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Marie-Catherine Desjardins dite dame de Villedieu

lundi 10 décembre 2012

Marie-Catherine Desjardins dite dame de Villedieu (1640-1683)

Écrivaine et dramaturge française.

Marie-Catherine Desjardins dite dame de Villedieu Écrivaine et dramaturge française.

Née à Alençon elle est issue de la petite noblesse terrienne. Fille d’un couple au service d’une famille illustre, les Rohan-Montbazon, elle ne gardera de son père, Guillaume Desjardins, qu’un souvenir de violentes chicanes. Il dépose, en 1655, une requête contre sa fille et son neveu, François Desjardins de Saint Val, qu’il accuse de s’être liés secrètement par une promesse de mariage. Ses parents se séparent alors qu’elle est encore très jeune, ce qui lui donne une indépendance et une liberté assez rares pour l’époque. Installée dans le Paris de l’après Fronde, elle compense rapidement son manque de naissance et de richesse, mais aussi sa laideur, par l’exercice de son esprit. Elle le prouve notamment à travers les premières poésies qu’elle compose, mais aussi ses portraits. On l’admire dans les salons parisiens, où elle s’acquiert de solides protections, Anne Marie Louise d’Orléans de Montpensier, Marie de Nemours, le duc de Saint-Aignan, Hugues de Lionne….

L’année de ses 18 ans, Marie-Catherine fait la rencontre décisive de son existence en tombant éperdument amoureuse d’Antoine de Boësset, sieur de Villedieu, fils d’un célèbre musicien du roi Louis XIII. Commence une liaison tumultueuse célébrée par l’écrivaine dans un sonnet jugé scandaleusement libertin. Après une promesse solennelle de mariage signée en Provence, devant prêtre et notaire, le 21 juin 1664, survient la rupture définitive en 1667. Au cours de l’été de la même année, elle voit son amant mourir au siège de Lille et sa correspondance amoureuse publiée sans son consentement par le libraire-éditeur Claude Barbin. C’est forte de cette seule promesse que Marie-Catherine put se faire appeler de Villedieu et se faire officiellement considérer, avec l’approbation de sa belle-famille, comme sa veuve.

Elle délaisse son activité de dramaturge pour se tourner résolument vers l’écriture romanesque. Les succès s’enchaînent au prix d’un intense labeur. De 1669 à 1675, pressée par de sérieuses difficultés financières, elle ne cesse d’écrire et de publier. Avec ses Mémoires de la vie de Henriette-Sylvie de Molière, parues en 1671, elle invente le genre littéraire du roman-mémoires.

En 1677, elle se marie avec Claude-Nicolas de Chaste, chevalier, sieur de Chalon. Union éphémère puisque l’officier mourut 2 ans plus tard, non sans avoir permis à Marie-Catherine de devenir mère pour la première fois, à l’âge de 38 ans. Retirée dans la demeure familiale, à Clinchemore, auprès de sa mère et de ses frère et sœur, c’est là que Claude Barbin s’empare des dernières productions de l’écrivaine.