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Marie-Catherine Jumelle de Berneville dite Marie Catherine d’Aulnoy

vendredi 21 décembre 2012

Marie-Catherine Jumelle de Berneville dite Marie Catherine d’Aulnoy (1651-1705)

Comtesse d’Aulnoy-Femme de lettre

Marie-Catherine Jumelle de Berneville dite Marie Catherine d'Aulnoy Comtesse d'Aulnoy-Femme de lettre

Née à Barneville-la-Bertran. Fille de Claude Le Jumel et de Judith Angélique Le Coustelier, appartenant à la petite noblesse normande ; elle est parente du marquis de Béringhem.

Sa famille arrange, comme il était de coutume à l’époque, son mariage à l’âge de seize ans, le 8 mars 1666 avec François de la Motte, valet de pied du duc de Vendôme, baron d’Aulnoy en Brie, qui est son aîné de trente ans et possède une réputation de grand buveur et de coureur impénitent.

Décidée à se débarrasser d’un mari qu’elle déteste, En 1669, Marie-Catherine, sa mère et deux complices montent une machination faisant accuser le baron d’Aulnoy d’un crime de lèse-majesté passible de la peine de mort. Arrêté, son mari est relaxé, mais les « amis » de sa femme sont condamnés à la décapitation pour calomnie. Madame d’Aulnoy doit d’abord se réfugier en Angleterre pour fuir la justice. De là elle gagne l’Espagne, où elle rend à la cour de France de menus services.

Sur ces expériences elle fera paraître en 1690 Mémoires de la cour d’Espagne, suivis de la Relation du voyage d’Espagne en 1691.

Elle obtint le pardon du roi Louis XIV, vraisemblablement en servant ce souverain en qualité d’agent secret. De retour en France en 1690, elle ouvre un salon littéraire à Paris, fréquenté par la société mondaine, et publie un récit romanesque qui connaît un immense succès avant de se trouver à nouveau compromise dans un scandale pour son amitié pour Madame Ticquet, par la suite décapitée pour le meurtre de son mari.

Auteur de petits vers, de nouvelles ou de romans plus ou moins historiques et de Contes de Fées. L’un de ses contes, celui de l’Oiseau bleu, est demeuré presque aussi célèbre que les contes eux-mêmes de Charles Perrault.

Parmi ses autres ouvrages on cite surtout Hippolyte, comte de Douglas ; Jean de Bourbon, prince de Carenci ; Mémoires secrets de la cour de France, etc. On a réédité ses Mémoires d’Espagne sous le titre de la Cour et la Ville de Madrid à la fin du 17ème siècle. Dans ses grands ouvrages, Mme d’Aulnoy a imité Mme Lafayette, mais sans l’égaler. Elle est l’un des auteurs à l’origine du genre écrit du conte merveilleux et a insufflé un esprit subversif en usant d’allégories et de satires. Son travail littéraire est souvent rapproché de celui de Jean de La Fontaine pour sa critique masquée de la cour et de la société française du 17ème siècle.

Madame d’Aulnoy meurt le 14 janvier 1705 dans sa maison de Paris.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Imago Mundi/ Marie Catherine d’Aulnoy