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Jacques Dyel du Parquet

mardi 11 décembre 2012

Jacques Dyel du Parquet (1606-1658)

Deuxième Gouverneur et lieutenant général de la Martinique, qu’il rachète en 1651 après avoir été gouverneur de l’île pour le compte de la Compagnie des îles d’Amérique.

Neveu de Pierre Belain d’Esnambuc par sa mère Adrienne Belain, il est nommé en 1636, un an après l’arrivée des colons français, gouverneur de la Martinique, par son oncle, en remplacement de Jean Dupont capturé par les Espagnols.

Il a résisté avec d’autres colons, dont Constant d’Aubigné, Jean Dubuc VI au soulèvement de la fin 1646 contre la compagnie. Les plus radicaux sont menés par un ancien gantier de Paris, qui se fait appeler « général » Beaufort et qui refuse de reconnaître même M. du Parquet l’accusant de travailler seulement pour les intérêts de la Compagnie.

En 1647, il épouse Marie Bonnard dont il aura plusieurs enfants dont deux survécurent. le 20 mai 1649, informé que la Grenade est attaquée par les indiens Caraïbes de Saint-Vincent et de la Dominique, il quitte la Martinique à la tête de 300 hommes et débarque à la Grenade où il remporte une victoire contre les Caraïbes en perdant un seul homme.

En 1650, la Compagnie des îles d’Amérique est ruinée. Il lui achète le 22 septembre 1650 les îles de la Martinique, de Sainte-Lucie, de Grenade et des Grenadines pour 41 500 francs. Il forma le 1er établissement colonial à la Grenade, reconstitua celui de Ste-Lucie après que les Anglais en eurent été chassés.

En août 1651, lors d’un séjour en France, il obtiendra du roi une commission de gouverneur général pour les îles dont il est propriétaire et pour lesquelles il deviendra donc le représentant du monarque. Il refusa tout d’abord l’accueil à des Néerlandais, fuyant Pernambuco repris par les Portugais, qui arrivèrent en 1654 à la Martinique, à la suite des pressions exercées par les Jésuites, qui n’appréciaient guère que plusieurs de ces étrangers soient juifs. Les 900 réfugiés hollandais vont à la Guadeloupe où Charles Houël les accueille avec joie. Il en accueillit donc à son tour un navire plein à la Martinique.

Mais assez vite, les leaders hollandais et les juifs se désintéressent de la culture du sucre et du tabac pour vendre de la nourriture pour de la monnaie au lieu que pour du tabac, récupérant ainsi toute la monnaie qu’ils avaient dépensée dans leur arrivée dans les Antilles françaises, à une époque où l’on paie dans les îles en "livres" de tabac.

Il meurt en 1658 à Saint-Pierre de la Martinique. Sa mort coïncide avec la dégradation des relations entre Français et Caraïbes, son successeur lançant même une guerre victorieuse contre les Indiens, qui occupaient encore la moitié de l’île.