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Démétrios II de Macédoine dit Démétrios II Etolicos

samedi 25 juillet 2020 (Date de rédaction antérieure : 28 juillet 2011).

Démétrios II de Macédoine dit Démétrios II Etolicos (vers 275-vers 228)

Fils d’Antigone II Gonatas. C’est un homme mûr quand il succède à son père. La succession se fait sans opposition et il est probable que Démétrius II exerçait des responsabilités importantes depuis quelques années déjà.

Au début de son règne, il doit faire face à la puissance grandissante des Étoliens [1] qui continuent de contrôler les Thermopyles [2] et donc la voie terrestre vers le Sud depuis la Thessalie [3]. La Macédoine [4] ne contrôle plus la Péonie*, indépendante, ni la Thrace* sous contrôle partiel des Lagides [5]. Au Sud en revanche, elle continue de contrôler la Thessalie [6], l’Eubée [7] au moins indirectement, l’Attique [8], mais a perdu la Béotie [9]. Dans le Péloponnèse [10], les tyrans [11] de Mégalopolis [12], Argos [13], Hermione [14] et Phlionte [15] lui sont favorables.

En 240, les ligues étoliennes [16] et achéennes [17] font la paix et sont bientôt en guerre avec la Macédoine. Il a renforcé ses relations avec l’Épire [18] en épousant la fille d’Alexandre II d’Épire et petite-fille de Pyrrhus, et d’Olympias, régente depuis la mort d’Alexandre II d’Epire, Phthia . Cette alliance proposée par l’Épire a pour but de contrer une attaque étolienne en Acarnanie [19]. L’épouse précédente de Démétrius, Stratonice II , la sœur d’Antiochos II, s’était enfuie en Syrie [20] à une date mal déterminée. L’alliance matrimoniale fut acceptée par Démétrius probablement en raison de la paix entre les 2 Ligues qui le rendit prêt à rompre l’alliance macédonienne avec l’Étolie.

La guerre dite guerre démétriaque éclate probablement en 239 mais le détail des opérations est difficile à déterminer.

En 236, il envahit la Béotie sous domination étolienne, et remet aux athéniens le contrôle des forteresses où étaient postées des garnisons macédoniennes. Il s’agit non seulement d’enlever la Béotie aux Etoliens, mais aussi de libérer l’Attique de la menace d’une attaque étolienne via la Béotie, et de confier la défense de l’Attique aux Athéniens eux-mêmes. Aratos de Sicyone et les Achéens poursuivent en effet depuis la mort d’Antigone II Gonatas leurs raids en Attique depuis la Mégaride [21]. Parallèlement, Aratos fait plusieurs tentatives contre Argos, en vain, en 235 la ville reste sous influence macédonienne, mais le tyran Aristippe est tué par les Etoliens, son frère Aristomaque lui succède.

Mais Aratos enregistre un succès important lorsque le tyran de Mégalopolis Lydiades négocie son abdication en 235 et l’incorporation de Mégalopolis dans la ligue achéenne. C’est un revers important pour la Macédoine qui perd là le principal obstacle dans le Péloponnèse à la domination achéenne, mais d’un autre côté toute ambition macédonienne dans la région était compromise tant que Corinthe [22] était aux mains des Achéens. À long terme, l’intégration de Mégalopolis dans la ligue achéenne allait même nuire à cette dernière en lui attirant l’hostilité de Sparte [23], dont le nouveau jeune roi Cléomène III allait bientôt s’opposer aux Achéens.

La Macédoine remporte une victoire contre Aratos vers 233 et ce dernier effectue un nouveau raid en Attique.

Les fils d’Olympias, Pyrrhus et Ptolémée, succèdent à faible intervalle et pour une courte période à leur mère, mais meurent rapidement, comme elle, s’ouvre alors une crise de succession pour la monarchie éacide [24], dont les 2 derniers représentants sont 2 filles d’Olympias, Néréis mariée au tyran Gélon II de Syracuse , et Deidamie d’Épire . Cette dernière essaie de s’opposer à des chefs populaires qui veulent en finir avec la monarchie, mais est tuée.

Une république est établie en Épire, qui ne parvient pas à s’imposer à l’ensemble du royaume éacide. Ambracie [25] et Amphiloque font sécession et rejoignent la ligue étolienne. La chute de la monarchie épirote encourage les Etoliens à attaquer l’Acarnanie qui appelle Démétrius à l’aide. Celui-ci paie alors Agron d’Illyrie , pour venir à leur aide, l’armée illyrienne repousse les Étoliens en 231 et ravage l’Élide [26] et la Messénie [27], mais au retour s’empare de Phœnicè [28], tandis qu’une seconde armée illyrienne envahit l’Épire.

En 229, une nouvelle armée illyrienne ravage les cités de la côte épirote, défait une flotte achéenne et étolienne à Paxos, et prend Corcyre où est placée une garnison illyrienne. Mais parallèlement les Illyriens ont attiré l’attention de Rome et la première guerre illyrienne en 228 se termine par leur défaite. Les Romains envoient ensuite des ambassades auprès des ligues, de Corinthe et d’Athènes, et participent aux jeux Isthmiques de 228.

Les mouvement dardaniens [29] n’affectèrent pas seulement l’Illyrie, la Macédoine fut également envahie et Démétrius mourut au combat. Il laissait un fils en bas âge, Philippe V, qu’il avait eu de la princesse épirote Phthia.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu du texte deÉdouard Will, Histoire politique du monde hellénistique 323-30 av. J.-C., Paris, Seuil, coll. « Points Histoire », 2003 (ISBN 2-02-060387-X)

Notes

[1] L’Étolie est une région de Grèce centrale située au sud de l’Épire et séparée du nord du Péloponnèse par le golfe de Corinthe. Au cours du 4ème siècle av. est formée la ligue étolienne qui renforce l’autonomie et la puissance politique de l’Étolie. L’armée des Étoliens est impliquée dans plusieurs guerres, plusieurs l’opposant à ses voisins d’Acarnanie, d’autres contre des puissances étrangères, comme la guerre lamiaque et les guerres contre la Macédoine.

[2] Les Thermopyles sont un ancien passage de Grèce délimité par le golfe Maliaque au nord et le Kallidromo, un massif montagneux du Pinde, au sud. Dans l’Antiquité, le rivage se trouvait contre la falaise mais il a reculé, laissant la place à une plaine côtière étroite mais suffisamment large pour permettre le passage d’une route, d’une autoroute et d’un chemin de fer. Ce passage constituait un point stratégique dans la Grèce antique et de nombreuses batailles y ont été livrées dont la première en 480 av.jc qui a opposé les Grecs aux Perses, et la dernière en 1941 qui a vu s’affronter les Allemands contre les Grecs et les Britanniques.

[3] La Thessalie est une région historique et une périphérie du nord-est de la Grèce, au sud de la Macédoine. Durant l’antiquité cette région a, pour beaucoup de peuples, une importance stratégique, car elle est située sur la route de la Macédoine et de l’Hellespont. Elle possédait un important port à Pagases. Le blé et le bétail sont les principales richesses de la région et une ressource commerciale vitale. La Thessalie est aussi l’une des rares régions de Grèce où l’on peut pratiquer l’élevage des chevaux, d’où l’importante cavalerie dont disposaient les Thessaliens.

[4] Le royaume de Macédoine est un État antique situé au nord de la Grèce correspondant aujourd’hui principalement à la Macédoine grecque. Il est centré sur la partie nord-est de la péninsule grecque, bordé par l’Épire à l’ouest, la Péonie au nord, la Thrace à l’est et la Thessalie au sud. Royaume périphérique de la Grèce aux époques archaïque et classique, il devient l’État dominant du monde grec durant l’époque hellénistique. L’existence du royaume est attestée au tout début du 7ème siècle av. jc avec à sa tête la dynastie des Argéades. Il connaît un formidable essor sous le règne de Philippe II qui étend sa domination sur la Grèce continentale en évinçant Athènes et la ligue chalcidienne pour ensuite fonder la Ligue de Corinthe. Son fils Alexandre le Grand est à l’origine de la conquête de l’immense empire perse et de l’expansion de l’hellénisme en Asie à la fin du 4ème siècle av. jc. Après sa mort, la Macédoine passe brièvement sous la tutelle des Antipatrides dans le contexte des guerres des diadoques. En 277, la royauté échoit à Antigone II Gonatas qui installe la dynastie des Antigonides qui règne jusqu’en 168, date à laquelle la Macédoine est conquise par les Romains. En 146 la Macédoine devient une province romaine.

[5] Les Lagides ou Ptolémées sont une dynastie pharaonique issue du général macédonien Ptolémée, fils de Lagos (d’où l’appellation « lagide »), qui règne sur l’Égypte de 323 à 30 av. jc.

[6] La Thessalie est une région historique et une périphérie du nord-est de la Grèce, au sud de la Macédoine. Durant l’antiquité cette région a, pour beaucoup de peuples, une importance stratégique, car elle est située sur la route de la Macédoine et de l’Hellespont. Elle possédait un important port à Pagases. Le blé et le bétail sont les principales richesses de la région et une ressource commerciale vitale. La Thessalie est aussi l’une des rares régions de Grèce où l’on peut pratiquer l’élevage des chevaux, d’où l’importante cavalerie dont disposaient les Thessaliens.

[7] L’Eubée est la deuxième plus grande île de la mer Égée, située en face de l’Attique et de la Béotie, dont elle est séparée par le détroit de l’Euripe.

[8] L’Attique est la région qui entoure Athènes. L’Attique s’est d’abord appelée Mopsopie L’Attique est découpée en 139 dèmes et parallèlement, en trois grands secteurs : la ville, la côte et l’intérieur. Les dèmes sont regroupés en trittyes qui elles-mêmes sont regroupées trois par trois, une de chaque secteur, pour constituer une tribu. Durant l’Antiquité, il s’agissait de l’une des plus importantes régions productrices d’huile d’olive ; huile qui était ensuite exportée par exemple vers l’Étrurie. La céramique d’Attique au 6ème siècle av. jc connaît également un certain succès.

[9] La Béotie est une région de Grèce centrale. Elle est bordée par l’Attique au sud-est, par le golfe d’Eubée à l’est, par la Phthiotide au nord, par la Phocide à l’ouest et par le golfe de Corinthe au sud. La capitale moderne est Livadiá, mot qui signifie prairie, pâturage, une réalité économique emblématique de la région. La capitale antique était Thèbes (actuelle Thiva).

[10] Le Péloponnèse est une péninsule grecque, qui couvre 21 379 km². Elle a donné son nom à la périphérie du même nom qui couvre une part importante de la péninsule, regroupant cinq des sept nomes modernes qui la divisent. Seuls deux nomes (l’Achaïe et l’Élide) situés au nord-ouest de celle-ci sont rattachés à la périphérie de Grèce-Occidentale.

[11] Dans la Grèce antique, un tyran était un homme qui disposait d’un pouvoir assuré par la force ; ce pouvait être un ancien magistrat, parfois même un esclave, arrivé au pouvoir après un coup d’État, par ruse plus que par violence. Les tyrans ne prirent jamais officiellement le titre de tyran, et il n’y eut pas de titre général et officiel pour les désigner, c’est pourquoi on leur donne le nom dont leurs ennemis les stigmatisaient.

[12] Mégalopolis ou Megalópoli est une ville de Grèce, dans le Péloponnèse, dans la vallée de l’Alphée. Elle fut fondée entre 371 et 368 avant notre ère par Épaminondas pour surveiller Sparte, et fut le siège de la ligue arcadienne. En 331, Agis III, roi de Sparte, fut tué lors de la première bataille de Mégalopolis, qui l’opposa à Antipater, un général d’Alexandre le Grand. En 235, le tyran Lydiadas fit adhérer la cité à la Ligue achéenne, à laquelle elle donna plusieurs hommes politiques de premier plan, dont Philopœmen, Lycortas et Polybe. En 227, le roi Cléomène III de Sparte y défit la Ligue achéenne ; il la détruisit ensuite en 222 av.jc, mais elle fut rebâtie.

[13] Argos est une ville d’Argolide dans le Péloponnèse, située près de Nauplie. Située au pied de deux acropoles remontant à l’antiquité Argos fut définitivement éclipsée par Sparte à partir du 6ème siècle av. jc. Elle ne participa pas aux guerres médiques. La rivalité avec Sparte explique qu’Argos ait adopté systématiquement un parti anti-laconien pendant la guerre du Péloponnèse, soit en restant neutre, soit en s’alliant à Athènes. La bataille de Mantinée, en 418 av. jc, finit par convaincre Argos de s’allier avec Sparte. Elle rompit cependant son traité au début de la guerre de Corinthe, en 395 av. jc. Pyrrhus s’attaqua à Argos en 272 avant notre ère, au cours de sa guerre contre le Macédonien Antigone II Gonatas. Il y fut tué, en recevant une tuile lancée depuis un toit par une vieille femme.

[14] Hermione est le nom d’une ville antique située dans le Péloponnèse, en Grèce. Elle est notamment citée par Homère dans le Catalogue des vaisseaux parmi les villes d’Argolide qui envoyèrent des hommes (sous le commandement de Diomède) pour prendre Troie. Pausanias, dans sa Description de la Grèce, indique que le fondateur de la ville fut Hermion, le fils d’Europos, et précise que le culte d’Aphrodite était particulièrement répandu dans la ville. Elle a donné son nom (souvent transcrit Ermioni) à un village moderne (appelé Kastri jusqu’au début du 19èmesiècle)

[15] Phlionte est une cité grecque du Péloponnèse, située au sud de Sicyone et au sud-ouest de Corinthe, à proximité de la localité moderne de Némée. Pendant les guerres médiques, Phlionte prend part au conflit en envoyant 200 hommes combattre aux Thermopyles, puis 1000 hommes à Platées. Elle est gouvernée par un régime oligarchique, si l’on excepte une courte parenthèse démocratique de 390 à 380 av.jc Pendant la guerre du Péloponnèse, elle est la fidèle alliée de Sparte. Au cours de l’hiver 417/416av.jc, son territoire est ravagé par Argos, dont elle avait accueilli les bannis. Au début du 4ème siècle av. jc, Phlionte se montre néanmoins moins partisane de Sparte. En 395 av.jc, elle laisse la cité laconienne affronter une coalition d’Athéniens, de Thébains et de Corinthiens devant Corinthe. Alors que la guerre se poursuit, Phlionte est ravagée par les peltastes mercenaires (fantassins légers) d’Iphicrate. En 384 av. jc, Phlionte bannit sa faction oligarchique. Les bannis se plaignent à Sparte, qui demande leur réintégration. Phlionte accepte de mauvaise grâce mais refuse de restituer leurs biens aux oligarques : le roi Agésilas II intervient en 381 av. jc et assiège la cité pendant 18 mois. Réduits par la famine, les Phliasiens doivent accepter les conditions d’Agésilas. Au 3ème siècle av. jc, Phlionte rejoint la Ligue achéenne dans sa lutte contre le Spartiate Cléomène III. Après qu’Aratos, chef de la Ligue, a appelé la Macédoine au secours, Antigone III Doson en profite pour s’emparer de Corinthe et d’une partie du Péloponnèse, dont Phlionte. Selon Pausanias, la divinité principale de la cité est Hébé, déesse de la jeunesse

[16] La Ligue étolienne était une confédération de la Grèce antique centrée sur les cités d’Étolie en Grèce centrale. Cette ligue s’est constituée en 370 av. jc pour s’opposer à la Macédoine et à la ligue achéenne. À la mort d’Alexandre en 323, la ligue participe à la révolte des Grecs contre le pouvoir macédonien. Après la défaite des Grecs et la prise d’Athènes en 322, l’Étolie est sauvée de l’invasion macédonienne par l’évolution des affaires en Asie, qui détourne les forces des dirigeants macédoniens Antipatros et Cratère. Cette sauvegarde de son indépendance permet à la ligue de jouer par la suite un rôle de premier plan dans les affaires grecques

[17] La Ligue achéenne est une confédération de villes d’Achaïe, sur la côte nord-est du Péloponnèse. À son apogée, la ligue contrôle tout le Péloponnèse à l’exception du sud de la Laconie. La montée de l’impérialisme romain dans la région conduit finalement à sa dissolution en 146 av. jc , à la suite de la guerre d’Achaïe.

[18] l’Épire est une région montagneuse des Balkans, partagée entre la Grèce et l’Albanie. Épire signifie « continent » en grec.

[19] L’Acarnanie est une région occidentale de la Grèce antique, délimitée au nord par le golfe Ambracique, à l’ouest et au sud-ouest par la mer Ionienne. À l’est, le fleuve Achéloos la sépare de l’Étolie.

[20] La Syrie fut occupée successivement par les Cananéens, les Phéniciens, les Hébreux, les Araméens, les Assyriens, les Babyloniens, les Perses, les Grecs, les Arméniens, les Romains, les Nabatéens, les Byzantins, les Arabes, et partiellement par les Croisés, par les Turcs Ottomans et enfin par les Français à qui la SDN confia un protectorat provisoire pour mettre en place, ainsi qu’au Liban, les conditions d’une future indépendance politique.

[21] La Mégaride, est une région historique de Grèce constituant un isthme entre l’Attique à l’est, la Béotie au nord et la Corinthie à l’ouest, séparant le golfe de Corinthe au nord-ouest du golfe Saronique au sud-est. Sa partie la plus étroite, à l’ouest, constitue l’isthme de Corinthe. La région tire son nom de la polis de Mégare. Elle est partagée entre les périphéries modernes de l’Attique et du Péloponnèse.

[22] Corinthe était l’une des plus importantes cités de la Grèce antique, située dans les terres au pied de son acropole, l’Acrocorinthe. Elle abritait autrefois un célèbre temple d’Aphrodite.

[23] Sparte était une ville-état de premier plan dans la Grèce antique . Dans l’Antiquité, la ville-état était connue sous le nom de Lacedaemon, tandis que le nom de Sparte désignait son établissement principal sur les rives de la rivière Eurotas en Laconie, dans le sud-est du Péloponnèse. Vers 650 av. jc, elle est devenu la puissance terrestre militaire dominante dans la Grèce antique. Compte tenu de sa prééminence militaire, Sparte fut reconnu comme le chef de file des forces grecques combinées pendant les guerres gréco-perses. Entre 431 et 404 av. jc, Sparte fut le principal ennemi d’ Athènes pendant la guerre du Péloponnèse

[24] Dans la Grèce antique, les Éacides sont les fils ou descendants d’Éaque, fils de Zeus et roi d’Égine dans la mythologie grecque. Les rois molosses d’Épire prétendaient descendre des Éacides.

[25] Ambracie est une colonie de Corinthe, fondée au 7ème siècle av. jc. Elle est située sur la côte nord du golfe Ambracique, sur la rive gauche du fleuve Arachtos, quasiment en face de Leucade, sur le site de l’actuelle ville d’Arta.

[26] L’Élide est une région de la Grèce, située à l’Ouest de la péninsule du Péloponnèse sur la mer Ionienne entre la Messénie et l’Achaïe. À l’époque antique, la capitale de l’Élide était Élis. Le sanctuaire sacré d’Olympie, près de la ville de Pyrgos, se trouvait sur son territoire.

[27] La Messénie est une région au sud-ouest de la péninsule du Péloponnèse en Grèce. Elle constitue un district régional de la périphérie du Péloponnèse, dont la capitale est Kalamata.

[28] Phœnicè fut une cité grecque antique, située en actuelle Albanie. Phœnicè fut le centre politique des Chaoiniens. Le traité de paix qui mit fin à la Première guerre macédonienne fut signé à Phœnicè. De nos jours, la ville porte le nom de Finiq.

[29] La Dardanie était une région entourant le secteur de l’État actuel du Kosovo. Elle se trouvait plus précisément au Kosovo, au sud de la Serbie actuelle, à l’ouest de la République de Macédoine, et au nord-est de l’Albanie actuelle. Les habitants de la Dardanie antique étaient une tribu d’Illyriens dont certains pensent qu’elle était mélangée avec des peuples Thraces. Ces tribus semblent avoir souvent représenté une menace pour le royaume de la Macédoine. Les plus grandes villes de la Dardanie étaient : Naissus (Niš, aujourd’hui en Serbie), Scupi (Skopje, aujourd’hui capitale de la République de Macédoine), et sa capitale était Ulpiana (aujourd’hui Prishtina, la capitale actuelle du Kosovo. Le secteur fut conquis par les Romains en 28 av. J.-C. et devint une partie de la province romaine de Mésie, province qui constituait la frontière entre les Provinces illyriennes et la Macédoine.