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François Eudes de Mézeray

dimanche 18 novembre 2012

François Eudes de Mézeray (1610-1683)

Historien et Académicien

François Eudes de Mézeray Historien et Académicien

Fils d’un chirurgien de village. Après avoir fait ses études à Caen il alla à Paris où son compatriote Des Yvetaux fut son protecteur et lui obtint un emploi de commissaire des guerres. Il se trouva en cette qualité aux deux campagnes de Flandre en 1635 et 1636. L’année suivante, il débuta par quelques pamphlets politiques. Puis il s’enferma au collège Ste Barbe et se mit à l’étude de l’histoire avec une ardeur qui altéra sa santé.

Le cardinal de Richelieu s’intéressa à ce travailleur encore obscur et lui fit tenir une bourse contenant 500 écus d’or.

En 1643, il publia le premier volume de son Histoire de France, avec portraits des rois et des princesses, qui eut un succès prodigieux. Il en fit un Abrégé qui ne fut pas moins bien accueilli. Nommé historiographe du roi, il entra à l’Académie française en 1648, et y remplaça Conrart comme secrétaire perpétuel en 1675. Durant la Fronde, il écrivit des pamphlets contre Mazarin, les mazarinades, qui parurent sous le pseudonyme de Saudricourt.

Colbert lui diminua sa pension de 4.000 francs parce qu’il s’était exprimé de façon trop indépendante sur l’origine des impôts.

Sa conduite à l’Académie française, fut marquée par plusieurs traits d’originalité. Connu pour être l’ennemi de toute étiquette, il avait pris l’habitude de toujours donner une boule noire à ceux qui se présentaient pour représenter à la postérité la liberté dont jouissait l’Académie dans ses élections. Dans le Dictionnaire, il ajouta comme explication au mot Comptable cette phrase : « Tout comptable est pendable. » Forcé par ses collègues de la supprimer, il mit en marge : « Rayé, quoique véritable. »

Lors de la visite que fit à la Compagnie la reine Christine, il était secrétaire et, pour lui donner une idée du Dictionnaire, il lui lut l’article sur le mot Jeu, dans lequel se trouvait cet exemple : « Jeux de princes, qui ne plaisent qu’à ceux qui les font. »

C’est également lui qui eut, le premier, l’idée du premier journal littéraire et scientifique, qui fut reprise par les fondateurs du Journal des savants de Denis de Sallo et Jean Gallois. Il faisait partie du comité directeur de La Gazette.

Il publia aussi un Traité de l’origine des Français, Histoire de France avant Clovis. On a en outre de lui les Vanités de la Cour, traduction du Polycraticus, de Jean de Salisbury, Histoire des Turcs, depuis 1612 jusqu’à 1649, tiré de Vigenère et de Chalcondyle. On lui a attribué un Dictionnaire de France, publié dans les Mémoires historiques et critiques de Camusa, l’Histoire de la mère et du fils et la Vie de Henri IV, publiée sous le nom de Péréfixe.

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