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Honoré II Grimaldi

jeudi 27 août 2020 (Date de rédaction antérieure : 5 novembre 2012).

Honoré II Grimaldi (1598-1701)

Prince de Monaco de 1612 à 1662

Honoré II Grimaldi Prince de Monaco de 1612 à 1662

Fils d’ Ercole Grimaldi dit Hercule 1er , seigneur de Monaco [1] et de Marie Landi de Valétare et élevé à Milan, sous la tutelle du prince de Valdetare.

Il retourna dans ses états occupés par une garnison espagnole. Son tuteur, en effet, ne cachait pas son attachement à la Cour de Madrid. En 1612, il se proclama prince de Monaco. Le roi d’Espagne le reconnut pour tel peu après.

Mais le nouveau prince voulait se libérer du joug des Habsbourgs [2]. Il signa le 14 septembre 1641 le traité de Péronne [3] avec Louis XIII et son ministre Richelieu. La liberté et la souveraineté de Monaco y étaient reconnues. Fort de cet appui, il leva alors l’étendard de la révolte contre la garnison étrangère qu’il contraignit à se rendre. Il renonça aux terres qu’il tenait en Espagne.

Ayant perdu sa seigneurie de Monaco en Piémont, à cause de son alliance avec la France, le roi Louis XIII prévoit dans le traité de Péronne de lui donner en compensation le duché de Valentinois [4], le comté de Carladès [5] et le marquisat des Baux [6], ce qui fut fait par lettres patentes données à Saint-Germain-en-Laye du mois de Février 1643.

Il pu jouir des délices d’une cour aristocratique et raffinée, prodigieux collectionneur, il réunit 700 tableaux, dont un Titien, et des centaines d’objets d’art. Philippe de Champaigne fit son portrait.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Honoré II (prince de Monaco)/ Portail de Monaco/ Catégories : Maison Grimaldi/ Prince de Monaco/Duc de Valentinois

Notes

[1] La principauté de Monaco est un État d’Europe de l’Ouest, ainsi qu’une commune du même nom occupant la même superficie que l’État lui-même ce qui en fait une cité-État. Monaco obtient officiellement son indépendance du Saint Empire romain germanique tout en devenant un protectorat espagnol en 1524. En tant qu’empereur du Saint Empire, Charles Quint reconnut la souveraineté de Monaco, tout en lui accordant sa protection en tant que roi catholique espagnol. Charles Quint en signe d’amitié pour son nouvel allié fit un bref séjour à Monaco du 5 au 9 août 1529 en se rendant en Italie pour recevoir des mains du pape la couronne d’empereur des Romains. Le 14 septembre 1641, le traité de Péronne est signé entre le roi de France Louis XIII et Honoré II de Monaco. Ce traité, qui comporte 14 articles, met fin au protectorat espagnol et replace la principauté de Monaco dans la mouvance française. En compensation de la confiscation de ses biens en pays espagnol Louis XIII octroie à Honoré II les fiefs du Valentinois, de Carladès, des Baux, de Saint-Rémy. Le 14 février 1793, la Convention nationale décréta que « la ci-devant principauté de Monaco est réunie au territoire de la République (française), et fait partie du département des Alpes-Maritimes ». La ville est ensuite placée sous protectorat du royaume de Sardaigne par le congrès de Vienne jusqu’en 1860. Enfin, en 1861, un traité franco-monégasque assure la souveraineté de Monaco.

[2] La maison de Habsbourg ou maison d’Autriche est une importante Maison souveraine d’Europe connue entre autres pour avoir fourni tous les empereurs du Saint Empire romain germanique entre 1452 et 1740, ainsi qu’une importante lignée de souverains d’Espagne et de l’empire d’Autriche, puis de la double monarchie austro-hongroise. La dynastie a pris le nom de « Maison de Habsbourg-Lorraine » depuis 1780.

[3] Le traité de Péronne du 14 septembre 1641 fut signé par Louis XIII, roi de France, et par Honoré II, prince de Monaco. Le traité de Péronne resta en vigueur jusqu’en 1793, lorsque pendant la Révolution française, Monaco, Menton et Roquebrune furent rattachés au territoire français.

[4] Le Valentinois est, au sens géographique strict, la région entourant la ville de Valence, aujourd’hui préfecture du département de la Drôme. Le Valentinois fut érigé en duché-pairie en 1498 pour César Borgia par le roi Louis XII de France. Le duché fut donné en 1548 à Diane de Poitiers par le roi Henri II de France. Le Valentinois fut donnée en 1642 au prince de Monaco Honoré II par le roi Louis XIII de France.

[5] Le Carladès ou Carladez est un pays traditionnel de France, situé au centre ouest du massif central. Une partie de cette région se trouve dans le département du Cantal et l’autre dans celui de l’Aveyron. Ses origines remontent à l’ancienne vicomté de Carlat, une subdivision du comté d’Auvergne, dont les dimensions étaient sensiblement plus vastes que la région naturelle actuelle. En 1643, Louis XIII érige la vicomté de Carlat, à laquelle il a enlevé la vicomté de Murat, en comté de Carladès qu’il donne par le Traité de Péronne, avec d’autres territoires à Honoré II Grimaldi afin de le remercier pour son alliance et le dédommager de la perte de ses seigneuries en Espagne.

[6] Les Baux-de-Provence sont une commune française, située dans le département des Bouches-du-Rhône. Les Baux, ainsi que la Provence sont rattachés à la couronne de France. Sous la férule de la famille Manville, le village devient un centre du protestantisme et tente même une révolte contre la couronne. En 1631, las d’être pris pour cible, les habitants négocient avec le pouvoir le rachat du territoire du château et le droit d’en démanteler les fortifications, qui servent de retraite aux factieux. Louis XIII y consent le 5 août. En 1642, la ville est offerte à la famille Grimaldi en tant que marquisat, créé en faveur d’Hercule de Grimaldi, prince de Monaco.