Épouse de Bořivoj 1er de Bohême auquel elle est mariée, encore presque enfant, en 874. De cette union naissent 6 enfants dont l’aîné Spytihněv naît en 875, suivent 3 filles et 2 garçons dont Vratislav en 888.
Fille de Slavibor, seigneur des Sorabes de Pšov [1]. On sait qu’elle est élevée dans la religion slave, paganisme riche en dieux divers, mais la date de son baptême n’est pas connue.
Sa vie est concomitante avec les premiers balbutiements qui vont donner naissance au royaume de Bohême qui rentre alors dans l’histoire, les prédécesseurs de Bořivoj dans la dynastie des Přemyslides [2] sont tous plus ou moins mythiques et adopte le christianisme.
Son époux Bořivoj est baptisé, quelque part en Moravie [3], par saint Méthode. C’est ce même Méthode qui, selon la légende, baptise Ludmila, en Bohême, quelque temps après.
Ludmila s’occupe de l’éducation de ses petits-enfants, Venceslas et Boleslav. À la suite du décès de son fils Vratislav, Ludmila entre en conflit avec sa belle-fille Drahomíra qui s’est emparée de la régence.
Ce conflit culmine avec l’assassinat de Ludmila, le 15 septembre 921, au château-fort de Tetín : elle est alors étranglée par deux Varègues [4] à la solde de sa belle-fille qui ont utilisé pour ce faire le propre châle de la souveraine douairière, châle qui est devenu le symbole de son martyre bien qu’elle ne soit pas, à proprement parler, morte pour sa foi.