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Henri 1er de Bourbon Condé ou Henri 1er de Bourbon

mardi 16 décembre 2025, par lucien jallamion

Henri 1er de Bourbon-Condé ou Henri 1er de Bourbon (1552-1588)

Deuxième prince de Condé

Il fut le prince protecteur des protestants pendant les guerres de religion [1].

Rival d’Henri III de Navarre le futur Henri IV, sa foi protestante était militante et il mena de nombreuses campagnes militaires contre les troupes royales.

Fils de Louis de Bourbon, premier prince de Condé [2], et d’ Éléonore de Roucy de Roy e, Henri grandit dans une famille de conviction calviniste [3]. Il est le cousin du roi de Navarre le futur Henri IV, auprès duquel il combat durant la 3ème guerre de religion [4].

Il est marié à Marie de Clèves sa cousine en 1572 au Blandy [5] la semaine qui précède le mariage de son cousin Henri de Navarre avec la princesse Marguerite. Présent à Paris lors du massacre de la Saint-Barthélemy [6] le 24 août 1572, Condé doit, sous la pression abjurer sa foi.

Après sa participation au siège de La Rochelle [7] au sein de l’armée royale, le gouvernement de Picardie [8] lui est restitué par le roi en 1573. De séjour à Amiens [9], capitale de son gouvernement, il apprend l’échec du complot des Malcontents [10] et trouve refuge en Allemagne en 1574.

Il se met à la tête du parti protestant durant la quatrième, cinquième et sixième guerres de religion.

Profondément calviniste, le prince de Condé se révèle être au départ le véritable chef du parti. Il s’oppose à son cousin le roi de Navarre à qui il reproche sa désinvolture religieuse. Face à la menace catholique, les 2 cousins sont pourtant obligés de s’allier. Ils combattent ensemble à la bataille de Coutras [11] en 1587.

Gouverneur de la Picardie, le prince de Condé n’est pas apprécié par les catholiques de cette province qui, par opposition, forment ainsi les toutes premières ligues [12]. Condé se remarie le 16 mars 1586 avec Charlotte-Catherine de la Trémoille, fille de Louis III de la Trémoille .

Il meurt si soudainement en mars 1588 que son décès est mis sur le compte d’un empoisonnement, ce qui est aussi bien supposé par les médecins que par ses proches dont son cousin Henri de Navarre. Ces derniers soupçonnent Charlotte d’avoir fait empoisonner son mari après l’avoir trompé ; la mise à la question d’un serviteur de Condé apporta de nombreuses charges contre son épouse, notamment sur ses amabilités envers un page.

Le roi de Navarre est également suspecté par les calvinistes d’avoir fait tuer son rival. Charlotte est arrêtée et jugée par le parlement de Paris [13], mais les poursuites sont interrompues à la nouvelle de sa grossesse, et elle est simplement emprisonnée à Saint-Jean-d’Angély [14] sous la garde de Jean de Saint-Memme.


Henri 1er de Bourbon inaugure la tradition d’inhumer les membres de sa famille à l’église de Vallery [15].

Le 1er septembre 1588, son épouse donne naissance en prison à un fils posthume dont Henri IV, désormais roi de France, concéda la conversion à la religion catholique, afin de faire accepter un édit permettant aux réformés d’accéder aux charges publiques.

Il lui donna pour gouverneur le marquis de Pisany Jean de Vivonne  ; le parti protestant accepte alors de laisser partir le prince pour la Cour. Sur présentation d’un placet signé par de nombreux Grands [16], Henri IV se résigna en juillet de la même année à libérer la princesse, le procès reprenant devant le Parlement à Paris. L’acquittement fut prononcé le 24 juillet 1596, et son abjuration de la religion réformée la même année.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Henri Ier de Bourbon-Condé Portail du royaume de France/ Portail du protestantisme/ Catégories : Prince de Condé

Notes

[1] En France, on appelle guerres de Religion une série de huit conflits (guerres civiles, guerres de religion et opérations militaires) qui ont ravagé le royaume de France dans la seconde moitié du 16ème siècle et où se sont opposés catholiques et protestants (appelés aussi huguenots). À partir du 16ème siècle, un schisme provoqué par les idéaux de la Réforme conduit à une opposition entre protestants et catholiques sous la forme d’une sanglante guerre civile. Les premières persécutions contre ceux qui adhèrent aux idées nouvelles commencent dans les années 1520. Mais il faut attendre les années 1540 et 1550 pour voir le développement des clivages. À la fin du règne de Henri II, le conflit se politise. Les guerres de Religion commencent en 1562 et se poursuivent, entrecoupées de périodes de paix, jusqu’en 1598, avec la mise en place de l’édit de Nantes.

[2] La maison capétienne de Bourbon-Condé est une branche cadette de la maison de Bourbon. Elle est fondée par Louis 1er , prince de Condé et prince du sang en 1546, cinquième fils de Charles IV, duc de Vendôme et aîné de la maison de Bourbon. Le prince Louis 1er était le frère d’Antoine, duc de Vendôme et roi de Navarre, père du roi Henri IV. Cette maison s’éteint le 27 août 1830, à la mort, au château de Saint-Leu, du prince Louis VI, prince de Condé et père du duc d’Enghien, mort sans enfant en 1804.

[3] Le calvinisme (nommé ainsi d’après Jean Calvin et aussi appelé la tradition réformée, la foi réformée ou la théologie réformée) est une doctrine théologique protestante et une approche de la vie chrétienne qui reposent sur le principe de la souveraineté de Dieu en toutes choses. Bien qu’elle fût développée par plusieurs théologiens tels que Martin Bucer, Wolfgang Musculus, Heinrich Bullinger, Pierre Martyr Vermigli, Ulrich Zwingli et Théodore de Bèze, elle porte le nom du réformateur français Jean Calvin en raison de l’influence dominante qu’il eut sur elle et du rôle déterminant qu’il exerça dans les débats confessionnels et ecclésiastiques du 16ème siècle.

[4] La paix de Longjumeau est fragile car le pouvoir royal ne fait plus confiance au prince de Condé. L’idée d’une coordination internationale des catholiques pour la répression du protestantisme s’accrédite, par exemple avec l’exécution de François de Cocqueville. La paix de Longjumeau permet surtout aux belligérants d’organiser leurs armées. Quelques mois après la signature de la paix, la guerre reprend. Les catholiques tentent de capturer par surprise le prince de Condé au château de Noyers, près de Sens en Bourgogne, et l’amiral de Coligny au château de Tanlay, dans l’Yonne également, le 29 juillet 1568. Le projet échoue et les chefs protestants se rassemblent avec leurs armées à La Rochelle où Coligny et Condé ont trouvé refuge, ainsi que Jeanne d’Albret, son fils Henri de Navarre et Andelot. Les protestants craignent d’être exterminés. Le 12 septembre 1568, une bulle de Pie V ordonnant la croisade contre les hérétiques est enregistrée au Parlement de Toulouse. Elle ne fait que confirmer les craintes des protestants. L’ensemble de la campagne se déroule dans l’Ouest de la France, au Sud de la Loire. L’objectif de l’armée royale est de s’emparer des villes protestantes situées entre la Charente et la Dordogne. Les protestants retranchés dans La Rochelle et dans la ville de Sancerre, leurs places fortes à très forte majorité protestante, attendent le soutien militaire du prince d’Orange et du duc de Deux-Pont dont l’armée est financée par la reine d’Angleterre. Guillaume de Nassau est battu et doit rebrousser chemin. De son côté, l’armée royale commandée par le duc d’Anjou attend les soutiens de l’Espagne et du pape.

[5] Blandy-les-Tours est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne

[6] Le massacre de la Saint-Barthélemy est le massacre de protestants déclenché à Paris, le 24 août 1572, jour de la saint Barthélemy, prolongé pendant plusieurs jours dans la capitale, puis étendu à plus d’une vingtaine de villes de province durant les semaines suivantes. Cet événement des guerres de Religion résulte d’un enchevêtrement complexe de facteurs, aussi bien religieux et politiques que sociaux. Il est la conséquence des déchirements militaires et civils de la noblesse française entre catholiques et protestants, notamment de la vendetta entre le clan des Guise et celui des Châtillon-Montmorency. Il est le résultat d’une sauvage réaction parisienne, ultra-catholique et hostile à la politique royale d’apaisement. Il reflète également les tensions internationales entre les royaumes de France et d’Espagne, avivées par l’insurrection aux Pays-Bas. Pendant longtemps, la tradition historiographique a fait du roi Charles IX et de sa mère, Catherine de Médicis, les principaux responsables du massacre. Faute de sources, les historiens sont restés longtemps partagés sur le rôle exact de la couronne. Ils retiennent aujourd’hui que seuls les chefs militaires du clan protestant étaient visés par l’ordre royal. Dès le matin du 24 août, Charles IX avait ordonné l’arrêt immédiat des tueries mais, dépassé par la fureur du peuple, il n’avait pu les empêcher.

[7] Le siège de La Rochelle de 1573 est un siège militaire contre la ville protestante de La Rochelle. Il est l’évènement principal de la 4ème guerre de Religion qui fait suite au massacre de la Saint-Barthélemy. Il opposa l’armée royale et catholique commandé par le duc d’Anjou, frère du roi Charles IX (et futur Henri III), aux habitants protestants de La Rochelle. Il eut lieu du 11 février au 26 juin 1573.

[8] La Picardie fut entre 1477 et 1790, une province du royaume de France, en même temps qu’un territoire géographique et culturel, situé au nord-ouest de la France et bordé par la Manche. La province de Picardie n’émergea réellement qu’à la fin du Moyen Âge (fin du 15ème iècle), lorsqu’elle devint la marche frontière entre les Pays-Bas bourguignons et le royaume de France. Un gouvernement de Picardie fut alors créé, qui disparut à la Révolution française.

[9] Amiens est la préfecture du département de la Somme. Capitale historique de la Picardie. De la fin du 14ème siècle au milieu du 15ème siècle, l’économie amiénoise est en difficulté. La guerre entre la France et l’Angleterre met à mal les échanges commerciaux fructueux entre Amiens et les villes d’outre-Manche ; le renforcement des remparts grève les finances et la concurrence de la draperie étrangère provoquent un déclin du commerce. En 1435, par le traité d’Arras, la ville est cédée à la Bourgogne avant de retourner à la couronne en 1477 sur la volonté de Louis XI. Le souverain réaffirme alors les libertés communales d’Amiens et lui accorde la devise qu’elle conserve toujours : Liliis tenaci vimine jungor (Un lien puissant m’unit au lys). Dans le dernier tiers du 15ème siècle, Amiens trouve un nouvel élan économique grâce à la sayetterie, une draperie légère. Les marchands amiénois développent un important négoce de tissus avec l’Artois et le Hainaut. Les laines viennent de toute la Picardie et les étoffes se débitent au Portugal, en Suisse, en Italie jusqu’aux Antilles. Le roi autorise deux foires annuelles dans la ville, de sorte que non seulement elle s’accroisse mais également que n’augmente pas la fuite des devises du royaume vers Anvers et Bruges

[10] Les malcontents désignent deux partis dans les guerres de religion du 16ème siècle en France et dans les Flandres. Ils se caractérisent par une déception (« malcontentement ») face à la politique du souverain. Tous deux réclament une remise à plat du gouvernement royal, principalement marquée par une participation plus large des grands lignages au conseil du roi, sans pour autant se placer dans une attitude de révolte. Ils sont modérés sur le plan religieux.

[11] La bataille de Coutras se déroule le 20 octobre 1587, pendant les guerres de Religion. Elle voit la victoire du protestant Henri de Navarre qui écrase l’armée royale commandée par le duc Anne de Joyeuse, lequel meurt dans la bataille.

[12] La Ligue catholique, la Sainte Ligue ou la Sainte Union est, pendant les guerres de Religion, un parti de catholiques qui s’est donné pour but la défense de la religion catholique contre le protestantisme. Son succès est tel qu’elle devient un danger pour la monarchie : en 1588, elle parvient à chasser le roi Henri III de la capitale. La Ligue décline petit à petit devant les victoires du roi Henri IV.

[13] Le parlement de Paris est une institution française de l’Ancien Régime. Il fait partie des cours souveraines, rebaptisées cours supérieures à partir de 1661 (début du règne personnel de Louis XIV). Issu de la Curia regis médiévale, le parlement apparaît au milieu du xiiie siècle et prend progressivement son autonomie pour juger le contentieux sous forme d’un organe spécialisé aux sessions régulières, la curia in parlamento, que saint Louis établit dans l’île de la Cité, à côté du palais de la Cité, et qui reçoit sa première réglementation générale avec une ordonnance de Philippe III le Hardi en 1278. À partir du 15ème siècle, treize autres parlements furent érigés à partir d’institutions locales parfois beaucoup plus prestigieuses, comme l’échiquier de Normandie, ou beaucoup plus anciennes, comme les États de Provence, ou mêmes créés ex nihilo ; néanmoins, celui de Paris, cour de justice du Roi, ultime suzerain, et donc d’ultime recours, devint ainsi prééminent. On le mentionnait souvent simplement comme « le Parlement ».

[14] Saint-Jean-d’Angély est une commune de l’Ouest de la France, située dans le département de la Charente-Maritime, chef-lieu de l’un des cinq arrondissements du département.

[15] Vallery est une commune française située dans le département de l’Yonne

[16] Diane de France, Henri de Montmorency, le comte d’Auvergne, le duc de Bouillon...