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Rudalt de Vannes

samedi 25 avril 2015

Rudalt de Vannes

Comte de Vannes vers 907-915/920

Fils de Alain 1er, roi de Bretagne [1], comte de Vannes [2] et de Nantes [3]. Il est le dernier comte connu de Vannes avant les invasions vikings et le rattachement du comté au domaine ducal sous Conan 1er.

Vers 907 après la mort du roi de Bretagne la plus grande confusion semble avoir régné dans sa succession. Sans doute faute d’un accord entre ses fils Rudalt et Derrien et ses gendres Mathuedoï de Poher et le comte Tanki, la souveraineté de la Bretagne leur échappa avant d’être assurée par un nommé Gourmaëlon qui était comte de Cornouaille.

Rudalt doit se contenter du comté de Vannes où il règne “post mortem patri sui”. Il quitte probablement la Bretagne, où il est encore mentionné dans une notice du cartulaire de Redon [4] du 30 novembre 912, comme la plus grande partie de l’aristocratie vraisemblablement vers 915-920 lors de l’invasion Vikings et il semble ne jamais y être revenu. Avec lui disparaît le titre de comte de Vannes

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Rudalt de Vannes/ Portail de Vannes et de sa région/ Comte de Vannes

Notes

[1] Le Royaume de Bretagne est une entité éphémère de l’histoire de la Bretagne qui commence en 851 avec les revendications d’Erispoë, puis de Salomon, avant de sombrer dans une période de troubles due à la querelle de succession qui opposent les assassins de ce dernier, Gurwant et Pascweten. Le frère de Pascweten, Alain 1er, dit le Grand, sera le troisième et le dernier à se voir reconnu le titre de roi de Bretagne. À sa mort, en 907, s’ouvre avec son petit fils, Alain Barbetorte, comte de toute la Bretagne, la période dite du duché de Bretagne jusqu’à la réunion de celui-ci à la France en 1532.

[2] Le comté de Vannes semble disparaître après la mort de Rudalt en 913 et les invasions normandes du début du 10ème siècle. Orscand, évêque de Vannes en 970 et descendant d’Alain le Grand, roi de Bretagne, contrôle « de facto » le Vannetais pour le compte de son allié Conan 1er de Bretagne, comte de Rennes. Le territoire du Vannetais est alors en grande partie rattaché au domaine ducal sous le règne du « Princeps Britannorum », Conan 1er de Bretagne.

[3] À la suite du traité d’Angers de 851, la ville de Nantes devient possession bretonne pour une période d’une cinquantaine d’années. Le titre de comte de Nantes est alors assumé par le roi de Bretagne Erispoë, suivi de son beau-frère Salomon. À la mort de ce dernier, le trône est disputé entre le comte de Rennes Gurvant, gendre d’Erispoë, et le comte de Vannes Pascweten, gendre de Salomon. Pascweten hérite du titre de comte de Nantes mais sans régler son conflit avec Gurvant pour la couronne bretonne. C’est son frère Alain le Grand, comte de Nantes en 877, qui deviendra roi de Bretagne vers 890 jusqu’à sa mort en 907.

[4] Le cartulaire de l’abbaye de Redon est un recueil de chartes de la fin du 8ème siècle au milieu du 12ème siècle. Il contient les copies collationnées des titres de propriété foncière de l’abbaye de Saint-Sauveur, établissement monastique fondé à Redon en 832 par Konuuoion sous la protection du roi breton Nominoë. La collation a débuté dans la seconde moitié du 11ème siècle, sous l’abbatiat d’Aumod. Le cartulaire rassemble 391 actes en latin, sur 147 parchemins de 375 mm de haut sur 275 mm de large. Toutefois les noms propres sont en vieux breton, notamment ceux des nombreux témoins figurant au bas de chaque acte. Les chartes concernent des domaines ou des terres situés un peu partout en Bretagne. Un bon nombre d’entre elles correspondent à des biens qui se concentrent cependant dans la vallée de la Vilaine, dans l’actuel Morbihan oriental et à l’ouest de la Loire-Atlantique actuelle.