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L’histoire pour le plaisir

Pierre II de Médicis

mardi 13 novembre 2012, par ljallamion

Pierre II de Médicis (1471-1503)

Fils cadet de Laurent de Médicis dit le Magnifique et de Clarisse Orsini et frère du pape Léon X. Il fut marié à Alfonsina Orsini.

Il devint maître de Florence à la mort de son père en 1492. Peu après, en 1494, Charles VIII entra en Italie avec de fortes troupes pour se rendre à Naples dont il revendiquait le trône. Il y avait été fortement incité par Ludovic le More, ancien régent de Milan qui souhaitait devenir duc à la place de son neveu Gian-Galeazzo Sforza et avait donc poussé au déclenchement d’une guerre entre le roi de France et celui de Naples, beau-père de Gian-Galeazzo.

Suite à son passage par Milan, Charles VIII se dirigeant vers Naples dut traverser la Toscane après avoir laissé des troupes en Lombardie pour sécuriser ses lignes de communication. Il tenta de rester neutre, mais ceci apparut comme inacceptable au roi de France qui envahit la Toscane. Il essaya alors de résister, mais ne reçut pas beaucoup de soutien de Florence qui était soumise à l’influence de Savonarole, prédicateur du couvent dominicain de Saint Marc. Ses propres cousins l’abandonnèrent pour rejoindre les rangs des Français.

Il cessa toute opposition tandis que l’armée française s’approchait de Florence, il accorda au roi de France tout ce que celui-ci lui réclamait, sans tenter de négocier de meilleures conditions. La furie qu’engendrèrent à Florence ces concessions jugées humiliantes conduisit les Médicis à s’enfuir et leur palais fut pillé. La République de Florence fut rétablie aussi bien sur le fond que sur la forme et les Médicis furent officiellement exilés, condamnés à errer entre les divers États italiens et européens. Pierre II s’enfuit tout d’abord à Venise où il fut accueilli grâce à l’intervention de Philippe de Commines.

Rallié aux français, en 1503, alors que Français et Espagnols continuaient de combattre en Italie pour le royaume de Naples, il se noya alors qu’il tentait de fuir à l’issue d’une bataille que les Français avaient perdue.