Bienvenue sur mon site historique. Bon surf

L’histoire pour le plaisir

Accueil du site > Histoire du 14ème siècle > Álvaro Pires de Castro

Álvaro Pires de Castro

lundi 23 février 2026, par lucien jallamion

Álvaro Pires de Castro (vers 1310-1384)

Issu de la branche portugaise de la maison de Castro [1]. Il fut le premier comte de Viana [2], le premier comte d’Arraiolos [3] et le premier connétable du Portugal [4].

Fils illégitime du galicien Pedro Fernández de Castro et de sa maîtresse Aldonza Lorenzo de Valladares. il était donc le demi-frère de Fernando Ruiz de Castro , de la reine castillane Juana de Castro épouse du roi Pierre de Castille et propre frère de Inês de Castro, la maîtresse puis épouse du roi Pierre 1er de Portugal.

Álvaro Pires de Castro, est venu au Portugal dans les années 1340, et devint ami de Infant Pierre. L’influence d’Álvaro et d’autres nobles galiciens-castillans exilés Pierre alarma Alphonse IV, qui craignait d’entraîner le Portugal dans les querelles internes de la Castille voisine, dont une partie était orchestrée par leur demi-frère Fernando Ruiz de Castro. Enfin, lorsqu’il devint clair que les Castro poussaient l’Infant Pierre à se déclarer prétendant au trône de Castille [5]-León [6], Alphonse IV autorisa l’assassinat d’Inês de Castro en 1355.

lorsque Alphonse IV est mort et que Infant Pierre monta sur le trône. Álvaro Pires de Castro devint rapidement l’un des hommes les plus influents de la cour de Pierre 1er et l’un des hommes les plus puissants du royaume.

À la mort de Pierre 1er en 1367, son fils issu du mariage avec Constance Ferdinand 1er du Portugal est monté sur le trône, mais la succession fut contestée par d’autres partis.

Avec la résolution de 1371, Álvaro Pires de Castro fut fait par Ferdinand 1er comte de Viana [7]. Son pouvoir n’a grandi qu’à partir de là. Álvaro Pires de Castro et son fils adulte Pedro de Castro et ses neveux les fils survivants d’Inês, forma une puissante famille dans le royaume de Ferdinand, d’abord en alliance avec la puissante reine Éléonore Teles de Menezes, mais s’éloigna progressivement d’elle.

Ferdinand 1er nomma Álvaro Pires de Castro comme premier comte d’Arraiolos en 1377. Pendant la guerre portugaise-castillane de 1381-1382, Álvaro Pires de Castro était commandant en chef de l’armée du roi. En 1382, Ferdinand 1er créa le poste de connétable du Portugal et nomma Álvaro Pires de Castro comme son premier titulaire.

Lorsque la crise de 1383–1385 éclata avec la mort de Ferdinand en 1383, Álvaro Pires de Castro rompit ouvertement avec la reine-régente Leonor Telles de Menezes et tenta d’assurer la succession de ses neveux. Sa relation avec Jean, maître d’Aviz [8] était ambivalente. Il a initialement soutenu la révolte contre la reine, mais s’est retiré lorsque Jean s’est montré trop indulgent avec les villes et peu susceptible de soutenir la succession des neveux de Castro.

Álvaro Pires de Castro est mort en juillet 1384 et il fut enterré dans une tombe aux côtés de sa femme dans le monastère de São Domingos de Lisbonne [9]. Après sa mort, le régent Jean d’Aviz nommaNuno Álvares Pereira comme second constable du Portugal et comte d’Arraiolos.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en espagnol intitulé Álvaro Pires de Castro/ Traduit par mes soins

Notes

[1] La maison de Castro est une importante famille de la noblesse d’Espagne, originaire de la couronne de Castille, dont les débuts sont immémoriaux et qui est probablement liée à la ville de Castrojeriz, bien que prenant racine dans le royaume de Galice. Particulièrement liée au titre de comte de Lemos, elle est parmi les plus anciennes maisons à bénéficier de la grandesse d’Espagne, avec les ducs d’Albuquerque ou de Medinacelli par exemple, qui donne droit au prédicat d’excellence et le roi d’Espagne s’adresse à eux en les appelant « Primo » (cousin). Cette lignée a fourni plusieurs adelantados majeurs à l’Espagne (équivalent de vice-rois, ministres, chanceliers, maréchaux, capitaines généraux etc.) et est à l’initiative de la fondation de l’ordre de Santiago.

[2] da Foz do Lima

[3] Le titre de comte d’Arraiolos est un titre portugais accordé, en 1377 par le roi Fernando 1er du Portugal, à Dom Álvaro Pires de Castro, un noble galician, frère d’Inês de Castro (seconde épouse du roi Pedro 1er du Portugal). Álvaro Pires de Castro était déjà comte de Viana (da Foz do Lima) lorsqu’il reçut ce nouveau titre. Après la mort d’Álvaro, le roi Jean 1er du Portugal donna ce comté à son connétable, Nuno Álvares Pereira, en 1387, qui le céda en 1422 à son petit-fils, Fernando de Bragance. Le titre de comte d’Arraiolos devint un titre subsidiaire de la maison de Bragance lorsque Fernando devint 2ème duc de Bragance en 1461.

[4] La dignité de connétable de Portugal est créée en 1382 par le roi Ferdinand 1er en remplacement de celle d’Alferes de Portugal. Le connétable, second personnage du royaume après le roi, a la haute main sur l’armée, qu’il commande en l’absence du souverain. Ce dernier attribue toujours la dignité de connétable à sa propre initiative. Toutefois après l’arrivée sur le trône du connétable Jean de Bragance, la fonction devient purement honorifique.

[5] Le royaume de Castille est un ancien royaume du Moyen Âge qui trouve ses origines au nord de la péninsule Ibérique, dans l’actuelle Espagne. À la fin du Moyen Âge, le royaume de Castille s’étend depuis le golfe de Gascogne au nord jusqu’à l’Andalousie au sud et comprend la majeure partie du centre de la péninsule Ibérique. En 1037, date à laquelle Ferdinand 1er fonde le Royaume uni de Castille et León. En 1058, Ferdinand est à l’origine d’une série de guerres contre les Maures, se lançant à la conquête de ce qui allait devenir la Nouvelle-Castille (bataille d’Alarcos et bataille de Las Navas de Tolosa). La région s’agrandit particulièrement sous le règne d’Alphonse VI (1065-1109) et d’Alphonse VII (1126-1157). Sous Alphonse X, la vie culturelle du royaume se développe, mais une longue période de conflits internes suit. En 1469, le mariage de Ferdinand II d’Aragon (plus tard Ferdinand V de Castille) et d’Isabelle 1ère de Castille initie l’union des royaumes d’Aragon et de Castille et, par la suite, de l’ensemble de l’Espagne.

[6] Le royaume de León, une des 15 grandes anciennes divisions de l’Espagne et du Portugal, fut un des royaumes médiévaux de la Péninsule Ibérique, successeur du royaume des Asturies, qui eut un rôle dans la Reconquista et la formation des royaumes chrétiens successifs de l’occident péninsulaire.

[7] da Foz do Lima

[8] L’ordre d’Aviz, ou ordre militaire de Saint-Benoît d’Aviz (Ordem Militar de São Bento de Avis), est un ordre religieux militaire portugais fondé au 12ème siècle. La Milice des Frères d’Évora est née en 1176, date à laquelle le roi Alphonse 1er, qui a pris la ville éponyme aux Maures en 1165, leur confie la forteresse de Coruche, ainsi que des biens dans la ville de Santarém. Le second roi de Portugal Sanche 1er leur confie la défense des châteaux de Juromenha (Alentejo), Alpedriz (à proximité de Leiria) et Alcanede (à proximité de Santarém). La mission de la milice est bien évidemment de prendre une part active à la Reconquista non seulement sur le sol portugais mais également ailleurs dans la péninsule en collaborant avec d’autres souverains chrétiens, comme le montre sa participation à la bataille d’Alarcos en 1195 aux côtés du royaume de Castille.

[9] Lisbonne est la capitale et la plus grande ville du Portugal. Lisbonne est prise par les Maures vers 719 et est rebaptisée al-ʾIšbūnah, sous le gouvernement desquels la ville prospère. Les Maures, qui étaient des musulmans du nord de l’Afrique et du Proche-Orient, construisent plusieurs mosquées, des habitations et les murailles de la ville, actuellement appelées Cerca Moura. La ville abrite une population mélangée de chrétiens, de berbères, d’arabes, de juifs et de saqālibas. L’arabe est imposé comme langue officielle. Le mozarabe reste parlée par la population chrétienne. L’islam est la religion officielle, pratiquée par les Maures et les muladís, alors que chrétiens et juifs peuvent pratiquer leur religion, en qualité de dhimmis’, à condition d’acquitter la djizîa.