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Hasekura Tsunenaga ou Don Felipe Francisco Hasekura

jeudi 18 décembre 2025, par lucien jallamion

Hasekura Tsunenaga ou Don Felipe Francisco Hasekura après sa conversion au christianisme (1571-1622)

Samouraï [1] japonais, vassal du daimyō [2] de Sendai [3], Date Masamune , il dirigea une ambassade vers la Nouvelle-Espagne [4] puis l’Europe entre 1613 et 1620.

Il fut le tout premier officiel japonais envoyé aux Amériques, et lorsqu’il se rendit en France, permit le premier contact direct entre Français et Japonais.

Bien que l’ambassade de Hasekura ait fait une forte impression en Europe, elle est arrivée à une époque où le Japon tentait de supprimer le christianisme de son sol, si bien que les monarques européens, tels le roi d’Espagne, ont finalement refusé les arrangements commerciaux que Hasekura tentait d’établir.

Hasekura est rentré au Japon en 1620 et mort de maladie environ un an après, son ambassade n’ayant débouché sur aucun résultat dans un Japon en plein isolationnisme.

On ne sait que peu de choses de la jeunesse de Hasekura Tsunenaga. C’est un noble samouraï de rang moyen du fief d’Ōshū [5], au nord du Japon, qui sert directement le daimyō Masamune Date. Ils ont tous les deux approximativement le même âge, et les archives montrent que Date lui confie le rôle de le représenter au cours de plusieurs missions importantes.

Durant 6 mois en 1597, il se bat comme samouraï vétéran lors de la guerre Imjin [6], sous le shogunat de Toyotomi Hideyoshi .

En 1612, son père, Hasekura Tsunenari, est condamné pour corruption ; il est mis à mort en 1613. Son fief est confisqué, et son fils doit normalement être exécuté. Cependant, Date Masamune donne à Hasekura Tsunenaga la possibilité de restaurer son honneur en prenant en charge une ambassade en Europe, et lui rend également rapidement ses terres.

Un navire part pour Acapulco [7] au Mexique le 28 octobre 1613 avec environ 180 personnes à bord.

Le navire atteint d’abord le cap Mendocino [8] dans l’actuelle Californie [9], puis longe la côte et accoste à Acapulco le 25 janvier 1614 après 3 mois de mer.

L’ambassade entre à Mexico [10] le 4 mars, où elle est reçue avec une grande cérémonie. Le but ultime de l’ambassade étant l’Europe, elle passe un certain temps à Mexico, puis part pour Veracruz [11] pour embarquer au sein de la flotte de Don Antonio de Oquendo. Hasekura est installé à Mexico dans une maison près de l’église de San Francisco. Il rencontre le vice-roi, à qui il explique qu’il veut également rencontrer le roi Philippe III pour lui faire une offre de paix et obtenir pour les Japonais la possibilité de venir commercer au Mexique.

Le mercredi 9 avril, 20 Japonais sont baptisés, et 22 de plus le 20 avril par l’archevêque de Mexico, don Juan Pérez de la Serna, dans l’église San Francisco de Mexico. En tout, 63 d’entre eux reçoivent la confirmation le 25 avril. Hasekura, quant à lui, attend son voyage en Europe pour se faire baptiser là-bas.

La flotte part pour l’Europe sur le San Jose le 10 juin, Hasekura ayant laissé la majeure partie du groupe japonais en arrière, à attendre à Acapulco le retour de l’ambassade. Certains d’entre eux, de même que ceux restés d’un voyage précédent de Shōsuke Tanaka, reviennent au Japon plus tard la même année à bord du San Juan Bautista.

L’ambassade japonaise rencontre le roi d’Espagne Philippe III à Madrid le 30 janvier 1615. Hasekura lui remet une lettre de Date Masamune, ainsi qu’une proposition, de traité. Le Roi répond qu’il fera ce qu’il peut pour accéder à ces requêtes.

Comme le veut l’usage, l’ambassade japonaise apporta plusieurs cadeaux au roi d’Espagne, dont une armure de samouraï toujours exposée au Palais royal de Madrid [12].

Hasekura est baptisé le 17 février par le chapelain [13] personnel du roi, et reçoit le nom de Felipe Francisco Hasekura. La cérémonie de baptême est conduite par l’archevêque de Tolède [14] et Francisco Goméz de Sandoval y Rojas, duc de Lerma [15], administrateur principal du règne de Philippe III et dirigeant de facto de l’Espagne est choisi pour être son parrain.

L’ambassade reste 8 mois en Espagne avant de quitter le pays pour l’Italie.

Après avoir traversé l’Espagne, l’ambassade navigue sur la mer Méditerranée à bord de trois frégates espagnoles vers l’Italie. Cependant, le mauvais temps les force à rester quelque temps dans le port français de Saint-Tropez [16] où ils sont reçus par la noblesse locale et font sensation parmi la population locale.

Cette visite imprévue constitue la première trace enregistrée de relations franco-japonaises [17]. À l’inverse, la première visite d’un Français au Japon est celle de François Caron en 1619.

L’ambassade japonaise arrive en Italie où elle rencontre le papePaul V à Rome en novembre 1615.

Hasekura remet au Pape deux lettres dorées*  [18].

Le pape accepte d’envoyer les missionnaires mais laisse la décision à propos du commerce au roi d’Espagne. Il écrit une lettre à Date Masamune, dont une copie est toujours visible au Vatican.

La Curie romaine donne aussi à Hasekura le titre d’honneur de Citoyen romain, dans un document qu’il rapporte au Japon et qui est aujourd’hui conservé à Sendai.

De retour en Espagne, Hasekura rencontre à nouveau le roi qui refuse de signer un traité commercial, arguant que l’ambassade n’est pas une ambassade officielle du dirigeant du Japon Tokugawa Ieyasu, qui au contraire a promulgué un édit en janvier 1614 ordonnant l’expulsion de tous les missionnaires du Japon, et commencé la persécution des Chrétiens au Japon.

L’ambassade quitte Séville [19] pour le Mexique en juin 1617 après une période de 2 ans passée en Europe, mais quelques Japonais restent en Espagne où il s’installent dans une ville proche de Séville à Coria del Río [20], où leurs descendants actuels portent le patronyme Japón.

Hasekura reste 5 mois au Mexique durant son retour vers le Japon. Le San Juan Bautista attend à Acapulco depuis 1616, après une seconde traversée du Pacifique du Japon au Mexique. Commandé par Shogen Yokozawa , il a transporté du poivre fin et des objets laqués de Kyōto [21], qui sont vendus sur le marché mexicain.

À la requête du roi d’Espagne, afin d’éviter que trop d’argent parte pour le Japon, le vice-roi demande à ce que les recettes soient dépensées en biens mexicains, à l’exception de 12 000 pesos et 8 000 pesos en argent que Hasekura et Yokozawa sont respectivement autorisés à ramener avec eux.

En avril 1618, le San Juan Bautista arrive aux Philippines depuis le Mexique, avec Hasekura et Luis Sotelo à son bord. Le navire est alors acheté par le gouvernement espagnol local, dans l’objectif d’améliorer les défenses contre les attaques hollandaises et anglaises.

Durant son séjour aux Philippines, Hasekura achète de nombreux biens pour Masamune Date, et construit un navire, ainsi qu’il l’explique dans une lettre à son fils. Il retourne finalement au Japon en août 1620, atteignant le port de Nagasaki [22].

Au moment où Hasekura revient, le Japon a changé drastiquement : un effort pour éradiquer le christianisme est mené depuis 1614, Tokugawa Ieyasu est mort en 1616 et remplacé par son fils Tokugawa Hidetada, plus xénophobe, et le Japon s’avance vers sa période d’isolation nommée plus tard Sakoku [23] À cause de ces persécutions des Chrétiens au Japon dont des échos sont parvenus en Europe, les accords commerciaux que Hasekura a tenté d’établir avec le Mexique sont annulés et l’ambassade n’a donc pas les résultats escomptés, le roi d’Espagne en particulier étant devenu très réticent à donner son accord aux arrangements commerciaux et propositions d’envoi de missionnaires.

Hasekura rend compte de ses voyages à Date Masamune à son arrivée à Sendai. Il lui remet, selon les archives, un portrait du pape Paul V, un portrait de lui-même en prières, et une série de dagues indonésiennes et de Ceylan [24] acquises aux Philippines [25], le tout étant conservé au musée de la ville de Sendai.

L’effet direct du retour de Hasekura à Sendai est l’interdiction du christianisme dans le fief de Sendai deux jours plus tard

Ce qu’a dit Hasekura pour aboutir à un tel résultat est inconnu. Comme les événements ultérieurs tendent à indiquer que lui et ses descendants sont restés de fidèles chrétiens, Hasekura a pu faire un récit enthousiaste, et dans une certaine mesure dérangeant, de la grandeur et de la puissance des pays occidentaux et de la religion chrétienne.

Date Masamune, jusque-là très tolérant envers le christianisme en dépit de l’interdiction du bakufu [26] dans les terres qu’il contrôle directement, choisit ainsi soudainement de prendre ses distance envers la foi chrétienne. Les premières exécutions de chrétiens commencent 40 jours plus tard. Les mesures anti-chrétiennes prises par Masamune sont cependant relativement clémentes, et les chrétiens aussi bien japonais qu’occidentaux soutiennent à de nombreuses reprises que ces mesures n’ont été prises que pour apaiser le shogun

Un mois après le retour de Hasekura, Date écrit une lettre au shogun Tokugawa Hidetada, dans laquelle il fait un effort très clair pour se dégager de la responsabilité de l’ambassade, expliquant en détail comment celle-ci a été organisée avec l’accord, et même la collaboration, du shogun

L’Espagne est à l’époque de loin la puissance la plus menaçante pour le Japon avec une colonie et une armée dans les Philippines voisines. Les récits de visu de Hasekura sur la puissance espagnole et ses méthodes coloniales en Nouvelle-Espagne ont pu précipiter la décision du shogun Tokugawa Hidetada de cesser les relations commerciales avec l’Espagne en 1623, puis les relations diplomatiques en 1624, bien que d’autres événements tels que l’infiltration de prêtres espagnols au Japon et l’échec d’une ambassade espagnole ont aussi contribué à cette décision.

On ignore ce qu’il advient de Hasekura et les versions racontant ses dernières années sont nombreuses.

Hasekura Tsunenaga meurt de maladie selon à la fois des sources japonaises et des sources chrétiennes en 1622, mais la localisation de sa tombe n’est pas connue avec certitude.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Francis Marcouin et Keiko Omoto, Quand le Japon s’ouvrit au monde. Découvertes Gallimard, Paris, 1990, (ISBN 207053118X)

Notes

[1] Le samouraï est un membre de la classe guerrière qui a dirigé le Japon féodal durant près de 700 ans.

[2] Un daimyo ou daïmio est un titre nobiliaire japonais. Ce terme désigne les principaux gouverneurs de provinces issus de la classe militaire qui régnaient sur le Japon sous les ordres du shogun, de l’époque de Muromachi (1336-1573), à celle d’Edo (1603-1868).

[3] Sendai est une métropole japonaise, capitale de la préfecture de Miyagi. C’est la plus grande ville de la région du Tohoku. Située à environ 300 km au nord-est de Tokyo, sur l’île de Honshū, Sendai figure parmi les 12 plus grandes villes du Japon par le nombre d’habitants. Elle est bordée de montagnes à l’ouest et par la côte du Pacifique à l’est. l’histoire de Sendai en tant que ville commence en 1601, quand le daimyo Date Masamune y installe sa capitale.

[4] La Nouvelle-Espagne est une division administrative de l’ancien Empire espagnol, précisément une vice-royauté du royaume d’Espagne. Instaurée en 1535, elle disparaît avec l’indépendance du Mexique en 1821. Pour cette raison, elle est également appelée, rétrospectivement, Vieux Mexique.

[5] La province de Mutsu, aussi appelée Ōshū, ou encore Woxu, dans les textes européens anciens parlant du voyage de Hasekura Tsunenaga en Europe entre 1614 et 1617, est une ancienne province du Japon qui correspond aux actuelles préfectures de Fukushima, de Miyagi, d’Iwate et d’Aomori, plus les villes de Kazuno et de Kosaka dans la préfecture d’Akita. Située dans le nord de Honshū, Mutsu est l’une des dernières provinces à se former lorsque la terre fut prise aux indigènes aïnous, et son territoire s’étendit au fur et à mesure des conquêtes successives. Son ancienne capitale se situait dans l’actuelle préfecture de Miyagi.

[6] Les invasions japonaises de la Corée se sont produites entre 1592 et 1598. Ce conflit a opposé la Corée de la dynastie Chosŏn et l’empire chinois au Japon. Il a été causé par le désir du régent Toyotomi Hideyoshi de conquérir la Chine. Cette guerre provoqua une crise financière au sein de la dynastie Ming. La Corée connut des pertes humaines sans précédent et vit s’illustrer l’amiral Yi Sun-sin lors des batailles navales. Du côté du Japon, Tokugawa Ieyasu préserva sa force lors de la guerre, et réussit à battre ses rivaux Konishi Yukinaga et Mitsunari Ishida. Ce conflit est connu sous le nom de guerre d’Imjin en Corée, imjin correspond à la désignation coréenne de l’année du dragon d’eau, le nom porté par l’année 1592 dans le cycle sexagésimal chinois, des batailles de Bunroku et de Keicho au Japon et de la campagne de Corée de l’ère Wanli en Chine.

[7] Acapulco ou Acapulco de Juárez est une ville portuaire de l’État du Guerrero, au Mexique. Elle est située à 400 km de Mexico dans une baie profonde semi-circulaire presque fermée, facile d’accès et dont le mouillage est si sûr que les bateaux peuvent rester le long des rochers qui bordent la côte.

[8] Le cap Mendocino, situé dans le comté de Humboldt, en Californie, États-Unis, est le point le plus à l’ouest de la côte californienne. C’est l’une des régions les plus actives au niveau sismique de tous les 48 États contigus du pays. Trois séismes importants dont les épicentres se situaient à proximité du cap ont eu lieu, l’un d’eux atteignant 7 sur l’échelle de Richter.

[9] La Californie est un État des États-Unis qui fait partie de la région de la Sun Belt dans l’Ouest américain. Sa capitale est Sacramento. Il est situé sur la côte ouest et bordé au sud par le désert de Sonora, à l’est par le Grand Bassin des États-Unis et au nord par les monts Klamath. La façade océanique suit entièrement le relief des chaînes côtières du Pacifique au-delà desquelles s’étend la Vallée Centrale sur les contreforts de la Sierra Nevada. L’exploration européenne commence au 16ème siècle ; la Californie est alors occupée par diverses tribus nord-amérindiennes. Le territoire est progressivement intégré à la Nouvelle-Espagne, puis rattaché au Mexique indépendant en 1821.

[10] Mexico et la capitale du Mexique. Fondée au début du 14ème par les Mexicas (Aztèques) sur une île du lac Texcoco, la ville précolombienne de Tenochtitlan a été remplacée par les conquérants espagnols lors de la chute de l’Empire aztèque en 1521 par la première grande ville de tracé européen du continent. Dès 1522, Hernán Cortés prend la décision de construire au même endroit la capitale de la Nouvelle-Espagne, qu’il nomme « Mexico ».

[11] La ville fut fondée le 9 juillet 1519 par Hernán Cortés qui, le premier, accoste le 22 avril avec Alonso Hernández de Portocarrero et Francisco de Montejo, et ses hommes sur la plage de Chalchihuecan. La cité en devenir est nommée « Villa Rica de la Vera Cruz ». Veracruz est officiellement devenu le premier Ayuntamiento d’Amérique continentale le 10 juillet 1519. Le 4 juillet 1523 Charles V lui concède par une cédule royale expédiée à Valladolid le titre de Ville

[12] Le palais royal de Madrid (Palacio Real de Madrid) est la résidence officielle du roi d’Espagne. Les rois actuels n’y résident pas, demeurant plutôt au palais de la Zarzuela. Le palais royal est utilisé pour des fonctions protocolaires. Avec une superficie de 135 000 m2 et 3 418 pièces (en surface, presque deux fois plus que le palais de Buckingham ou le château de Versailles), c’est l’un des plus grands palais royaux d’Europe occidentale et du monde. Il abrite un patrimoine historique et artistique précieux, mettant en lumière l’ensemble des instruments de musique connus sous le nom des Stradivarius palatins, et des collections les plus importantes d’autres disciplines telles que la peinture, la sculpture et la tapisserie d’ameublement. Les grands salons de réception et les collections artistiques sont ouvertes aux visiteurs tant qu’il n’y a pas d’actes officiels.

[13] Le chapelain est un religieux doté de fonctions et de responsabilités auprès d’une chapellenie, qu’elle soit à un seigneur, ou dans le chapitre d’une abbaye ou encore dans un chapitre canonial

[14] L’archidiocèse de Tolède est une église particulière de l’Église catholique en Espagne. Son siège est la cathédrale Santa María de Tolède.

[15] Le duché de Lerma est un titre de noblesse espagnole créé le 11 novembre 1599 par Philippe III d’Espagne et donné à Francisco Gómez de Sandoval y Rojas, 5ème marquis de Denia et 4ème comte de Lerma. Le 2 décembre 1726, Philippe V d’Espagne a déclaré les possesseurs du titre : Grand d’Espagne de première classe..

[16] Saint-Tropez est une commune française située dans le département du Var, chef-lieu du canton de Saint-Tropez. De la cité corsaire dominée par sa citadelle du 16ème siècle au village de pêcheurs au début du 20ème siècle, la première ville libérée lors du débarquement de Provence devint dès les années 1950 une station balnéaire internationalement connue de la Côte d’Azur varoise

[17] Les relations franco-japonaises débutent de manière fortuite au 17ème siècle lorsqu’un samouraï et ambassadeur japonais, Hasekura Tsunenaga, dans sa route vers Rome, fait escale pour quelques jours dans le sud de la France. Après la longue période isolationniste du Japon (sakoku), la France et le Japon sont devenus de grands partenaires depuis la seconde moitié du 19ème siècle. Les deux pays ont échangé autant dans les domaines militaire et économique que dans le domaine artistique. Le Japon a modernisé son armée avec l’aide du français Jules Brunet. La France a aidé le Japon à développer ses moyens de construction navale et a participé au développement des lois japonaises.

[18] une en latin et une en japonais, contenant une requête pour un traité commercial entre le Japon et le Mexique, et l’envoi de missionnaires chrétiens au Japon. Ces deux lettres sont toujours visibles dans les archives de la Cité du Vatican

[19] Séville est une ville du sud de l’Espagne, capitale de la province de Séville et de la communauté autonome d’Andalousie.

[20] Coria del Río est une commune espagnole de la province de Séville, dans la communauté autonome d’Andalousie.

[21] Kyoto ou Kyōto est une ville japonaise de la région du Kansai, au centre de Honshù. Elle fut de 794 à 1868 la capitale impériale du Japon, sous le nom de Heian-kyô (« Capitale de la paix et de la tranquillité »). Elle est aujourd’hui, avec ses palais impériaux, ses milliers de sanctuaires shinto et de temples bouddhistes, le cœur culturel et religieux du pays. La ville est aussi la capitale de la préfecture de Kyoto

[22] Nagasaki est une ville japonaise, capitale de la préfecture homonyme sur l’île de Kyushu. Fondée dans la seconde moitié du 16ème siècle, c’était à l’origine un village isolé. C’est l’arrivée d’explorateurs européens au milieu du 16ème siècle, quand un navire portugais s’échoua accidentellement sur les rives de la préfecture de Kagoshima en 1543, qui en provoqua la naissance et l’essor. Le missionnaire jésuite François Xavier arriva au Japon en 1549, mais bien qu’il partît pour la Chine en 1551 et y mourût peu de temps après, ses disciples restèrent au Japon et y convertirent plusieurs daimyō (chefs de guerre). Le plus important fut Ōmura Sumitada qui fit un grand profit de sa conversion, car il reçut une part du commerce des navires portugais dans un port qu’ils établirent à Nagasaki en 1571, date de fondation de la ville, avec son accord. En 1580, Ōmura Sumitada céda le port de Nagasaki et les territoires environnants à la Compagnie de Jésus.

[23] Le sakoku, initialement Kaikin, est la politique commerciale japonaise instaurée lors de l’époque d’Edo (précisément entre 1650 et 1842) par Iemitsu Tokugawa, shogun de la dynastie des Tokugawa. Inspirée de la politique de Haijin adoptée plus tôt par la dynastie chinoise des Ming, elle vise à imposer des restrictions commerciales aux puissances étrangères. La politique commence avec l’expulsion des missionnaires chrétiens, puis la limitation des ports ouverts aux étrangers, l’interdiction d’entrer ou sortir du territoire pour tout Japonais sans autorisation sous peine de mort, l’expulsion de tous les étrangers illégaux et la destruction des navires militaires ou non capables de naviguer en haute mer. Le commodore Matthew Perry met un terme à cette politique en 1853.

[24] Le Sri Lanka est un État insulaire de 65 610 km² du sous-continent indien, situé au sud-est de l’Inde, il a porté auparavant les noms de Tambapanni par les premiers habitants, Taprobane par les Grecs, Serendip (ou Serendib) par les Arabes, puis Ceylan jusqu’en 1972. Le pays possède une diversité religieuse, culturelle et linguistique marquée.

[25] Les Philippines, est un pays d’Asie du Sud-Est constitué d’un archipel de 7 641 îles dont 11 totalisent plus de 90 % des terres et dont un peu plus de 2 000 seulement sont habitées, alors qu’environ 2 400 îles n’ont même pas reçu de nom. On distingue 3 zones géographiques : Luçon, Visayas et Mindanao. Luçon est l’île la plus vaste et la plus septentrionale, et qui abrite sa capitale, Manille, et la plus grande ville du pays, Quezon City. Au centre, le groupe dense des Visayas comprend les îles de Negros, Cebu, Bohol, Panay, Masbate, Samar et Leyte. Au sud, Mindanao est la deuxième île par sa superficie ; ses principales villes sont Davao, Marawi, Zamboanga et Cagayán de Oro. Au sud-ouest de Mindanao se trouvent les îles de Sulu, telles que Basilan, Jolo et Tawi-Tawi, proches de Bornéo. Enfin, à l’ouest des Visayas, s’étend l’archipel de Palawan, qui compte à lui seul plus de 1 700 îles.

[26] Le bakufu (gouvernement shogunal ») ou shogunat (de shogun) est un gouvernement militaire ayant eu cours au Japon de la fin du 12ème siècle à la révolution de l’ère Meiji en 1868.