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L’histoire pour le plaisir

Marc Antoine Hersan

samedi 8 décembre 2012

Marc Antoine Hersan (1649-1724)

Prêtre français-professeur de l’Université de Paris

Né à Compiègne. Fils de Charles Hersan, chirurgien, originaire de Chevrières dans l’Oise et de Catherine Lejeune, née à Remy dans l’Oise. Il fréquenta l’école de son quartier où il fit preuve de dispositions pour l’étude. Jean Hersan, principal du collège des Grassins à Paris, le fit admettre au collège du Plessis, alors réuni à celui de la Sorbonne à Paris. Il se perfectionna dans la langue latine et en particulier dans la versification latine, discipline où il excellait dès l’âge de 21 ans. Sous la direction de Charles Gobinet, principal du collège, il fut reçu maître ès arts, soutint ses thèses de philosophie, et fut nommé docteur régent en 1675. Il fut professeur au collège du Plessis à Paris, et professeur adjoint au Collège royal et fondateur d’une école pour les enfants pauvres de sa ville natale. Parmi ses élèves du collège du Plessis Sorbonne, Marc Antoine Hersan remarqua un garçon nommé Charles Rollin qui avait des dispositions prometteuses. Il lui donna des bases littéraires solides et bientôt le talent de l’élève dépassa celui du maître. Plus tard celui-ci écrivit son éloge. Il fut nommé à la chaire de rhétorique du collège en 1681.

En avril 1684, il entra dans les ordres et fut ordonné prêtre en 1686. En 1685, il reçoit la chaire d’éloquence au Collège Royal. Cette année-là, il devint précepteur de Camille le Tellier de Louvois, âgé de 9 ans, fils du ministre d’Etat, marquis de Louvois. Il est l’auteur de l’Oraison funèbre du chancelier le Tellier. Il prit en charge l’éducation de deux de ses nièces orphelines qu’il fit entrer l’une chez les Dames de la Congrégation, l’autre à l’abbaye de Monchy.

À la mort de sa mère, il fit vendre les biens de Chevrières ce qui ne lui apportait pas une rente très importante. Avant de mourir en 1691, Louvois le fit nommer prieur commendataire du prieuré de Saint-Germain de Larrey-lès-Dijon, ce qui lui fit percevoir un revenu suffisant pour vivre à Paris et pour y assurer ses charges. Sa générosité lui fit profiter de ces revenus pour créer des bourses en faveur d’étudiants compiègnois du collège de Dormans.

À la suite de la mort de Louvois, et à cause des soupçons de jansénisme que les Jésuites nourrissaient à son égard, il résolut de quitter Paris. Malgré tous les avantages que lui apportaient les fonctions qu’il occupait, il résolût de se retirer à Compiègne en 1698, en démissionnant de toutes ses charges entre 1694 et 1697. Charles Rollin lui succéda dans la chaire de rhétorique.

A Compiègne il se lie d’amitié avec l’abbé Jacques Delaporte, clerc tonsuré et maître d’école, puis sous-diacre de l’église Saint-Antoine. Ils s’entraidaient pour conduire toutes les œuvres charitables dont les paroissiens avaient besoin. À sa mort, Jacques Delaporte légua tous ses biens aux pauvres de sa paroisse, à sa famille et ses meubles à Marc-Antoine Hersan qui les lui avait offerts.

En 1704, il échangea son prieuré de Larrey contre le prieuré de Saint-Martin-Longueau, moins éloigné de Compiègne, parce qu’il voulait exercer lui-même ses fonctions de prieur ; mais ce prieuré lui-même fut supprimé en 1707 et Hersan n’en recevra plus qu’une rente usufruitière.

En 1717, il entreprit la construction d’une école pour l’instruction des garçons pauvres de la paroisse Saint-Antoine, ainsi que deux autres écoles pour les filles des deux paroisses. Il avait aussi prévu un revenu pour l’entretien d’un maître dans la nouvelle école.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Imago Mundi/Hersan