Né à Altwaltersdorf [1] près de Zittau [2], fils de l’instituteur et organiste [3] Johann Gottlob Schneider auprès duquel il reçu sa première éducation générale et l’instruction de la performance instrumentale [4] dès l’âge de 4 ans avec son père. Ses progrès furent si rapides qu’on l’employait aux fonctions d’organiste de la commune avant que ses pieds pussent atteindre les pédales. Dès l’âge de 8 ans, il écrivait déjà ses idées de composition, et jouait les sonates de Mozart au piano.
Le jeune Schneider fut encouragé dans sa passion en découvrant l’opéra La flûte enchantée joué par une troupe ambulante et de grandes œuvres de musique religieuse lors d’un séjour à Dresde [5] avec son père.
Envoyé par celui-ci à l’école de Zittau en 1798 pour y faire des études littéraires, Schneider y entendit des concerts qui l’incitèrent à se livrer avec ardeur à l’étude du piano dans l’espoir de s’y faire entendre ; mais ce plaisir lui fut refusé, nonobstant les témoignages honorables que le Cantor [6] Schoenfeld et l’organiste Unger donnaient à son talent. Ce dernier était devenu son maître pour l’orgue et lui enseignait à traiter sur cet instrument la fugue à quatre parties.
Découragé par l’échec qu’il venait d’éprouver, Schneider eut peut-être abandonné la musique, quoiqu’il eût déjà écrit plusieurs morceaux pour des instruments à vent et quelques messes dans le style de Joseph Haydn , si une circonstance heureuse n’était venue ranimer son zèle.
En 1803, la Création du monde, de Haydn, fut exécutée avec pompe à Zittau. M. Lingke, avocat y fit la connaissance de Schneider, et sur l’invitation de Schoenfeld, le prit sous sa protection] Amateur passionné de musique, ce M. Lingke présenta Schneider à ses relations, qui lui procurèrent l’occasion de se produire dans des concerts publics.
Il devint rapidement membre de la chorale de l’école locale comme ténor solo entre avril 1804 et juillet 1805, il fut nommé au poste de directeur de la Société de chant de Ziltau. Mais il n’en remplit pas longtemps les fonctions, car il partit l’année suivante pour aller achever ses études à l’université de Leipzig [7].
Il élargi ses connaissances musicales en août avec August Eberhard Müller , Johann Gottfried, Johann Friedrich Rochlitz , le fondateur de la Charte de Leipzig et du journal Allgemeine Musikalische [8] , l’a promu.
En 1806, le directeur Plattner le chargea de l’enseignement du chant dans l’école libre du Conseil. L’année suivante, il eut le titre d’organiste de l’université, et l’exécution de ses compositions vocales et instrumentales dans les concerts de Leipzig acheva de le faire connaître avantageusement. Lui-même y fit entendre, en 1808, un concerto de piano avec succès.
En peu de temps, il a occupé divers poste de musique et de fonctions, il était depuis 1810 directeur musical de Seconda’schen Opera Company. En 1813 il est organiste à l’église St. Thomas et a repris en 1816 la tête de l’Académie de Musique et en 1817 en tant que directeur musical du Théâtre Municipal ce qui en fait l’une des personnes les plus influentes de la vie musicale de Leipzig. Dès 1812, il épousa la chanteuse Elisa Geibel, mais mourut en couche l’année suivante. Le 3 Janvier 1815, il épousa sa sœur, Marie-Catherine. Le mariage a produit 4 garçons et 4 filles. Bien qu’il se consacre au cours des différentes années passé à Leipzig dans différents genres musicaux, il était un compositeur avant 1820 encore peu connu.
Seul le succès inattendu de son second oratorio La Cour internationale de justice fut créée, le 6 Mars 1820 au Gewandhaus de Leipzig [9]. Le triomphe du travail a continué dans une variété de spectacles a permis à Schneider une reconnaissance nationale durable. Il a établi sa réputation en tant que compositeur, directeur musical de cour, chef d’orchestre, pianiste, organiste, professeur et organisateur de nombreux festivals de musique.
L’année suivante, il a succédé à la fin des années 1820 à Leopold Carl Reinicke et conduit la scène musicale vers de nouveaux sommets.
Nommé maître de chapelle du prince d’Anhalt-Dessau [10] : il en prit possession le 2 avril 1821. Il réorganisa l’orchestre et forma en peu de temps un puissant orchestre largement reconnu. Dès 1822, il organisa après des concerts réguliers à Leipzig, il a fondé une Académie de Musique qu’il créa avec le poète Wilhelm Müller Liedertafel Dessauer.
En 1829, Schneider fonda à Dessau [11] une école de musique ou institut dans lequel on admettait des élèves pour l’harmonie, le contrepoint et toutes les parties de la composition vocale et instrumentale, le piano, l’orgue, le violon, le violoncelle, la clarinette, le basson, la flûte et le cor. De bons professeurs furent attachés à cette institution, et Schneider se chargea de l’enseignement de l’harmonie, de la composition de la mélodie, de l’instrumentation et de l’application de ces éléments dans les pièces de tout genre ; Friedrich Wilhelm Markull sera un de ses élèves. A sa fermeture en 1844, elle comptait plus de 120 diplômés .
Sa réputation nationale a été cimentée par le fait que Schneider à côté de son activité de maître de chapelle* fut appelé régulièrement dans de nombreux festivals comme chef d’orchestre.
Pendant son séjour à Dessau il développa en particulier des oratorios* et autres œuvres sacrées et des compositions pour chœur. A partir de 1830, il a écrit de moins en moins et se retira de plus en plus souvent dans le Zerbst* tranquille, afin de poursuivre son amour de la littérature et de l’astronomie. À l’époque, Schneider travaillait pour plus de 25 groupes musicaux.
Parmi les nombreux prix que toute sa vie lui fut donnés, se distinguent en particulier les 2 en 1830, docteur honoris causa des universités de Halle* et de Leipzig*, et les adhésions honoraires de la Société philharmonique de New York* en 1853, la Société viennoise des Amis de la Musique* et l’Académie Royale de Musique de Stockholm*.
Son œuvre musicale se compose de 16 oratorios, et d’autres compositions vocales sacrées mais aussi 6 opéras et un certain nombre de musique instrumentale. Parmi les manuscrits il y a 23 symphonies classiques, des ouvertures, environ 20, 2 concertos pour piano, et un nombre immense de compositions de musique de chambre. Il a écrit 10 quatuors à cordes, un nombre important de sonates pour piano à 4 mains, des danses et variations, et de nombreuses partitions vocales et autres arrangements d’opéras et des œuvres instrumentales de Beethoven, Cherubini, Mozart, Spontini,
Schneider était docteur en musique, membre de l’Académie royale de Berlin*, de l’Académie de musique de Stockholm*, de la Société scientifique de la Lusace supérieure*, de la Société des Amis de la musique des États de l’Autriche*, et des associations musicales de la Suisse et de l’Alsace, de la société de Rotterdam* pour l’encouragement de la musique, etc.