Le temps des prophètes du 6ème siècle av. jc à 622
Prophètes et mysticisme
L’Antiquité classique coïncide avec la naissance de la plupart des grandes religions et systèmes philosophiques qui guident aujourd’hui encore nos destinées.
Cela commence au 6ème siècle av. jc entre 600 et 500 av. jc avec la naissance en Inde d’un prince du nom de Siddharta Gautama Il resta dans les mémoires sous le nom de Bouddha [1]. En Chine, à la même époque, vivent Lao Tseu, le fondateur du taoïsme [2], et Confucius, dont les préceptes moraux régissent encore la vie des Chinois.
En Perse, un prophète appelé Zarathoustra ou Zoroastre énonce la doctrine du mazdéisme, qui a inspiré les religions monothéistes. Des prophètes se lèvent aussi chez les Hébreux en exil à Babylone. De retour en Palestine [3], ils reconstruisent le Temple de Jérusalem [4] détruit par Nabuchodonosor II et font de la Bible [5] la loi de leur communauté.
Au cours des siècles suivants, la philosophie et la raison s’épanouissent au pied de l’Acropole d’Athènes [6], avec Socrate, Platon ou encore Aristote. Sous le règne de l’empereur romain Tibère, un juif de Galilée [7] se présente comme le Fils de Dieu. Il est à l’origine du christianisme, dont près d’un tiers de l’humanité est aujourd’hui l’héritière. Le temps des prophètes se clôt avec la prédication de Mahomet dans le désert d’Arabie [8]. Sa religion s’est imposée dans une grande partie du Vieux Monde, de l’Atlantique au Pacifique, et guide aujourd’hui plus d’un homme sur cinq.
Les origines de la Grèce
La Grèce classique s’est épanouie 500 ans av.jc dans les cités grecques des bords de la mer Égée [9]. Elle puise son inspiration en Crète, une île de la Méditerranée qui donna naissance à la civilisation minoenne [10], du nom de Minos, un roi légendaire (2.000 av. jc). Les Minoens vénéraient des divinités féminines et accordaient aussi dans leur culture une place particulière au taureau d’où la légende grecque du Minotaure [11]. Comme les anciens Égyptiens et les Étrusques [12], un peuple de la péninsule italienne, ils pratiquaient peu l’esclavage et respectaient une relative égalité entre les hommes et les femmes.
La société minoenne est bouleversée par l’invasion des Achéens [13] vers 1.500 av. jc. Ceux-ci bâtissent une nouvelle et grande civilisation en Grèce continentale et en Crète. En témoignent des ruines cyclopéennes*, notamment à Mycènes*, dans le Péloponnèse*. Une guerre met aux prises quelques cités achéennes et la cité de Troie. De cette guerre obscure, contemporaine du pharaon Ramsès II et de Moïse, il nous reste la plus grande épopée de tous les temps, écrite bien plus tard par Homère : L’Iliade et l’Odyssée d’après Ilion, autre nom de Troie, et Odysseus, autre nom du héros Ulysse.
Après les Achéens [14] surgissent les Doriens [15], autrement plus brutaux. Avec eux la Grèce et la Crète plongent dans une période sombre dont ils ne sortent que lentement. Après cela, la Grèce entre dans une période obscure d’où émergent la poésie d’Homère, les jeux olympiques, la naissance d’un nouvel alphabet inspiré de celui des Phéniciens et l’invention de la monnaie ! Des savants comme Pythagore et plus tard Thalès et Euclide jettent les bases des mathématiques.
La Grèce et l’avènement de la raison
Dans les cités grecques, les rivalités entre les possédants et les autres hommes libres se concluent au 7ème siècle av. jc par des arbitrages qui vont donner naissance à une première forme de démocratie.
À Athènes [16],Dracon instaure une loi commune assez dure pour convaincre chacun de renoncer à tirer lui-même vengeance des affronts faits à son clan d’où l’adjectif draconien qui désigne une disposition très sévère. Son œuvre est complétée par Solon, qui répartit les citoyens d’Athènes en 4 classes selon leur richesse, avec des droits et des obligations propres à chacune. Un 3ème réformateur, Clisthène, achève de jeter les bases de la démocratie athénienne. Celle-ci est ouverte à tous les hommes libres de plus de 18 ans.
La démocratie, qui rend les hommes solidaires de la Cité, est mise à l’épreuve avec l’irruption des Perses. Sous le commandement de Darius 1er, ils débarquent dans la plaine de Marathon [17] au nombre de plusieurs dizaines de milliers. Les citoyens athéniens ne se démontent pas. Ils chargent les intrus au pas de course. Les Perses rembarquent dans le désordre cependant qu’un soldat grec prend sur lui de courir jusqu’à Athènes pour annoncer la victoire dans un ultime soupir. Son exploit est à l’origine de l’épreuve sportive du marathon en 490 av. jc.
À Persépolis [18], la défaite passe mal. Xerxès, fils de Darius, tente de prendre sa revanche 10 ans plus tard. Mais son armée est retardée par le sacrifice héroïque de Léonidas et de ses guerriers spartiates [19] dans le défilé des Thermopyles [20]. Quand les Perses arrivent à Athènes, c’est pour y trouver une cité vidée de ses habitants. À l’instigation de Thémistocle, les citoyens athéniens ont pris la mer et c’est sur les flots, près de l’île de Salamine [21], qu’ils remportent une victoire décisive en anéantissant la flotte perse. Le poète Eschyle a chanté en des termes immortels cette victoire, premier témoignage de la supériorité des démocraties sur les despotes quels qu’ils soient.
La défaite des Perses inaugure le grand siècle d’Athènes. Ce 5ème siècle av. jc est appelé siècle de Périclès, du nom du principal dirigeant de cette époque. Périclès fait reconstruire l’Acropole [22], la colline sacrée ravagée par les Perses, avec le concours du sculpteur Phidias. Le résultat suscite encore l’admiration malgré les ravages du temps.
De grands dramaturges : Eschyle, Euripide, Sophocle, transforment les cérémonies religieuses, avec un chœur et un récitant, en pièces de théâtre à part entière. La pensée rationnelle se développe. Face aux mystères de la nature, les historiens Hérodote et Thucydide et plus tard le philosophe Aristote ne se contentent pas de chercher des explications dans les mythes. Ils réfléchissent, raisonnent et vérifient par l’expérience la validité de leurs conclusions.
Les Nabatéens
Les ancêtres de l’Arabie
Avec la mise en valeur de nouveaux sites en Arabie saoudite [23], les Nabatéens vont enfin sortir de l’ombre de Pétra [24] et nous prouver qu’ils ne sont pas les bâtisseurs d’une seule ville.
Mais d’où peuvent bien venir les Nabatéens ? Seraient-ils les descendants de Nebayôt [25] ? La seule certitude est qu’ils sont originaires d’Arabie où, dès l’époque perse, ils s’adonnaient au commerce avec le port de Gaza [26].
Au 6ème siècle avant jc, les voilà qui commencent à s’intégrer aux populations jordaniennes [27] du sud de la mer Morte [28], apportant notamment dans leurs bagages leur maîtrise de l’irrigation.
C’est l’historien grec Diodore de Sicile qui nous les fait découvrir, mais sa description est peu flatteuse. Après les avoir traités de brigands qui ne vivent que du pillage qu’ils vont faire chez leurs voisins, il rappelle que ceux de la côte s’étaient mis à piller les vaisseaux échoués et couraient les mers en pirates, fidèles imitateurs de la méchanceté et de la férocité des Taures, habitants du Pont Crimée. Il ajoute que, toujours invincibles, ils ont toujours conservé leur liberté et qu’il n’est point de conquérant qui les ait soumis.
En 312 av. jc Antigone le Borgne, général de Alexandre III, voulut faire payer à ces commerçants qu’on disait déjà forts riches une taxe sous formes d’aromates.
Grave erreur ! Les Nabatéens finirent par massacrer les Grecs et se faire une belle place dans ce nouveau monde né des conquêtes d’Alexandre. Ils étaient désormais incontournables.
Dès le 3ème siècle av. jc les Nabatéens ne sont plus de pauvres nomades mais les habitants d’un véritable royaume qui se développe autour de leur capitale, une ville occupée autrefois par les Édomites [29] et connue sous le nom de Pétra.
Mais ils n’ont pas oublié pour autant leur origine : ces nomades continuent en majorité à vivre sous la tente et à s’adonner au commerce. Petit à petit, l’argent entre dans les caisses, attirant le regard des puissances voisines.
C’est d’abord le roi Antiochos XII, de la dynastie hellénistique des Séleucides [30], qui a la mauvaise idée en 87 av. jc de les provoquer : il est massacré avec ses troupes. Puis c’est le tour des Romains et del’empereur Auguste de s’intéresser à eux, à leur plus grand malheur.
En 64 av. jc, il envoie le préfet d’Égypte [31], Aelius Gallus, annexer le royaume de Saba [32], en Arabie du sud. Rien de plus facile, il suffit d’utiliser la parfaite connaissance du pays qu’ont leurs alliés, les Nabatéens. Grave erreur. Les 10 000 hommes de l’expédition, mal conseillés, se perdent dans le désert et ce n’est pas tout
Le début de notre ère est aussi celui de l’apogée des Nabatéens grâce au bien nommé Arétas IV.
Sous son règne la paix et les affaires fleurissent et la ville de Pétra se couvre de monuments, tous plus splendides les uns que les autres : théâtre, tombeaux, palais... Rien n’est trop beau pour le royaume dont les richesses sont visibles jusqu’à Hégra [33], en Arabie.
Les Romains sont en embuscade et se montrent de plus en plus pressants, observant d’un œil envieux les lourdes caravanes qui semblent les narguer. En définitive, les Nabatéens ne peuvent rien face à la volonté de Trajan d’unifier son Empire : en 106, la région est annexée et devient une simple division de la grande province d’Arabie [34], gérée à partir de la belle ville de Bosra [35] en Syrie [36].
La dynastie régnante à Pétra disparaît sous le rouleau compresseur romain, ce qui n’empêche pas sa cité de continuer à briller. Elle accède même au titre de Petra Metropolis en 130, après la visite d’Hadrien.
Mais rien n’y fait, le trafic se déplace vers Palmyre [37] et même si Pétra reste une des plus grandes métropoles de la région, devenant même évêché à l’arrivée du christianisme, au 4ème siècle, le déclin est là, accéléré par plusieurs tremblements de terre. L’arrivée des Croisés en 1116 ne parvient pas à réveiller la belle endormie qui, trop éloignée des routes des pèlerins musulmans, finit par être délaissée par les Arabes.
Chez les Nabatéens, on aime bien mélanger traditions bédouines et modèle hellénistique. C’est ainsi que la société s’est peu à peu organisée selon le modèle des Ptolémées, avec à sa tête un clan royal très attaché à la notion de dynastie, ce qui a rendu le système relativement stable. Le roi n’est pas le seul à gérer le pays comme l’a expliqué Strabon : « Pétra a un roi particulier toujours issu du sang royal nabatéen, mais celui-ci délègue ses pouvoirs à un des compagnons de son enfance, qui a le titre de ministre et qu’il appelle son frère.
Un rang au-dessous se trouvait le stratège [38], fonctionnaires, artisans, marchands et esclaves, même si ceux-ci semble-t-il étaient peu nombreux.
Selon Strabon, l’organisation générale de la société et son système législatif n’ont cessé d’étonner les contemporains comme on peut le voir à travers ce témoignage :“ Il règne à Pétra un ordre parfait, j’en ai pour preuve ce que le philosophe Athénodore, mon ami, qui avait visité Pétra, me contait avec admiration : il avait trouvé fixés et domiciliés dans Pétra un grand nombre de Romains parmi d’autres émigrants étrangers, et, tandis que les étrangers étaient perpétuellement en procès soit entre eux soit avec les gens du pays, jamais ceux-ci ne s’appelaient en justice, vivant toujours en parfaite intelligence les uns avec les autre”.
Les affaires avant tout
Chez les Nabatéens, on est d’abord caravaniers. Que faire d’autre dans une région qui ne propose guère que cuivre et bitume ? Certes, cela leur a permis de devenir incontournables pour toutes les activités d’embaumement et de calfatage, mais cela ne fait pas vivre un royaume.
Heureusement, ce peuple de nomades a su tirer parti de sa position centrale sur les grandes routes commerciales de l’époque. Stratégiquement installés entre Afrique, Europe et Asie, les Nabatéens ont vite monopolisé le trafic des marchandises circulant entre mers et continents : Nombreux sont les Nabatéens transportant jusqu’à la Méditerranée l’encens, la myrrhe et les aromates les plus précieux que leur livrent les convois venus de l’Arabie dite heureuse selon Diodore de Sicile.
Leurs caravanes, composées de centaines de chameaux, pouvaient rejoindre les routes de la soie vers le nord ou se diriger vers Hégra [39], dernier poste avant la traversée vers le sud en direction de la côte du Yémen [40] actuel. S’ils ont impressionné les chroniqueurs de l’époque, ces convois n’étaient pas la seule source de revenus.
Ces adroits négociants avaient compris tout l’intérêt de se proclamer responsables de l’organisation et la sécurité de tous les convois posant un sabot sur leurs terres : ils construisirent donc ports, forts et routes pavées pour faciliter les allées et venues, mais n’oublièrent pas de demander en échange de leurs efforts des taxes qui pouvaient atteindre 25 % de la valeur des biens transportés.
C’est ainsi qu’ils purent établir des bureaux commerciaux jusque dans les îles de la mer Égée, et donner à leur Pétra la magnificence d’une capitale.
Les Nabatéens sont sobres et parcimonieux au point que la loi chez eux frappe d’une amende celui qui a écorné son bien et décerne au contraire des honneurs à celui qui l’a augmenté. Comme ils ont peu d’esclaves, ils sont servis habituellement par des parents, à charge de revanche bien entendu ; bien souvent il leur arrive aussi de se servir eux-mêmes, et cette nécessité s’étend jusqu’aux rois. Ils prennent leurs repas par tables de treize, et à chaque table sont attachés 2 musiciens. Le roi a une grande salle qui lui sert à donner de fréquents banquets. Dans ces banquets personne ne vide plus de onze coupes (l’usage est, chaque fois qu’on a bu, d’échanger contre une autre la coupe d’or que l’on vient de vider). Le roi, ici, est si mêlé à la vie commune que, non content de se servir souvent lui-même, il sert parfois les autres de ses propres mains. Quelquefois aussi il est tenu de rendre des comptes à son peuple et voit alors toute sa conduite soumise à une sorte d’examen public. Les habitations, construites en très belle pierre, sont magnifiques, mais les villes n’ont pas de mur d’enceinte par la raison que la paix est l’état habituel du pays ».
Vivre avec les dieux et les morts
En Nabatène, rien n’est moins organisé que la religion. Il y a des dieux de toutes sortes !
Terre de rencontre, la région accueillit à bras ouverts les divinités apportées dans les bagages des populations choisissant de s’installer dans ce territoire. Retenons le dieu Dusharâ, protecteur du roi, dont le nom peut venir d’une montagne dominant Pétra ou d’une autre, proche de La Mecque, prouvant son origine arabe.
À ses côtés on trouvait d’autres idoles empruntées aux panthéons de l’époque comme la déesse Al’Uzza [41] qui est un mélange d’Isis et Aphrodite. Pour honorer ce petit monde, les habitants pouvaient se rendre dans les grands temples ou dans les sanctuaires rupestres où avaient lieu sacrifices et banquets.
Concernant les morts, Strabon est très clair : Aux yeux du Nabatéen, les restes mortels n’ont pas plus de prix que du fumier. Mais comment le croire alors qu’on peut toujours admirer, à Pétra comme à Hégra, des complexes funéraires luxueux qui rivalisent d’originalité ? Façades orientalisantes avec frises variées pour les notables ou tombes de style classique à fronton, colonnes et chapiteaux corinthiens, pour les souverains.
Ces lieux prestigieux étaient destinés à recevoir les dépouilles de familles entières dont les corps étaient préparés pour résister à la décomposition, à la façon d’une momification, avant d’être recouverts de trois couches de tissu et transportés dans des sortes de linceuls à poignées jusqu’à leur maison d’éternité.
Hégra, l’autre Pétra
Hégra (Madâ’in Sâlih), la petite sœur de Pétra. Situé à près de 25 km de la ville d’Al’-Ula, le site lui-même se compose d’innombrables gravures néolithiques mais surtout, dans un paysage lunaire, de dizaines de tombeaux creusés à même les rochers de grès. Développée à partir du 1er siècle avant notre ère par les Nabatéens, la ville sut profiter à la fois d’une belle oasis et de sa position stratégique, à la frontière sud du royaume, sur la route reliant le Yémen à la Méditerranée. Aujourd’hui elle est redevenue un enjeu capital, tant pour la connaissance des Nabatéens que pour l’image de marque de l’Arabie saoudite qui souhaite mettre à profit ce site exceptionnel pour préparer l’après-pétrole en devenant une destination à la mode.
Notes
[1] l’Illuminé
[2] Le taoïsme est un des trois piliers de la philosophie chinoise avec le confucianisme et le bouddhisme, et se fonde sur l’existence d’un principe à l’origine de toute chose, appelé « Tao ». Plongeant ses racines dans la culture ancienne, ce courant se fonde sur des textes, dont le Tao Tö King de Lao Tseu, le Lie Tseu et le Zhuāngzi de Tchouang Tseu, et s’exprime par des pratiques qui influencèrent de façon significative tout l’Extrême-Orient, et même l’Occident depuis le 20ème siècle.
[3] Le nom Palestine désigne la région historique et géographique du Proche-Orient située entre la mer Méditerranée et le désert à l’est du Jourdain et au nord du Sinaï. Si le terme « Palestine » est attesté depuis le 5ème siècle av. jc par Hérodote, il est officiellement donné à la région par l’empereur Hadrien au 2ème siècle, désireux de punir les Juifs de leur révolte en 132-135. Elle est centrée sur les régions de la Galilée, de la Samarie et de la Judée. Ses limites sont au nord la Phénicie et le mont Liban et au sud la Philistie et l’Idumée. À l’époque des croisades, le Pérée au nord-est de la mer Morte, la Batanée et la Décapole au-delà du Jourdain y étaient attachés. La Palestine peut désigner le territoire situé uniquement à l’ouest du Jourdain. Historiquement, elle correspond à Canaan, à la Terre d’Israël et fait partie de la région de Syrie (Syrie-Palestine). Les Arabes, qui ont conquis la Palestine sur les Byzantins dans les années 630, divisent la province d’al-Sham en cinq districts (jund), dont l’un garde le nom de « Palestine » et s’étend du Sinaï jusqu’à Akko (connue par les Chrétiens sous le nom de Saint-Jean-d’Acre) ; son chef-lieu est d’abord Ludd (Lod) puis, dès 717, ar-Ramlah (Ramla) et plus tard Jérusalem. Les autres villes les plus importantes sont Rafah, Gaza, Jaffa, Césarée, Naplouse et Jéricho. Ce district de « Palestine » était bordé au nord et à l’est par celui de « Jordanie », al-Urdunn, qui avait pour capitale Tibériade et incluait Akko et Tyr. Les frontières entre ces deux districts ont plusieurs fois varié au cours de l’histoire. À partir du 10ème siècle, cette division a commencé à tomber en désuétude, pour faire place finalement au royaume chrétien de Jérusalem. Sous le gouvernement des Croisés, est fondé en 1099, le royaume latin de Jérusalem ; Jérusalem redevient capitale d’un État. Après la défaite et le départ des Croisés, aux 12ème et 13ème siècles, les jund (districts) arabo-musulmans sont réintroduits, mais leurs frontières sont sans cesse redéfinies.
[4] Le Temple de Salomon, également connu comme le premier temple de Jérusalem est selon la Bible hébraïque (I Rois 6-8 & II Chroniques 3-5), un lieu de culte édifié par le roi Salomon sur le mont Moria et détruit lors du siège de Jérusalem par l’armée babylonienne de Nabuchodonosor II.
[5] La Bible est un ensemble de textes sacrés pour les juifs et les chrétiens. Les diverses confessions peuvent inclure des livres différents dans leurs canons, dans un ordre différent. Les textes eux-mêmes ne sont pas toujours identiques d’une religion à l’autre. La Bible rassemble une collection d’écrits très variés (récits des origines, textes législatifs, récits historiques, textes sapientiaux, prophétiques, poétiques, hagiographies, épîtres) dont la rédaction s’est échelonnée entre le 8ème siècle av. jc et le 2ème siècle av. jc pour l’Ancien Testament, et la deuxième moitié du 1er siècle, voire le début du 2ème siècle pour le Nouveau Testament.
[6] L’acropole d’Athènes est un plateau rocheux calcaire s’élevant au centre de la ville d’Athènes à laquelle elle a longtemps servi de citadelle, de l’Athènes antique à l’occupation ottomane, ainsi que de sanctuaire religieux durant l’Antiquité. La colline s’élève à 156 mètres. Sa partie plate s’étend sur un peu moins de 300 mètres d’est en ouest et 85 mètres du nord au sud dans son état naturel, mais les travaux du 5ème siècle av. jc l’ont élargie jusqu’à près de 150 mètres. L’Acropole n’est accessible que par le côté ouest. Le plateau a d’abord été utilisé comme habitat, puis comme forteresse, avant de devenir, au cours de l’époque archaïque, puis de l’époque classique, un grand sanctuaire principalement consacré au culte d’Athéna, comprenant plusieurs temples, dont le Parthénon, l’Érechthéion et le temple d’Athéna Nikè. Les autres monuments remarquables de l’Acropole sont les Propylées, le théâtre de Dionysos, l’odéon d’Hérode Atticus.
[7] La Galilée est souvent citée dans l’Ancien Testament, et sa partie septentrionale évoquée comme "la Galilée des Gentils" dans le Nouveau Testament. Elle est décrite par Flavius Josèphe qui évoque son histoire, son peuplement sa géographie, et lui donne deux parties : la Galilée supérieure, en grande partie peuplée de Gentils, et la Galilée inférieure, en grande partie peuplée de Juifs. Son nom de Galilée pourrait venir d’un peuplement celte, comme plus au nord la Galatie. Elle recouvrait avant la Captivité les territoires des tribus d’Issacar, de Zabulon, de Nephthali et d’Asher. Comme les Galiléens étaient de bons cultivateurs, plantant des figuiers, des oliviers, des noyers, des palmiers, des habiles artisans et de bons pêcheurs, la Galilée était prospère avec 400 villes, certaines très peuplées.
[8] L’Arabie est bordée par les golfes de Suez et d’Aqaba et la mer Rouge à l’ouest, par le golfe d’Aden au sud-ouest, par l’océan Indien au sud, par la mer d’Arabie au sud-est et par le golfe d’Oman et le golfe Persique à l’est. Sa limite nord est plus subjective mais peut être définie géographiquement par la faille du Levant au nord-ouest et la plaine de Mésopotamie (notamment l’Euphrate) au nord-est. La péninsule arabique est traversée par le tropique du Cancer. Cette péninsule de près de deux millions et demi de kilomètres carrés est dominée par un immense désert baptisé Rub al-Khali. Un massif de granite et de laves de plus de 3 000 mètres se dresse dans l’extrême Sud. Dès l’Antiquité, le nom d’Arabie Heureuse a été donnée à cette région compte tenu de son climat non désertique. Le reste de la péninsule subit une sécheresse quasi totale. Pendant deux mois d’hiver, le froid est très vif. Le reste de l’année subit une chaleur torride.
[9] La mer Égée est une mer intérieure du bassin méditerranéen, située entre l’Europe et la Grèce à l’ouest, et l’Asie et la Turquie à l’est. Elle s’étend de la côte thrace et du détroit des Dardanelles au nord jusqu’à la Crète au sud.
[10] La civilisation minoenne est une civilisation antique qui s’est développée sur les îles de Crète, de Santorin et probablement sur une grande partie de la mer Égée, au sud de la Grèce de 2700 à 1200 av. jc. Tirant sa dénomination moderne du nom du roi légendaire Minos, elle a été révélée par l’archéologue anglais Arthur John Evans au début du 20ème siècle. On ignore par quel nom elle se désignait elle-même, mais les Égyptiens de l’Antiquité la dénommaient Kaphti et certaines théories, basées sur des écrits de la cité de Mari, tendent à appeler l’île de Crète Kaptara.
[11] Dans la mythologie grecque, le Minotaure est un monstre fabuleux au corps d’un homme et à tête d’un taureau ou mi-homme et mi-taureau. Né des amours de Pasiphaé et d’un taureau blanc envoyé par Poséidon, il est enfermé par le roi Minos dans le labyrinthe. Situé au centre de la Crète, il est construit spécialement par Dédale afin qu’il ne puisse s’en échapper et que nul ne découvre son existence.
[12] L’Étrurie était le territoire des Étrusques. Il correspond à l’actuelle Toscane, s’étendant durant la période de son expansion maximum, au-delà de l’Apennin tosco-émilien jusqu’à la plaine du Pô et son embouchure, à Hadria, port antique qui donna son nom à la Mer Adriatique. Au sud, le territoire étrusque s’étendait au-delà de Rome (comprise), jusqu’à Capoue.
[13] Les Achéens sont souvent le nom donné à l’un des premiers peuples de langue indo-européenne à s’être établi en Grèce continentale. Ils y apparaissent vers 1900 av. jc. Ils sont originaires de régions plus septentrionales. Ils y arrivent par l’ouest, et s’installent d’abord en Épire, puis descendent en Thessalie. Ils repoussent les anciens habitants, les supposés Pélasges, grâce à leur suprématie militaire. Ils dominent ensuite les populations de Béotie, d’Attique, et enfin du Péloponnèse où ils s’arrêtent en Argolide. Un groupe va même former la population ionienne d’Asie Mineure. Les Achéens sont ainsi parfois considérés comme les premiers Grecs. Les élites achéennes dominent les populations indigènes. Leur langue s’impose dans la région. Au départ, les Achéens sont groupés en petites communautés rurales, puis connaissent un essor continu, bénéficiant en partie de l’influence culturelle de la civilisation minoenne de Crète. Les premières traces écrites en grec archaïque apparaissent chez les Mycéniens au 15ème siècle av. jc.
[14] L’Achaïe est une ancienne région de la Grèce antique, située au nord-ouest de la péninsule du Péloponnèse. C’est aussi un actuel district régional de la périphérie de Grèce-Occidentale dont le chef-lieu est Patras. Cette région s’étend sur plus de 6 000 km², depuis le cap Avgo à l’est jusqu’au cap Araxos à l’ouest, du golfe de Corinthe jusqu’à la frontière avec Élis et l’Arcadie d’une part, et Sicyone d’autre part.
[15] Les Doriens étaient l’une des quatre ethnie majeures de la Grèce antique que les historiens de l’époque classique reconnaissaient comme constituant leur propre peuple, les autres peuples étant les Achéens, les Ioniens et les Éoliens.
[16] Athènes est l’une des plus anciennes villes au monde, avec une présence humaine attestée dès le Néolithique. Fondée vers 800 av. jc autour de la colline de l’Acropole par le héros Thésée, selon la légende, la cité domine la Grèce au cours du 1er millénaire av. jc. Elle connaît son âge d’or au 5ème siècle av. jc, sous la domination du stratège Périclès
[17] plaine côtière de 10 kilomètres de long sur 5 de large
[18] Persépolis, était une capitale de l’empire perse achéménide. Le site se trouve dans la plaine de Marvdasht, au pied de la montagne Kuh-e Rahmat, à environ 70 km au nord-est de la ville de Shiraz, province de Fars, Iran.
[19] Sparte était une ville-état de premier plan dans la Grèce antique . Dans l’Antiquité, la ville-état était connue sous le nom de Lacedaemon, tandis que le nom de Sparte désignait son établissement principal sur les rives de la rivière Eurotas en Laconie, dans le sud-est du Péloponnèse. Vers 650 av. jc, elle est devenu la puissance terrestre militaire dominante dans la Grèce antique. Compte tenu de sa prééminence militaire, Sparte fut reconnu comme le chef de file des forces grecques combinées pendant les guerres gréco-perses. Entre 431 et 404 av. jc, Sparte fut le principal ennemi d’ Athènes pendant la guerre du Péloponnèse
[20] Les Thermopyles sont un ancien passage de Grèce délimité par le golfe Maliaque au nord et le Kallidromo, un massif montagneux du Pinde, au sud. Dans l’Antiquité, le rivage se trouvait contre la falaise mais il a reculé, laissant la place à une plaine côtière étroite mais suffisamment large pour permettre le passage d’une route, d’une autoroute et d’un chemin de fer. Ce passage constituait un point stratégique dans la Grèce antique et de nombreuses batailles y ont été livrées dont la première en 480 av. jc qui a opposé les Grecs aux Perses, et la dernière en 1941
[21] Salamine est une île grecque de l’Attique, fermant la baie d’Éleusis dans le golfe Saronique. En 480 av. jc, l’île a également été le théâtre de la bataille de Salamine opposant la flotte grecque menée par Eurybiade et Thémistocle à la flotte perse de Xerxès.
[22] L’acropole d’Athènes est un plateau rocheux calcaire s’élevant au centre de la ville d’Athènes à laquelle elle a longtemps servi de citadelle, de l’Athènes antique à l’occupation ottomane, ainsi que de sanctuaire religieux durant l’Antiquité. La colline s’élève à 156 mètres. Sa partie plate s’étend sur un peu moins de 300 mètres d’est en ouest et 85 mètres du nord au sud dans son état naturel, mais les travaux du 5ème siècle av. jc l’ont élargie jusqu’à près de 150 mètres. L’Acropole n’est accessible que par le côté ouest. Le plateau a d’abord été utilisé comme habitat, puis comme forteresse, avant de devenir, au cours de l’époque archaïque, puis de l’époque classique, un grand sanctuaire principalement consacré au culte d’Athéna, comprenant plusieurs temples, dont le Parthénon, l’Érechthéion et le temple d’Athéna Nikè. Les autres monuments remarquables de l’Acropole sont les Propylées, le théâtre de Dionysos, l’odéon d’Hérode Atticus.
[23] L’Arabie ou péninsule arabique est une vaste péninsule au sud-ouest de l’Asie, à la jonction entre ce continent et celui de l’Afrique. Cette région fait partie du Moyen-Orient et joue un rôle géopolitique fondamental, du fait de ses importantes réserves en pétrole et en gaz naturel. L’Arabie est bordée par la mer Rouge et le golfe d’Aqaba à l’ouest, par le golfe d’Aden au sud-ouest, par l’océan Indien au sud, par la mer d’Arabie au sud-est et par le golfe d’Oman et le golfe Persique à l’est. La péninsule Arabique est traversée par le tropique du Cancer. Cette péninsule de près de deux millions et demi de kilomètres carrés est dominée par un immense désert baptisée Rub al-Khali. Un massif de granite et de laves de plus de 3 000 mètres se dresse dans l’extrême Sud. Aujourd’hui elle comprend sept États, l’Arabie saoudite, le Yémen, Oman, le Qatar, les Émirats arabes unis, le Koweït et Bahreïn, une île au large de la péninsule.
[24] Pétra, est une ancienne cité cananéenne de l’actuelle Jordanie située dans le Wadi Rum. Créée dans l’Antiquité vers la fin du 8ème siècle av. jc par les Édomites, elle est ensuite occupée vers le 6ème siècle av. jc par les Nabatéens qui la font prospérer grâce à sa position sur la route des caravanes transportant l’encens, les épices et d’autres produits précieux entre l’Égypte, la Syrie, l’Arabie du Sud et la Méditerranée
[25] peuplade arabe citée dans l’Ancien Testament
[26] Gaza, parfois appelée en anglais Gaza City pour la distinguer de la bande de Gaza qui désigne la région dans son ensemble, est la ville qui donne son nom à ce territoire longiligne appelé « bande de Gaza ».
[27] La Jordanie est un pays arabe d’Asie occidentale. Son territoire est entouré à l’ouest par les Territoires palestiniens et Israël, le long du Jourdain et de la mer Morte, au sud par l’Arabie saoudite, à l’est par l’Irak et au nord par la Syrie, avec, en outre, un accès sur le golfe d’Aqaba, celui-ci communiquant plus au sud avec la mer Rouge.
[28] La mer Morte est un lac salé du Proche-Orient partagé entre Israël, la Jordanie et la Cisjordanie. D’une surface approximative de 810 km², il est alimenté par le Jourdain. Alors que la salinité moyenne de l’eau de mer oscille entre 2 et 4 %, celle de la mer Morte est d’approximativement 27,5 % (soit 275 grammes par litre). Aucun poisson ni aucune algue macroscopique ne peuvent subsister dans de telles conditions, ce qui lui vaut le nom de « mer morte ». Néanmoins des organismes microscopiques (plancton, bactéries halophiles et halobacteria, etc.) s’y développent normalement. Elle est identifiée au lac Asphaltite de l’Antiquité. Flavius Josèphe dans la Guerre des Juifs utilise cette dénomination
[29] Édom est un petit royaume du Proche-Orient ancien situé au sud de la mer Morte, au sud de la Transjordanie et de la Judée, de part et d’autre de la vallée de l’Arabah. Le terme Édom désigne à la fois un peuple, les Édomites, et une région. Comme les royaumes israélite et moabite voisins, le royaume d’Édom apparaît à l’âge du fer. Il perdure pendant trois siècles, 8ème au 6ème siècle av. jc environ, durant lesquels il se confronte à ses voisins : Juda à l’ouest et Moab au nord. Les Édomites connaissent leur plus grande prospérité à l’époque assyrienne et babylonienne. Sous la pression des tribus nomades du désert, leur position se fragilise en Transjordanie. Alors que le royaume de Juda s’affaiblit, ils s’installent graduellement au sud de la Judée. L’invasion continue de populations arabes finit par les rendre minoritaires dans leur territoire historique. À partir de la période perse achéménide, le terme apparenté « Idumée » est utilisé pour désigner une région du nord du Néguev et s’étendant dans la Shéphélah, peuplée d’Édomites ou Iduméens.
[30] Les Séleucides sont une dynastie hellénistique issue de Séleucos 1er, l’un des diadoques d’Alexandre le Grand, qui a constitué un empire formé de la majeure partie des territoires orientaux conquis par Alexandre, allant de l’Anatolie à l’Indus. Le cœur politique du royaume se situe en Syrie, d’où l’appellation courante de « rois de Syrie ». Les Séleucides règnent jusqu’au 2ème siècle av. jc sur la Babylonie et la Mésopotamie dans la continuité des Perses achéménides.
[31] Le préfet d’Égypte est un haut fonctionnaire désigné par l’empereur romain, son délégué personnel, pour diriger Alexandrie et l’Égypte. Il s’agit donc du gouverneur impérial de la province, poste réservée aux chevaliers romains. L’intitulé latin complet est praefectus Alexandriae et Aegypti.
[32] Le royaume de Saba ou de Shéba est un royaume d’Arabie du Sud, aujourd’hui correspondant au Yémen, au nord de l’Éthiopie et dans l’actuelle Érythrée. Ce royaume, évoqué par la Bible et le Coran, a bel et bien existé, mais il est difficile de séparer le mythe de l’histoire. Ses habitants s’appellent les Sabéens. Les sources suggèrent une existence bien postérieure à la période biblique du règne de Salomon.
[33] site d’Al-’Ula
[34] la provincia Arabia La province romaine d’Arabie ou Arabie pétrée est créée en 106 par la conquête du royaume Nabatéen dont la capitale est Pétra qui fut un des derniers royaumes du Moyen-Orient sous protectorat romain. Débouché des caravanes venues du Sud arabique ou du golfe Persique, il occupait une région importante pour les liaisons stratégiques des Romains entre l’Égypte d’une part, la Judée et la Syrie d’autre part. La province d’Arabie malgré sa création tardive fut bien intégrée à l’empire et sa région a gardé des traces archéologiques importantes de la présence romaine.
[35] Bosra est une ville du sud de la Syrie, capitale de la région du Hauran. Située dans une région très fertile, au débouché des caravanes venant d’Arabie, Bosra connut la prospérité et joua un important rôle commercial, comptant jusqu’à 50 000 habitants. Jadis capitale de la province romaine d’Arabie et importante étape sur l’ancienne route caravanière de La Mecque, Bosra conserve, enserrés dans ses épaisses murailles, un théâtre romain du 2ème siècle, des ruines paléochrétiennes et plusieurs mosquées. La ville actuelle s’est développée sur les vestiges de la cité ancienne qui était à peu près dépeuplée il y a un siècle.
[36] La Syrie fut occupée successivement par les Cananéens, les Phéniciens, les Hébreux, les Araméens, les Assyriens, les Babyloniens, les Perses, les Grecs, les Arméniens, les Romains, les Nabatéens, les Byzantins, les Arabes, et partiellement par les Croisés, par les Turcs Ottomans et enfin par les Français à qui la SDN confia un protectorat provisoire pour mettre en place, ainsi qu’au Liban, les conditions d’une future indépendance politique.
[37] L’Empire palmyrénien est un nom donné à une partie de l’Empire romain dont les dirigeants ont revendiqué de 271 à 273 la couronne impériale, pendant la crise du 3ème siècle. La capitale de cet éphémère empire était Palmyre. Il englobait les provinces romaines de Syrie, de Palestine, d’Égypte et de grandes parties de l’Asie Mineure. L’empire a été gouverné par la reine Zénobie avec son fils Wahballat.
[38] militaire qui faisait le lien avec le reste de la population
[39] Arabie
[40] Le Yémen est l’un des plus anciens centres de civilisation du Moyen-Orient, dans l’antiquité le pays était un territoire du Royaume de Saba. Le royaume de Saba est un royaume habituellement situé en Arabie du sud, actuel Érythrée, Yémen et nord de Éthiopie. Ce royaume, évoqué par la Bible et le Coran, a bel et bien existé, mais il est difficile de séparer le mythe de l’histoire. Ses habitants s’appellent les sabéens. Les sources suggèrent une existence bien postérieure à la période biblique du règne de Salomon.
[41] La Très forte