bénédictine sous son abbatiat. Il est probablement celui qui a demandé une aide au roi d’Angleterre Edgar le Pacifique pour la restauration du monastère.

Il assiste en 989 à la translation des reliques de Saint-Ouen, en présence de Raoul d’Avranches, évêque de Bayeux, Roger, évêque de Lisieux, Gérard, évêque d’Évreux et des abbés Maynard 1er du Mont-Saint-Michel et Fromont de Saint-Taurin d’Évreux [1].

Il est le seul abbé normand présent lors de la dédicace de l’église de la Trinité de Fécamp [2] en 990. Il se fait restituer des domaines dans le comté d’Évreux [3] par Raoul d’Ivry.

Il meurt en 1006, peut-être le 14 avril suivant les nécrologes du Mont-Saint-Michel et de Jumièges [4] dans lesquels il est inscrit un “Heldebertus abbas”.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Hildebert (abbé de Saint-Ouen)/ Portail de la Normandie/ Abbé de Saint-Ouen de Rouen

Notes

[1] L’église Saint-Taurin située à Évreux est dédiée à Taurin d’Évreux, premier évêque de la ville. L’église Saint-Taurin faisait partie d’un ancien monastère bénédictin installé immédiatement à l’ouest du centre-ville d’Évreux, dans un secteur sillonné de canaux et de bras de l’Iton. Après le Traité de Saint-Clair-sur-Epte, en 911, et à la suite de la réorganisation de la nouvelle province de Normandie, l’abbaye Saint-Taurin fut fondée par Richard 1er de Normandie dit « Richard sans peur ». C’est Robert le Magnifique père de Guillaume le Conquérant qui plaça l’abbaye sous la dépendance des moines de Fécamp.

[2] L’abbaye de la Trinité de Fécamp, lieu de pèlerinage du Précieux Sang, est une abbaye bénédictine située à Fécamp, dans le département de Seine-Maritime, en Normandie (France). L’abbaye de la Trinité de Fécamp se trouve dans la valleuse de la Valmont, au cœur du Pays de Caux, sur la côte d’Albâtre. L’abbaye de Fécamp est née durant la grande vague d’implantations monastiques en Normandie qui émaillent le 7ème siècle (Jumièges, Fontenelle, Préaux, Le Bec, etc.). Elle s’inscrirait comme une riposte à l’évangélisation des environs par des personnes venues de l’extérieur : Picardie, Île-de-France, Bretagne. La construction du sanctuaire débuta vers 658 autour de la relique du Précieux Sang, confiée selon la légende à la mer par Isaac, fils de Joseph d’Arimathie, et venue s’échouer miraculeusement sur les plages du Pays de Caux. Elle fut l’œuvre de Waneng, comte de Caux, qui décida avec l’aide de Wandrille et Ouen la création à Fécamp d’un monastère de moniales, placées sous la règle de Saint-Benoît, et selon les textes du 9ème siècle sur un des domaines de Waneng. En 665 la première abbatiale est dédicacée. Hildemarque du Bordelais est la première abbesse.

[3] Le comté d’Évreux, créé au 11ème siècle, est commandé par un comte (comes Ebroicencis), c’est une partie du duché de Normandie, qui avait pour capitale la ville d’Évreux. Rattaché au domaine royal capétien en 1200, il en sortit pour former un apanage.

[4] L’abbaye Saint-Pierre de Jumièges fut fondée par saint Philibert, fils d’un comte franc de Vasconie vers 6541 sur un domaine du fisc royal à Jumièges dans le département de la Seine-Maritime. Elle applique la Règle de saint Benoît dès la fin du 7ème siècle après l’avoir utilisé probablement avec la Règle de saint Colomban.