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Quintus Aemilius Lepidus consul en 21 av. jc

samedi 25 avril 2026, par lucien jallamion

Quintus Aemilius Lepidus consul en 21 av. jc (60 av.jc-ap.15av.jc)

Sénateur et un homme politique de l’Empire Romain

emblème consul Issue de l’ancienne gens patricienne des Aemilii [1], il est le fils de Manius Aemilius Lepidus , consul en 66 av. jc, le nom de sa mère nous est inconnu.


Quintus Aemilius Lepidus est le Bardula nommé par Appien dans son“ Histoire romaine”. En effet, Appien raconte qu’un certain Marcus (que l’on identifie à Marcus Lollius) qui est un légat de Marcus Iunius Brutus qui, après la Bataille de Philippe [2], est proscrit.

Se cachant en esclave, il a été acheté par Lepidus, qui l’identifie et devient son ami à Rome. Lepidus est allé voir Agrippa, qui lui-même intercède en son nom auprès d’Octave, qui lui a assuré que le nom de Lollius est supprimé de la liste des proscriptions.

Dans les années 40 à 38 av. jc, il est triumvir monétaire pour le compte de Marc Antoine, à Pergame [3], frappant des Cistophori [4] à l’effigie d’Antoine. Ainsi, en 31 av. jc, il a combattu aux cotés d’Antoine durant la bataille d’Actium [5]. Il n’a été libéré que lorsque Marcus Lollius a intercédé pour lui auprès d’Octave, lui rendant ainsi ses faveurs.

En 21 av. jc, un deuxième poste consulaire était disponible après qu’Auguste ait décidé de ne nommer personne pour le poste. Après une longue et rancunière élection, et les longues disputes d’un des compétiteurs, Lucius Junius Silanus, qui a atteint un tel point que beaucoup de gens demandèrent à Auguste d’y mettre fin, Lepidus est alors élu consul avec pour collègues son vieil ami Marcus Lollius.

Lepidus fait partie du collège des “Quindecimviri Sacris Faciumdis”, il en est probablement membre depuis l’époque des guerres civiles, et il participe aux jeux séculaires de 17 av. jc.

Vers 15 av. jc, il est Proconsul [6] d’Asie [7].

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Quintus Aemilius Lepidus (consul en -21)/ Portail de la Rome antique/ Catégorie  : Personnalité politique de l’Empire romain

Notes

[1] Les Aemilii sont les membres de la gens Aemilia, l’une des familles patriciennes les plus importantes et les plus influentes de l’histoire romaine.

[2] La bataille de Philippes (septembre-octobre 42 av. jc) voit, au cours de deux affrontements successifs, les triumvirs Octave et Antoine vaincre les Républicains Brutus et Cassius dans la plaine à l’ouest de Philippes, en Macédoine orientale. Cette défaite sonne le glas des espoirs du Sénat de préserver le régime républicain.

[3] Pergame est une ancienne ville d’Asie Mineure, en Éolide située au nord de Smyrne, au confluent du Caïque et du Cétios, à environ 25 km de la mer Égée. À l’heure actuelle, son nom est Bergama (Turquie, province d’Izmir).

[4] équivalent du tétradrachme

[5] Le 2 septembre 31 av. jc pendant la Dernière Guerre civile de la République romaine, qui suit l’assassinat de Jules César, une grande bataille navale se déroule près d’Actium, sur la côte occidentale de la Grèce, dans le golfe Ambracique, au sud de l’île de Corfou. Elle met aux prises les forces d’Octave et celles de Marc Antoine et Cléopâtre. Elle voit la victoire d’Octave et marque la fin de la guerre civile. Par son ampleur et ses conséquences, la bataille d’Actium est généralement considérée par les historiens comme l’une des batailles navales les plus importantes de l’histoire.

[6] La fonction de proconsul dans la Rome antique correspond à la notion actuelle de gouverneur. Étymologiquement, ce terme vient du préfixe latin pro, à la place de, et consul. Le premier cas de proconsulat historiquement cité par Denys d’Halicarnasse date de 464 av. jc, lorsque Titus Quinctius Capitolinus Barbatus reçut le pouvoir de diriger une armée (imperium) pour aller au secours d’un consul assiégé. Il s’agit alors d’une solution improvisée sous la pression des événements. La fonction réapparaît avec l’agrandissement de la République romaine au 4ème siècle av. jc, lorsqu’un consul doit finir une campagne militaire ou doit gouverner un territoire au-delà de la durée normale de son mandat de consul (un an). Son pouvoir (imperium consulaire) est alors prolongé, en général pour une durée d’un an et toujours sur un territoire précis, le plus souvent une province. Le terme « proconsul » tient au fait que son titulaire exerçait un pouvoir consulaire ; cependant, tous les proconsuls n’étaient pas forcément d’anciens consuls.

[7] La province romaine d’Asie comprenait plusieurs des royaumes antiques d’Anatolie : la Carie, la Lydie, la Mysie, la Phrygie et la Troade. Elle avait une superficie d’environ 78 000 kilomètres carrés. Les villes étaient nombreuses : Pergame, Smyrne, Éphèse, Milet… Bien que le royaume de Pergame ait été légué par Attale III en 133 av. jc, elle ne fut organisée par Manius Aquilius qu’en 129 av. jc, après la guerre causée par la révolte d’Aristonicos. La province d’Asie couvre alors l’ancien royaume de Pergame, à l’exception de quelques districts de Phrygie et de Lycaonie, confiés au roi du Pont, Mithridate V, et de Cappadoce, Ariarathe VI. De 56 à 49 av. jc, les trois districts orientaux de Cibyra, Synnada (Şuhut) et d’Apamée (Dinar) en sont détachés au profit de la Cilicie. Jules César les lui rend et lui rattache la Pamphylie. En 36 av. jc, Marc Antoine en détache celle-ci au profit du royaume galate d’Amyntas. Sous l’Empire, devenue province sénatoriale, elle connut une période faste.