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L’histoire pour le plaisir

Jean Donneau de Visé

lundi 17 décembre 2012

Jean Donneau de Visé (1638-1710)

Écrivain et publiciste

Né à Paris, fondateur du Mercure galant. Il débuta dans les lettres, en 1661, par des nouvelles et par des critiques de Corneille et de Molière, critiquant l’École des femmes et écrivant notamment à l’occasion de cette querelle une pièce en un acte, intitulée Réponse à l’Impromptu de Versailles ou La Vengeance des marquis, vraisemblablement jouée en novembre 1663. Plus tard il devint un admirateur et un défenseur zélé de Corneille, mais il persista dans ses attaques contre Molière, et les étendit à Racine et à Boileau. Il confie à sa troupe la création de la comédie la Mère coquette en 1665, suivie d’autres, et, surtout, après la mort de Molière, de pièces à machines écrites en collaboration avec Thomas Corneille, Circé en 1675, la Devineresse en 1679, qui remportent de vrais succès à l’Hôtel Guénégaud.

En 1672, il crée le Mercure galant, périodique consacré aux nouvelles du théâtre, des arts, de l’édition, mais aussi aux potins de salons et aux chansons galantes. Interrompue en 1674, la publication du Mercure reprend en 1677, sous le nom de Nouveau Mercure galant et devient mensuelle.

Bien que peu considéré par les grands auteurs contemporains, et prenant parti du côté des Modernes, le Mercure réussit et rapporte à son fondateur une confortable rente, qui s’ajoute à ce qu’il retire de ses pièces et autres œuvres et de sa fonction d’historiographe du roi. Quand il meurt en 1710, sa revue est devenue incontestable. Elle prendra en 1724 le titre de Mercure de France.

En même temps, Donneau de Visé avait abordé le théâtre où il connut un éclatant succès avec des comédies et des tragédies jouées à la Comédie-Française.

Auteur de Mémoires pour servir à l’histoire de Louis le Grand en 10 volumes, il reçut, avec le titre d’historiographe du roi, une pension de 500 écus et un logement aux galeries du Louvre.