Francis Atterbury
vendredi 20 mars 2026, par lucien jallamion (Date de rédaction antérieure : 31 janvier 2016).
Francis Atterbury (1663-1732)
Homme de lettres-Évêque de Rochester en 1713
Né à Milton Keynes [1], il fut chapelain du roi Guillaume III, puis de la reine Anne, et devient évêque de Rochester [2] en 1713. Il est en même temps doyen de Westminster [3].
Il fut en 1710 l’un des premiers rédacteurs du journal Examiner, lancé par les Tories [4] pour contrer la presse du parti whig [5], qui comptait aussi parmi ses journalistes le philosophe et politicien Henri Saint Jean de Bolingbroke et le poète et diplomate Matthew Prior.
S’étant déclaré pour le prétendant Stuart Jacques François Stuart , il est enfermé dans la tour de Londres [6] en 1722 et condamné par la cour des pairs à l’exil. Il se retire en France et meurt à Paris en 1732.
Il est notamment l’auteur de Sermons et d’une violente Apologie pour Martin Luther dirigé contre les catholiques romains.
P.-S.
Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Francis Atterbury/ Portail du christianisme/ Évêque de Rochester
Notes
[1] Milton Keynes regroupe plusieurs villes (Stony Stratford, Wolverton et Bletchley) ; La ville se trouve à égale distance d’Oxford et Cambridge d’une part et de Birmingham et Londres d’autre part.
[2] L’évêque de Rochester est à la tête du diocèse anglican de Rochester, dans la province de Cantorbéry. Le diocèse couvre l’ouest du comté de Kent. Le siège épiscopal est dans la ville de Rochester, à la cathédrale fondée en 604. À la fin du 17ème siècle et pendant le 18ème siècle, il était courant que l’évêque de Rochester soit également nommé doyen de l’abbaye de Westminster.
[3] L’abbaye de Westminster est l’un des édifices religieux les plus célèbres de Londres. Sa construction date pour l’essentiel du 13ème siècle, sous Henri III. C’est le lieu de sépulture d’une partie des rois et reines d’Angleterre et aussi des hommes et des femmes célèbres. Le « Coin des poètes » fait honneur aux écrivains du royaume. La quasi-totalité des couronnements des monarques anglais a eu lieu dans cette abbaye.
[4] Le terme Tories désigne les partisans d’une philosophie politique traditionaliste anglo-saxonne. Au Royaume-Uni, les Tories constituaient l’un des deux groupes parlementaires britanniques à partir du 17ème siècle, ancêtres du Parti conservateur. Réputés proches de la dynastie Stuart, ils étaient favorables à un pouvoir royal fort et défendaient les intérêts de l’aristocratie foncière. Inspirant la méfiance de la Maison de Hanovre, qui les suspectait de collusion avec la dynastie précédente, les rois du 18ème siècle leur préféraient les Whigs.
[5] Le parti Whig est un parti politique apparu au 17ème siècle en Angleterre qui, à compter de la fin du 17ème siècle, militait en faveur d’un parlement fort en s’opposant à l’absolutisme royal. Il s’opposait au parti Tory de l’époque.
[6] La tour de Londres est une forteresse historique située sur la rive nord de la Tamise à Londres en Angleterre à côté de Tower bridge. La tour se trouve dans le district londonien de Tower Hamlets situé à l’est de la Cité de Londres dans un espace appelé Tower Hill. Sa construction commença vers la fin de l’année 1066 dans le cadre de la conquête normande de l’Angleterre. La tour Blanche qui donna son nom à l’ensemble du château, fut construite sur l’ordre de Guillaume le Conquérant en 1078 et fut considérée comme un symbole de l’oppression infligée à Londres par la classe dirigeante. Le château fut utilisé comme prison dès 1100. Il servait également de grand palais et de résidence royale.