Jean 1er de Montfort (mort en 1249)
Comte de Montfort de 1241 à 1249
Fils d’Amaury VI comte de Montfort [1] et de Béatrice de Viennois, fille de Guigues VI André de Bourgogne dit André Dauphin de Bourgogne , dauphin du Viennois [2], et de Béatrice de Sabran .
En juillet 1248, il donne 240 arpens de terre à l’abbaye de Port-Royal [3] où sa sœur Pernelle est une des moniales. Cette année-là, il prend la croix et part pour la Terre Sainte avec Saint Louis, mais il meurt à Chypre au commencement de l’année suivante.
Il épouse, en mars 1248, Jeanne de Châteaudun, dame de Château-du-Loir [4] et de La Suze, fille de Geoffroy VI , vicomte de Châteaudun [5], et de Clémence des Roches.
Notes
[1] La maison de Montfort-l’Amaury est une maison noble impliquée dans plusieurs crises du Moyen Âge. C’est une branche cadette de la maison de Hainaut.
[2] Les comtes d’Albon puis dauphins de Viennois, seigneurs du Dauphiné de Viennois, furent les premiers à porter le titre de dauphins de Viennois. Ce surnom vient du fait que de nombreux comtes de Viennois ont porté comme second prénom Dauphin, équivalent assez peu courant au masculin du prénom féminin Delphine (ou Dauphine), et ce depuis Guigues IV Dauphin, comte d’Albon et du Viennois de 1133 à 1142.
[3] Le site de Port-Royal des Champs est un ensemble constitué des ruines de l’abbaye de Port-Royal, du musée national de Port-Royal des Champs anciennement musée des Granges, et d’un domaine forestier et paysager. Au cœur de la vallée de Chevreuse, au sud-ouest de Paris, dans la commune de Magny-les-Hameaux (Yvelines), il est situé au bout de la plaine de Trappes. Il ne reste aujourd’hui presque rien de ce monastère fondé en 1204, témoin de l’histoire de l’abbaye de Port-Royal et du jansénisme. Cet endroit fut le théâtre d’une intense vie religieuse, intellectuelle et politique du 13ème siècle à nos jours. D’abord simple abbaye cistercienne féminine au cœur du Bassin parisien, Port-Royal devient au 17ème siècle l’un des hauts lieux de la réforme catholique puis l’un des symboles de la contestation politique et religieuse face à l’absolutisme royal et aux réformes théologiques et ecclésiologiques de l’Église tridentine.
[4] Aux confins de l’Anjou historique, et du Maine, Château-du-Loir est située aux limites du pays du Maine angevin, près de la Touraine. La situation géographique privilégiée du canton attira de nombreuses convoitises tout au long de l’histoire. Les rois de France et d’Angleterre se disputèrent cette place forte, chef-lieu d’une sénéchaussée de 78 paroisses (doyenné rattaché au diocèse du Mans), jusqu’en 1789. Cette importance était due surtout à sa situation géographique qui lui valut d’être victime de la rivalité des couronnes de France et d’Angleterre. Quand le dernier seigneur de Château-du-Loir n’eut plus de descendance mâle vers 1095, la châtellenie de Château-du-Loir fut possédée successivement par Geoffroi le Bel dit Plantagenêt (lignée angevine) qui mourut en 1151 et par les rois d’Angleterre dont Geoffroi fut la souche, depuis Henri II jusqu’à Jean sans Terre. La ville fut reprise par Philippe Auguste en 1161 et fut donnée à Guillaume des Roches, sénéchal d’Anjou, seigneur de Longué-Jumelles et de Sablé-sur-Sarthe, qui en 1219 fonda l’abbaye de Bonlieu. La reine Bérangère, veuve de Richard Cœur de Lion, à qui Philippe Auguste avait cédé le comté du Maine, en échange des possessions qui constituaient son domaine situées en Normandie, céda au sénéchal d’Anjou, Guillaume des Roches, tous ses droits comme comtesse douairière du Maine, tant à Château-du-Loir que dans la forêt de Bercé. De succession en succession, Château-du-Loir va plusieurs fois à la Couronne : en mai 1337 à Philippe de Valois qui l’achète 31 000 livres au comte de Dreux et la déclare baronnie « d’aussi bonne condition que le comté du Maine ». Donnée en apanage à Louis 1er, duc d’Anjou, elle est une seconde fois réunie à la couronne sous Louis XI.
[5] La maison de Châteaudun et du Perche est un lignage médiéval qui posséda notamment la vicomté de Châteaudun et le comté du Perche.