Bienvenue sur mon site historique. Bon surf

L’histoire pour le plaisir

Tsangyang Gyatso

vendredi 20 mars 2026, par lucien jallamion

Tsangyang Gyatso (1683-1706)

6ème dalaï-lama

Il est le seul dalaï-lama [1] à avoir refusé une vie de moine ordonné. Il reste connu dans l’histoire tibétaine pour ses chants et sa poésie.


Tsangyang Gyatso est né à Urgelling [2] près de Mon Tawang [3], dans l’actuel Arunachal Pradesh [4] en Inde, au sud du Tibet [5]. Son père, Tashi Tenzin, est un descendant du tertön [6] Pema Lingpa et sa mère se nomme Tsewang Lhamo.

Sangyé Gyatso , le régent du Tibet ne divulgue pas la mort de Lobsang Gyatso , 5ème dalaï-lama, pour pouvoir terminer la construction du palais du Potala [7], selon les souhaits du précédent dalaï-lama. Quand des visiteurs demandent une audience, comme des princes mongols, Depa Deyrab, un vieux moine du monastère de Namgyal [8] ressemblant au dalaï-lama, figure à sa place.

Quand Sangyé Gyatso entend parler d’un garçon de Mon Tawang aux qualités remarquables, il envoie en 1685 2 moines à la recherche de la réincarnation. Le lieu de naissance étant situé près de la frontière du Bhoutan [9] dont les relations avec le Tibet sont instables, les 2 lamas demandent à la famille de placer l’enfant en lieu sûr à Sha Woog. Sur leur route, les voyageurs sont invités à s’arrêter au dzong de Tsona.

Informé de leur position, Sangyé Gyatso consulte l’oracle de Néchung [10] qui répond que l’heure d’officialiser la mort du 5ème dalaï-lama et sa renaissance n’est pas encore venue. Le séjour de l’enfant et sa famille au dzong de Tsona se transforme en une installation dans le centre cultuel lié à l’édifice qui dure 12 ans. Plusieurs tuteurs sont envoyés par Sangyé Gyatso qui veille à l’éducation de l’enfant.

Celui-ci est ensuite amené à Nankartséè [11], près de Lhassa [12]. Sangyé Gyatso envoie alors le ministre Shabdrung Ngawang Shonu, à la cour mandchoue [13] informer l’empereur Kangxi dans le même temps de la mort du 5ème et de la découverte du 6ème dalaï-lama. Sangyé Gyatso l’annonce également aux habitants du Tibet. Sangyé Gyatso invite à Nankartsé Lobsang Yeshe , 5ème panchen-lama [14] afin qu’il confère les vœux de moine novice au jeune dalaï-lama. Il lui donne alors le nom bouddhique de Tsangyang Gyatso.

À l’âge de 14 ans, en 1697, il est intronisé en tant que 6ème dalaï-lama en présence des représentants du gouvernement tibétain, des 3 monastères majeurs Séra [15], Ganden [16] et Drépung [17], des princes mongols, des représentants de l’empereur Kangxi et des habitants de Lhassa.

L’empereur ayant un doute sur son authenticité, ne décide cependant pas mettre à l’épreuve l’entière institution du dalaï-lama, mais de l’utiliser à son avantage, en l’incorporant à son propre service. Il peut à l’égard des lamas être capable de critiques, de punitions sévères et d’honneurs publics. Lorsqu’il est en colère il traite les lamas de menteurs, de faire tourner la tête des gens et de vivre à leurs dépens, mais dans d’autres occasions il leur offre des présents et les honorent de distinctions.

En 1701, un conflit éclate entre Sangyé Gyatso et Lkhazan Kha . Selon l’historien René Grousset , ce dernier reprend le Tibet et tue le régent peu favorable à la Chine vers 1705. Il détrône alors le dalaï-lama choisi par Sangyé Gyatso et en accord avec l’empereur, choisit un nouveau dalaï-lama muni de l’investiture chinoise en 1710, c’est-à-dire Yeshe Gyatso . Selon d’autres sources, Lhazang Khan tue le régent, un événement qui afflige le dalaï-lama âgé de 19 ans, qui décide alors de renoncer à ses études monastiques et à ses vœux, une requête qu’il présente au panchen-lama à Shigatse.

Bien qu’habitant toujours le Potala, il sort à Lhassa et dans les villages alentour, passant la journée avec ses amis dans le parc situé derrière le Potala et la nuit dans des tavernes à Lhassa ou au village de Shöl [18], en contrebas du Potala, buvant de la bière et chantant des chansons. Il est notamment connu pour ses poésies et ses écrits.

À la suite de sa déposition prononcée par Lhabsang Khan le 27 juin 1706, le dalaï-lama se rend aux soldats mongols. Une foule de moines et de laïcs l’accompagne alors qu’il est escorté par les soldats depuis le Potala, l’enlevant à proximité de Drepung pour le conduire en triomphe dans son monastère au Norbulingka [19]. Comprenant l’inutilité d’un combat inégal, le dalaï-lama sort pour se rendre, ce qui n’empêche pas des représailles.

En 1706, sous la pression de Lhazang Khan, il doit se rendre en Chine, et, selon une version de son histoire, il serait mort en voyage la même année le 15 novembre à Kunganor. Il aurait été exécuté ou serait mort de maladie en captivité.

La légende dit qu’il se rend au temple Qixian [20], un site bouddhiste tibétain comportant une grotte de Guanyin, situé au mont Wutai [21], dans la province du Shanxi [22].

L’ancienne résidence du 6ème dalaï-lama existe toujours dans le district de Tsona [23], dans la préfecture de Lhoka [24]. Construite pour lui par le régent Sangyé Gyatso, elle comportait à l’origine un rez-de-chaussée et un étage.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Tsangyang Gyatso/Portail du Tibet/ Portail du bouddhisme/ Catégories  : Dalaï-lama/ Écrivain tibétain/ Poète tibétain/ Musicien tibétain/ Personnalité tibétaine du 17 et 18ème siècle

Notes

[1] La lignée des dalaï-lamas (ou du Dalaï-Lama) est la plus importante lignée de réincarnation (tulkou) postulée dans le bouddhisme tibétain et dans l’histoire du Tibet. Reconnu par ses fidèles comme une émanation du bodhisattva de la compassion, le dalaï-lama, outre son autorité spirituelle, a exercé le pouvoir temporel à la tête du gouvernement tibétain de la période Ganden Phodrang (1642-1959) mis en place par le 5ème dalaï-lama entre le 17ème siècle et le milieu du 20ème siècle au sein d’une théocratie.

[2] Le monastère d’Urgelling est un monastère bouddhiste dans l’Arunachal Pradesh, dans le nord de l’Inde. Il est situé à Tawang et est le lieu de naissance du 6ème dalaï-lama. Il a construit vers 1489 et fondé il y a plus de 460 ans par Lama Urgen Sangpo venu de Bumthang au Bhoutan

[3] Tawang est une petite ville du nord-ouest de l’État d’Arunachal Pradesh en Inde. Située en Himalaya à une altitude d’environ 3 000 m, elle est le chef-lieu du district de Tawang.

[4] L’Arunachal Pradesh est un État du Nord-Est de l’Inde, créé d’abord comme territoire de l’Union le 20 janvier 1972 avant d’accéder au rang d’État proprement dit le 20 février 1987. Cédé par le Tibet au début du 20ème siècle, sa partie septentrionale est revendiquée par la république populaire de Chine comme faisant partie de la région autonome du Tibet. Il a une frontière internationale de 160 km avec le Bhoutan à l’ouest, de 1 080 km au nord avec la Chine et de 440 km à l’est avec la Birmanie. Il s’étend des pics enneigés de l’Himalaya au nord jusqu’à la vallée du Brahmapoutre au sud. C’est le plus vaste État du Nord-Est, plus étendu que l’Assam qui est cependant plus peuplé.

[5] Le Tibet est une région de plateau située au nord de l’Himalaya en Asie, habitée traditionnellement par les Tibétains et d’autres groupes ethniques (Monbas, Qiang et Lhobas) et comportant également une population importante de Hans et de Huis. Le Tibet est le plateau habité le plus élevé de la planète, avec une altitude moyenne de 4 900 m. Au 7ème siècle, le Tibet unifié est fondé par Songtsen Gampo, qui crée par la guerre un vaste et puissant empire, qui, à son apogée, s’étend sur une bonne partie de l’Asie y compris certaines parties de la Chine

[6] Tertön est un mot tibétain signifiant « découvreur de trésors ». Dans le bouddhisme tibétain, un tertön est une personne qui découvre des enseignements ou des objets sacrés cachés à une certaine époque pour être redécouverts en temps utile. Padmasambhava avait prédit à certains de ces disciples, que dans les temps à venir, ils révéleraient ses enseignements, devenant des tertöns. À travers les siècles, de nombreuses personnes ont été reconnues comme tertöns.

[7] Le palais du Potala, aussi appelé Potala à Lhassa, dans la région autonome du Tibet (Chine) , est un dzong (« forteresse ») du 17ème siècle, situé sur la colline de Marpori (« la colline rouge »), au centre de la vallée de Lhassa. Construit par le 5ème dalaï-lama, Lobsang Gyatso, le Potala fut le lieu de résidence principal des dalaï-lamas successifs et hébergea le Gouvernement tibétain jusqu’à la fuite du 14ème dalaï-lama en Inde durant le soulèvement tibétain de 1959, à la suite de l’annexion de force du pays par la Chine. Comprenant un « palais blanc » et un « palais rouge », ainsi que leurs bâtiments annexes, l’édifice incarnait l’union du pouvoir spirituel et du pouvoir temporel tibétains, et leur rôle respectif dans l’administration de la théocratie tibétaine. Devenu musée, il est ouvert aux visiteurs.

[8] Le monastère de Namgyal est le monastère personnel du dalaï-lama depuis le 3ème dalaï-lama. Situé historiquement à Lhassa, il a été réétabli à Dharamsala en Inde.

[9] Le Bhoutan, en forme longue le royaume du Bhoutan, est un pays d’Asie du Sud sans accès à la mer. Il est situé dans l’Est de la chaîne de l’Himalaya, enclavé entre l’Inde au sud, à l’est et à l’ouest, avec laquelle il partage 605 km de frontières terrestres, et la Chine (région autonome du Tibet) au nord avec 470 km de frontières. Plus à l’ouest, il est séparé du Népal par l’État indien du Sikkim, et plus au sud il est séparé du Bangladesh par les États indiens d’Assam et du Bengale-Occidental. Sa capitale et plus grande ville est Thimphou. Le Bhoutan est un ensemble de fiefs mineurs en guerre jusqu’au début du 17ème siècle, quand le lama et chef militaire Shabdrung Ngawang Namgyal, fuyant la persécution religieuse au Tibet, unifie la région et cultive une identité bhoutanaise distincte. À la fin du 18ème siècle, le Bhoutan entre en contact avec l’Empire britannique. Il en devient ensuite un protectorat. Le Bhoutan continue de maintenir des relations bilatérales fortes avec l’Inde de laquelle il se détache en 1949.

[10] L’oracle de Nechung est l’un des oracles d’État du Tibet avant 1959, devenu l’oracle officiel d’État du Tibet dans les années 1650. Le médium résidait au monastère de Nechung dont il était l’abbé, d’où son nom. Depuis l’exil du gouvernement tibétain, ce monastère a été recréé à Dharamsala en Inde, à proximité de la résidence de l’actuel dalaï-lama. Le médium qui y réside a le rang de vice-ministre, car il est l’intermédiaire de Dorje Drak-den, la principale divinité protectrice du gouvernement tibétain et du dalaï-lama. Il est consulté à l’occasion du Nouvel An tibétain.

[11] La ville de Nagartsé, ou Nagarzê, est le siège du Xian de Nagarzê dans la Région autonome du Tibet en Chine. Elle est située à 154 km au sud-ouest de Lhassa et à 100 km à l’est de Gyantsé, à une altitude de 4452 mètres. Nagartsé était le siège d’un petit état féodal, rendu célèbre par sa princesse qui donna naissance, en 1617, au 5ème dalaï-lama. Le dzong de Nagartsé dresse actuellement ses ruines sur une crête dominant la ville. Au sud du fort, un monastère surplombe un arrêt routier

[12] Lhassa, capitale du royaume du Tibet depuis le 7ème siècle, puis de l’Ü-Tsang à partir de l’ère de la fragmentation fut le siège du gouvernement religieux puis politique du Ganden Phodrang, sous le règne religieux du Lozang Gyatso, 5ème dalaï-lama et temporel du Mongol qoshot Güshi Khan roi du Tibet sous le Khanat qoshot, sous la tutelle mandchoue de la dynastie Qing, puis sous le Tibet indépendant du 13ème dalaï-lama, au début du 20ème siècle, est actuellement le chef-lieu de la région autonome du Tibet, région autonome de la République populaire de Chine, appelée plus couramment Tibet, bien qu’elle ne couvre qu’environ la moitié du Tibet durant l’apogée de l’Empire du Tibet de 629 à 877.

[13] À l’origine, les Mandchous se nommaient Jürchen. Ce peuple, une des branches des peuples toungouses, se forma au 11ème siècle, renversa en 1115-1125 la dynastie Liao, qui régnait sur la Chine du Nord et provenait du peuple des Khitans, également originaire de Mandchourie, et fonda à la place la dynastie Jin. Leur langue était également une forme ancienne du mandchou. Sous le règne de Sejong le Grand de la dynastie coréenne Joseon, il se font repousser de la péninsule coréenne, jusqu’au fleuve Yalou.

[14] La lignée des panchen-lamas est une lignée de réincarnation importante dans l’histoire du Tibet, abbés du monastère de Tashilhunpo. Le panchen-lama est le deuxième plus haut chef spirituel du bouddhisme tibétain, et un lama guélougpa. Il se situe juste après le dalaï-lama dans ce système hiérarchique. L’origine du mot panchen est la contraction de deux mots : pandita, qui signifie « érudit » en sanskrit et chenpo, qui signifie « grand » en tibétain. Panchen se traduit donc par « grand érudit ». Lama signifie « maître spirituel ». Le panchen-lama est considéré comme une émanation du Bouddha Amitabha (« de lumière infinie »), alors que le dalaï-lama est considéré comme une émanation du bodhisattva de la compassion, Avalokiteshvara. D’après Jeffrey Hopkins, « Le Dalaï-Lama est le dirigeant spirituel et politique du Tibet, tandis que le Panchen-Lama est le chef de la région de Shigatsé »

[15] Le monastère de Séra ou Sera est l’une des trois grandes universités monastiques gelugpa du Tibet. Les 2 autres grands monastères gelugpa sont Drepung et Ganden. « Séra » signifie « L’enclos des Roses ». Le monastère est à 5 km au nord du Jokhang à Lhassa, dans la région autonome du Tibet. Il est toujours en activité aujourd’hui mais un monastère de même nom a été refondé en exil, en Inde du Sud, à Bylakuppe. Le monastère de Séra fut fondé en 1419, par Jamchen Chojey, un disciple de Tsongkhapa.

[16] Le monastère de Ganden, également appelé Ganden Namgyeling, est le plus ancien des trois grands monastères guélugpa de la région autonome du Tibet (République populaire de Chine), les 2 autres étant Séra et Drepung. Il est situé dans le district de Tagtse, à 36 kilomètres au nord-est du Potala à Lhassa, sur la montagne de Wangbur ou Wangbori, à une altitude de 3 800 mètres. Fondé en 1409 par le maître tibéto-mongol Tsongkhapa. Le monastère a été détruit après 1959, mais a depuis été partiellement reconstruit. Un autre monastère du même nom et de la même tradition fut établi dans le sud de l’Inde en 1966 par des exilés tibétains. Ganden est considéré comme étant le siège de la puissance administrative et politique de l’ordre guélugpa. Le Ganden Tripa, ou « détenteur du trône de Ganden », est le chef spirituel de l’école guélugpa

[17] Le monastère de Drepung, également Drépung ou Drépoung, situé au pied du mont Gephel à Lhassa, est une des trois grandes universités monastiques guélougpa du Tibet. Drépung signifie « tas de riz », traduction en tibétain de son équivalent sanskrit Dhanyakataka. Les deux autres sont Ganden et Séra. Drépung était le plus grand de tous les monastères bouddhistes tibétains, et peut-être le plus grand au monde. Drepung est situé sur la montagne de Gambo Utse, à 5 kilomètres à l’ouest de Lhassa, il domine la Kyi chu, la rivière sacrée qui coule près de Lhassa. Il se trouve à proximité du monastère de Nechung. Le monastère a été fondé en 1416 par Jamyang Chojey, un disciple direct de Je Tsongkhapa, le fondateur de l’école guélougpa. Les 2ème, 3ème et 4ème dalaï-lama vécurent et furent enterrés à Drepung. C’est aussi à Drepung que s’établit Lobsang Gyatso, le 5ème dalaï-lama avant de s’installer au palais du Potala dont il ordonna la construction pour l’administration de la théocratie tibétaine.

[18] Shöl, parfois orthographié Shoel, Shhol, est un village ou bourg fortifié situé au pied du palais du Potala, à Lhassa, au Tibet. Jusqu’à la fin de l’État lamaïste, il abritait, derrière ses remparts, des résidences de notables et de religieux, la prison d’État, des bâtiments administratifs, des services annexes au palais (écuries, étables), la cour de justice, le trésor public, deux imprimeries, une taverne, un dépôt de grains. Au Shöl intérieur, était venu s’ajouter un faubourg, Shöl extérieur, qui a été démoli en 1995.

[19] Norbulingka ou Norbu Lingka est une enclave de 40 ha, comprise dans les faubourgs ouest de Lhassa, capitale de la région autonome du Tibet, et remplie de jardins, de bassins, de pavillons et de palais. Avant la construction de la ville nouvelle à partir de 1959, le site était à l’extérieur de Lhassa. Le parc, qui se divise en deux parties : le Norbulingka proprement dit, à l’est, et le Chensel Lingka ou Jianselingka, à l’ouest, servit de résidence d’été aux dalaï-lamas depuis le milieu du 18ème siècle jusqu’au 17 mars 1959, date où Tenzin Gyatso, le 14ème dalaï-lama s’exila en Inde. Hormis le palais de Kelzang Gyatso, 7ème dalaï-lama (le Kelsang Phodrang), construit en 1755, les grands palais et leurs bâtiments ancillaires (le Chensel Phodrang et le Takten Migyür Phodrang) furent édifiés au 20ème siècle respectivement par Thupten Gyatso, 13ème dalaï-lama, et le 14ème dalaï-lama.

[20] Le temple Qixian est un temple bouddhiste tibétain situé dans l’ensemble des monastères bouddhiste de la vallée du Mont Wutai, sur le xian de Wutai, à Xinzhou, dans la province du Shanxi en République populaire de Chine. Le temple a été construit à l’origine pendant le règne de l’empereur Kangxi de la dynastie Qing. La légende dit que Tsangyang Gyatso, le 6ème dalaï-lama, s’est rendu une fois dans ce temple, ainsi que Thubten Gyatso, le 13ème dalaï-lama, pendant sa fuite de l’Expédition militaire britannique au Tibet en 1903/1904

[21] Le mont Wutai ou Wutai Shan est l’une des quatre montagnes sacrées bouddhiques de Chine. Il culmine à 3 058 m au pic Yedou. Il est situé sur le territoire de la ville-préfecture de Xinzhou, dans la province du Shanxi, à seulement quelques dizaines de kilomètres au sud de l’une des cinq montagnes sacrées de Chine : le mont Heng et à moins de 300 km de Pékin.

[22] Le Shanxi est une province du nord-est de la Chine, dont la capitale est Taiyuan. Elle est située à l’ouest des monts Taihang. Elle ne doit pas être confondue avec la province voisine au nom, homophone au ton près, de Shaanxi. La province du Shanxi est comprise entre la Grande plaine de Chine du Nord et le cours moyen du Fleuve Jaune qui la délimitent à l’ouest et au sud. La Grande Muraille longe sa frontière nord. Le Shanxi est entouré par les provinces du Shaanxi à l’ouest, du Henan au sud, du Hebei à l’est et de la Mongolie Intérieure au nord.

[23] Le xian de Cuona est un district administratif de la région autonome du Tibet en Chine. Il est placé sous la juridiction de la préfecture de Shannan. La majorité de sa population est d’ethnie Monba, qui vit également sur la région voisine et frontalière de l’Arunachal Pradesh, en Inde.

[24] Shannan, autrefois préfecture de Shannan ou Lhokha est une ville-préfecture, située dans la région autonome du Tibet en Chine. Son chef-lieu est le village de Nédong, dans le bourg-canton de Tsetang dans le district de Nêdong.