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L’histoire pour le plaisir

Anne Boleyn

lundi 28 janvier 2013

Anne Boleyn (1504-1536)

Marquise de Pembroke-Reine d’Angleterre

Anne Boleyn (1504-1536) Marquise de Pembroke-Reine d'Angleterre

Né d’une famille aristocratique, son père Thomas Son père, était un diplomate très respecté, favori d’Henri VII qui l’a envoyé dans plusieurs missions diplomatiques à l’étranger. Anne vécu au Pays-bas du printemps 1513 jusqu’à ce que son père l’envoie à Paris poursuivre ses études à l’hiver 1514.

En France, elle fut nommée dame de compagnie de la reine Claude de France et servait d’interprète chaque fois qu’un visiteur anglais de haut rang se présentait à la cour française. Durant cette période, elle approfondit sa connaissance du français et acquit une connaissance de la culture et de l’étiquette française. Elle développa un intérêt pour la mode et la philosophie religieuse qui voulait une réforme de l’Église. Son éducation européenne a pris fin en hiver 1521 lorsqu’elle fut demandée en Angleterre par son père. Elle est partie de Calais, qui était alors une possession anglaise, en janvier 1522.

Lorsqu’elle arriva à la cour d’Angleterre, la femme d’Henri VIII jouissait déjà d’une grande popularité, bien qu’elle ait peu d’activité en politique et à la cour depuis longtemps. Tous les fils qu’elle avait pu avoir avec le roi étaient décédés en bas âge et Henri VIII souhaitait avoir un enfant mâle pour assurer l’avenir de la monarchie et préserver le pays d’une guerre civile.

Elle débuta à la cour lors d’un bal masqué en mars 1522, où elle exécuta une danse compliquée en compagnie de la jeune sœur du roi, des dames de la cour ainsi que sa propre sœur Mary.

À cette époque, elle était courtisée par Henry Percy, fils du comte de Northumberland. L’idylle s’est terminée en 1523, lorsque le père de Henry Percy, a refusé de reconnaître les fiançailles.

Anne fut envoyée brièvement en exil sur les terres de sa famille, mais on ne sait combien de temps elle y resta. Lorsqu’elle fut de retour à la cour, elle s’est entourée d’un cercle de femmes et d’admirateurs masculins, mais elle se fit reconnaître pour son habileté à garder les hommes auprès d’elle.

Dame d’honneur de Catherine d’Aragon première épouse de Henri VIII, elle résista aux avances du roi et refusa de devenir sa maîtresse, mais dès 1528, il était clair qu’Henri avait l’intention de l’épouser. La famille d’Anne l’aida et elle avait beaucoup de soutien à la cour. Au début, elle s’est gardée de se mêler de politique. Elle aimait beaucoup son nouveau train de vie. En 1529, il s’est avéré que le pape Clément VII n’avait aucunement l’intention d’accorder le divorce à Henri.

Des tractations secrètes commencèrent entre la reine Catherine et le pape Clément VII afin de contraindre Anne à l’exil. Lorsque cela fut découvert, Henri VIII ordonna l’arrestation du cardinal Wolsey et s’il n’était pas mort de mort naturelle en 1530, il aurait été exécuté pour trahison. Un an plus tard, la reine Catherine fut bannie de la cour et ses anciens appartements furent donnés à Anne.

Avec le départ de Wolsey, elle devint la personne la plus puissante de la cour. Elle avait beaucoup d’influence sur les audiences accordées et sur les enjeux politiques. Son exaspération devant le refus du Vatican de la reconnaître comme reine l’incita à proposer une autre politique à Henri. Elle suggéra qu’il devrait suivre les conseils de radicaux religieux tels que William Tyndale, qui déniait l’autorité du pape et qui croyait qu’un monarque devait diriger l’église. Lorsque William Warham, l’archevêque de Cantorbéry mourut, Anne Boleyn fit nommer l’aumônier de sa famille Thomas Cranmer en qualité de nouveau conseiller favori du roi.

Durant cette période, elle joua aussi un grand rôle dans la position internationale de l’Angleterre en consolidant des accords avec la France. Elle établi d’excellentes relations avec l’ambassadeur de France Gilles de la Pommeraie qu’elle captivait. Avec son aide, elle organisa une conférence internationale à Calais à l’hiver 1532, conférence où le roi espérait obtenir l’aide de François 1er pour favoriser son nouveau mariage.

Avant de partir pour Calais le roi anoblit Anne en la faisant Marquise de Prembroke. Ce fut la première femme anglaise à être anoblie en son propre nom, plutôt que par héritage.

La conférence de Calais fut un triomphe politique éclatant puisque le monarque français a approuvé le remariage d’Henri. Immédiatement après leur retour de Douvres, Henri et Anne se sont mariés secrètement.

Quelques mois plus tard, Anne découvrit qu’elle était enceinte et comme la coutume anglaise le prévoit, il y eut une deuxième cérémonie qui s’est tenue à Londres le 25 janvier 1533.

Les événements vont ensuite se précipiter. Le 23 mai 1533, Thomas Cranmer, l’Archevêque de Cantorbéry, lors d’une audience particulière du tribunal spécial à l’église Priory de Dunstable déclara que le mariage d’Henri VIII et de Catherine d’Aragon était nul et invalide. Cinq jours plus tard, le 28 mai 1533, Cranmer déclara le mariage d’Henri et d’Anne valide. Sept ans après le début de leur liaison, Anne est enfin devenue épouse légitime et Reine d’Angleterre. Après son couronnement, elle mena une vie plus discrète pendant sa grossesse. Mère de la future Elisabeth 1ère, elle fut bientôt délaissée par le roi.

Sa réputation d’être favorable à la réforme religieuse se répandit dans toute l’Europe, elle fut idolâtrée par l’élite protestante ; même Martin Luther a vu d’un bon œil son accession au trône. Elle sauva aussi la vie de Nicolas Bourbon, qui avait été condamné à mort dans un procès de l’Inquisition française. Ce dernier la surnomma ensuite “La reine aimée de Dieu”. Bien qu’elle soit en faveur d’une réforme, particulièrement dans la traduction de la Bible en anglais, elle ne remettait pas en cause la doctrine catholique de la transsubstantiation. De plus, son époux s’opposant à la plupart des réformes doctrinales proposées par les luthériens, elle devait naviguer soigneusement pour amener l’Angleterre vers ce qui était communément appelé “Le nouvel apprentissage”. Elle était aussi de nature très généreuse et distribuait des vivres aux pauvres ainsi que des fonds aux œuvres éducatives.

Accusé d’adultère, le 2 mai 1536, Anne fut arrêtée sur le coup de midi et amenée à la Tour de Londres. Elle y souffrit visiblement d’une petite dépression, demandant des détails sur les allées et venues de sa famille et sur les accusations portées contre elle. Le matin du 19 mai 1536 ont vint la chercher pour l’amener à l’endroit où était dressé l’échafaud dans l’enceinte de la Tour de Londres, où elle s’était vue accorder la grâce d’une exécution à huis clos. Elle fut condamnée à mort et décapitée. Jeanne Seymour lui succéda auprès du roi.