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Jamblique II

samedi 25 avril 2026, par lucien jallamion

Jamblique II (1er siècle av. jc)

Le mausolée d'Émèse tel que photographié par Heinrich Kohl et Carl Watzinger en 1907 ; il pourrait avoir été construit en 78-79 de notre ère par un parent des SampsigéramidesMembre de la dynastie des Sampsigéramides [1] fondée par Sampsigéram, phylarque [2] des Éméséniens [3] que Pompée avait soumis à la République romaine.

En 31 av. jc, à la veille d’Actium [4], Antoine avait fait exécuter le prince client du moment, Iamblichos dit Jamblique 1er , un fils de Sampsigéramos qui avait trempé dans les ultimes règlements de comptes entre rois séleucides [5], qu’il soupçonnait de trahison, et l’avait remplacé par son frère Alexandre (Sampsigéramides) . Après la victoire d’Octave, celui-ci déposa Alexandre et confisqua la principauté, mais il la rendit finalement en 20 av. jc à Jamblique II.

Dion Cassius évoque dans son “Histoire romaine” la déposition d’Alexandre, et la restitution de la principauté à Jamblique II.

Il est selon quelques auteurs l’époux de Sohæme fille de Sohæmus Zénodore Tétrarque [6] d’Iturée [7] de la dynastie des Mennæus d’Iturée de Chalcis et le père de Sampsigéram II.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu du texte de Maurice Sartre, D’Alexandre à Zénobie : Histoire du Levant antique, Fayard, 200

Notes

[1] Les Sampsigéramides sont la dynastie fondée par Sampsigéram, « phylarque des Éméséniens » que Pompée avait soumis à la République romaine et qui, d’après Strabon, s’était allié en 47 av. jc avec son fils Jamblique à Quintus Caecilius Bassus contre Jules César. Aréthuse était leur lieu très-fort. Ainsi que l’ont expliqué Maamoun Abdulkarim et Oriol Olesti-Vila, la dynastie des Sampsigéramides a joué un rôle politique important dans les dernières années du royaume séleucide et les premières années de l’occupation romaine

[2] Phylarque est un titre grec signifiant « chef de tribu ». Dans la démocratie athénienne, les phylarques sont des magistrats militaires. Il existe un phylarque par tribu de l’Attique, on en dénombre donc 10, qui commandent les cavaliers de leur tribu. Entre le 4ème siècle et le 7ème siècle, dans le Bas-Empire romain et l’Empire byzantin, ce titre est donné aux principaux princes des alliés arabes de l’Empire en orient (en équivalence du mot « cheikh »), qu’ils soient ou non installés au sein des frontières de l’Empire. De 530 à environ 585, les phylarques individuels étaient subordonnés à un phylarque suprême de la dynastie Ghassanide.

[3] actuelle Homs en Syrie

[4] Le 2 septembre de l’an 31 av. jc pendant la Dernière Guerre civile de la République romaine, qui suit l’assassinat de Jules César, une grande bataille navale se déroule près d’Actium, sur la côte occidentale de la Grèce, dans le golfe Ambracique, au sud de l’île de Corfou. Elle met aux prises les forces d’Octave et celles de Marc Antoine et Cléopâtre. Elle voit la victoire d’Octave et marque la fin de la guerre civile. Par son ampleur et ses conséquences, la bataille d’Actium est généralement considérée par les historiens comme l’une des batailles navales les plus importantes de l’histoire.

[5] Les Séleucides sont une dynastie hellénistique issue de Séleucos 1er, l’un des diadoques d’Alexandre le Grand, qui a constitué un empire formé de la majeure partie des territoires orientaux conquis par Alexandre, allant de l’Anatolie à l’Indus. Le cœur politique du royaume se situe en Syrie, d’où l’appellation courante de « rois de Syrie ». Les Séleucides règnent jusqu’au 2ème siècle av. jc sur la Babylonie et la Mésopotamie dans la continuité des Perses achéménides.

[6] Un tétrarque, dérivé de tessares signifiant quatre, et d’archon, chef était au sens propre le dirigeant d’une des quatre parties d’un royaume dans le cas de la Palestine ou d’un empire (Empire romain). Ce terme sera employé plus tard sans qu’il y ait réellement une division rigoureuse d’un territoire en quatre parties.

[7] pays situés sur les pentes orientales de l’Anti-Liban