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Bataille de Diersheim, Moreau bat les autrichiens du lieutenant général Starray

lundi 26 janvier 2015, par ljallamion

En avril 1797 à la Bataille de Diersheim, Moreau bat les autrichiens du lieutenant général Starray

Le Général Duhesme battant la charge à la bataille de Diersheim, 20 avril 1797 (musée de l'Armée) A mesure du débarquement des troupes de Moreau sur les bords du Rhin, celles-ci marchaient aussitôt vers le village, dont elles s’emparèrent, ainsi que du grand bois qui l’avoisinait.

Mais, 6 compagnies du régiment d’Alton, et quelques renforts étant arrivés aux autrichiens vers les 8 heures, ils firent une attaque vigoureuse sur le village de Diersheim, et en chassèrent les français ; mais ils en furent aussitôt repoussés par le général Davout, à la tête de la 31ème demi-brigade. Un pont volant fut monté, il servit à passer plusieurs canons, des caissons, quelques hussards du 9ème régiment, et quelques dragons du 17ème. Ces transports furent continus jusqu’à l’entrée de la nuit.

Les nouveaux renforts de troupes fraîches qui arrivaient continuellement à l’ennemi de Stollhoffen, de Bodeswihr, de Kehl et d’Offembourg, sa cavalerie, son artillerie, donnaient un grand avantage aux autrichiens sur l’armée française. Vers 3 heures de l’après midi, le général Starray fit une attaque vigoureuse sur le village de Diersheim. Les français durent abandonner provisoirement le village et laissa les autrichiens s’avancer jusqu’au delà de l’église. Mais le général Davout, qui, pendant ce combat, s’était porté vers Honau avec 2 bataillons de la 109ème, attaqua le village et celui-ci fut repris. la faiblesse en cavalerie et en artillerie, et la fatigue de l’infanterie, ne permirent pas de pousser plus loin cet avantage et seul le village d’Honau pu être conservé.

L’ennemi essaya de les déloger, mais fut repoussé par l’infanterie légère et la 100ème de ligne. Les échanges ne communiquaient que par le pont volant, seul 14 bataillons d’infanterie, une centaine de chevaux, 3 pièces d’artillerie légère et quelques pièces de bataillons se trouvaient sur la rive droite du fleuve. En face l’ennemi comptait 10 bataillons, 3 régiments de cavalerie et 15 bouches à feu. La construction d’un nouveau pont fut décidée. Le travail du pont était en pleine activité à l’entrée de la nuit, lorsque l’ennemi attaqua encore une fois, mais fut bientôt repoussé.

Un corps de l’armée, aux ordres du général Dufour, venait d’arriver ; 4 demi-brigades d’infanterie, 1 régiment de cavalerie, 1 de dragons, 2 compagnies d’artillerie légères, étaient prêtes à passer le Rhin. La réserve de cavalerie, aux ordres du général Bourcier, était en marche, et, n’était pas éloignée. Le pont fini, Moreau avait ordonné qu’on y fasse passer toutes les troupes qui étaient arrivées, et qu’on leur fit prendre leur ordre de bataille à mesure qu’elles seraient passés à la rive droite. L’aile droite, formée de la division du général Dufour, devait s’étendre d’Honau à Diersheim ; le centre, que commandait Vandamme et Duhesme le bois en face du pont, la brigade du général Lecourbe formait la gauche, qui s’étendait vers Freystett.

La réserve de cavalerie devait se former sur le gravier, et y rester jusqu’à ce qu’elle pût déboucher. Les troupes commencèrent à défiler sur le pont le 2 floréal, à 2 heures du matin. L’ennemi avait rassemblé pendant la nuit tous le corps qu’il avait à sa portée. Il attaqua et son premier effort se dirigea sur les villages d’Honau et de Diersheim. Il eut d’abord quelques succès, mais il fut bientôt repoussé par les troupes fraîches qui venaient d’arriver.

Pendant qu’une partie des troupes soutenait les effectifs à l’intérieur du village, une autre tenta une sortie par la droite de Diersheim. La victoire resta quelque temps incertaine, la cavalerie fut ramenée à diverses reprises jusque dans les jardins de Diersheim ; mais le succès fut enfin décidé par une charge du 9ème régiment de hussards, soutenu de quelques pelotons de cavalerie et de dragons, qui s’étaient ralliés. L’ennemi fut forcé de se retirer dans sa position du matin. Les généraux autrichiens Staray et Immeus ayant été blessés, l’ennemi, se décida à la retraite. L’armée française dirigeât sa principale attaque sur le centre entre Lings et Hobine, pendant qu’une colonne devait se porter à droite sur Litzenheim, et une autre à gauche sur Freysttet.

4 bataillons étaient destinés à former une réserve dans le bois de Diersheim. Ce fut à 2 heures de l’après midi que celle-ci fit mouvement pour reprendre l’offensive ; mais les autrichiens, qui avaient déjà commencé leur retraite, ne firent aucune résistance . Le régiment d’Alton, qui fut atteint près de Lings, fut culbuté et entièrement défait.

Le général Vandamme, avec sa colonne soutenue de la réserve de cavalerie, poussa jusqu’au delà d’Offembourg et de Gengenbach, et Dufour marcha sur Kehl et Korck. Des dragons du 17ème régiment, qui servaient d’éclaireurs, trouvant le pont de la Kintzig coupé et défendu par de l’infanterie, firent un détour, et vinrent passer cette rivière à gué un peu plus haut. Ils s’approchèrent de Kehl, et firent capituler 50 hommes d’Olivier-Wallis, qui occupaient le fort, et qui se rendirent prisonniers.