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Ubayd Allah ibn al-Habhab ou Obeid Allah ibn al-Habhab

lundi 1er décembre 2025, par lucien jallamion

Ubayd Allah ibn al-Habhab ou Obeid Allah ibn al-Habhab

le Califat omeyyade en 750Important fonctionnaire omeyyade [1] en Égypte de 724 à 734, puis gouverneur omeyyade de Kairouan [2], Ifriqiya [3] de 734 à 741. C’est sous son règne que la Grande Révolte berbère éclate au Maghreb [4] et en al-Andalus [5].


Fonctionnaire arabe des Banu Makhzum [6], un clan des Quraysh [7]. Bien qu’exceptionnellement instruit et remarquablement compétent et respecté, Ubayd Allah était le petit-fils d’un esclave affranchi. Cette origine humble l’a peut-être embarrassé et lui a laissé un sentiment d’insécurité personnelle parmi les hauts sangs qui remplissaient les cercles omeyyades. Tout au long de sa carrière, Ubayd Allah semblait avoir été trop obséquieux, un peu trop désireux de plaire aux caprices des seigneurs bien nés de Damas [8], tout en affichant simultanément un mépris dur et presque vicieux de ceux qui étaient en dessous de lui, en particulier les non Arabes.


En 724, le calife omeyyade Hisham ibn Abd al-Malik nomma Ubayd Allah sahib al-kharaj, chef de la fiscalité en Égypte. Comme les gouverneurs égyptiens se sont révélés inefficaces, Ubayd Allah est devenu l’homme de confiance d’Hisham et le dirigeant effectif de l’Égypte. Ubayd Allah obtint la destitution du gouverneur égyptien al-Hurr ibn Yusuf en 727, et de nouveau de son successeur Hafs ibn al-Walid ibn Yusuf al-Hadrami , après qu’ils eurent contesté ses pouvoirs administratifs.

Pour augmenter les recettes fiscales, en 725, Ubayd Allah a augmenté le kharaj [9] d’un huitième et a nommé des fonctionnaires arabes plutôt que des Égyptiens locaux comme collecteurs d’impôts. Cela provoqua une révolte des coptes [10] égyptiens en 725/726. Sans chef et désorganisée, la révolte copte n’est allée nulle part et fut écrasée par les autorités arabes sous la direction d’Ubayd Allah, avec quelques effusions de sang.

Il est devenu évident que les Arabes avaient besoin d’étendre leur présence en Égypte. À la suggestion d’Ubayd Allah, en 726, le calife Hisham commença à envoyer des régiments arabes issus des tribus Qaysid [11] ou ’Nejdi [12] d’Arabie centrale, en partie pour faire sortir les régiments Qaysid les plus gênants des environs de Damas, en partie pour contrebalancer les soldats arabes locaux déjà à Fostat et Alexandrie [13] de peur qu’ils ne soient utilisés comme base de pouvoir pour les nobles locaux ambitieux contre le gouvernement central omeyyade. Pour éviter les querelles, les soldats Qayssides, environ 5 000 qui sont arrivés à l’époque d’Ubayd Allah, furent installés dans le Hawf orienta [14] et interdits d’entrer dans Fostat.


À la fin de 732, Ubayda ibn Abd al-Rahman al-Sulami, gouverneur de l’Ifriqiya avait été rapidement démis de ses fonctions par le calife Hisham à la suite d’une querelle personnelle. Le gouvernement de Kairouan est placé temporairement entre les mains du lieutenant-gouverneur Uqba ibn Qudama et du cadi [15] Abd Allah ibn Mughir ibn Barda. En al-Andalus, Abd al-Malik ibn Katan al-Fihri du clan Fihride [16], fut acclamé par les Arabes andalous comme souverain après la mort du wali [17] Abd al-Rahman ibn Abd Allah al-Ghafiqi à la bataille de Poitiers [18] en octobre 732.

Cherchant à rétablir l’ordre à l’ouest, en avril 734, le calife omeyyade Hisham nomma sa vieille main égyptienne Ubayd Allah ibn al-Habhab gouverneur de Kairouan, Ifriqiya, avec autorité de supervision sur tout le Maghreb [19] et al-Andalus.

Ubayd Allah ibn al-Habhab trouva les domaines occidentaux du califat en désordre et le trésor maigre suite à la mauvaise gestion et aux revers des années précédentes. Malgré l’opposition andalouse, Ubayd Allah envoya Uqba ibn al-Hajjaj comme son adjoint à Cordoue [20], remplaçant le gouverneur populaire Abd al-Malik ibn Qatan al-Fihri. À cette époque, Ubayd Allah nomma Omar ibn Abd Allah al-Muradi comme son adjoint à Tanger [21].

Ubayd Allah ibn al-Habhab entreprit immédiatement de dynamiser ses ressources fiscales en ordonnant de nouveaux raids. En 734, une expédition est lancée contre la Sicile [22] sous domination byzantine [23], mais elle s’avère être un échec. En 735, Ubayd Allah envoya une armée Ifriqiyan sous le commandement du commandant Habib ibn Abi Ubayda al-Fihri pour conquérir le Souss [24] et les régions méridionales du Maroc, acquérant un butin substantiel pour reconstituer le trésor et amener la région dans le califat omeyyade [25]. En 735, une expédition arabe est lancée sur la Provence [26], capturant Arles [27] et Avignon [28] et la basse vallée du Rhône [29]. Mais le corps expéditionnaire fut expulsé de Provence en 737/738 dans une opération conjointe de Charles Martel et de Liutprand des Lombards [30].

En 740, Ubayd Allah envoya Habib ibn Abi Ubayda al-Fihri à la tête d’une expédition arabe en Sicile dans ce qui était peut-être la première tentative d’invasion à grande échelle de l’île. Habib réussit son débarquement et assiégea brièvement Syracuse [31], obtenant sa soumission au tribut, avant que les événements en Afrique ne les forcent à interrompre l’invasion.


À la fin des années 730, Ubayd Allah ibn al-Habhab avait commencé à s’appuyer davantage sur les Berbères [32] sous sa juridiction pour compenser les déficits financiers. En violation de la loi islamique et des 718 édits du calife Omar II, Ubayd Allah rétabli une partie de la taxe extraordinaire des dhimmis [33] (la jizyah et le kharaj) et des tributs d’esclaves sur la population berbère musulmane, provoquant une immense opposition. Des politiques similaires ont été mises en œuvre par ses adjoints Uqba ibn al-Hajjaj al-Saluli en al-Andalus et Omar ibn Abd Allah al-Muradi au Maroc.

Mais Ubayd Allah est allé au-delà de ses devoirs. Cherchant à satisfaire les goûts luxueux des nobles de Damas, Ubayd Allah envoya ses fonctionnaires dans la poursuite incessante de la laine très prisée des agneaux mérinos à naître, saisissant et détruisant des troupeaux entiers, les moyens de subsistance de nombreuses communautés berbères, juste pour rassembler la poignée qu’il pouvait renvoyer en Syrie. Les filles et les femmes berbères étaient également très prisées comme concubines par les seigneurs de Damas. Ubayd Allah, désireux de plaire comme toujours, a ordonné qu’ils soient capturés et enlevés en grand nombre, ne s’arrêtant même pas aux épouses et aux filles des chefs berbères loyaux.

La patience berbère a finalement éclaté en 740, dans ce qui est devenu connu sous le nom de Grande Révolte berbère [34]. Cela a commencé par un soulèvement à Tanger contre les collecteurs d’impôts et les pillards d’Ubayd Allah. Enflammées par des activistes Sufrites [35], les tribus berbères de l’ouest du Maroc [36] ont formé une coalition et ont acclamé le chef berbère Maysara al-Matghari comme calife. Tanger tomba aux mains des rebelles berbères, et bientôt sur toute la longueur du Maroc, du détroit jusqu’au Sous. Le propre fils d’Ubayd Allah, Ismail, alors gouverneur dans le Sous, fut tué par les rebelles.

Ubayd Allah envoya immédiatement des ordres à Habib ibn Abi Ubayda al-Fihri pour rompre l’invasion sicilienne et renvoyer l’armée Ifriqiyan en Afrique. Pendant ce temps, il envoie une force de cavalerie d’avant-garde, composée de l’élite aristocratique arabe de Kairouan sous le commandement de Khalid ibn Abi Habib al-Fihri, pour tenir la ligne contre les rebelles berbères en attendant le corps expéditionnaire sicilien.

Après quelques escarmouches avec l’avant-garde arabe dans la banlieue de Tanger, les rebelles berbères décidèrent de déposer Maysara et de réorganiser leurs forces sous le chef Zenata Khalid ibn Hamid al-Zanati. Khalid ordonna une attaque immédiate et détruisit l’avant-garde Ifriqiyan à la bataille des Nobles en octobre 740 [37]. La principale force Ifriqiyan commandée par Habib ibn Abi Ubayda arriva trop tard pour empêcher le massacre et se retira à Tlemcen [38], qui avait entre-temps été en révolte par des militants soufrites.

Le gouverneur Ubayd Allah ibn al-Habhab a transmis le rapport de la bataille à Damas et a demandé des renforts. Le calife Hisham, choqué par la nouvelle, destitua Ubayd Allah en février 741 et commença les préparatifs pour envoyer une grande armée arabe orientale sous un nouveau gouverneur,Kulthum ibn Iyad al-Qushayri pour écraser la rébellion berbère. Ubayd Allah en disgrâce quitta l’Ifriqiya en avril 741 et retourna à l’est.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé Ubayd Allah ibn al-Habhab/ Traduit par mes soins

Notes

[1] Le Califat omeyyade est un califat fondé par la dynastie arabe des Omeyyades, qui gouverne le monde musulman de 661 à 750. Les Omeyyades sont originaires de la tribu de Qurayš, qui domine la Mecque au temps du prophète Mahomet. À la suite de la guerre civile ayant opposé principalement Muʿāwiyah ibn ʾAbī Sufyān, gouverneur de Syrie, au calife ʿAlī ibn ʾAbī Ṭalib, et après l’assassinat de ce dernier, Muʿāwiyah fonde le Califat omeyyade en prenant Damas comme capitale, faisant de la Syrie la base d’un Califat qui fait suite au Califat bien guidé et qui devient, au fil des conquêtes, le plus grand État musulman de l’Histoire. Ainsi, les successeurs de Muʿāwiyah 1er étendent les frontières du Califat de l’Indus jusqu’à la péninsule Ibérique, entrant en guerre à plusieurs reprises notamment avec l’Empire romain d’Orient et l’Empire khazar, et faisant disparaître le Royaume wisigoth. Le Califat omeyyade s’étend même au-delà des Pyrénées avant d’être arrêté par Charles Martel à la bataille de Poitiers en 732.

[2] Kairouan, dont le nom signifie étymologiquement « campement », est une ville du centre de la Tunisie et le chef-lieu du gouvernorat du même nom. Elle se situe à 150 kilomètres au sud-ouest de Tunis et cinquante kilomètres à l’ouest de Sousse. Elle est souvent considérée comme la quatrième ville sainte de l’islam. Jusqu’au 11ème siècle, la ville a été un important centre islamique de l’Afrique du Nord musulmane, l’Ifriqiya. Avec sa médina et ses marchés organisés par corporations à la mode orientale, ses mosquées et autres édifices religieux

[3] L’Ifriqiya représente une partie du territoire de l’Afrique du Nord de la période du Moyen Âge occidental, qui correspond à la province d’Afrique dans l’Antiquité tardive. elle était située dans le Maghreb el-Adna (Maghreb oriental). Le territoire de l’Ifriqiya correspond aujourd’hui à la Tunisie, à l’est du Constantinois (nord-est de l’Algérie) et à la Tripolitaine (nord-ouest de la Libye). C’est sous ce nom que ce territoire est connu au moment de l’arrivée des Arabes musulmans et de la résistance qui leur est opposée par les populations berbères partisanes des religions libyque, chrétienne ou juive. Le continent africain, dont la partie nord-ouest, seule connue, était autrefois nommée « Libye » par Hérodote, tire donc son nom de cette dénomination que les Romains imposèrent par leur conquête.

[4] La grande révolte berbère de 739/740 à 743, s’est déroulée durant le règne du calife omeyyade Hicham ibn Abd al-Malik et marque la première sécession réussie du califat omeyyade. Échaudés par des prédicateurs puritains kharijites, les berbères se révoltent contre leurs gouverneurs arabes omeyyades qui leur impose le régime du dhimmi qui se traduit notamment par l’imposition de lourdes taxes. La révolte est d’abord menée par Maysara, un chef berbère de la tribu des Imteghren, dans l’actuel Maroc, duquel les Omeyyades sont rapidement expulsés, puis se répand dans le reste du Maghreb et à travers le détroit de Gibraltar à al-Andalus. Les Omeyyades ont cependant réussi à empêcher le cœur de l’Ifriqiya (actuelle Tunisie, est-algérien et ouest-libyen) et d’al-Andalus (actuelle péninsule ibérique) de tomber entre les mains des rebelles. Mais le reste du Maghreb n’a jamais été récupéré. Après avoir échoué à s’emparer de Kairouan, les armées rebelles berbères se sont dissoutes et le Maghreb occidental s’est fragmenté en une série de petits états berbères indépendants, dirigés par des chefs tribaux et des imams kharijites.

[5] Al-Andalus est le terme qui désigne l’ensemble des territoires de la péninsule Ibérique et de la Septimanie qui furent sous domination musulmane de 711 (premier débarquement) à 1492 (chute de Grenade). L’Andalousie actuelle, qui en tire son nom, n’en constitua longtemps qu’une petite partie. La conquête et la domination du pays par les Maures furent aussi rapides qu’imprévues et correspondirent à l’essor du monde musulman. Al-Andalus devint alors un foyer de haute culture au sein de l’Europe médiévale, attirant un grand nombre de savants et ouvrant ainsi une période de riche épanouissement culturel

[6] Les Banu Makhzum étaient l’un des clans riches des Quraysh. Ils sont considérés comme faisant partie des trois clans les plus puissants et les plus influents de La Mecque avant l’avènement de l’islam, les deux autres étant les Banu Hashim (la tribu du prophète islamique Mahomet) et les Banu Umayya

[7] Quraysh est la tribu au sein de laquelle naquit Mahomet. Elle tire son nom du surnom d’un ancêtre commun à ses membres, appelé Fihr ibn Malik et surnommé Quraysh. À l’époque de la naissance de Mahomet, la tribu de Quraych contrôlait la cité de la Mecque et la Kaaba, qui était alors un sanctuaire païen majeur, un lieu de pèlerinage préislamique et une importante foire commerciale. Les Quraychites sont les membres de cette tribu et leurs descendants. Ils sont divisés en différentes « branches » (ou « clans »). Le prophète de l’islam, Mahomet, est né dans le clan Hashim de cette tribu.

[8] Damas est l’une des plus anciennes villes continuellement habitées. Elle est aussi la ville la plus peuplée de la grande Syrie (Assyrie) (des traces archéologiques remontent au 4ème millénaire av. jc). Elle est citée dans la Bible, dans le livre de la Genèse, et plusieurs fois dans les Livres des Rois et des Prophètes. Damas connut l’influence de nombreuses civilisations dont celles des Assyriens, Perses, Grecs, Séleucides, Romains, Arabes et Turcs. De la fin du 12ème siècle av. jc à 734 av. jc, elle est la capitale du royaume d’Aram-Damas. Elle fut l’un des berceaux du christianisme et vit saint Paul prononcer ses premières prédications, notamment dans la maison d’Ananie, où celui-ci a ouvert une église domestique dès l’année 37. Cette dernière est la plus vieille de Syrie (aujourd’hui dans le quartier chrétien de Bab Touma). En 635, Damas se soumit aux musulmans et devint la capitale de la dynastie des Omeyyades de 661 à 750. Avec l’adoption de la langue arabe, elle devint le centre culturel et administratif de l’empire musulman durant près d’un siècle. Par la suite, elle demeura un foyer culturel majeur et un pôle économique de premier plan profitant de sa situation géographique privilégiée, à la croisée des chemins de La Mecque, l’Afrique, l’Anatolie, la mer Méditerranée et l’Asie (route de la soie en direction de la Chine et du commerce des épices avec l’Inde).

[9] Le kharâj est un impôt foncier sur la terre, initialement levé sur les terres que les dhimmis possédaient. Cet impôt n’était basé ni sur le Coran, ni sur un hadith, mais sur l’ ijma, consensus des théologiens-juristes spécialistes de droit musulman. Progressivement le mot a acquis la signification générale d’impôt.

[10] Les coptes désignent un groupe ethnoreligieux indigène d’Afrique du Nord qui habite principalement le pays d’Égypte. Les coptes sont aujourd’hui les habitants chrétiens d’Égypte. La très grande majorité des coptes est membre de l’Église copte orthodoxe dirigée par un primat, mais il existe aussi depuis le 19ème siècle une Église catholique copte, ainsi qu’une Église évangélique copte. Sur le plan de la doctrine, l’Église copte orthodoxe est fidèle aux trois premiers conciles œcuméniques et est souvent rattachée à tort, comme les Églises arménienne, éthiopienne, et érythréenne à l’orthodoxie, peut-être parce qu’elles présentent une grande similitude de rite. Elle s’en distingue pourtant puisqu’elle se fonde sur les thèses miaphysites condamnées par le concile de Chalcédoine. Les coptes, comme tous les Égyptiens à l’exception des Nubiens, parlent arabe et la messe se dit dans cette langue mais aussi en copte parfois ; les prières du Credo et le Notre Père se disent encore en copte, ainsi que la liturgie

[11] La rivalité Qays-Yaman fait référence aux rivalités et aux querelles historiques entre les tribus Qays du nord de l’Arabie et les tribus Yaman du sud de l’Arabie. Le conflit a émergé entre les tribus au sein de l’armée et de l’administration du califat omeyyade aux 7ème et 8ème siècles. L’appartenance à l’une ou l’autre faction était enracinée dans les origines généalogiques réelles ou perçues des tribus, qui les divisaient en descendants sud-arabes de Qahtan (Yaman) ou descendants arabes du nord d’Adnan (Qays). Les tribus Yamani, y compris les Kalb, Ghassan, Tanukh, Judham et Lakhm, étaient bien établies dans le centre et le sud de la Syrie à l’époque préislamique, tandis que les tribus Qaysi, telles que les Sulaym, kilab et Uqayl, ont largement migré vers le nord de la Syrie et la Haute Mésopotamie avec les armées musulmanes au milieu du 7ème siècle. La querelle Qays-Yaman n’a effectivement pris forme qu’après le règne du calife Mu’awiyah 1er, qui, avec ses descendants Sufyanid, étaient liés aux Kalb, la tribu dirigeante de Yaman, par le mariage et la dépendance militaire. Lorsque le dernier calife soucyide mourut en 684, les Yaman résolurent d’assurer la poursuite de la domination omeyyade pour maintenir leurs privilèges seigneuriaux, tandis que les Qays soutenaient la candidature d’Abdullah ibn Zubayr au califat. Cette année-là, les Yaman ont mis en déroute les Qays à la bataille de Marj Rahit, ce qui a conduit à des années de raids de vengeance et de représailles connus sous le nom d’ayyam (jours) parce que les batailles étaient généralement des affaires d’une journée. En 693, les raids s’étaient largement calmés lorsque les Qays se sont réconciliés avec les Omeyyades et ont été incorporés à l’État. Les Omeyyades ont tenté d’équilibrer les pouvoirs et les privilèges des deux factions, mais la rivalité a couvé jusqu’à la troisième guerre civile (fitna) dans le califat, dans laquelle les Yaman ont tué le calife Walid II pour sa dépendance aux Qays. L’opposition Yamani continua sous le calife Marwan II, et les Yaman firent finalement défection vers les Abbassides lorsque ces derniers conquirent le royaume omeyyade en 750. Les Yaman et les Qays ont brièvement uni leurs forces contre les Abbassides plus tard cette année-là, mais ont été vaincus. La rivalité Qays-Yaman a considérablement diminué sous les Abbassides qui, contrairement aux Omeyyades, n’ont pas tiré l’essentiel de leur soutien militaire de l’une ou l’autre faction. Néanmoins, la querelle a persisté au niveau local à des degrés divers au cours des siècles suivants, qui ont vu des flambées occasionnelles de violence Qaysi-Yamani.

[12] Le Nejd, Nedjed, ou Naj, est la région centrale de l’Arabie saoudite et de la péninsule Arabique, couvrant, aujourd’hui, les provinces de Riyad, Al Qasim et Haïl.

[13] Alexandrie est une ville en Égypte. Elle fut fondée par Alexandre le Grand en -331 av. jc. Dans l’Antiquité, elle a été la capitale du pays, un grand centre de commerce (port d’Égypte) et un des plus grands foyers culturels hellénistiques de la mer Méditerranée centré sur la fameuse bibliothèque, qui fonda sa notoriété. La ville d’Alexandrie est située à l’ouest du delta du Nil, entre le lac Maréotis et l’île de Pharos. Cette dernière était rattachée à la création de la ville par l’Heptastade, sorte de digue servant aussi d’aqueduc, qui a permis non seulement l’extension de la ville mais aussi la création de deux ports maritimes.

[14] Hawf officiellement connu sous le nom de district de Hawf est un district du gouvernorat d’Al Mahrah, dans le sud-est du Yémen. La ville de Hawf elle-même se trouve à 12,7 kilomètres au sud-ouest par la route de Sarfait, et à 163 kilomètres au sud-ouest par la route de Salalah, l’une des plus grandes villes d’Oman

[15] Magistrat musulman exerçant des fonctions civiles et religieuses.

[16] Le terme Fihrides se rapporte à une famille d’aristocrates arabes issus du clan quraychite des Banu Fihr. Cette famille s’installa dès le 7ème siècle en Ifriqiya et à al-Andalus, à la suite d’Oqba ibn Nafii al-Fihri, où elle joua un rôle de premier plan notamment jusqu’à la fin du 8ème siècle. Dans l’histoire, cette famille fut appelée de différentes manières, toutes destinées soit à rappeler leur filiation avec Oqba ibn Nafi al-Fihri, soit à rappeler leur origine quraychite : Banu Fihr, Oqbides, Banu al-jad (dans ce dernier cas, en référence à l’aïeul commun avec le prophète Mahomet, Kaâb Ibn Manaf). Les descendants de cette famille se retrouvent aujourd’hui au Maroc sous le nom de kafhali ou Fassi Fihri ou El-Fassi et en Tunisie sous le nom de Fihri.

[17] Wali. C’est le titre que portaient au Moyen Âge les gouverneurs arabes de al-Andalus, ainsi que ceux de la Sicile avant l’instauration de l’émirat.

[18] Le 25 octobre 732, il est possible que ce soit sur le territoire de la commune de Vouneuil-sur-Vienne, au hameau de Moussais (rebaptisé depuis Moussais-la-Bataille), que les Francs commandés par Charles Martel aient repoussé une razzia menée par Abd el Rahman, lors de la bataille de Poitiers.

[19] Afrique du Nord à l’ouest de l’Égypte

[20] Cordoue est une ville située dans le sud de l’Espagne, en Andalousie. Cordoue est la capitale de la province homonyme. La ville est située sur le Guadalquivir. Les musulmans conquirent la ville en 711. Elle devient alors le principal centre administratif et politique de l’Espagne musulmane (al-Andalus). À partir de 756, elle est la capitale de l’émirat de Cordoue, fondé par le prince omeyyade Abd al-Rahman 1er.

[21] Tanger est une ville du Nord du Maroc, dans le Rif occidental. Située à l’extrémité du nord-ouest du pays sur le détroit de Gibraltar, la ville se trouve à 24 kilomètres de la côte espagnole. Le général musulman Moussa Ibn Noçaïr, gouverneur du Maghreb au service des Omeyyades de Damas, s’intéresse à Tanger pour sa position stratégique et c’est donc de là qu’en 711, commence la conquête de l’Espagne par les troupes de Tariq ibn Ziyad un lieutenant d’Ibn Noçaïr, à qui Gibraltar doit son nom (Djebel Tarik, la « montagne de Tarik »). Pendant les 5 siècles qui suivent, des dynasties différentes se disputent la souveraineté de Tanger. Les Idrisides de Fès, les Omeyyades de Cordoue, s’affrontent pour sa domination pendant plus d’un siècle. Au milieu du 10ème siècle, les Ifrénides, Maghraouas, Fatimides et Zirides y étendent leur autorité. En 1075, les Almoravides en deviennent maîtres jusqu’en 1149, date à laquelle la ville passe aux Almohades. Elle s’inféode aux Hafsides de Tunis avant de devenir Mérinide en 1274.

[22] La Sicile est la plus grande île méditerranéenne. Avec une superficie de 25 708 km², c’est la région la plus étendue de l’Italie et son territoire est constitué de neuf anciennes provinces à leur tour partagées en 390 municipalités. Elle est également la seule région italienne à compter 2 des 10 villes les plus peuplées du pays : Palerme et Catane. Son chef-lieu est Palerme.

[23] L’Empire byzantin ou Empire romain d’Orient désigne l’État apparu vers le 4ème siècle dans la partie orientale de l’Empire romain, au moment où celui-ci se divise progressivement en deux. L’Empire byzantin se caractérise par sa longévité. Il puise ses origines dans la fondation même de Rome, et la datation de ses débuts change selon les critères choisis par chaque historien. La fondation de Constantinople, sa capitale, par Constantin 1er en 330, autant que la division d’un Empire romain de plus en plus difficile à gouverner et qui devient définitive en 395, sont parfois citées. Quoi qu’il en soit, plus dynamique qu’un monde romain occidental brisé par les invasions barbares, l’Empire d’Orient s’affirme progressivement comme une construction politique originale. Indubitablement romain, cet Empire est aussi chrétien et de langue principalement grecque. À la frontière entre l’Orient et l’Occident, mêlant des éléments provenant directement de l’Antiquité avec des aspects innovants dans un Moyen Âge parfois décrit comme grec, il devient le siège d’une culture originale qui déborde bien au-delà de ses frontières, lesquelles sont constamment assaillies par des peuples nouveaux. Tenant d’un universalisme romain, il parvient à s’étendre sous Justinien (empereur de 527 à 565), retrouvant une partie des antiques frontières impériales, avant de connaître une profonde rétractation. C’est à partir du 7ème siècle que de profonds bouleversements frappent l’Empire byzantin. Contraint de s’adapter à un monde nouveau dans lequel son autorité universelle est contestée, il rénove ses structures et parvient, au terme d’une crise iconoclaste, à connaître une nouvelle vague d’expansion qui atteint son apogée sous Basile II (qui règne de 976 à 1025). Les guerres civiles autant que l’apparition de nouvelles menaces forcent l’Empire à se transformer à nouveau sous l’impulsion des Comnènes avant d’être disloqué par la quatrième croisade lorsque les croisés s’emparent de Constantinople en 1204. S’il renaît en 1261, c’est sous une forme affaiblie qui ne peut résister aux envahisseurs ottomans et à la concurrence économique des républiques italiennes (Gênes et Venise). La chute de Constantinople en 1453 marque sa fin.

[24] Le Souss est une région historique, culturelle et géographique du Maroc, situé dans les régions administratives de Souss-Massa, Guelmim-Oued Noun, le sud de Drâa-Tafilalet et l’ancienne région de Marrakech-Tensift-Al Haouz. La région est connue pour l’arganier (qui est devenu un symbole du Souss) ainsi que pour être le chef-lieu de l’ethnie des Chleuhs. Il s’agit d’une région agricole commerciale et touristique majeure du Maroc. La production maraîchère, partagée entre les très grandes exploitations et les petits producteurs, participe au développement économique de la région. La plaine du Souss produit 40 % des agrumes marocains, et 60 % de la production des primeurs. Elle est historiquement une étape du commerce transsaharien.

[25] Le Califat omeyyade est un califat fondé par la dynastie arabe des Omeyyades, qui gouverne le monde musulman de 661 à 750. Les Omeyyades sont originaires de la tribu de Qurayš, qui domine la Mecque au temps du prophète Mahomet. À la suite de la guerre civile ayant opposé principalement Muʿāwiyah ibn ʾAbī Sufyān, gouverneur de Syrie, au calife ʿAlī ibn ʾAbī Ṭalib, et après l’assassinat de ce dernier, Muʿāwiyah fonde le Califat omeyyade en prenant Damas comme capitale, faisant de la Syrie la base d’un Califat qui fait suite au Califat bien guidé et qui devient, au fil des conquêtes, le plus grand État musulman de l’Histoire. Ainsi, les successeurs de Muʿāwiyah 1er étendent les frontières du Califat de l’Indus jusqu’à la péninsule Ibérique, entrant en guerre à plusieurs reprises notamment avec l’Empire romain d’Orient et l’Empire khazar, et faisant disparaître le Royaume wisigoth. Le Califat omeyyade s’étend même au-delà des Pyrénées avant d’être arrêté par Charles Martel à la bataille de Poitiers en 732.

[26] La Provence est une région historique et culturelle ainsi qu’une ancienne province dans le Sud-Est de la France, s’étendant de la rive gauche du Rhône inférieur à l’ouest, jusqu’au fleuve Var à l’est et bordée au sud par la Méditerranée. La basse vallée du Rhône connaît diverses invasions. Wisigoths et Alains pillent de nombreuses cités et descendent jusqu’à Orange et Avignon. Les Burgondes s’installent dans la région en 442, et choisissent Vienne, qui gardait son prestige de grande cité romaine, pour capitale. Avignon marqua la pointe sud de ce royaume. Les Ostrogoths fondent au sud de ce royaume Burgonde un duché dépendant de leur royaume italo-dalmate : le duché de Provence, future basse Provence ou comté de Provence (la partie burgonde deviendra elle le marquisat de Provence). Charles Martel combat le patrice de Provence, Mauronte, allié des Maures de Gothie et fait entrer définitivement la Provence dans le domaine franc en 536. En 843, le traité de Verdun donne la Provence à Lothaire 1er. Son fils Charles de Provence en fait le royaume de Provence-Viennois ou de Bourgogne cisjurane à l’existence éphémère (855-863).

[27] Arles est une commune française, sous-préfecture du département des Bouches-du-Rhône. La ville, chef-lieu de l’arrondissement d’Arles, est la commune de France métropolitaine la plus étendue avec quelque 75 893 hectares, et la plus peuplée de la Camargue. La ville est traversée par le Rhône. Cette ville a plus de 2 500 ans. Ville emblématique de la Gaule chrétienne, elle fut l’évêché d’Hilaire d’Arles et de Césaire d’Arles. Des monuments remarquables ont été construits pendant l’Antiquité à l’époque romaine, comme le théâtre antique, les arènes, les Alyscamps, les thermes de Constantin ou encore le cirque romain.

[28] Avignon est une ville du Sud de la France, située au confluent du Rhône et de la Durance. Surnommée la « cité des papes » en raison de la présence des papes de 1309 à 1423, elle est actuellement la plus grande ville et la préfecture du département de Vaucluse. C’est l’une des rares villes françaises à avoir conservé ses remparts et son centre historique, composé du palais des papes, de l’ensemble épiscopal, du rocher des Doms et du pont d’Avignon.

[29] En France, la vallée du Rhône désigne la région située de part et d’autre du Rhône, en aval de Lyon, dans le sud-est du pays. Selon le classement de l’Insee, il s’agit d’une région agricole française. Elle se subdivise plusieurs zones : la plaine irriguée de la Camargue, la plaine maraîchère du Comtat Venaissin, les coteaux viticoles produisant des vins AOC de renommée mondiale sur les rives droite et gauche du fleuve, la polyculture de la Drôme provençale, les grandes cultures de la plaine valentinoise, les vergers de l’Isère et les prairies des vallées de la Galaure et de l’Herbasse. Une définition plus étendue inclut la haute, la moyenne et la basse vallée du Rhône, qui s’étendent du Valais suisse aux Alpes françaises et se prolongent jusqu’au Midi via le couloir rhodanien

[30] Le royaume lombard succède au royaume ostrogoth en Italie pendant une époque tardive des Grandes invasions européennes. L’arrivée des Lombards en 571, un peuple germanique, est à l’origine du toponyme de la région italienne (Lombardie).

[31] Syracuse fut fondée au 8ème siècle av. jc par des colons grecs venant de Corinthe. Elle est aujourd’hui la principale ville de la province de Syracuse. Cicéron la présenta comme la plus grande et la plus belle des villes grecques.

[32] Les Berbères sont les membres d’un groupe ethnique autochtone d’Afrique du Nord. Connus dans l’Antiquité sous le nom de Libyens, les Berbères ont porté différents noms durant l’histoire, tels que Mazices, Maures, Numides, Gétules, Garamantes et autres. Ils sont répartis dans une zone s’étendant de l’océan Atlantique à l’oasis de Siwa en Égypte, et de la mer Méditerranée au fleuve Niger en Afrique de l’Ouest. Aujourd’hui, la majeure partie des Berbères vit en Afrique du Nord : on les retrouve au Maroc, en Algérie, en Tunisie, en Libye, au Niger, au Mali, en Mauritanie, au Burkina Faso, en Égypte, mais aussi aux Îles Canaries. De grandes diasporas vivent en France, en Belgique, aux Pays-Bas, en Allemagne, en Italie, au Canada et dans d’autres pays d’Europe

[33] Le mot dhimmi est un terme historique du droit musulman qui désigne les sujets non-musulmans d’un État sous gouvernance musulmane. Ces sujets ont à la fois un statut discriminatoire et protecteur qui leur impose principalement de payer un impôt particulier appelé djizîa et une loyauté envers l’État musulman, contrairement à un musulman qui lui doit s’acquitter obligatoirement de l’împôt étatique réservé aux musulmans (Zakat) et de l’obligation de faire le Jihad armé en cas de conflit. En échange, l’État offrait essentiellement la protection de leur vie, leurs biens et la liberté de conserver leur propre religion. Les dhimmis sont des non-musulmans vivant sous la protection d’un État islamique. Les dhimmis étaient exonérés de certaines fonctions spécifiquement attribuées aux musulmans s’ils payaient la taxe de vote (djizîa) mais étaient par ailleurs égaux en vertu des lois sur les biens, les contrats et les obligations. Les juifs et les chrétiens étaient tenus de payer la djizîa tandis que les païens, selon les différentes décisions des quatre madhhabs (malikisme, hanafisme, hanbalisme et chaféisme), pouvaient être tenus d’accepter l’islam, de payer la djizîa, d’être exilés ou d’être tués. La tradition débutant au 6ème siècle attribue la paternité du statut de dhimmi au deuxième calife Omar. Ce statut a codifié pendant des siècles la place des personnes de religion monothéiste, principalement les minorités juives et chrétiennes à l’origine majoritaires dans les pays soumis aux autorités musulmanes. L’ensemble de règles ou le régime juridique auquel étaient soumis les dhimmis était appliqué avec plus ou moins de négligence ou de sévérité selon les périodes et les régimes. La distance était parfois considérable entre le discours rigoriste des théologiens, et l’attitude des juristes (faqîh), plus laxistes et pragmatiques, qui l’ont souvent emporté dans la réalité. Des juifs et des chrétiens furent ainsi nommés vizirs (Premiers ministres), et gouvernèrent les musulmans, malgré leur statut de dhimmis. Le statut de dhimmi fut aboli en 1855 dans tous les pays gouvernés par l’Empire ottoman.

[34] La grande révolte berbère de 739/740 à 743, s’est déroulée durant le règne du calife omeyyade Hicham ibn Abd al-Malik et marque la première sécession réussie du califat omeyyade. Échaudés par des prédicateurs puritains kharijites, les berbères se révoltent contre leurs gouverneurs arabes omeyyades qui leur impose le régime du dhimmi qui se traduit notamment par l’imposition de lourdes taxes. La révolte est d’abord menée par Maysara, un chef berbère de la tribu des Imteghren, dans l’actuel Maroc, duquel les Omeyyades sont rapidement expulsés, puis se répand dans le reste du Maghreb et à travers le détroit de Gibraltar à al-Andalus. Les Omeyyades ont cependant réussi à empêcher le cœur de l’Ifriqiya (actuelle Tunisie, est-algérien et ouest-libyen) et d’al-Andalus (actuelle péninsule ibérique) de tomber entre les mains des rebelles. Mais le reste du Maghreb n’a jamais été récupéré. Après avoir échoué à s’emparer de Kairouan, les armées rebelles berbères se sont dissoutes et le Maghreb occidental s’est fragmenté en une série de petits états berbères indépendants, dirigés par des chefs tribaux et des imams kharijites.

[35] kharijites

[36] les Ghomara, Miknasa et Berghwata

[37] La bataille des nobles est une confrontation importante lors de la grande révolte berbère en décembre 740. Il en résulte d’une grande victoire des berbères sur les Arabes près de Tanger. Au cours de la bataille, de nombreux aristocrates arabes sont massacrés, ce qui a conduit à ce que l’affrontement soit nommé la « bataille des nobles ». Khalid ibn Hamid al-Zanati, un chef berbère zénète, et successeur de Maysara, est la tête des soldats berbères révoltés.

[38] Tlemcen est une commune de la wilaya de Tlemcen, dont elle est le chef-lieu. Elle est située au nord-ouest de l’Algérie, à 520 km à l’ouest d’Alger, à 140 km au sud-ouest d’Oran et, proche de la frontière du Maroc, à 76 km à l’est de la ville marocaine d’Oujda. La ville est érigée dans l’arrière-pays, est distante de 40 km de la mer Méditerranée. Ancienne capitale du Maghreb central, la ville mêle influences berbère, arabe, hispano-mauresque, ottomane et occidentales. De cette mosaïque d’influences, la ville tire le titre de capitale de l’art andalou en Algérie