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Histoire de l’église au 18ème siècle

samedi 27 février 2016

Histoire de l’église au 18ème siècle

Le 23 octobre 1709 à lieu la dispersion des religieuses de Port-Royal. Le philosophe Blaise Pascal écrit dans Les Provinciales à propos des jansénistes persécutés par le pouvoir royal : “ C’est une étrange et longue guerre que celle où la violence essaie d’opprimer la vérité. Tous les efforts de la violence ne peuvent affaiblir la vérité et ne servent qu’à la relever davantage. Toutes les lumières de la vérité ne peuvent rien pour arrêter la violence, et ne font que l’irriter encore plus. ”

Le 28 avril 1710 Louis XIV fait raser les bâtiments conventuels de leur abbaye de Port-Royal des Champs.

Le 11 avril 1713 la bulle Unigenitus du pape Clément XI, condamne le jansénisme. Le 15 février 1714 Louis XIV contraint le Parlement à enregistrer cette bulle condamnant les jansénistes et en particulier les 101 propositions de Quesnel. Celle-ci divise le clergé français en “acceptants” et en “appelants”. Les premiers sont ceux qui, autour du cardinal de Noailles, font appel au pape pour qu’il retire un texte jugé trop vague et les seconds sont ceux qui l’acceptent.

En 1767 les Jésuites seront bannis du royaume. La philosophie des lumières se traduit souvent par une volonté de juger de toutes choses par la lumière de la raison qui s’oppose rapidement aux "obscurités" de la révélation chrétienne. Il y a là un important enjeu qui décidera du divorce entre la société intellectuelle et la pensée chrétienne.

Benoît XIV tenta de réconcilier l’Église avec les idées émergentes par la création de chaires de mathématiques, de chimie, de chirurgie et sera reconnu par les Encyclopédistes. Il condamnera par contre l’Esprit des Lois de Montesquieu et la franc-maçonnerie. Pie VII souscrira à l’encyclopédie.

Clément XIII mettra l’encyclopédie à l’index poussé par le clergé français qui pense qu’elle contient des germes anti-chrétiens. Les philosophes des lumières ne seront pas foncièrement athées mais plutôt déistes.

Les Etats catholiques, Portugal, France, Espagne, Naples, imposent le choix des papes et imposeront également la dissolution de la Compagnie de Jésus, fidèle alliée du pape, en 1773. Cette période sera donc marquée par des papes sans relief à l’exception de Benoît XIV élus après des conclaves interminables marqués d’intrigues des puissants états catholiques.

Pour résoudre la crise financière que traverse le royaume, le gouvernement royal de France convoque les Etats Généraux, enclenchant par là même une vaste remise en question que la philosophie des lumières avait préparée. Dans les cahiers de doléances remis par les 3 ordres, noblesse, clergé et tiers-état, on ne souligne rien contre la religion et le clergé s’unit même au tiers état lorsqu’il forme l’assemblée nationale constituante, point de départ de la révolution. Le 4 août 1789, clergé et noblesse renoncent à leurs privilèges et le 26 août, tous votent la déclaration des droits de l’Homme et du citoyen. Le 2 novembre, l’évêque d’Autun, Talleyrand propose que les biens du clergé soient mis à la disposition de la nation pour éponger la crise financière. Cette spoliation est le début du divorce entre la révolution et l’Église catholique. En février 1790, la Constituante interdira les voeux religieux.

Le 12 juillet 1790, à Paris, l’Assemblée constituante adopte la « Constitution civile du Clergé ».

De 1794 à 1801, le budget du culte est supprimé et la liberté de culte reconnue. En 1797, le Directoire, craignant une poussée royaliste se durcit à nouveau contre l’église : exécutions, déportation, essai de religion de remplacement. Le Directoire chasse également le pape de Rome ou il meurt prisonnier à Valence en 1799 et instaurera une République romaine en 1798.