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Friedrich Schneider ou Johann Christian Friedrich Schneider

mercredi 1er avril 2026, par lucien jallamion

Friedrich Schneider ou Johann Christian Friedrich Schneider (1786-1853)

Compositeur Allemand et organiste pianiste, chef d’orchestre et pédagogue allemand

Né à Altwaltersdorf [1] près de Zittau [2], fils de l’instituteur et organiste [3] Johann Gottlob Schneider auprès duquel il reçu sa première éducation générale et l’instruction de la performance instrumentale [4] dès l’âge de 4 ans avec son père. Ses progrès furent si rapides qu’on l’employait aux fonctions d’organiste de la commune avant que ses pieds pussent atteindre les pédales. Dès l’âge de 8 ans, il écrivait déjà ses idées de composition, et jouait les sonates de Mozart au piano.

Le jeune Schneider fut encouragé dans sa passion en découvrant l’opéra La flûte enchantée joué par une troupe ambulante et de grandes œuvres de musique religieuse lors d’un séjour à Dresde [5] avec son père.

Envoyé par celui-ci à l’école de Zittau en 1798 pour y faire des études littéraires, Schneider y entendit des concerts qui l’incitèrent à se livrer avec ardeur à l’étude du piano dans l’espoir de s’y faire entendre ; mais ce plaisir lui fut refusé, nonobstant les témoignages honorables que le Cantor [6] Schoenfeld et l’organiste Unger donnaient à son talent. Ce dernier était devenu son maître pour l’orgue et lui enseignait à traiter sur cet instrument la fugue à quatre parties.

Découragé par l’échec qu’il venait d’éprouver, Schneider eut peut-être abandonné la musique, quoiqu’il eût déjà écrit plusieurs morceaux pour des instruments à vent et quelques messes dans le style de Joseph Haydn , si une circonstance heureuse n’était venue ranimer son zèle.

En 1803, la Création du monde, de Haydn, fut exécutée avec pompe à Zittau. M. Lingke, avocat y fit la connaissance de Schneider, et sur l’invitation de Schoenfeld, le prit sous sa protection] Amateur passionné de musique, ce M. Lingke présenta Schneider à ses relations, qui lui procurèrent l’occasion de se produire dans des concerts publics.

Il devint rapidement membre de la chorale de l’école locale comme ténor solo entre avril 1804 et juillet 1805, il fut nommé au poste de directeur de la Société de chant de Ziltau. Mais il n’en remplit pas longtemps les fonctions, car il partit l’année suivante pour aller achever ses études à l’université de Leipzig [7].

Il élargi ses connaissances musicales en août avec August Eberhard Müller , Johann Gottfried, Johann Friedrich Rochlitz , le fondateur de la Charte de Leipzig et du journal Allgemeine Musikalische [8] , l’a promu.

En 1806, le directeur Plattner le chargea de l’enseignement du chant dans l’école libre du Conseil. L’année suivante, il eut le titre d’organiste de l’université, et l’exécution de ses compositions vocales et instrumentales dans les concerts de Leipzig acheva de le faire connaître avantageusement. Lui-même y fit entendre, en 1808, un concerto de piano avec succès.

En peu de temps, il a occupé divers poste de musique et de fonctions, il était depuis 1810 directeur musical de Seconda’schen Opera Company. En 1813 il est organiste à l’église St. Thomas et a repris en 1816 la tête de l’Académie de Musique et en 1817 en tant que directeur musical du Théâtre Municipal ce qui en fait l’une des personnes les plus influentes de la vie musicale de Leipzig. Dès 1812, il épousa la chanteuse Elisa Geibel, mais mourut en couche l’année suivante. Le 3 Janvier 1815, il épousa sa sœur, Marie-Catherine. Le mariage a produit 4 garçons et 4 filles. Bien qu’il se consacre au cours des différentes années passé à Leipzig dans différents genres musicaux, il était un compositeur avant 1820 encore peu connu.

Seul le succès inattendu de son second oratorio La Cour internationale de justice fut créée, le 6 Mars 1820 au Gewandhaus de Leipzig [9]. Le triomphe du travail a continué dans une variété de spectacles a permis à Schneider une reconnaissance nationale durable. Il a établi sa réputation en tant que compositeur, directeur musical de cour, chef d’orchestre, pianiste, organiste, professeur et organisateur de nombreux festivals de musique.

L’année suivante, il a succédé à la fin des années 1820 à Leopold Carl Reinicke et conduit la scène musicale vers de nouveaux sommets.

Nommé maître de chapelle du prince d’Anhalt-Dessau [10] : il en prit possession le 2 avril 1821. Il réorganisa l’orchestre et forma en peu de temps un puissant orchestre largement reconnu. Dès 1822, il organisa après des concerts réguliers à Leipzig, il a fondé une Académie de Musique qu’il créa avec le poète Wilhelm Müller Liedertafel Dessauer.

En 1829, Schneider fonda à Dessau [11] une école de musique ou institut dans lequel on admettait des élèves pour l’harmonie, le contrepoint et toutes les parties de la composition vocale et instrumentale, le piano, l’orgue, le violon, le violoncelle, la clarinette, le basson, la flûte et le cor. De bons professeurs furent attachés à cette institution, et Schneider se chargea de l’enseignement de l’harmonie, de la composition de la mélodie, de l’instrumentation et de l’application de ces éléments dans les pièces de tout genre ; Friedrich Wilhelm Markull sera un de ses élèves. A sa fermeture en 1844, elle comptait plus de 120 diplômés .

Sa réputation nationale a été cimentée par le fait que Schneider à côté de son activité de maître de chapelle* fut appelé régulièrement dans de nombreux festivals comme chef d’orchestre.

Pendant son séjour à Dessau il développa en particulier des oratorios* et autres œuvres sacrées et des compositions pour chœur. A partir de 1830, il a écrit de moins en moins et se retira de plus en plus souvent dans le Zerbst* tranquille, afin de poursuivre son amour de la littérature et de l’astronomie. À l’époque, Schneider travaillait pour plus de 25 groupes musicaux.


Parmi les nombreux prix que toute sa vie lui fut donnés, se distinguent en particulier les 2 en 1830, docteur honoris causa des universités de Halle* et de Leipzig*, et les adhésions honoraires de la Société philharmonique de New York* en 1853, la Société viennoise des Amis de la Musique* et l’Académie Royale de Musique de Stockholm*.

Son œuvre musicale se compose de 16 oratorios, et d’autres compositions vocales sacrées mais aussi 6 opéras et un certain nombre de musique instrumentale. Parmi les manuscrits il y a 23 symphonies classiques, des ouvertures, environ 20, 2 concertos pour piano, et un nombre immense de compositions de musique de chambre. Il a écrit 10 quatuors à cordes, un nombre important de sonates pour piano à 4 mains, des danses et variations, et de nombreuses partitions vocales et autres arrangements d’opéras et des œuvres instrumentales de Beethoven, Cherubini, Mozart, Spontini,

Schneider était docteur en musique, membre de l’Académie royale de Berlin*, de l’Académie de musique de Stockholm*, de la Société scientifique de la Lusace supérieure*, de la Société des Amis de la musique des États de l’Autriche*, et des associations musicales de la Suisse et de l’Alsace, de la société de Rotterdam* pour l’encouragement de la musique, etc.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en Allemand Friedrich Schneider (Compositeur) /traduit par mes soins et issu de l’article de Wikipédia /Johann Christian Friedrich Schneider/ Portail de la musique classique/ Portail de l’orgue/ Portail du royaume de Saxe/ Catégories  : Compositeur du royaume de Saxe de la période classique et romantique/ Chef d’orchestre saxon/ Organiste classique/ Pianiste

Notes

[1] Großschönau est une commune de Saxe (Allemagne), située dans l’arrondissement de Görlitz, dans le district de Dresde à la frontière de la République tchèque.

[2] La ville de Zittau est située à l’extrême sud-est de la Saxe, à la frontière avec la Pologne et la République tchèque. Le tripoint formé par les frontières des trois pays et baptisé le « Coin des Trois-Frontières », se trouve à la sortie sud de la ville, à une dizaine de mètres de la rive gauche de la rivière Neisse. La rivière Mandau, un affluent de la Neisse, traverse la ville.

[3] L’orgue est un instrument à vent multiforme dont la caractéristique est de produire les sons à l’aide d’ensembles de tuyaux sonores accordés suivant une gamme définie et alimentés par une soufflerie. L’orgue est joué majoritairement à l’aide d’au moins un clavier et le plus souvent d’un pédalier.

[4] piano, orgue, violon, violoncelle et divers instruments à vent

[5] Dresde est une ville-arrondissement d’Allemagne, capitale et ville la plus peuplée de la Saxe. Elle se situe dans le bassin de Dresde, entre les parties supérieures et médianes de l’Elbe et la plaine d’Allemagne du nord.

[6] Chef de chœur ou maître de chapelle (directeur de la musique d’une église, dans les pays allemands) : celui qui dirige le chœur, d’abord envisagé dans sa finalité liturgique. C’est donc le responsable de la musique, depuis l’exécution des chorals (base de la liturgie luthérienne née au 16ème siècle), jusqu’à la composition et l’exécution des motets, en passant par l’enseignement des disciplines musicales nécessaires à ces pratiques. Par exemple : maître de musique d’une église cathédrale ou d’un autre type d’église (généralement collégiale), ainsi que maître de la musique de la chapelle de la cour, ou d’un prince (on dit alors : Hofkapellmeister).

[7] L’université de Leipzig, située dans le land de Saxe, est l’une des plus anciennes universités d’Allemagne. En 1409, par le décret de Kuttenberg, le roi des Romains Venceslas donnait la primauté aux Tchèques sur les Allemands. Mécontents, les Allemands quittèrent alors Prague pour Leipzig et obtinrent des landgraves Frédéric 1er de Saxe et Guillaume II de Misnie la fondation d’une nouvelle université. À l’origine, elle comptait quatre facultés ; on en trouve maintenant quatorze, avec environ 29 000 étudiants, ce qui en fait la deuxième université de Saxe. Elle est en activité sans interruption depuis bientôt 6 siècles, et rassemble aujourd’hui plus de 150 départements, pour 190 programmes de formations débouchant notamment sur de nombreux masters et certificats d’aptitudes à l’enseignement. L’université de Leipzig est notamment réputée pour sa faculté de médecine.

[8] L’Allgemeine musikalische Zeitung (« journal musical général ») est un périodique en langue allemande publié pendant tout le 19ème siècle. Il est fondé par l’écrivain Johann Friedrich Rochlitz et l’éditeur Gottfried Christoph Härtel. Selon Alessandra Comini (2008), il s’agit du journal musical le plus important de langue allemande de cette époque. Il traite des événements musicaux ayant lieu aussi bien à l’étranger que dans les pays germanophones et couvre aussi bien la France, l’Italie, la Russie, la Grande-Bretagne, que les pays germanophones sur lesquels il met l’accent et traite même parfois de l’Amérique. Le journal fait preuve d’impartialité dans les jugements et de discrétion concernant la position personnelle des musiciens dont il parle, ce qui lui assure une haute estime de la société musicale allemande de l’époque et une grande influence.

[9] Le Gewandhaus est une célèbre salle de concert qui se trouve à Leipzig, en Allemagne, et qui abrite l’Orchestre du Gewandhaus de Leipzig, ainsi que deux chœurs et diverses formations de musique de chambre. La première salle de concert a été construite en 1781 par Johann Carl Friedrich Dauthe à l’intérieur du Gewandhaus, édifice bâti pour les marchands de tissus. La seconde salle fut érigée selon les plans de Martin Gropius dans un style néoclassique. Elle ouvrit ses portes le 11 décembre 1884 et comportait une grande salle de concert et une petite salle de musique de chambre. Le Gewandhaus fut détruit par deux bombardements alliés entre 1943 et 1944.

[10] La principauté, puis le duché d’Anhalt-Dessau fut un État du Saint-Empire romain germanique jusqu’à 1806, de la confédération du Rhin (1806-1813) et de la Confédération germanique à partir de 1815. La résidence était à Dessau. En tant qu’une division de l’Anhalt, la principauté a existé de 1396 à 1544 et de 1603 jusqu’en 1863, année où Anhalt-Dessau est incorporée au duché d’Anhalt.

[11] Dessau est un quartier de la ville-arrondissement de Dessau-Roßlau, dans le Land de Saxe-Anhalt en Allemagne. L’ancienne ville autonome a fusionné avec Roßlau le 1er juillet 2007. Fondée vers la fin du 12ème siècle, Dessau a été la résidence des princes d’Anhalt et la capitale du duché d’Anhalt puis de l’État libre d’Anhalt. La cité des princes bienfaiteurs d’Anhalt est réputée pour son riche patrimoine du Bauhaus : l’école du même nom y élut domicile au milieu des années 1920 et le bâtiment du Bauhaus a été réalisé. Dessau possède un grand nombre de bâtiments élevés par le Bauhaus.