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L’histoire pour le plaisir

Élisabeth Woodville

vendredi 12 décembre 2025, par lucien jallamion

Élisabeth Woodville (1437-1492)

Reine consort d’Angleterre de 1464 jusqu’en 1483

Sa famille, au moment de sa naissance, appartient à la petite aristocratie anglaise, la gentry [1], et elle se marie en premières noces avec un partisan de la Maison de Lancastre [2], John Grey , qui meurt à la seconde bataille de St Albans [3], laissant Élisabeth veuve et mère de 2 fils.

Son second mariage avec Édouard IV fait sensation et on l’attribue à sa grande beauté, car elle dispose de peu de biens et s’avère anglaise, alors que l’entourage du roi cherche une alliance étrangère. Elle tire profit de ce mariage pour devenir un personnage clé des guerres civiles dynastiques connues sous le nom de Guerre des Deux-Roses  [4].


On considère son mariage comme la principale cause de la discorde entre Édouard et Richard Neville, amenant finalement ce dernier à passer au parti des Lancastre. Elle use en effet de toute son influence pour combler d’honneurs toute sa famille. Son père devient Lord Trésorier [5] ; elle marie son jeune frère Jean à la duchesse douairière de Norfolk [6], l’une de ses sœurs au comte d’Arundel [7] et une autre au comte de Pembroke [8]. Élisabeth reste politiquement influente même après que son fils, brièvement proclamé roi sous le nom d ’Édouard V d’Angleterre , a été destitué par son beau-frère, Richard III. Elle a aussi joué un rôle important en assurant l’accession au trône de son gendre Henri VII en 1485, ce qui met fin à la Guerre des Deux-Roses. Néanmoins, après 1485, elle est forcée de céder sa suprématie à la mère d’Henri, Lady Marguerite Beaufort , et son influence sur les événements cesse. Ces années, ainsi que son départ de la cour et sa retraite, restent obscures.


Par sa fille Élisabeth d’York, elle est la grand-mère maternelle du roi Henri VIII d’Angleterre et l’arrière-grand-mère du roi Édouard VI d’Angleterre , de la reine Marie 1ère d’Angleterre et de la reine Élisabeth 1ère d’Angleterre, et enfin l’arrière-arrière-grand-mère de Marie 1ère d’Écosse. Elle est ainsi l’ancêtre de tous les monarques anglais depuis Henri VIII, de tous les rois écossais depuis Jacques V d’Écosse, et de tous les souverains britanniques depuis Jacques VI d’Écosse et 1er d’Angleterre.


Élisabeth est née à Grafton Regis dans le Northamptonshire [9]]]. Elle est la première-née d’un mariage qui a scandalisé la cour anglaise. Ses parents ont des origines sociales différentes, puisque les Woodville, bien qu’étant une ancienne et respectable famille de la gentry terrienne, de richesse moyenne, n’appartiennent pas au cercle de la haute noblesse comme les Lancastre. Son père, Richard Woodville , est simplement chevalier, au moment de son mariage, et le père de Richard, également nommé Richard, fit carrière dans l’armée royale, s’élevant au rang de chambellan [10], au service de Jean de Lancastre, duc de Bedford [11].

Richard suit son père dans l’armée du duc, et rencontrera pour la première fois à la cour Jacquette de Luxembourg. Celle-ci, fille de Pierre 1er de Luxembourg-Saint-Pol et de Marguerite des Baux, a été mariée au duc en 1433, à l’âge de 17 ans ; Lancastre est nettement plus âgé que Jacquette, qui est sa seconde épouse, et en mauvaise santé. Il meurt en 1435, laissant Jacquette, veuve, sans enfant et riche.

Elle est rappelée par Henri VI en Angleterre et Sir Richard Woodville est missionné pour la ramener. Or, en mars 1437, on apprend que Richard et Jacquette se sont mariés secrètement. Sir Richard, de petite noblesse, se situe bien en dessous du rang de Jacquette, qui est de sang royal, et n’est pas considéré comme un époux convenable pour une dame de haut rang, qui plus est, tante du roi. Woodville est condamné à une amende de 1 000 £, pour s’être marié sans la permission d’Henri VI. L’amende est toutefois annulée au mois d’octobre de la même année.

Le nouveau couple prospère rapidement, grâce aux relations de Jacquette avec la famille royale. Elle conserve son rang et son douaire de duchesse de Bedford, ce dernier fournissant initialement entre 7 000 £ et 8 000 £ par an*  [12]. Richard est gratifié de charges militaires, dans lesquelles il se montre un soldat compétent. Le couple est de plus honoré quand Henri VI d’Angleterre épouse Marguerite d’Anjou, dont l’oncle Charles d’Anjou est le beau-frère de Jacquette : les Woodville figurent parmi ceux choisis pour escorter la mariée en Angleterre, et la famille bénéficie de ce double lien avec la famille royale qui leur donne prééminence à la Cour et permet à Richard d’être élevé au rang de Baron Rivers [13] en 1448.


Édouard IV d’Angleterre possède plusieurs maîtresses, la plus célèbre étant Jane Shore , et ne jouit pas d’une réputation de fidélité. Son mariage avec la veuve Lady Grey est gardé secret. Bien que la date ne soit pas connue avec exactitude, il est traditionnellement dit qu’il s’est tenu en présence seulement de la mère de la mariée, Jacquette, et de deux dames d’honneur en la maison familiale des Woodville dans le Northamptonshire, le 1er mai 1464, guère plus de 3 ans après qu’Édouard a pris le trône d’Angleterre, ayant conduit les Yorkistes à la victoire sur les Lancastriens à la bataille de Towton [14] en mars 1461. Élisabeth est couronnée reine le jour de l’Ascension, le 26 mai 1465.


Les premières années de son règne, le gouvernement d’Édouard IV sur l’Angleterre dépend d’un petit cercle de partisans, plus particulièrement son cousin germain, Richard Neville, surnommé le Faiseur de Rois. Au moment du mariage secret d’Édouard, Warwick négocie une alliance avec la France dans l’espoir de contrecarrer un arrangement similaire près d’être conclu par son ennemie jurée Marguerite d’Anjou, femme du roi destitué Henri VI. Le plan a pour base le mariage d’Édouard avec une princesse proche de la cour de France, Bonne de Savoie , belle-sœur de Louis XI. Quand le mariage avec Élisabeth, de médiocre extraction paternelle, veuve et issue du camp lancastrien, est rendu public, Warwick se trouve embarrassé et offensé. Sa relation avec Édouard ne s’en rétablit jamais. Le mariage se trouve aussi mal reçu par le Conseil privé, qui selon Jean de Wavrin aurait dit à Édouard avec une grande franchise qu’il doit savoir qu’elle n’était pas une femme pour un prince tel que lui.


Avec l’arrivée sur scène de la nouvelle reine, suivent un grand nombre de frères et de sœurs qui se marient bientôt avec les familles les plus notables d’Angleterre.

Quand la famille d’Élisabeth, particulièrement son père, Richard Woodville, et ses frères aînés, commence à défier la prééminence de Warwick sur la scène politique, ce dernier conspire avec son gendre, Georges Plantagenêt, duc de Clarence, frère cadet du roi. Un de ses partisans accuse la mère d’Élisabeth, la duchesse de Bedford, de pratiquer la sorcellerie : mais Jacquette est acquittée l’année suivante. Warwick et Clarence ont levé par 2 fois des révoltes, en ayant réussi la première fois à faire prisonnier Édouard, et exécuté Richard Woodville et son cadet, mais n’ont pu convaincre la noblesse de déposer le roi. À leur deuxième échec, ils fuient vers la France. Warwick forme une alliance puissante mais fragile avec la reine lancastrienne Marguerite d’Anjou, et restaure son mari Henri VI sur le trône en 1470. Mais l’année suivante, Édouard IV rentre d’exil et vainc Warwick à la bataille de Barnet [15], puis les Lancastriens à la bataille de Tewkesbury [16]. Henri VI est assassiné rapidement après, le 21 mai 1471.


Après cette perte momentanée du pouvoir par son mari, Élisabeth trouve refuge à l’abbaye de Westminster [17], où elle donne naissance à un fils, Édouard (futur Édouard V d’Angleterre ), alors que les Lancastriens contrôlent Londres. Son mariage avec Édouard IV produit en tout 10 enfants, 7 filles et 3 garçons.


La reine Élisabeth s’engage dans des actes de piété chrétienne [18], ce qui est conforme au rôle d’une reine consort médiévale.


Suivant la mort soudaine d’Édouard IV d’Angleterre, probablement de pneumonie, en avril 1483, Élisabeth devient pour 63 jours Reine-mère, puisque son jeune fils Édouard V d’Angleterre est proclamé roi, avec son oncle Richard, duc de Gloucester pour Lord Protecteur [19].

De peur que les Woodville ne tentent de monopoliser le pouvoir, Richard prend rapidement le contrôle sur le jeune roi, et fait arrêter son précepteur Anthony Woodville et Richard Grey , respectivement frère aîné et second fils du premier mariage de la reine Élisabeth. Le jeune roi est transféré à la Tour de Londres [20] en attente de son couronnement. Le duc de Buckingham, beau-frère d’Élisabeth, se range temporairement aux côtés du duc de Gloucester dans l’opposition aux Woodville, et devient un soutien important pour le régent. Avec son fils cadet Richard, son aîné Thomas Grey et ses filles, Élisabeth doit encore chercher refuge à Westminster. Gloucester demande que Richard de Shrewsbury soit transféré également à la Tour de Londres pour tenir compagnie à son frère, ce qu’Élisabeth accepte. Lord Hastings William Hastings le tardif principal partisan du petit roi à Londres, soutient initialement les actes de Richard de Gloucester mais se trouve ensuite accusé par ce dernier de conspirer avec Élisabeth contre lui. Hastings est sommairement exécuté. On ne sait pas si un tel complot a été réellement monté. Richard accusant Élisabeth de complots fomentés en vue de l’assassiner, le détruire complètement.


Richard III monte ensuite sur le trône, et le 25 juin 1483, fait exécuter Richard Grey, Anthony Woodville et le chambellan d’Édouard IV Thomas Vaughan , au château de Pontefrac [21], dans le Yorkshire [22]. Dans l’acte du Parlement Titulus Regius [23], il déclare que les enfants de son frère aîné et d’Élisabeth sont illégitimes, car Édouard aurait fait en 1461 une promesse de mariage antérieure , ayant juré d’épouser la veuve Éléonore Talbot , morte en 1468. Le jeune Édouard qui n’est désormais plus roi et son frère Richard, duc d’York, restent dans la Tour de Londres : on ne les revoit jamais après 1483.


Élisabeth, maintenant appelée Dame Élisabeth Grey, conspire pour libérer ses fils et restaurer son aîné sur le trône. Néanmoins, quand le duc de Buckingham change d’allégeance et prend part au complot, il l’informe que les petits princes ont été assassinés. Élisabeth et Buckingham, maintenant alliés avec Lady Margaret Beaufort , épousent la cause du fils de Margaret, Henri Tudor, un arrière-arrière-arrière-petit-fils du Roi Édouard III d’Angleterre, l’héritier lancastrien prétendant au trône. Pour renforcer ses prétentions et unifier les deux Maisons ennemies, Élisabeth et Margaret se mettent d’accord pour qu’Henri épouse la fille aînée d’Édouard IV d’Angleterre et d’Élisabeth, Élisabeth d’York, qui est devenue l’héritière yorkiste à la suite de la mort de ses deux jeunes frères. Henri accepte le plan et à la Noël 1483 prête publiquement serment à cet effet dans la cathédrale de Rennes [24] en Bretagne. Un mois plus tôt, une révolte en sa faveur, menée par Buckingham, a été écrasée.


Le premier Parlement de Richard en janvier 1484 dépouille Élisabeth de toutes ses terres obtenues pendant le règne d’Édouard. Le 1er mars 1484, Élisabeth et ses filles sortent de leur refuge après que Richard III d’Angleterre a juré sous serment public que ses filles ne seraient ni blessées ni emprisonnées à la Tour de Londres, ni dans une autre prison. Il promet aussi de leur fournir des dots et de les marier à des hommes de haute naissance. La famille retourne à la cour, en apparence réconciliée avec Richard III d’Angleterre. Après la mort de la reine Anne Neville en mars 1485, la rumeur prétend que le Roi veuf s’apprête à épouser sa belle nièce Élisabeth d’York, alors adolescente. Richard nie, bien que selon la Chronique de Croyland [25], il ait été pressé de le faire par les ennemis des Woodville, qui craignent de devoir bientôt rendre les terres qu’ils leur ont confisquées.


En 1485, Henri Tudor envahit l’Angleterre et vainc Richard III d’Angleterre à la bataille de Bosworth [26]. En tant que roi, Henri VII d’Angleterre épouse Élisabeth d’York et fait révoquer le Titulus Regius. Élisabeth Woodville se voit accorder le titre et les honneurs de reine douairière.

Les spécialistes diffèrent sur la raison pour laquelle la reine douairière Élisabeth passe les cinq dernières années de sa vie à l’abbaye de Bermondsey, dans laquelle elle se retire le 12 février 1487.

À l’abbaye de Bermondsey, Élisabeth se voit traitée avec tout le respect dû à une reine douairière : elle jouit d’une vie royale et reçoit une pension de 400 £ ainsi que des cadeaux d’Henri VII. Elle est présente à la naissance de sa petite-fille, Marguerite Tudor, au palais de Westminster, le 28 novembre 1489, et à la naissance de son petit-fils, le futur Henri VIII d’Angleterre au palais de Placentia* le 28 juin 1491. Sa fille, la reine Élisabeth, lui rend visite à l’occasion à Bermondsey [27], bien qu’une autre de ses filles, Cécile d’York, la visite plus souvent.

Henri VII d’Angleterre envisage brièvement de faire épouser sa belle-mère au roi Jacques III d’Écosse, quand la femme de Jacques, Marguerite de Danemark, meurt en 1486. Néanmoins, Jacques est tué dans une bataille en 1488, rendant les plans d’Henri vains.


Élisabeth meurt à l’abbaye de Bermondsey le 8 juin 1492. À l’exception de la Reine, qui attend la naissance de son 4ème enfant et de Cécile d’York, ses filles assistent aux funérailles au Château de Windsor [28].

Élisabeth est enterrée à la chapelle Saint-Georges [29] du château de Windsor avec son mari le roi Édouard IV d’Angleterre.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Élisabeth Woodville/ Portail de l’Angleterre/ Catégories  : Reine consort d’Angleterre

Notes

[1] La gentry est le nom donné en Angleterre à la noblesse non titrée ou non issue de la pairie.

[2] a maison de Lancastre est une branche cadette de la dynastie Plantagenêt qui a combattu la maison d’York lors de la guerre des Deux Roses. Son emblème est la rose rouge.

[3] La seconde bataille de St Albans eut lieu le 17 février 1461, pendant la guerre des Deux-Roses, près de St Albans, dans l’Hertfordshire. Une armée de la faction yorkiste commandée par Richard Neville tenta de barrer la route de Londres à l’armée des Lancastre mais fut vaincue. Cette victoire permit aux Lancastre de libérer le roi Henri VI de sa captivité, mais ils échouèrent à en tirer un plein avantage.

[4] La guerre des Deux-Roses désigne un ensemble d’affrontements, constituant globalement une guerre civile discontinue, qui eut lieu en Angleterre entre la maison royale de Lancastre et la maison royale d’York. Elle est appelée ainsi en référence aux emblèmes des deux maisons, la rose rouge de Lancastre et la rose blanche d’York ; cette référence ne se fait pour autant qu’a posteriori, la rose de Lancastre n’ayant été utilisée comme emblème pour cette maison qu’à partir de 1485, à la dernière bataille du conflit. Cette guerre des roses est liée aux droits de succession de la couronne d’Angleterre. Elle débute en 1455 et prend fin en 1485, quand le dernier des rois de la maison d’York, Richard III, meurt sur le champ de bataille et que Henri Tudor devient roi sous le nom d’Henri VII, fondant la dynastie des Tudor. Il réunit ainsi les deux maisons royales issues de la même branche en se mariant à Élisabeth d’York, et permet la fin de la guerre entre les maisons de Lancastre et d’York ; il choisit également pour emblème la rose Tudor, qui fusionne les deux autres

[5] Le lord-grand-trésorier ou lord-trésorier est un des grands-officiers d’État du gouvernement britannique. Le lord-grand-trésorier est traditionnellement à la tête du Trésor de Sa Majesté mais, depuis le 17ème siècle, cette fonction est de plus en plus souvent détenue par une commission de plusieurs individus, titrés lords du Trésor.

[6] le titre de comte de Norfolk a été créé plusieurs fois dans la pairie d’Angleterre. Ce titre est associé au comté de Norfolk. La première dynastie à avoir porté ce titre est celle des Bigot au 12ème et 13ème siècles. Puis plus tard, il a été porté par les Mowbray qui furent aussi ducs de Norfolk. Comme les Bigot étaient descendants par une lignée féminine de Guillaume le Maréchal, ils héritèrent du titre de comte Marshal qui est toujours porté par les ducs de Norfolk aujourd’hui. À la mort de Roger, en 1306, n’ayant pas de descendance, le titre et les possessions revinrent à la couronne.

[7] Le titre de comte d’Arundel, dans la pairie d’Angleterre, est le plus ancien titre de comte existant, et peut-être le plus ancien titre existant dans les pairies britanniques. Il est actuellement tenu par le duc de Norfolk, et il est utilisé comme titre de courtoisie par son héritier présomptif.

[8] Le titre de comte de Pembroke, associé au château de Pembroke dans le Pays de Galles, fut créé par le roi Étienne d’Angleterre probablement en 1138. Le titre a été recréé 9 fois ensuite, toujours dans la pairie d’Angleterre.

[9] [[Le Northamptonshire est un comté cérémonial de la région des Midlands de l’Est en Angleterre. Il a des frontières avec huit autres comtés cérémoniaux : la Warwickshire à l’ouest, le Leicestershire et Rutland au nord, le Cambridgeshire à l’est, le Bedfordshire au sud-est, le Buckinghamshire au sud, l’Oxfordshire au sud-ouest et le Lincolnshire au nord-est. Le siège du comté est Northampton. Les autres principales agglomérations sont Kettering, Corby, Wellingborough, Rushden et Daventry.

[10] Un chambellan ou chambrier est un gentilhomme chargé du service de la chambre d’un monarque ou d’un prince, à la cour duquel il vit.

[11] Les titres de comte et duc de Bedford ont été créés plusieurs fois dans la pairie d’Angleterre. Ils sont nommés d’après Bedford dans le Bedfordshire.

[12] ce revenu diminuera au fil des années à cause de la perte de territoires en France et de l’effondrement des finances royales en Angleterre

[13] Le titre de comte Rivers a été créé trois fois dans la pairie d’Angleterre. La première création fut réalisée pour Richard Woodville, 1er baron Rivers, en 1466 et demeura dans cette famille jusqu’en 1491. Tel que porté par les Woodville, le titre ne dérivait pas du nom d’un lieu, mais d’un ancien nom de famille, Redvers, ou Reviers, membres de cette famille, dont les armoiries sont écartelées sur l’écu de Rivers, ayant été un temps comtes de Devon.

[14] La bataille de Towton a lieu au cours de la guerre des Deux-Roses le 29 mars 1461 au sud-ouest d’York, entre les villages de Towton et Saxton. C’est la plus grande et la plus sanglante bataille à avoir jamais été livrée sur le sol anglais ainsi que la journée la plus meurtrière de toute l’histoire de l’Angleterre. Selon les chroniques médiévales, plus de 50 000 soldats des maisons d’York et de Lancastre se sont combattus ce dimanche des Rameaux pendant plusieurs heures et dans des conditions météorologiques déplorables, et une proclamation diffusée une semaine après la bataille rapporte que 28 000 hommes ont péri sur le champ de bataille. Cet engagement provoque un changement monarchique en Angleterre, Édouard IV remplaçant Henri VI sur le trône et forçant les principaux partisans des Lancastre à partir.

[15] La bataille de Barnet, qui a lieu le 14 avril 1471, est un engagement décisif de la guerre des Deux-Roses. Elle se déroule près de la ville de Barnet, à 19 km au nord de Londres en Angleterre. La victoire d’Édouard IV d’Angleterre sur l’armée des Lancastres commandée par Richard Neville, suivie par une nouvelle victoire d’Édouard IV à Tewkesbury, assure à celui-ci le trône d’Angleterre ainsi que la prédominance de la maison d’York pendant quatorze ans.

[16] La bataille de Tewkesbury a lieu le 4 mai 1471 au confluent de l’Avon et de la Severn, dans le Gloucestershire. Elle marque la fin d’une phase de la guerre des Deux-Roses et oppose une armée royale légitime, comprenant 6 000 hommes de guerre, commandée par Marguerite d’Anjou, épouse d’Henri VI, à celle, inférieure en nombre, de l’ancien roi Édouard IV d’Angleterre, chef de la maison d’York à la rose blanche, récemment déposé par la maison de Lancastre à la rose rouge.

[17] L’abbaye de Westminster est l’un des édifices religieux les plus célèbres de Londres. Sa construction date pour l’essentiel du 13ème siècle, sous Henri III. C’est le lieu de sépulture d’une partie des rois et reines d’Angleterre et aussi des hommes et des femmes célèbres. Le « Coin des poètes » fait honneur aux écrivains du royaume. La quasi-totalité des couronnements des monarques anglais a eu lieu dans cette abbaye.

[18] pèlerinages, obtention de l’indulgence papale pour ceux qui s’agenouillent et disent l’Angélus 3 fois par jour, fondation de la chapelle Saint Érasme à l’Abbaye de Westminster

[19] En Angleterre, Lord Protecteur est un titre qui désignait le « chef du gouvernement ». De fait, le titre a connu deux significations différentes à deux moments différents. Il désigna d’abord la personne chargée de la régence au moyen age. Au 17ème siècle, il fut équivalent à celui de roi et a été utilisé durant la brève période de la république (ou « Commonwealth ») en Grande-Bretagne. Oliver Cromwell, puis son fils Richard Cromwell furent les lords protecteurs d’Angleterre, Écosse et Irlande de 1653 à 1659.

[20] La tour de Londres est une forteresse historique située sur la rive nord de la Tamise à Londres en Angleterre à côté de Tower bridge. La tour se trouve dans le district londonien de Tower Hamlets situé à l’est de la Cité de Londres dans un espace appelé Tower Hill. Sa construction commença vers la fin de l’année 1066 dans le cadre de la conquête normande de l’Angleterre. La tour Blanche qui donna son nom à l’ensemble du château, fut construite sur l’ordre de Guillaume le Conquérant en 1078 et fut considérée comme un symbole de l’oppression infligée à Londres par la classe dirigeante. Le château fut utilisé comme prison dès 1100. Il servait également de grand palais et de résidence royale.

[21] Le château de Pontefract se dressait autrefois dans le Yorkshire de l’Ouest, en Angleterre. Il fut le théâtre de l’assassinat de Richard II d’Angleterre, avant de faire l’objet de sièges spectaculaires au cours de la Première Révolution anglaise.

[22] Le Yorkshire est un comté traditionnel d’Angleterre. Ce comté, le plus vaste du Royaume-Uni, est administrativement divisé entre quatre comtés cérémoniaux : le Yorkshire du Nord, le Yorkshire de l’Ouest, le Yorkshire du Sud et le Yorkshire de l’Est. Malgré cela, le Yorkshire est toujours considéré comme une entité culturelle et géographique unique.

[23] Le Titulus Regius est un texte adopté par le Parlement d’Angleterre en janvier 1484, confirmant la prise du pouvoir par Richard III, qui s’est effectivement emparé du trône en juin 1483.

[24] La cathédrale Saint-Pierre de Rennes est une cathédrale catholique romaine, située au cœur de la ville de Rennes, dans le département d’Ille-et-Vilaine. Elle est le siège de l’archidiocèse de Rennes, Dol et Saint-Malo. De style classique, elle est l’une des neuf cathédrales historiques de Bretagne.

[25] La Chronique de Croyland (ou de Crowland) constitue une source primaire importante quant à l’histoire médiévale anglaise, en particulier celle de la fin du 15ème siècle. Elle tire son nom de son lieu d’origine, l’abbaye bénédictine de Croyland (ou Crowland), située dans le Lincolnshire, en Angleterre. La chronique était autrefois connue sous le nom de Chronique d’Ingulphe, d’après son supposé compilateur original, l’abbé Ingulphe, qui a vécu au 11ème siècle. Comme cette partie du texte est maintenant connue pour avoir été une falsification ultérieure, son auteur est désormais connu sous le nom de « Pseudo-Ingulphe ». La validité de la source elle-même a été mise en doute, en partie à cause de l’identité inconnue de l’auteur original et des lacunes dans toutes les suites du texte. En outre, peu d’efforts ont été déployés pour trouver et traduire le manuscrit original.

[26] La bataille de Bosworth, ou bataille de Bosworth Field, est l’avant-dernier affrontement de la guerre des Deux-Roses, guerre civile anglaise qui oppose les maisons de Lancastre et d’York durant la seconde moitié du 15ème siècle. Cette bataille a lieu le 22 août 1485 et voit la victoire du parti Lancastre, dont le chef, Henri Tudor, devient par la suite le premier roi de la maison Tudor. Son adversaire Richard III, dernier roi de la maison d’York, est tué durant l’affrontement. Les historiens considèrent la bataille de Bosworth comme marquant la fin de la dynastie Plantagenêt, ce qui en fait un moment-clef de l’histoire de l’Angleterre.

[27] L’abbaye de Bermondsey était un monastère bénédictin anglais. Bien que généralement considérée comme fondée au 11ème siècle, elle a eu un précurseur mentionné au début du 8ème siècle. Elle était centrée sur ce qui est aujourd’hui Bermondsey Square, le site du marché de Bermondsey, à Bermondsey, dans le borough londonien de Southwark, au sud-est de Londres, en Angleterre.

[28] Le château de Windsor est une forteresse médiévale située à Windsor dans le Berkshire au Royaume-Uni. Le château est célèbre pour son architecture et parce qu’il est l’une des résidences de la famille royale britannique. Sa construction commença peu après la conquête de l’Angleterre par Guillaume le Conquérant au 11ème siècle. Depuis le règne d’Henri 1er d’Angleterre, le château a abrité de nombreux monarques ; il est le plus ancien palais habité sans interruption en Europe.

[29] La chapelle Saint-Georges (Saint George’s Chapel en anglais) est la chapelle royale anglicane du 15ème siècle en style gothique du château de Windsor. Elle est dédiée à saint Georges, saint patron protecteur de l’Angleterre. Elle dépend directement de la couronne britannique (« particularité royale »), est la chapelle officielle de l’ordre de la Jarretière et se situe dans la partie basse du château, un des trois lieux de résidence officiels du roi Charles III.