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Antoine Arnaud dit le Grand Arnauld

lundi 19 novembre 2012

Antoine Arnaud dit le Grand Arnauld (1612-1694) Théologien, philosophe et mathématicien

Antoine Arnaud dit le Grand Arnauld Théologien, philosophe et mathématicien

20ème et plus jeune enfant d’Antoine Arnauld, d’une famille de magistrats parisiens, il était le frère d’Angélique et d’Agnès Arnauld, abbesses de Port Royal des Champs.

Il fut destiné au barreau, mais décida d’étudier la théologie en Sorbonne. Il y obtint les plus grands succès et sa carrière promettait d’être brillante quand l’influence de Saint-Cyran l’attira vers le jansénisme. Il fut le défenseur des jansénistes contre les jésuites.

Son livre, De la fréquente Communion en 1643, fut une étape importante pour rendre les buts et les idéaux de ce mouvement intelligibles au grand public. Cette publication lui attira tant d’ennemis qu’il fut forcé de se cacher et pendant plus de 20 ans, n’osa plus se montrer en public à Paris. Il écrivit d’innombrables brochures en faveur du jansénisme. En 1655 deux Lettres à un duc et pair sur les méthodes des Jésuites dans le confessionnal lui valurent d’être expulsé l’année suivante de la Sorbonne en même temps que Nicolas Perrault. Ce fut l’origine des Provinciales de Blaise Pascal. Il composa avec Lancelot en 1660, la Grammaire générale et raisonnée, puis en 1662 avec Nicole, la Logique de Port-Royal et de Nouveaux Eléments de géométrie.

En 1667 la Paix clémentine mit fin à ses ennuis et il fut aimablement reçu par Louis XIV et traité presque en héros par le peuple. Il se mit alors au travail avec Pierre Nicole sur un grand ouvrage contre les calvinistes. En 1677, cependant, la persécution contre les jansénistes reprit. Arnauld fut contraint de quitter la France pour les Pays-Bas, s’installant finalement à Bruxelles. Il y passa les 16 dernières années de sa vie à discuter inlassablement de controverse avec les jésuites, les calvinistes et les hérétiques de toute sorte.

En philosophie, il peut être considéré comme un représentant critique du cartésianisme ne défendant pas de doctrine propre, mais s’attachant à déceler les erreurs des autres, Aristote, Descartes, Leibniz, Malebranche. Son approche qui critique les erreurs savantes des philosophes tout en leurs préférant les thèses issues du bon sens en fait le précurseur de l’école écossaise du sens commun.

Entre 1683 et 1685 il engagea une longue bataille avec Malebranche sur les relations de la théologie et de la métaphysique.

La polémique rebondit avec la publication du Traité de la Nature et de la Grâce. Pressé par Bossuet de combattre les théories du traité, jugées nouvelles et dangereuses par l’Église, Arnauld y répond dans une dissertation sur Les Miracles de l’ancienne loi en 1684, suivie par les Réflexions sur le nouveau système de la Nature et de la Grâce en 1685.

Il fut aussi considéré comme un des grands mathématiciens de son temps. Après sa mort, sa réputation dans ce domaine commença à baisser.

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